Étiquette : Antonio Vivaldi

  • « Les limites d’une appropriation (par Bach), et l’écart entre deux univers » : celui, germanique, de Bach, et celui, follement poétique et envolé, des Vénitiens Alessandro et Benedetto Marcello et Antonio Vivaldi : hélas, hélas, hélas…

    En forme de confirmation de mon article – assez critique – « Vacances vénitiennes baroques avec Gli Incogniti d’Amandine Beyer, et le bien beau hautbois d’Emmanuel Laporte… On s’envole…«  en date du 20 octobre dernier,

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    cet article-ci « Ultramontisme » aujourd’hui de Jean-Charles Hoffelé – un peu moins critique que moi, mais allant cependant tout à fait dans mon sens... – :

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    ULTAMONTISME

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    Que cherchait Bach chez les Italiens qu’il entendit si souvent durant ses années de Weimar ? Amandine Beyer et ses « Inconnus », confrontant sept Concertos (dont trois Brandebourgeois) à quatre opus signés par Vivaldi ou les deux Marcello, ouvrent plusieurs pistes.

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    Celle de la polychromie est la plus courue, le transfert est évident dans l’effectif fourni du Troisième Brandebourgeois, mais plus que la palette, c’est la lumière qui envahit – superbement ! – les opus concertants, portés d’abord par cette soprano d’opéra qu’est chez Vivaldi le violon.

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    Ce que l’Italie infuse – mais pas assez ! – chez Bach, c’est l’effervescence – oui : jubilatoire de Vivaldi et des frères Marcello..! – le concerto masquant à peine la scène, la vitalité faisant exulter les polyphonies, les rythmes imposant une folie giocoso – voilà, voilà ! – tout cela Amandine Beyer l’envole – oui – de son archet, les allers et retours des deux versants des Alpes créant un vertige – au bénéfice enflammé des Vénitiens !

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    La virtuosité en est le fil conducteur, violons-castrats étourdissant dans le Concerto à 3 en ré majeur qui semble à peine se souvenir de son clavecin originel, à quoi répondent les paysages lagunaires du grand Concerto en mi mineur de Benedetto Marcello.

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    Les mises en regard sont aussi surprenantes qu’évidentes au long de ce voyage, mais comment ne pas entendre dans le Concerto pour hautbois d’Alessandro Marcello – le sommet enthousiasmant de ce CD ! – cette dimension poétique que Bach n’aura pas – trois fois hélas !!! – faite sienne ?

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    Ici s’illustrent les limites d’une appropriation – hélas, oui – , et l’écart – insurmontable par Bach… – entre deux univers, qu’Amandine Beyer et Gli Incogniti exposent avec autant de brio que de tendresse. Serait-ce leur plus bel album ? – pas pour moi…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Bach from Italy
    The Vivaldi & Marcello Influences

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750)

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    Concerto brandebourgeois
    No. 4 en sol majeur, BWV 1049

    Concerto brandebourgeois
    No. 3 en sol majeur, BWV 1048

    Concerto pour 2 violons, cordes et basse continue en ré mineur, BWV 1043
    Concerto pour hautbois d’amour, cordes et basse continue en la majeur, BWV 1055R
    Concerto pour 3 violons, cordes et basse continue en ré majeur, BWV 1064R
    Concerto brandebourgeois No. 5 en ré majeur, BWV 1050
    Concerto pour hautbois, violon, cordes et basse continue en ut mineur, BWV 1060R

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    Antonio Vivaldi (1678-1741)

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    Concerto pour 2 violons, violoncelle, cordes et basse continue en ré mineur, RV 565, Op. 3 No. 11
    Concerto pour 4 violons, violoncelle, cordes et basse continue en si mineur, RV 580, Op. 3 No. 10

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    Alessandro Marcello (1673-1747)

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    Concerto pour hautbois, cordes et basse continue en ré mineur, S. Z799

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    Benedetto Marcello (1686-1739)

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    Concerto pour violon, cordes et basse continue en mi mineur, S. C788, Op. 1 No. 2

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    Gli Incogniti
    Amandine Beyer, violon principal, direction

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    Un album de 2 CD du label harmonia mundi HM 902769.70

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    Photo à la une : la violoniste Amandine Beyer – Photo : © DR

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    Bach manque beaucoup de cette folle poésie jubilatoire de Vivaldi et des frères Marcello,

    à mon goût tout du moins…

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    Ce jeudi 13 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour une histoire ré-évaluée d’une certaine surestimation de Bach vis-à-vis de Vivaldi et de Telemann, installée depuis 1830…

    C’est la re-découverte, en 1830, à l’aube du succès européen du romantisme, de la sublimissime « Passion selon Saint-Mathieu » de Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750) par le grand Felix Mendelssohn (1809 – 1847), à un moment du revival religieux du christianisme après le Congrès de Vienne de 1815, ainsi qu’un développement en Europe du nationalisme germanique, qui a placé au premier rang des compositeurs admirés et joués en concert, le nom de Bach, bien oublié  pourtant alors depuis le décès de celui-ci en 1750 – et accaparé, ce nom de Bach, à la fin du XVIIIe siècle par deux de ses fils : le Bach de Hambourg, Carl-Philipp-Emanuel Bach (1714 – 1788) et le Bach de Londres, Johann-Christian Bach (1735 – 1762) – , et qui a bientôt fait triompher son renom, d’abord dans l’Allemagne pré-bismarckienne, et puis dans toute l’Europe, durablement marquée par le règne sociétal de la musique de Wagner (1813 – 1883)…

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    Le nom (et tout l’œuvre musical) d‘Antonio Vivaldi (1678 – 1741) étai(-en)t complètement passé(s) aux oubliettes, avant leur re-découverte récente – dans les années 30 du XXe siècle, à partir de la redécouverte des manuscrits dits de Turin de Vivaldi... – , et le revival du baroque musical – aux 2/3 du XXe siècle… – , mais en un genre de musique – de divertissement – estimé moins sérieux, et un poil trop hédoniste pour tenir le plus haut du pavé… 

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    Et il en va de même du nom et du renom posthume – après son décès à Hambourg le 25 juin 1767  –  de Georg-Philipp Telemann (1681 – 1767), pourtant bien plus célèbre de son vivant non seulement en Allemagne, mais dans l’Europe tout entière ; et alors que son œuvre orchestral a servi de modèle, à Leipzig, au Café Zimmermann, à son ami et successeur – à Leipzig,donc – Johann-Sebastian Bach…

    Ici encore en un genre de musique – orchestral : les Suites, les Concertos pour concerts publics… – estimé moins sérieux et digne de respect que la componction – solennelle – de la musique pour l’église…

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    Et c’est cette longue histoire de la hiérarchie des renoms des divers compositeurs qui continue ainsi de peser, tant sur la connaissance-méconnaissance du grand public des mélomanes, mais aussi sur l’économie – décisive ! – de la production tant de concerts que de disques diffusant la musique auprès des mélomanes,

    et cela, en dépit même du succès désormais avéré du Baroque musical…

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    Bach avant Vivaldi et avant Telemann : une affaire de hiérarchie de réputation des noms…

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    J’en veux pour preuve ces deux très significatifs CDs – tous deux publiés par le même label Harmonia Mundi – que je me suis très récemment procurés – cf mes deux articles des 30 septembre, il y a tout juste un mois, et 29 octobre derniers, c’est-à dire hier même : « L’inventivité prodigieuse et superlativement jubilatoire de Georg Philipp Telemann servie comme jamais par une éclatantissime Isabelle Faust et l’Akademie für Alte Musik Berlin : un CD diaboliquement à feu et à vif ! Quelle merveille !!! » et  » Vacances vénitiennes baroques avec Gli Incogniti d’Amandine Beyer, et le bien beau hautbois d’Emmanuel Laporte… On s’envole…« … – , qui viennent splendidement confirmer les injustices de l’ordre des réputations trop bien installées, entre Johann-Sebastian Bach, d’une part, et Antonio Vivaldi et Georg-Philipp Telemann, d’autre part, dans le genre de la musique orchestrale la plus jubilatoirement  jouissive : celle des Suites et Concertos pour ensembles orchestraux…

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    Avec un tout spécial très grand remerciement, ici, à Isabelle Faust et l’Akademir für Alte Musik Berlin, et leur étincelant formidablement jouissif CD Harmonia Mundi HMM 902756 « Georg Philipp Telemann – Violin Concertos – Overture – Suite – Fantasie« , rendant merveilleusement et pleinement justice, et avec quel brio, à l’humaniste que fut, sa longue vie durant, l’immensément généreux Georg-Philipp Telemann, organisateur de brillants et jouissifs concerts, tant à Leipzig – avant Johann Sebastian Bach –  qu’à Hambourg – avant son filleul, Carl-Philipp-Emanuel Bach : son successeur choisi par lui pour Hambourg… 

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    Ce jeudi 30 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Vacances vénitiennes baroques avec Gli Incogniti d’Amandine Beyer, et le bien beau hautbois d’Emmanuel Laporte… On s’envole…

    Le double CD Harmonia Mundi HMM 902769.70 « Bach from Italy – The Vivaldi & Marcello Influences » de Gli Incogniti admirablement dirigés du violon par Amandine Beyer – et avec le racé hautbois céleste d’Emmanuel Laporte – , nous offre un jubilatoire détour par la Venise d’Antonio Vivaldi (1678 – 1741) et des frères Marcello, Alessandro (1673 – 1747) et Benedetto (1686 – 1739)…

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    En un voyage qui fut seulement musical pour Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750) : c’est en effet Venise qui est musicalement venue à lui…

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    Mes pièces préférées, merveilleusement envolées, de ce double CD sont celles du très célèbre Concerto pout hautbois S.Z799 d’Alessandro Marcello, magistralement enlevé ici par le hautbois céleste d’Emmanuel Laporte, et le Concerto pour 4 Violons et violoncelle RV 580 d’Antonio Vivaldi…

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    En février 2011, pour le colloque consacré à Lucien Durosoir au Palazzetto Bru-Zane à Venise, nous logions à l’hôtel Al Sole, situé dans un magnifique palais de la famille Marcello – sur la Fondamenta Minotto, au bord du Rio del Gaffaro, Quartier Santa Croce ; cf par exemple mon article du 23 septembre 2012 : « La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise« … – : inoubliable souvenir…

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    Ce mercredi 29 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour qui aime le hautbois baroque : le solaire CD « Concertos, Overture and Sonatas for Oboe Band – No Strings Attached » de l’Ensemble La Petite Ecurie,…

    Aimant beaucoup, passionnément, le hautbois baroque, le CD Arcana A 570 « Concertos, Overture and Sonatas for Oboe Band » de l’Ensemble No Strings Attached – constitué des 3 hauboïstes Miriam Jordi Hompanera, Valéris Colen et Marc Bonastre Riu ; du bassonniste Giovanni Battista Graziadio ; et du percussionniste baroque Philipp Lamprecht – , enregistré à Padoue du 18 au 22 mai 2023, vient combler mon plaisir,

    avec des oeuvres de Henry Purcell, Joseph Bodin de Boismortier, George-Frideric Handel, Louis-Antoine Dornel, Johann-Christian Schieferdecker, Antonio Vivaldi et Reinhard Keiser…

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    C’est la seconde moitié de l’article de Christophe Steyne « Hautbois baroque, deux récentes parutions » consacré à ce CD, un article paru sur le site de ResMusica le 26 avril dernier, qui m’a fait découvrir l’existence de ce nouveau CD : 

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    Hautbois baroque, deux récentes parutions

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    Le 26 avril 2025 par Christophe Steyne

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    « No strings attached » : une expression anglaise d’origine mercantile aux origines ambiguës, peut-être celles d’une corde accrochée à certains tissus pour signaler un défaut de confection. De nos jours elle désigne une affaire sentimentale sans lendemain, une relation libre – sans corde au cou, sans attaches -, telle qu’on retrouve ce sens dans le titre original de la comédie américaine Sex Friends (2011), et plus généralement un acte sans contrepartie ni obligation. Appliquée au présent disque, cette expression désigne un florilège d’œuvres dénuées d’accompagnement à cordes – voilà ! Puisque nous en sommes aux tournures idiomatiques, ouvrons une parenthèse linguistique. Écrire « les instrumentistes à cordes sont comme des cochons enfermés dans un sac » (page 12) que mentionnent les mémoires fictifs rédigés par Eva Ximena Traa relève peut-être d’une maladresse de traduction de l’anglais (« pig in a poke ») vers le français. Du moins perd-on le sens de l’expression « acheter un chat en poche » (utilisée en français, allemand, néerlandais), où le félin emballé dans un sac était fallacieusement substitué par le vendeur à la place d’un animal plus onéreux (tel un cochon de lait) que l’on menait au marché. Acheter sans vérifier le contenu, et nous voici gros-Jean comme devant. Sauf que les grognements des pourceaux ne sauraient ressembler aux miaulements que l’auteure du livret assimile aux bruits disgracieux des archets : dans cette opaque traduction, le lecteur risque de ne pas saisir la railleuse allusion.

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    Le recueil des Musicalische Concerte de Johann Christian Schieferdecker, prônant un quatuor d’anches en l’absence d’autres musiciens, a été pour La Petite Écurie l’étincelle de cette anthologie émancipée. Les arrangements émanent parfois de l’époque même, ainsi ceux consignés dans la Sonsfeldsche Musikalien Sammlung de la bibliothèque Fürstenbergiana d’Herdringen (Wetsphalie), et notamment les recueils qui appartinrent au général prussien Georg von Lilien (1652-1726), incluant le concerto grosso en fa majeur HWV 315 de G.F. Haendel, ici retenu. Précisons que les bandes de hautboisten, outre leur instrument de prédilection, étaient capables d’en jouer d’autres, ce qui relativise tout de même l’exclusivité de ce répertoire et sa pratique.

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    On aurait en tout cas aimé que la notice s’attardât sur les sources et leur perception. On est convié à un tour de l’Europe baroque. L’Angleterre s’invite dès l’introduction avec le Curtain Tune on a Ground du Timon of Athens de Purcell. Le royaume de Louis XIV est représenté par la Sonate en quatuor du Livre de simphonies de Dornel, dont Hugo Reyne et ses comparses (flûte, hautbois, violon) enregistrèrent – oui ! – une lecture plus brillante et aux timbres plus variés (Tempéraments, octobre 1997). Le siècle de Louis XV prête une sonate de Boismortier. L’Italie apparaît par une transcription du concerto « Per archi e cembalo » RV 153 du Prete Rosso. L’Allemagne se distingue par deux compositeurs septentrionaux, actifs ou publiés à Hambourg : un concerto de Schieferdecker, et une Ouverture en ré majeur de Keiser qui emprunte à son opéra Pomona, et qui se trouve ici enregistrée en première mondiale, dans cette parure pour anches dont le manuscrit est conservé à la bibliothèque universitaire de Lund. Cette rareté est judicieusement rythmée par la percussion de Philipp Lamprecht, dont les timbales et tambours historiques concourent à d’autres pages du programme. Outre contraste et impact jamais forcés (on souhaiterait même parfois plus d’élan, de netteté de projection, de panache), l’équipe fondée en 2018 n’oublie pas de soigner l’intonation et nuancer son phrasé. Autant d’arguments pour se laisser tenter par cet album – voilà qui est dit !

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    Christophe Steyne

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    Arcana = Son : 9 – Livret : 8 – Répertoire & Interprétation : 8,5

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    Un récital solaire, irradiant de toutes sortes de joies…

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    Ce mercredi 30 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa