François Jullien, Vincent Descombes : aventuriers-explorateurs de l’impensé des usages de la raison

Après la réception, le mardi 18 mars de François Jullien, pour son tout récent Vivre de paysage, ou l’impensé de la raison _ cf le podcast (de 68′) de sa conférence ; qui n’a pas été vraiment un entretien, comme l’aurait désiré celui qui le recevait, Francis Lippa ; et alors même que François Jullien fait dans son livre l’éloge vibrant de l’entretien ! _, aux Éditions Gallimard,

la Société de Philosophie de Bordeaux reçoit mardi prochain 15 avril à 18 heures, toujours dans les beaux salons Albert-Mollat,

Vincent Descombes pour son très riche Les Embarras de l’identité, lui aussi aux Éditions Gallimard.

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Au-delà de la première apparence qui semble éloigner leurs styles d’écrire-penser,

plus poétique apparemment pour l’un _ l’auteur du passionnant Philosophie du vivre _,

plus (classiquement, peut-être, quoique…) méthodique apparemment pour l’autre _ l’auteur du très scrupuleux Le Complément de Sujet _ Enquête sur le fait d’agir de soi-même : livres lus, tous et en leur temps, avec une très grande attention _,

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il m’apparaît surtout que tant l’objet visé :

soit la construction du sujet pensant et son identité,

ou, aussi bien et encore, le processus même de la subjectivation en toute sa complexité à tenter passionnément d’un peu démêler-éclairer,

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que la démarche entreprise d’analyse-exploration : soit une très riche aventure d’auteur !,

dans Les Embarras de l’identité de Vincent Descombes comme dans Vivre de paysage, ou l’impensé de la raison de François Jullien,

s’apparentent beaucoup…

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Car l’un comme l’autre de ces deux auteurs philosophes

pratiquent une très consistante et très cohérente, en sa persévérante audace de recherche, poiesis

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que j’ose qualifier ici d’aventureuse,

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et qui les fait, d’œuvre en œuvre, chacun,

patiemment et très heureusement,

progresser

en leur exploration de l’impensé…

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J’ose, aussi, ici personnellement espérer

que cette fois _ soit mardi prochain 15 avril : après-demain ! _,

à la différence frustrante _ un peu trop pressée par le défaut de temps _ de la conférence de François Jullien _ celui-ci m’a avoué (en courant à son taxi) n’avoir pas encore pris le temps de visiter si peu que ce soit notre belle ville de Bordeaux, lors de ses cinq conférences, à ce jour, à Bordeaux ! :

sur ce temps ouvert de la déambulation (ou entretien activement réceptif avec un paysage),

cf mes propres articles sur déambuler à Venise : par exemple Ré-arpenter Venise : le défi du labyrinthe (involutif) infini de la belle cité lagunaire… ; je viens d’y faire allusion dans mon article sur Le Mal de Paris de Régine Robin ; cf aussi le podcast (de 50′) de mon entretien avec elle à propos de ce superbe livre de déambulation dans le grand Paris, le lundi 10 mars dernier, au 91 de la rue Porte-Dijeaux _,

un peu d’entretien (ouvert) avec Vincent Descombes

poursuivra (un peu) l’exposé de sa conférence, mardi prochain…

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Pour ma part,

j’ai découvert grâce à ces riches Embarras de l’identité de Vincent Descombes,

l’œuvre d’Erik Erikson _ l’auteur d’Adolescence et crise : la quête de l’identité _, ainsi que ses débats avec la riche école de Chicago, autour de l’œuvre d’Erving Goffman (l’auteur de La Mise en scène de la vie quotidienne) ;

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et j’ai pu, une nouvelle fois, vérifier l’importance philosophique majeure de l’œuvre de Cornelius Castoriadis, l’auteur du décidément plus que jamais immense L’Institution imaginaire de la société…

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Je rattache aussi le travail de penser l’impensé

auquel s’attachent, chacun à sa manière, Vincent Descombes comme François Jullien,

à la démarche de sérendipité qu’analyse Sylvie Catellin en son magnifique (et archi-nécessaire !) Sérendipité _ du conte au concept (cf mon article du 3 mars 2014 : Les enjeux de pouvoir de la curiosité libre et ouverte : le passionnant « Sérendipité _ Du conte au concept » de Sylvie Catellin, un livre salutaire !…) ;

ainsi qu’à ce à quoi travaille (à Inria, à Talence) le roboticien-ingénieur Pierre-Yves Oudeyer, et qu’il expose en partie en son Aux sources de la parole _ auto-organisation et évolution.

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Ainsi qu’aux travaux sur ce que je nomme le travail d’ »imageance« 

de mes amies Marie-José Mondzain _ cf son indispensable Homo spectator _

et Baldine Saint-Girons _ cf son indispensable L’Acte esthétique…

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A mardi avec Vincent Descombes !

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Titus Curiosus, ce 13 avril 2014

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P.s. : avec ce lien au podcast de la conférence de Vincent Descombes le mardi 15 avril.

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