Catégorie : Villes et paysages

  • Un très émouvant et très beau concert-lecture « Requiem in memoriam Michel de Montaigne » hier au Temple du Hâ à Bordeaux, en superbe conclusion musicale et poétique au 8e mois Montaigne, cette année 2025…

    Quel magnifique concert-lecture In memoriam Montaigne hier 29 novembre au Temple du Hâ, à Bordeaux, en conclusion de ce riche mois Montaigne 2025 organisé par Violaine Giacomotto-Charra et Anne Bouscharain,

    tant par le choix raffiné des œuvres du programme (parfaites musiques ET parfaits poèmes baroques !)
    que par leur interprétation : extrêmement sentie, intense et émouvante…
    Et en ce lieu qui nous est cher…
     
    Bravissimo à tous !
     
    Même si Eustache Du Caurroy (1549-1609), Jan Pieterszoon Sweelinck (1562-1621), Claude Le Jeune (1528-1600) ainsi que Jean de Sponde (1555-1595) étaient des huguenots – Jean-Baptiste Chassignet (1571-1635), lui, était catholique…
    Et si, comme l’a excellemment souligné Concetta Cavallini jeudi dernier à l’Académie de Bordeaux, le dernier mot de Montaigne (1533-1592), en son sublime essai testamentaire (III, 13) « De l’expérience », est sur l’amour chevillé au corps de la vie, et pas sur les horrifiques terreurs de la mort et des cadavres…
     
    D’autre part, 
    le « Libera me, Domine » d’Isaac Sarrau de Boynet (1685-1772), chanté le 28 janvier 1716 pour honorer la mémoire du Roi-Soleil (décédé le 1er septembre 1715), est une œuvre vraiment splendide, dans l’esprit des Grands Motets si beaux du grand Henry Dumont (1610-1684)…
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    Je me rends personnellement assez peu aux concerts,
    préférant l’écoute sereine (et matériellement répétée) des CDs chez moi…
    Je suis un mélomane passionné.
     
    Le précédent concert auquel je me suis rendu, presque par hasard – je me trouvais immobilisé à Saint-Jean-de-Luz par ma voiture en panne et en réparation ! – était un sublime concert d’orgue à l’église saint-Vincent de Ciboure le 6 octobre 2024, par le merveilleux Benjamin Alard…
    Et je tenais à venir, en plus d’écouter jouer Benjamin Alard, aussi le remercier de vive voix de sa présence à la tribune de Sainte-Croix, pour les obsèques-hommage de/à Jacques Merlet : je n’avais pas pu le remercier alors
    – cf mon article du 31 août 2014 : 
     
    Sublime concert de Benjamin ce soir-là aussi, l’année dernière, à Ciboure
    – cf mon article du 16 octobre 2024 :
     
    Et dès l’article d’ouverture de mon blog encherchantbien.fr le 3 juillet 2008, intitulé « le carnet d’un curieux », je plaçais ce blog sous la protection de l’ombre tutélaire de Montaigne, mon voisin des collines surplombant les douces rives de la Dordogne en mon enfance à Castillon-la Bataille
    – cf mon article de ce 3 juillet 2008 :
     
    Voici donc ce passage « montanien » en question :

    J’évoquerai l’ombre tutélaire et protectrice (depuis un 13 septembre 1592) – l’ombre “amie” – de Montaigne, et l’humour infini – “tant qu’il y aura(it) de l’encre et du papier” ; ainsi qu’« à sauts et à gambades” – de ce merveilleux (et humble) essayeur gascon ;

    Montaigne – le maître (sans disciple), dans les couloirs limpides du labyrinthe duquel (à qui consent de jouer – en « diligent lecteur » tout de même ! – à l’y suivre, ou plutôt ac-compagner, et converser avec !..) – introduit lumineusement le récent livre, indispensable, de mon ami Bernard Sève, “Montaigne. des règles pour l’esprit” (aux PUF en octobre 2007) –

    Montaigne “fondant”- au participe présent du verbe “fonder” – , et sans le moins du monde le chercher, par la seule grâce (et autorité – non didactique, loin de la chaire et du moindre “titre”) de son espiègle exemple – cf le défi à “l’indiligent lecteur” : “Quitte mon livre !” – ;

    Montaigne « fondant » donc – sans rien « fonder » – ce qui va tout aussitôt, et en Angleterre d’abord (où “il” est aussitôt traduit), devenir un genre, et littéraire, et philosophique – lui ne les disjoint certes pas ! ou plutôt “il” n’est pas, lui, Montaigne, dans (dedans, enfermé dans) les “genres”, tant son génie mutin et facétieux en même temps qu’il n’y a – vraiment pas ! – plus sérieux ni grave, est, “à sauts et à gambades”, trans-genres –

