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  • Louis Ducos du Hauron : afin de mieux comprendre le contexte des inventions, ma méthode d’enquête (qui ? où ? quand ?)

    Depuis ma découverte factuelle très récente des géniales inventions photographiques de Louis Ducos du Hauron,

    et face à ce « dossier » que je me propose _ me donne, comme en un jeu… _ à un peu mieux pénétrer

    j’applique une nouvelle fois ma méthode personnelle d’enquête, face aux divers faits commencés d’appréhender, les uns après les autres :

    …

    mieux identifier, d’abord, qui, où et quand…

    …

    …

    Car les données d’abord accessibles sont forcément parcellaires ;

    et il m’est nécessaire de commencer à relier les détails de ces données _ d’abord isolées _ les uns aux autres,

    afin de mieux, et chacun, les cerner, les connaître vraiment,

    et surtout mieux les comprendre en profondeur,

    en les contextualisant le plus précisément possible…

    …

    …

    Selon de tels objectifs méthodologiques,

    j’ai donc commencé par rechercher les constellations familiales _ qui ? _, en leur temporalité et histoire _ dans la durée des années : à partir du XVIIIéme siècle, et jusqu’à aujourd’hui... _ relativement accessible ;

    et les données reçues comportent déjà bien des trous…

    …

    …

    Il m’a fallu aussi tenter de connaître le plus précisément possible le parcours géographique _ où ? _, sur la durée des 82 ans de la vie _ et quand ? _, de Louis Ducos du Hauron…

    …

    …

    C’est ainsi que je me suis assez vite rendu compte de la grande importance, en ce déroulé des découvertes successives de Louis Ducos du Hauron, du contexte familial immédiat pour ce célibataire ne disposant d’aucune ressource financière propre lui assurant ne serait-ce que le simple quotidien des jours…

    …

    …

    De sa naissance à Langon le 8 décembre 1837 au décès de son père Jérôme Amédée Ducos du Hauron, à Auch le 14 octobre 1863 _ Louis n’a alors pas encore 26 ans, et son père décède à l’âge de 64 ans _, le jeune homme ne se prépare à aucune carrière professionnelle ; et se livre seulement à ses recherches _ assez théoriques pour l’essentiel… ; mais fondamentales pour toutes les applications pratiques qui, peu à peu, en seront faites… _ de physique et chimie, autour du phénomène des couleurs et de leur captation et reproduction matérielles, en bénéficiant de la protection paternelle _ qui a fait toute sa carrière, lui, son père, dans la fonction publique des contributions indirectes.

    …

    Il semble que sur son lit de mort, à Auch, le père a fait promettre à son fils aîné _ de 7 ans plus âgé que son cadet Louis : Alcide, lui, a 33 ans _, Alcide _ engagé en une carrière dans la magistrature _, de veiller très scrupuleusement à son jeune frère, et de subvenir à tous ses besoins matériels, afin que le très inventif Louis puisse se livrer le plus librement possible à ses recherches _ très intellectuelles pour commencer _ de physique et chimie des couleurs…

    …

    Promesse qu’Alcide accomplira complètement, de ce 14 octobre 1863 du décès de leur père, à Auch, à son propre décès, à Savigny-sur-Orge, le 13 mai 1909…

    …

    …

    Mais ce dont ne paraissent pas s’être assez souciés jusqu’ici, du moins à ma connaissance présente, les biographes de Louis Ducos du Hauron, c’est de la plus large constellation familiale _ au-delà de la personne-clé de son frère aîné Alcide _ qui a continuellement assisté de toutes les manières possibles _ d’abord affectivement, mais matériellement aussi _ Louis, en plus du soutien si essentiel et constant de son frère Alcide.

    …

    Car très rapidement après ce 14 octobre 1863 du décès de leur père à Auch, Alcide, nommé juge suppléant au tribunal d’Agen le 14 mai 1864, s’est marié, au Temple-sur-le Lot, le 11 septembre 1864, à Césarine-Marie de Fourcauld, dont il aura au moins 4 enfants : 2 fils, Amédée _ né le 9 février 1866 et décédé à Alger le 15 juillet 1935 : il fera toute sa carrière dans l’administration de l’Algérie _ et Étienne Gaston, né à Agen le 16 juin 1870, et 2 filles, dont l’une se prénomme Alice : Alice et sa sœur _ dont j’ignore donc pour le moment le prénom _ survivront à leurs 2 frères _ décédés, donc, le cadet, en 1912 (à l’âge de 41 ans) et l’aîné en 1935 (à l’âge de 71 ans) _, ainsi qu’en témoigne une très intéressante lettre conservée d’Alice, en date du 6 juillet 1948, adressée à M. Lacroix, à Villeneuve-sur-Lot : en effet, à l’âge de 41 ans, le cadet, Gaston Ducos du Hauron décèdera précocément à Savigny-sur-Orge le 3 avril 1912 _ Gaston s’était marié, à Saint-Mandé, le 7 janvier 1898, à Edmée de Lamarque (née à Poitiers le 8 janvier 1876, et décédée à Saint-Mandé le 22 février 1902) ; et le couple a eu 2 filles, dont l’aînée est Etiennette Ducos du Hauron, née le 26 décembre 1898 à Saint-Mandé, qui se mariera à Agen le 20 juillet 1920, à Alfred Lamarque (né à Angers le 30 juin 1898, et décédé à Paris le 1er décembre 1976), et qui aura 10 enfants ; Etiennette décèdera à Paris le 20 décembre 1996… Je remarque au passage, et surtout, que ce mariage à Agen le 20 juillet 1920 précède d’un mois et 11 jours le décès, à Agen, de Louis Ducos du Hauron, le 31 août 1920… _ ; et Amédée, l’ainé, fera carrière dans les services administratifs en Algérie, où il décèdera à Alger le 15 juillet 1935 _ Amédée Ducos du Hauron était marié à Marie-Louise Rey, née en 1879, et décédée à Agen, le 20 septembre 1933, à l’âge de 54 ans ; le couple a eu au moins 5 enfants, dont une petite Edmée, née à Lamartine le 8 juillet 1904, et un fils prénommé Gérard Yves Alcide, né à Berrouagha le 30 août 1909, et qui décèdera à Avignon le 27 janvier 2000. À l’occasion d’une belle exposition d’anaglyphes de Louis Ducos du Hauron au Casino d’Alger en 1927, un entrefilet du journal L’Echo d’Alger mentionne la présence d’Amédée Ducos du Hauron (qui fut un collaborateur direct de son oncle, est-il alors rappelé…), désormais retraité, à Rébeval, en Algérie, à la tête d’une famille de 5 enfants… Louis a ainsi communiqué sa passion pour la recherche photographique à trois de ses neveux ; Amédée et Etienne Gaston Ducos du Hauron, les deux fils de son frère Alcide ; et Raymond de Bercegol, le fils de sa sœur Berthe ! Il faut le souligner… Même si ses neveux ne furent guère plus efficaces que leur oncle Louis dans la gestion industrielle de leurs inventions…

    …

    Césarine-Marie et ses enfants, ainsi que Louis _ retenu dans le Sud-Ouest par d’importants travaux dans une entreprise toulousaine _, ne rejoindront en Algérie Alcide, nommé conseiller à la cour d’appel d’Alger le 25 janvier 1881, qu’en 1883 pour Césarine-Marie et ses enfants, et 1884 pour Louis…

    …

    Et Césarine-Marie, devenue veuve d’Alcide le 13 mai 1909, demeurera au domicile familial _ depuis 1902 _ de Savigny-sur-Orge en compagnie de son beau-frère Louis, jusqu’au mois d’août 1914 _ au début de la guerre _ ; et je suppose que c’est en ce domicile familial du 14 rue des Rossays, à Savigny-sur-Orge, qu’est décédé le fils cadet d’Alcide et Césarine-Marie, Gaston, le 3 avril 1912.  

    …

    …

    Mais Louis Ducos du Hauron est demeuré très proche aussi de la famille de sa sœur Berthe _ née à Libourne le 23 janvier 1842 ; j’ignore à ce jour la date et le lieu de son décès: Berthe était présente au second mariage de son fils Raymond, le 4 juin 1907, à Joinville-le Pont, et domiciliée avec son fils au n° 17 de l’avenue Pauline de Joinville-le-Pont… _ et de son époux Fabien Onézime de Bercegol _ leur mariage avait eut lieu à Agen, le 11 février 1866. Un de ses neveux Bercegol _ Raymond ! _ accompagnera diverses entreprises de son oncle Louis, notamment à l’occasion de divers brevets de procédés photographiques, au début du XXème siècle en région parisienne…

    …

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    Louis Ducos du Hauron est certes demeuré célibataire et sans enfants,

    mais c’est en compagnie de sa belle-sœur Cézarine-Marie qu’il quitte Savigny-sur-Orge au mois d’août 1914 pour gagner, plus loin du front, la propriété familiale des de Fourcauld, au Temple-sur-Lot ;

    et c’est toujours avec sa belle sœur qu’il s’installe en 1920 à Agen au 58 de la rue Lamouroux, en ce qui sera son dernier domicile, puisqu’il y décède bientôt le 31 août 1920 ;

    mais non sans avoir été présent _ j’y insiste _ au mariage, à Agen, le 20 juillet 1920, de sa petite-nièce, la fille aînée du regretté Gaston Ducos du Hauron, Etiennette, née à Saint-Mandé le 26 décembre 1898, avec Alfred Lamarque _ né à Angers le 30 juin 1898…

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    Je constate aussi l’importance des tropismes gascons : gersois (Nogaro, Auch, Lectoure) et lot-et-garonnais (Tonneins, Agen, Le Temple-sur-Lot), qui caractérisent, génération après génération, pas mal des membres de la famille Ducos du Hauron, depuis la vie à Nogaro des ancêtres François Ducos et Jean-Marie Ducos du Hauron : ce dernier, en effet, né à Nogaro en 1778, s’est marié à Bordeaux le 10 août 1797 avec Marie de Montalembert, native de Penne d’Agenais en 1780, et est décédé à Tonneins, en Lot-et-Garonne, en 1853…

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    Mes recherches sur la constellation familiale qui a protégé toute sa vie durant Louis Ducos du Hauron ne font ainsi que commencer…

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    Ce dimanche 6 décembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Post-scriptum :

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    Lettre d’Alice Ducos du Hauron

    à Monsieur LACROIX Ancien Chef de laboratoire, 46, rue des Girondins, Villeneuve S/Lot,

    en date du 6 août 1948 :

    …

    Monsieur,

    Je reçois votre lettre qui m’émeut profondément, et j’espère qu’aucun événement pénible ne viendra m’empêcher d’être parmi mes chers compatriotes le 5 septembre.
    Nous restons seules descendantes directes, ma sœur et moi, mes 2 frères étant morts, mais il y a des petits et arrières-petits neveux : 2 _ Gérard et Roger (je l’apprendrai plus tard) _ en Algérie fils de mon frère aîné _ Amédée _, 2 filles de mon frère cadet _ Gaston _, mariées, et l’une _ Étiennette _ mère de 8 enfants, l’autre de 2.

    Ma sœur et moi, non mariées, avons consacré notre jeunesse à l’éducation de deux petites nièces orphelines de père et de mère (filles de mon frère cadet _ Gaston, et de son épouse Edmée _) et toutes 4 vécûmes toujours auprès de notre cher oncle _ voilà ! _ qui ne quitta jamais son frère, mon père. L’aînée _ Étiennette _ eut 8 enfants, la seconde _ Simone (je l’apprendrai plus tard) _ 2, elle est depuis 4 ans paralysée à l’âge de 48 ans, et ma sœur ne la quitte jamais.
    L’aînée sera certainement avec moi, elle est à Luchon en ce moment où je la préviens. C’est un mois après son mariage _ à Agen le 20 juillet 1920, avec Alfred Lamarque _ que nous fermions pour toujours les yeux de notre cher oncle que nous aimions à l’égal de notre père _ et c’est bien sûr à relever !

    Je suis heureuse que cet hommage _ agenais _ lui soit rendu, non pour la gloire, nous savons tous ce qu’elle vaut, mais pour réparer les si nombreuses erreurs et injustices dont il fut victime.
    C’est l’année de la naissance de Louis Lumière que « Ducos du Hauron » prit son premier brevet pour le cinéma, en mars 1864 et sous le n° 61 975 et sous le nom de « chronophotographie », appelée aujourd’hui « cinématographie ». Les brevets étaient tombés depuis longtemps dans le domaine public quand ses inventions furent industrialisées. Comme le disait un journaliste, pour avoir des branches, il faut un tronc solide, mais ce ne sont que des branches qui n’auraient pas existé si le tronc n’avait pas poussé d’abord !

    C’est le 14-7-1862 que D.du H. fit sa première communication à l’Institut sur la « Photographie des Couleurs et c’est en Sbr 1868 qu’il prit son premier brevet sous le n° 83 061 . Le Musée d’Agen et la Société Française de Photographie à Paris possèdent plusieurs exemplaires de ses premiers tirages.
    Pour ne citer que ces deux premières inventions qui furent une source de richesses pour beaucoup mais pas pour lui, il se ruina, nous ruina et n’eut jamais les ressource nécessaires pour mettre sur pieds ce qui devait avoir plus tard un si grand succès ! (ma sœur et moi n’avons même pas une entrée gratuite au cinéma). Et tout en rendant hommage à L. Lumière pour ses intéressants travaux, il n’est pas comme on l’appelle : « le Père du Cinéma ».

    La bourse du savant et celle de son frère était commune et presque toujours vidée par les frais qu’occasionnaient les expériences poursuivies _ voilà. Mon père était Conseiller à la Cour, il commença sa carrière à Agen comme Juge d’Instruction. L’Allemagne avait demandé à mon oncle d’acheter son brevet de la « Photographie des Couleurs », par patriotisme il refusa, et Dieu sait comment il en fut remercié.

    Je m’excuse, Monsieur le Maire de ce si long exposé, mais une mise au point est de temps en temps nécessaire car un trop long silence touche de très prés à l’oubli.
    Comme je suis émue, ma sœur _ Marguerite-Jeanne _ le sera aussi (elle est toujours de moitié dans tous mes sentiments) de cette si délicate pensée de faire restaurer notre cher caveau où toutes nos affections sont ( ) pauvres chers disparus, si unis dans la vie _ voilà _, puissent-ils voir que leurs pensées (nous sont) aussi présentes que le jour de leurs départs. Nos maigres ressources ne nous permettent jamais de faire remettre en état cette dernière demeure _ le caveau de famille d’Agen _, dans laquelle hélas, nous ne pourrons jamais être transportées pour y dormir notre dernier sommeil. C’est un luxe aujourd’hui auquel ma sœur et moi ne pourrons plus jamais songer.

    En attendant le plaisir de vous les exprimer de vive voix, croyez, Monsieur le Maire, à tous nos reconnaissants sentiments.
    A. Ducos du Hauron

    23, rue d’Argenteuil, Paris 1°

    PS : En 39, j’avais déjà été avisée que cette cérémonie devait avoir lieu mais M. (… ministre… ne put venir…), puis ce fut la guerre.

  • Les cérémonies de commémoration des cent ans de la disparition, à Agen, de Louis Ducos du Hauron : à Agen, Langon, et probablement ailleurs en France

    C’est l’article du journal Sud-Ouest Langon rend hommage à l’inventeur de la photographie couleur se faisant l’écho de l’hommage que sa ville natale (le 8 décembre 1837) de Langon rendait à Louis Ducos du Hauron en donnant son nom à une des rues de la ville à l’occasion du centenaire de son décès (à Agen le 31 août 1920)

    qui m’a mis sur la voie de tâcher d’en apprendre un peu davantage sur ce très remarquable inventeur de « la photographie de couleurs » (ce fut _ cf « Sa jeunesse dans le Sud-Ouest« … _ à Lectoure en 1868) ;

    …

    curiosité renforcée quand j’appris aussi que Louis Ducos du Hauron avait vécu aussi à Savigny-sur-Orge, de 1902 à août 1914 : la ville où se situe depuis 1951 l’atelier des Fresson !

    …

    …

    Ensuite j’ai découvert que deux associations intitulées « Les Amis de Louis Ducos du Hauron » avaient successivement vu le jour :

    …

    la première à Langon, créée par le regretté Jacques Poitrat _ dont l’épouse était langonnaise ; et le très important fonds Poitrat se trouve désormais aux Archives départementales du Lot-et-Garonne, à Agen ! _ ;

    …

    la seconde, plus tard (en 2016), et présentement très active et féconde, à Agen…

    …

    Agen,

    qui a donné le nom de Louis Ducos du Hauron à une rue,

    ainsi qu’à un collège ;

    …

    et où plusieurs manifestations d’hommage à cet extraordinaire inventeur de la « photographie de couleurs » se déroulent cette année du centenaire de sa mort …à Agen même ! ;

    même si la plupart d’entre ces manifestations ont dû être reportées à 2021, Covid 19 et confinements(s) obligent :

    une exposition de photos en couleurs aura lieu à l’église des Jacobins du 3 juillet au 3 octobre 2021, et un colloque consacré à ce génial inventeur de la « photographie de couleurs« , au Théâtre d’Agen, le 11 septembre 2021 _ cela c’est le président des « Amis de Louis Ducos du Hauron«  qui me l’apprendra le dimanche 13 décembre…

    …

    …

    Et voilà que l’ami Bernard Plossu m’apprend

    que se trouve actuellement en chantier une prochaine grande exposition _ j’ignore pour le moment où… _ de photographies en couleurs contemporaines honorant l’œuvre pionnier de Louis Ducos du Hauron,

    …

    dont le maître d’œuvre (commissaire) est François Saint-Pierre,

    le remarquable directeur, 25 ans durant, des « Rencontres-Photo » de Lectoure :

    …

    Lectoure,

    le lieu même _ cf l’article « Souriez rose, souriez vert… » du lectourois Jean-Claude Pertuzé (Lectoure, 11 septembre 1949 – Valence, 26 avril 2020) sur son blog « Lactorate » le 14 décembre 2019 ;  _ où en 1868 Louis Ducos du Hauron, qui habitait une maison au bas de la rue Fontélie, à Lectoure _ la vue ci-dessous a été prise du balcon de la maison où il logeait… _, inventa la « photographie de couleurs » !

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    Et nous avons bien sûr grand hâte de découvrir tout cela !

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    Ce samedi 5 décembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920), un cadet de Gascogne inventeur (à Lectoure, en 1868) de la « photographie de couleurs »

    À la recherche d’un peu plus de précisions sur le parcours _ d’abord géographique _ d’inventeur

    de Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920),

    …

    je suis tombé sur un très remarquable site _ agenais _

    des Amis de Louis Ducos du Hauron « inventeur de la photographie couleur« ,

    …

    très justement intitulé « Un Inventeur majeur de la photographie » ;

    …

    et comportant une passionnante série de 11 très détaillés articles…

    …

    …

    Je les liste ici,

    en commençant par les 7 articles concernant la biographie personnelle de Louis Ducos du Hauron :

    …

    _ Introduction

    _ Sa jeunesse dans le Sud-Ouest

    _ Sa période algéroise

    _ Sa période parisienne

    _ Sa retraite à Agen

    _ Succès et déconvenues

    _ Épilogue

    …

    Puis 4 autres articles se focalisant plus spécialement sur ses inventions :

    …

    _ La photo avant Louis Ducos du Hauron

    _ Louis Ducos du Hauron et la photographie couleur

    _ Le cinéma et Louis Ducos du Hauron

    _ Louis Ducos du Hauron : ses autres inventions

    …

    Ainsi qu’une douzième intéressante rubrique

    à propos des actualités de cette association des Amis de Louis Ducos du Hauron :

    …

    _ Actualités de l’Association

    …

    …

    Soit une mine de renseignements extrêmement précieux,

    et magnifiquement agrémentés d’une merveilleuse série de photographies documentaires,

    dont _ surtout ! _ de nombreuses splendides photographies originales en couleurs de Louis Ducos du Hauron lui-même !!!

    …

    …

    Bien sûr,

    c’est au parcours _ de Langon à Agen, en passant par Libourne, Agen,  Tonneins, Auch et Agen : au fil des affectations de son père Jérôme, fonctionnaire aux Contributions indirectes, jusqu’à la mort de celui-ci, à Auch, le 14 octobre 1863 ; puis, ensuite, au fil des affectations de son frère Alcide, magistrat : à Agen, en 1864, Lectoure, en 1866, puis à nouveau Agen en 1869… _ de ce cadet de Gascogne qu’est Louis Ducos du Hauron _ né à Langon (Gironde) le 8 décembre 1837 et décédé à Agen (Lot-et-Garonne) le 31 août 1920 ; demeuré célibataire _,

    que je me suis d’abord intéressé ;

    …

    ainsi qu’à celui des membres de sa famille _ de Gironde, du Lot-et-Garonne et du Gers, principalement _,

    son frère aîné Alcide _ né à Coutras (en Gironde) le 29 juin 1830, et décédé à Savigny-sur-Orge le 13 mai 1909 ; le 11 septembre 1864, au Temple-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Alcide avait épousé Marie-Césarine de Fourcauld, née en cette ville le 3 février 1841 _, auquel toute sa vie Louis est demeuré attaché _ Alcide, magistrat, a officié comme juge suppléant à Agen en 1864, puis à Lectoure (Gers), en 1866, puis à nouveau à Agen en 1869, comme juge au tribunal de première instance ; avant sa nomination de conseiller à la cour d’appel d’Alger à partir de 1881 ; son épouse et ses 4 enfants ne le rejoindront  à Alger qu’en 1883 ; et son frère encore un an plus tard, en 1884… _,

    sa sœur cadette Berthe _ née à Libourne (en Gironde) le 23 janvier 1842, et épouse de Fabien Onézime de Bercegol à Agen : le couple aura au moins un fils, Raymond Camille Marie, né à Lamothe-Landerron, en Gironde, le 4 février 1869… _,

    …

    et d’abord, bien sûr, ses parents :

    Jérôme Ducos du Hauron _ né à Bordeaux le 6 juin 1799 et décédé à Auch le 14 octobre 1863 _

    et son épouse Marguerite Boivin _ née à Coutras le 6 octobre 1807 et décédée à Clermont-Ferrand le 19 janvier 1874 ; probablement d’ascendance agenaise par son père, Guy Boivin (né en 1769, et décédé à Coutras le 28 août 1847), qui avait épousé la coutrassienne Marie-Euphémie Deluze-Létang (Coutras, 1775 – Coutras, 1836) _ ; qui se sont mariés à Coutras le 21 juin 1829.

    …

    …

    Jérôme Ducos du Hauron _ dit « Amédée«  _ est le fils de Jean-Marie Ducos du Hauron _ né à Nogaro (Gers) en 1778 et décédé à Tonneins (Lot-et-Garonne) en 1853 _ et son épouse _ le mariage a eu lieu à Bordeaux, le 10 août 1797 _ Marie de Montalembert _ née au Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne) en 1780 _ ;

    et son épouse Marie Boivin est la fille de Guy Boivin _ né en 1769 et décédé à Coutras le 28 août 1847, issu d’une famille de l’Agenais _, et Marie-Euphémie Deluze-Létang _ née à Coutras vers 1775 et décédée à Coutras en 1836 ; fille du député du Tiers-État Pierre Deluze-Létang, né à Coutras le 24 mars 1734, notaire, et décédé à Coutras le 31 juillet 1800, et de son épouse Marie-Thérèse de Lamarzelle, née vers 1747, et décédée à Coutras le 11 décembre 1799 (le mariage de Pierre Deluze-Létang et Marie Thérèse Lamarzelle avait eu lieu le 1er avril 1767 à Bourg-sur-Gironde (en Gironde). 

    …

    …

    Voilà pour résumer les origines familiales (en Gironde, Lot-et-Garonne, Gers), ainsi que le parcours géographique de Louis Ducos de Hauron dans le Sud-Ouest,

    avant que Louis rejoigne _ un an après sa belle sœur Marie-Césarine et ses enfants, demeurés eux aussi, depuis 1881, à Agen, jusqu’en 1883 _ son frère aîné Alcide à Alger en 1884 ; où Louis séjournera auprès de son frère jusqu’à ce que dernier rejoignant la France, et Paris, en 1896, Louis continue de vivre auprès de lui _ Alcide décédant à Savigny-sur-Orge le 13 mai 1909 _, ainsi que, à partir du 13 mai 1909, de sa veuve Marie-Césarine, qui décèdera après Louis aussi, à Agen, au mois de mai 1923.

    …

    C’était au mois d’août 1914 que Louis Ducos du Hauron et sa belle sœur Marie-Césarine, née de Fourcauld, avaient quitté le domicile du 14 de la rue des Rossays, à Savigny-sur-Orge, pour rejoindre d’abord la propriété familiale des de Fourcauld au Temple-sur-Lot ; avant de s’installer, en 1920, à Agen, au 58 de la rue Lamouroux, où Louis décèdera le 31 août 1920. 

    …

    …

    Ce vendredi 4 décembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • la « vraie vie de la culture » à Nérac ; soit « le bonheur vrai de la recherche : ce dont témoignent les « Journées du livre d’Histoire » de Nérac » (II)

    J’en viens donc maintenant au fait de mon propos : rendre compte de ma joie d’avoir « rencontré » une « vraie vie de la culture«  « en Région » _ sic : ainsi que cela se dit parmi certains « institutionnels«  de la-dite « Culture«  (re-sic)… _ :

    à Nérac, lors de la seconde édition de ses « Journées du livre d’Histoire« , samedi 24 octobre 2009 dernier ! Et en prenant le temps d’échanger bien avec les uns et avec les autres…

    …

    Bien sûr, j’ai ramené de Nérac une moisson de livres (d’Histoire) :

    …

    _ un concernant le devenir plus ou moins « clair » du personnel politique de Vichy _ l’époque, ainsi que « ses suites« , continue(nt) de m’intéresser ; eu égard à tout ce qui demeure de non-dit brûlant (et tu) ; notamment en ce qui concerne Bordeaux et sa région… _, signé M. Érick Labrousse : à creuser… ;

    …

    _ deux livres concernant l’histoire d’Agen, la cité de l’enfance (heureuse) de la mère de mon épouse ; comme en souvenir d’elle ; et à destination de mes enfants : « Agen et les Agenais dans la Grande Guerre« , aux Éditions Alan Sutton, avec une dédicace des deux auteurs, Bertrand Solès et Alexandre Lafon ; ainsi que l’album de photos de la collection « Mémoire en Images« , toujours chez le même éditeur, Alan Sutton : « Agen _ l’Entre-Deux-Guerres« , par Bertrand Solès, agenais…

    …

    _ un « Hors-Série » de « La Dépêche du Midi » : « Jean Jaurès 1859-1914 : Les grandes unes de La Dépêche » _ 50 éditoriaux signés de Jean Jaurès _, avec des articles de présentation des professeurs Rémy Pech, Rémy Cazals, Georges Mailhos, Jean Sagnes, Jean Faury & Alain Boscus ; en souvenir d’une personnalité dont on célèbre le cent-cinquantième anniversaire de la naissance, et dont les Éditions Fayard poursuivent la publication d’une importante sélection d’écrits (17 volumes sont prévus), sous la direction de Madeleine Rebérioux et Gilles Candar _ vient de paraître le volume 1 consacré aux Écrits des « Années de jeunesse » (1859-1889)…

    …

    _ « Parade pour une Infante« , sous-titré « le périple nuptial de Louis XIV à travers le midi de la France (1659-1660)« , de Hubert Delpont (aux Éditions d’Albret, à Narrosse) _ fondateur en 1983 de l’association (dédiée à la « recherche«  historique) « Les Amis du Vieux Nérac« … _ ; ouvrage qui m’intéresse tout particulièrement pour avoir entrepris, il y a un peu plus d’une dizaine d’années, des recherches autour des musiciens accompagnant le roi (ou, aussi, Mazarin) en ces périples vers Saint-Jean-de-Luz et l’ïle des Faisans ; pour un projet de Hugo Reyne (et « La Simphonie du Marais« ) : Hugo Reyne a depuis _ en novembre 2007 _ proposé en un double CD Accord _ n° 4442 9894 _ un album « Musiques pour le mariage de Louis XIV« … Hubert Delpont n’a certes pas centré sa recherche sur les musiciens faisant partie de ce(s) voyage(s), mais il m’indique, samedi, la présence, lors de ce « périple nuptial » de Louis XIV, de Francesco Cavalli à Bordeaux _ où le couple royal (et la cour) séjourne(nt) du 23 au 27 juin 1660 _ ; tandis que moi-même lui apprend celle, à Toulouse, de Louis Couperin, à l’automne 1659 _ la cour y demeure du 14 octobre au 28 décembre… De fait, Hugo Reyne peut affirmer que Louis Couperin tenait l’orgue de l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz où se déroula la cérémonie du mariage royal ayant eu lieu « côté français« , le mercredi 9 juin 1660 ; une autre cérémonie de mariage ayant eu lieu un peu plus tôt, le jeudi 3 juin 1660 (Louis XIV n’y étant présent qu’en la personne d’un « tenant-lieu » : en l’occurrence Don Luis de Haro : le détail est donné page 186), « côté espagnol« , en l’église de Fontarabie, Santa María de la Asunción y del Manzano… Les documents officiels indiquaient fort rarement les noms des musiciens-interprètes participant aux cérémonies, de même que les noms des musiciens-compositeurs dont étaient interprétées des œuvres : la musique était alors essentiellement fonctionnelle… C’est donc seulement « par la bande« , au travers de correspondances personnelles, ou de contrats (professionnels notariés) que le chercheur peut aujourd’hui parvenir à obtenir ce type de « renseignements« , le plus souvent. Ainsi ignore-t-on, de même, quels furent les compositeurs des musiques « ayant servi » à la cathédrale Saint-André de Bordeaux pour un autre mariage franco-espagnol, celui du père de Louis XIV, Louis XIII, avec Anne d’Autriche (la cérémonie eut lieu le 21 novembre 1615) ; en même temps que se célébrait, le 25 novembre, à Burgos, le mariage du frère d’Anne d’Autriche, le roi Philippe IV d’Espagne, avec la sœur de Louis XIII, Elisabeth de France _ les parents de la future reine Marie-Thérèse ; Louis et Marie-Thérèse étant par là doublement cousins germains… : ce double mariage entre les dynastie des Bourbons et des Habsbourg avait vu l’ »échange » des princesses Elisabeth de France et Anne d’Autriche à l’Île des Faisans, sur la Bidassoa, le 9 novembre 1615 _ Hubert Delpont le signale page 204 de son livre… 

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    _ et enfin le livre des « Actes du colloque d’Agen & Nérac (14-15 novembre 2008) La Grande Guerre aujourd’hui : Mémoire (s), Histoire(s)« …

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    Paradoxalement, j’ai réservé pour une « autre fois » les deux livres, qui, avec le « Parade pour une Infante » de Hubert Delpont, stimulaient le plus ma curiosité :

    mais parce que je suis sûr que je les lirai, quand je disposerai d’un peu (plus) de temps pour me plonger dans leurs arcanes ;

    …

    il s’agit d’une part du « Haussmann d’Albret«  de ce même Hubert Delpont, en collaboration avec Hervé-Yves Sanchez-Calzadilla, édité par « les Amis du Vieux Nérac« , en 1993 :

    Haussmann, qui sous-préfet de Nérac, ainsi que sous-préfet de Blaye, avant de transformer, comme on le sait, l’urbanisme parisien _ sur une vision romanesque du « phénomène« , lire le magnifique « La Curée«  d’Emile Zola… _, a marqué aussi de son empreinte l’urbanisme bordelais… _ ;

    …

    et, d’autre part, des « Carnets de guerre d’un hussard de la République«  _ ceux de Marc Delfaud _, qui viennent de paraître ce mois d’octobre 2009 dans une passionnante édition critique préparée par le général André Bach (auteur de « Fusillés pour l’exemple _ 1914-1915« , paru aux Editions Tallandier en 2003 : déjà un très grand livre !) et Solange Delfaud, la fille de ce « témoin » de la Grande Guerre _ et elle-même géographe _, aux Éditions Italiques…

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    Je joins ici la (très éloquente) quatrième de couverture :

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    « Septembre 1914. « À celui qui trouvera le présent carnet, prière de le faire parvenir à Mme Delfaud, institutrice à La Barde par Saint-Aigulin, Charente-Inférieure. »

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    Cette sobre phrase inscrite en tête du premier des 18 carnets de guerre de Marc Delfaud nous avertit : ce jeune marié, instituteur dans le civil, parti à la guerre sans même avoir pu embrasser sa femme, tient à lui laisser une trace de son passage dans cette machine à broyer les hommes. C’est pour elle, avant tout, qu’il tient son journal. Tel le miroir que Stendhal promenait au bord du chemin, son témoignage est toujours minutieux, spontané ; mais documenté.

    …

    Et Marc Delfaud est un observateur digne de confiance : pacifiste, il est aussi un patriote que l’on ne peut soupçonner d’aucun secret défaitisme. S’il a tenu à partager les misères de la piétaille des tranchées, alors que son niveau d’études lui aurait permis de prendre du galon, ses opinions progressistes ne l’aveuglent en rien. Il n’y a nul sectarisme chez cet observateur lucide, qui sait que le peuple n’est pas exempt de tares et de vices, au front comme ailleurs. Delfaud, affecté au peloton des téléphonistes, est en permanence au contact du commandement, dont il observe la conduite sans complaisance. Il rend hommage à la valeur et l’humanité de nombreux officiers ; mais il est révolté par l’arrogance de certains gradés et les brimades stupides infligées à des hommes qui ont les plus grandes chances de finir déchiquetés par les obus.

    …

    On n’oubliera pas de sitôt ces portraits au vitriol : le colonel qui force les hommes à passer dans les mares de boue sous prétexte qu’ils sont déjà sales ; cet autre qui lève sa cravache sur le soldat qui ne se dérange pas assez vite. Cet autre encore qui expédie chez lui, par malles entières, le butin pillé dans les villages évacués…

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    Marc Delfaud vérifie ses informations et les recoupe. Et quand elles ne sont pas de première main, il cite ses sources. Témoin intelligent, il sait lire entre les lignes les ordres et les bulletins, et en tire souvent des conclusions exactes. Le front, il le montre bien, est aussi le reflet d’un monde en pleine évolution. Face aux sous-officiers et officiers de carrière, encore empreints de routine bureaucratique et de préjugés de classe, les mobilisés sont désormais des citoyens, formés par l’école publique de la IIIeRépublique ; ils veulent bien accepter de sacrifier leurs vies, mais non d’être insultés ; combattre, mais non crever comme des cloportes dans des trous fangeux et puants.

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    Il ne faudrait cependant pas croire que Marc Delfaud n’est qu’un observateur froid à force d’être lucide. S’il absorbe toutes les informations, son œil demeure sensible à ce qui reste de beauté dans cet univers de feu et de folie : le ciel et ses nouveaux oiseaux de métal, dont on peut oublier, quand on les voit de loin, qu’ils sont aussi des moyens de destruction ; les bribes de paysage, les objets miraculés, l’indestructible aptitude de l’homme à créer la beauté jusqu’en enfer. En témoigne sa rencontre avec ce curieux musicien, en mars 1915, qui « sort de son sac un archet fait avec un morceau de bois et des crins de cheval, et un violon dont une boîte à cigares et un manche à balai ont fait tous les frais », et qui en tire des sonorités insoupçonnées qui font oublier aux Poilus, l’espace d’un instant, la guerre et la mort qui rôde.

    …

    Frappé par la finesse et la qualité littéraire du récit de Marc Delfaud, le général André Bach, ancien chef du Service historique de l’Armée de terre qui, depuis plus de dix ans, réfléchit sur le premier conflit mondial à partir des archives militaires et de son expérience d’officier, voit en ce livre l’un des très rares documents mis au jour récemment qui soit capable de changer notre vision de la Grande Guerre, Les notes et l’apparat critique très complets qu’il a rédigés pour cette première édition en font bien davantage qu’un témoignage : une source historique à part entière » _ on ne saurait, en effet, mieux dire…

    …

    J’ai entendu deux fois le général Bach, le 14 novembre 2008 à Agen, au colloque « La Grande Guerre aujourd’hui : Mémoire (s), Histoire(s) » ; et samedi 24 octobre dernier, d’abord en une remarquable conférence d’une vingtaine de minutes, en compagnie de Solange Delfaud, dans une salle annexe à la Salle des Écuyers ; ensuite, en aparté :

    sur le fond du sujet _ la guerre _, comme sur la forme _ je veux dire le travail historiographique de l’historien _, son travail est magnifique et passionnant.

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    Je veux dire aussi ici combien ont été riches les diverses conférences auxquelles j’ai assisté _ conversant avec des auteurs dans la grande salle (« des Écuyers« ), j’ai pu en « manquer«  une ou deux… _ :

    _ celle de Bertrand Solès, sur « La carte postale et l’histoire du Lot-et-Garonne » ;

    _ celle de Brigitte Coppin, auteur de livres de jeunesse, sur « L’Histoire proposée aux jeunes » ;

    _ celle du président de l’Association des Professeurs d’Histoire et Géographie d’Aquitaine, Eric Bonhomme, sur la Revue « Historiens et géographes pour les enseignants » ;

    _ et enfin celle du général Bach et Solange Delfaud sur leur édition des « Carnets de guerre » de Marc Delfaud ;

    …

    de même qu’ont été vivants et nourris les échanges avec le public, qui ont suivi…

    …

    Pour ma part, j’ai posé à Éric Bonhomme une question sur la « liberté » du professeur d’Histoire-et-Géographie comme « auteur de son cours« , face, d’une part aux programmes _ ainsi qu’au rythme que ces « programmes«  semblent quasiment imposer aux enseignants ; tout particulièrement, mais pas seulement non plus, dans les classes d’examen… _ ; et, d’autre part, face au savoir produit (= créé) par les historiens et les géographes, en permanence ; et face à des « synthèses » de ces savoirs, telles que celles que propose précisément aux enseignants de la discipline la « Revue » ici présentée…

    …
    Une comparaison entre les pratiques de fait des enseignants en France et dans d’autres pays _ par exemple aux États-Unis ; mais aussi dans des pays européens, l’Allemagne ou l’Espagne… : mais les finalités y sont très diverses ; il faut bien les identifier avant de procéder à des comparaisons… _ a permis de réfléchir un peu sur le travail de l’enseignant d’Histoire-et-Géographie dans _ ainsi qu’avec _ sa classe ; notamment par rapport à l’épistémologie de ces disciplines (de l’Histoire et de la Géographie) ; afin de faire prendre un peu mieux conscience, peut-être, que l’ »Histoire historienne » est le fruit d’un travail exigeant et ouvert de l’esprit ; et ne doit pas être confondue, par les élèves, avec une « réalité historique » qui irait de soi ; et que, comme si celle-ci « s’imposait » d’elle-même, il suffirait à tous et à chacun de constater et enregistrer, passivement en quelque sorte. La tâche d’ »établir les faits«  _ en visant une idéale objectivité… _ représentant une ardente tâche critique et collective (par le débat vivant des analyses) à l’égard des diverses idéologies et propagandes qui ne manquent pas de chercher à accaparer les esprits… 

    …

    Bref, cette manifestation des secondes « Journées du livre d’Histoire » à Nérac, ce samedi 24 octobre, de 10 heures à 18 heures, fut passionnante à tous égards ;

    et elle témoigne, par le soutien, en amont, des « Amis du Vieux Nérac » d’une curiosité culturelle exigeante, vivante, de fond et féconde, dans les « pays » de notre Région Aquitaine ; d’un amour désintéressé de la recherche et de la culture, indépendamment des carriérismes et des raisonnements pragmatiques à court terme et à courte vue…

    …

    Voilà comment j’ai « articulé » pour moi-même cette « manifestation » à « soutenir » et aider à « pérenniser » à ce que j’avais entendu la veille au Conseil Régional, rue François de Sourdis, à Bordeaux, à propos  de « la créativité et l’innovation au cœur de la relation homme / territoire dans un monde numérique« …

    …

    Peut-être l’apport d’outils numériques des dernières hyper-technologies pourrait-il conserver la trace et répandre au loin les échanges féconds d’une telle manifestation.

    …

    Bravo et un grand merci aux organisateurs

    qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour ces « rencontres » d’une culture vivante ;

    et conviviale !..

    Gasconne, en Albret !..

    …

    Titus Curiosus, ce 28 octobre 2009