    Montaigne “fondant”, donc, pour dorénavant en quelque sorte, si j’ose dire – lui n’en sait fichtre rien ! et combien s’en rirait ! – , “fondant”, si l’on y tient, l’”essai” – lui ne disant (et c’est la chose même !) qu’“essais“, au pluriel et sans article – tel, ou tels, par exemple, ceux, très vite (dès 1597), ceux de Francis Bacon : celui (1561-1626) du tournant du XVIIème siècle élisabéthain,  pas le génie tourmenté – pictural – , et sublime, du siècle qui vient de passer (1909-1992, pour cet autre), un des « fondateurs », ce Bacon de Verulam là, philosophe et politique (« chancelier d’Angleterre« ), par l’”essay“, donc, de la “méthode expérimentale” du connaître (qui est un juger)…

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    Encore un grand merci et très reconnaissant à vous tous.
     
    Partager les joies lumineuses de l’art fait grand bien !!! Surtout en ces moments assez noirs…
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    Avec un tout spécial merci à Françoise Richard – dirigeant son bel Ensemble Orfeo (Jean-Emmanuel Filet étant à l’orgue positif et au Grand Orgue Gaston Maille du Temple du Hâ) et Joël Dehais à la viole de gamme… –
    qui m’a rappelé très gentiment jeudi soir à l’Académie de Bordeaux nos voyages de découvertes fabuleuses à Rome (Domus Aurea, Palazzo Altemps, Villa Médicis, etc.)
    et à Prague, il y a trente ans déjà…
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    Ce dimanche 30 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Virée ce week-end de Toussaint à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure : réception du « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz » et inauguration, Square Henry Dunant à Saint-Jean-de-Luz, de la statue-hommage à Maurice Ravel réalisée par le sculpteur Romain Tiercin…

    Ce dimanche 2 novembre à midi, a été inaugurée Square Henry Dunant à Saint-Jean de-Luz la statue-hommage à Maurice Ravel que la municipalité de Saint-Jean-de-Luz avait commandée au sculpteur ariégeois Romain Tiercin…

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    La ville de Saint-Jean-de-Luz a dévoilé dimanche 2 novembre 2025 la sculpture commandée à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance Maurice Ravel. Ceci en hommage au génie musical du compositeur né à Ciboure – le 7 mars 1875.

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    L’année 2025, 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, a été l’occasion pour les Villes de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, avec le Syndicat de la baie et le CIAP les Récollets Errekoletoak, de rendre un vibrant hommage à l’illustre compositeur né au bord de la Nivelle à Ciboure.

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    L’événement débuté le 7 mars, date symbolique en référence au jour de sa naissance, a proposé tout le long de l’année une programmation culturelle ambitieuse déclinant musique, avec en point d’orgue le Festival Ravel, expositions, théâtre, conférences ou encore arts circassiens.

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    Il s’est achevé dimanche 2 novembre avec deux rendez-vous : le Spectacle « Ravel, entre rêves et notes » à 17h salle Tanka, au Centre culturel Peyuco Duhart et, à 12h, le dévoilement d’une sculpture commandée par la ville de Saint-Jean-de-Luz en hommage au compositeur.

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    Une œuvre d’art acquise en hommage à Maurice Ravel

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    La célébration des 150 ans de la naissance de Maurice Ravel a offert à Saint-Jean-de-Luz l’occasion de réaffirmer son lien profond avec l’un des plus grands compositeurs français. L’acquisition et l’installation d’une sculpture en hommage à son génie musical, sur le square Dunant en face de sa maison natale, marque la reconnaissance de la ville envers un héritage culturel d’exception.

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    Une consultation a ainsi été lancée au printemps dernier avec pour objectif de créer une œuvre en lien direct avec le compositeur, sa musique, son héritage et sa ville d’adoption, Saint-Jean-de-Luz.

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    L’artiste sculpteur Romain Tiercin a été retenu pour cette mission.

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    L’artiste Romain Tiercin

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    L’artiste retenu, Romain Tiercin, installé en Ariège, a été particulièrement sensible à ce projet.

    Je suis violoncelliste à mes heures perdues ; j’ai baigné dans la musique toute ma vie. Elle m’a aidé à développer mon sens artistique car je suis devenu sculpteur plus tard, en 2020, explique le sculpteur

    Le sculpteur, connu pour ses œuvres monumentales en bronze et en bois, a tenu à rendre Maurice Ravel plus contemporain. Il ne voulait pas faire un simple buste posé sur une sellette en béton. Il a reconstitué une portée de musique, comme une spirale bien ancrée au sol et qui pointe ensuite vers le ciel pour symboliser la musique de Ravel qui transperce le temps.

    Romain Tiercin aime travailler le bronze et le bois.

    Pour cette œuvre, j’ai choisi l’inox pour ce qui est de la portée de musique et le bronze pour les notes et le buste. On retrouve mes marqueurs. J’aime jouer avec le vide, la légèreté. J’aime les œuvres aériennes, tout en finesse. Cette œuvre est, selon moi, davantage une composition architecturale. Je suis très flatté de la confiance que m’accorde la mairie pour cette création, précise l’artiste qui expose en France et à Monaco.

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    Intermède musical

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    L’école de musique a participé à l’événement. Deux musiciens de l’école de musique (Kozue Kobayashi, professeur de piano de l’école de musique municipale et son élève Julen Lalanne) ont interprété trois extraits de « Ma mère l’oye » de Maurice Ravel : « la Pavane de la Belle au bois dormant » (à 4 mains), « Laideronnette, Impératrice des pagodes » (solo Kozue) et « Le jardin féérique » (solo Kozue).

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    D’autre part,

    j’ai aussi eu la grande joie de faire la connaissance du très illustré « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz » de Guy Lalanne et moi-même, publié par Jakintza,

    fruit d’un travail que j’ai entamé au mois de mars 2019 ; et sorti tout frais de l’imprimerie à Pampelune…

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    Ce lundi 3 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Deux dates à cocher sur l’agenda « Année Ravel 2025 » à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure : le dimanche 2 novembre et le jeudi 20 novembre prochains…

    Le dimanche 2 novembre prochain à 12 h aura lieu à Saint-Jean-de-Luz l’inauguration d’une statue de Maurice Ravel, square Henry Dunand, face à Ciboure.
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    Et  le jeudi 20 novembre se tiendra à 10h 30 à la Tour Bordagain à Ciboure une conférence de présentation du « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz » de Francis Lippa et Guy Lalanne, publié par Jakintza ;
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    suivie l’après-midi, de 14h 30 à 17h, d’une balade – à pied – par les rues de Ciboure et de Saint-Jean-de-Luz, au départ de la Tour de Bordagain et retour à Ciboure, sur les pas des traces des divers parents basques – jusqu’ici très méconnus, ils sont pourtant assez nombreux – de Maurice Ravel : en l’occurence principalement les maisons des ancêtres Delouart (depuis le cibourien Gratien Delouart, 1748 – 1798) et des divers cousins – cibouriens, mais aussi luziens ! nous l’avons mis au jour… – de Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel (1875 – 1937)…
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    De fort belles découvertes – complètement inédites – en perspective…
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    Ce dimanche 26 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Poursuivre la découverte musicale et discographique enchantée de Karel Husa (1921 – 2016), « le Pragois de New-york » : maintenant le splendide CD Supraphon SU 4369-2 « Belfiato Quintet – Karel Husa » pour musique de chambre avec vents…

    Le 13 février 2025,

    mon article « Une découverte musicale (et discographique) majeure, le CD « Karel Husa – Music for Prague » du Prague Symphony Orchestra dirigé par Tomas Brauner : le CD Supraphon SU 4294-2… » partageait le plaisir de ma découverte – à partir de ma lecture (tardive) de l’article de Jean-Charles Hoffelé « Le Pragois de New-York« , en date, lui, du 15 janvier 2024 : en faisant ce mois de février 2025 un bilan prospectif des parutions relativement récentes de l’excellent label pragois Supraphon : j’apprécie énormément les Tchèques !.. – du compositeur tchèque Karel Husa (Prague, 7 août 1921 – Apex Caroline du Nord, 14 décembre 2016), avec ce superbe CD Supraphon SU 4294-2 « Karel Husa – Music for Prague » du Prague Symphony Orchestra dirigé par Tomas Brauner – enregistré dans la salle Smetana de la Maison municipale à Prague en novembre et décembre 2029 et janvier 2021…

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    Et maintenant, ce mois d’octobre 2025,

    voici que je découvre avec énormément de plaisir, à nouveau, le CD Supraphon SU 4369-2 de l’ensemble de chambre pour vents Belfiato Quintet (flûte, hautbois, clarinette, basson, cor français : Oto Reiprich, Jan Soucek, Jiri Javurek, Jan Hudecek et Katerina Javurkova) « Belfiato Quintet – Karel Husa« , avec le Prague Philharmonia dirigé par Emmanuel Villaume, et Matous Zuka au piano, comportant, de Karel Husa, sa « Serenade for Wind Quintet , Strings, Xylophone and Horn » (de 1963), ses « Recollections for Wind Quintet and Piano » (de 1982), et ses « Five Poems for Wind Quintet » (de 1994) – enregistré au Rudolfinum de Prague en octobre 2024 et mars et avril 2025… 

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    Écoutez par exemple ceci !

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    Un CD pragois qui me fait me ressouvenir avec un éminent plaisir des divers séjours si féconds à Prague de Mozart, notamment à la Villa Bertramka chez ses grands amis František Xaver Dušek et son épouse la cantatrice Josefa Dusek,

    ce Mozart si merveilleux dans tout son œuvre si splendide et rayonnant pour vents !!!

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    Ce lundi 20 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa