Étiquette : Antonio Vivaldi

  • Un superbe « Fra l’ombre e gl’orrori » de l’excellente basse Nahuel Di Pierro, l’Ensemble Diderot et Johannes Pramsohler, pour le toujours très inventif label Audax Records, pour un passionnant parcours et merveilleux voyage à travers l’opéra baroque italien, de Monteverdi à Vivaldi et Haendel…

    C’est un superbe CD Audax Records ADX 11210 – enregistré Salle Colonne à Paris du 5 au 9 février 2023 –, « Fra l’ombre e gl’orrori » – avec des airs et des symphonies de Michelangelo Rossi, Claudio Monteverdi, Francesco Cavalli, Antonio Sartorio, Marc’Antonio Ziani, Antonio Giannettini, Giovanni Bononcini, George Frideric Handel, Alessandro Scarlatti et Antonio Vivaldi ;

    et regardez ici la vidéo (de 2′ 30) du trailer de ce CD ;

    ainsi, ici aussi, que la vidéo de l’entretien « In Conversation » (d’une durée de 19′ 00) entre Nahuel Di Pierro & Johannes Pramsohler à propos de ce CD et de son programme, un document très très éclairant sur ce travail discographique et musical magnifique ! –

    que la basse profonde Nahuel Di Pierro (né à Buenos Aires en 1984) et l’Ensemble Diderot que dirige du violon Johannes Pramsohler (né à Sterzing, Sud-Tyrol, le 5 avril 1980), pour l’excellent label Audax Records, viennent, une nouvelle fois, nous donner, en un programme splendide, interprété avec intensité opératique et vibrante musicalité,

    constituant un passionnant panorama du devenir des divers usages de la voix de basse, par une pléiade d’excellents compositeurs, en l’Italie de l’ère baroque – entre 1642 à Venise, avec Monteverdi, et 1733 à Londres, avec Haendel –,

    allant de Monteverdi (« L’Incoronazione di Poppea« , à Venise en 1642/43) à Haendel (« Aci, Galatea e Polifemo« , à Naples en 1708, « Agrippina« , à Venise en 1709 et « Orlando« , à Londres en 1733 – regardez ici la vidéo de l’aria « Sorge infausta una procella » (d’une durée de 4′ 51)…  –, « Rinaldo« , à Londres en 1711) et Vivaldi (« Tito Manlio« , à Mantoue en 1719 et « Orlando« , à Venise en 1727),

    en passant par – et excusez du peu ! – Francesco Cavalli (« Ercole amante« , à Paris en 1662), Antonio Sartorio (« La prosperita di Elio Seiano« , à Venise en 1667), Marc’Antonio Ziani (« Alba soggiogata da’ Romani« , à Mantoue en 1686, « Il duello d’amore e di vendetta« , à Venise en 1700), Antonio Gianettini (« L’ingresso allagiobentu di Claudio Nerone« , à Modène en 1692), Giovanni Bononcini (« Il ritorno di Giulio Cesare« , à Vienne en 1705) et Alessandro Scarlatti (« La caduta de’ decemviri« , à Naples an 1708 et « La gloria di primavera » à Naples en 1716),

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    et qui vient contester, par l’exemple musical, la thèse un peu trop réductrice du français Benigne de Bacilly, en son bien connu « L’art de bien chanter » de 1688 : « Les Basses ne sont quasi propres qu’à exprimer la passion de la Colère« ,

    ainsi que le détaillent les onze pages du judicieux et généreux livret du CD, sous la plume du maître d’œuvre de ce projet et cette réalisation musicale et discographique, le chef de l’Ensemble Diderot, Johannes Pramsohler…

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    Un CD aussi passionnant que magnifique et enthousiasmant,

    pour un tel merveilleux voyage à travers la palette somptueuse des divers emplois de la voix de basse dans l’opéra italien de l’ère baroque, de Monteverdi à Haendel !

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    Lire aussi cet article bien détaillé intitulé « A la découverte de la basse baroque avec Nahuel Di Pierro » par Pierre Degott paru le 2 mars dernier sur le site de ResMusica :

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    À la découverte de la basse baroque avec Nahuel di Pierro

    Dans un récital couvrant plus d’un siècle de musique baroque italienne, et l’ déploient tous leurs sortilèges vocaux et instrumentaux. Un album qui met à l’honneur aussi bien la voix de basse que certains répertoires encore trop peu connus _ voilà.
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    Les récitals de musique baroque pour voix de basse ne sont pas si fréquents, et les rares que l’on trouve sont généralement consacrés à un compositeur unique : nous avons eu dans un passé relativement récent Lorenzo Regazzo pour Vivaldi ; le même Regazzo, Ildebrando d’Arcangelo, Christopher Purves, Bryn Terfel ou David Thomas pour Haendel ; Alexandre Baldo pour Caldara, et bien sûr nombre d’albums pour Bach. La spécificité de celui de l’Argentin est de nous emmener dans un voyage italien de plus d’un siècle, partant de L’Erminia sul Giordano de (1633) _ pour son ouverture instrumentale, inaugurale de son genre… _ pour finir, chronologiquement, avec l’Orlando de Haendel (1733).
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    Si certains opéras figurant au programme sont bien connus, du Couronnement de Poppée de Monteverdi ou Ercole amante de Cavalli aux grands tubes haendéliens (Aci, Galatea e Polifemo, Agrippina, Rinaldo, Orlando) ou vivaldiens (Tito Manlio, Orlando également, dans sa version originale de 1714), l’intérêt de la programmation effectuée ici est justement de proposer de riches extraits de quelques maillons manquants _ voilà ! _ dans le vaste parcours qui sépare les débuts de l’opéra de la première moitié du dix-septième siècle de l’âge d’or des premières décennies du dix-huitième. Le choix des plages de l’album suit d’ailleurs un ordre parfaitement chronologique _ oui _ qui permet d’observer les évolutions et transitions stylistiques ayant conduit peu à peu _ oui _ d’un discours essentiellement déclamé à la suprématie de l’aria ABA typique des ouvrages de Haendel et Vivaldi. La scène de folie de l’Orlando de Vivaldi n’en paraît que plus révolutionnaire _ en effet _ dans son affranchissement par rapport à cette norme. Si les opéras de Monteverdi, Haendel et Vivaldi nous sont désormais bien connus, nous commençons aujourd’hui à devenir un peu plus familiers des ouvrages d’, Giovanni Battista Bononcini ou , ceux de , Marc’Antonio Ziani et restant encore pour la plupart _ oui _ au rayon des curiosités. Que de découvertes à faire, autant pour l’originalité et la richesse des livrets que pour la qualité de la musique. À côté de certains airs bien connus de Haendel et de Monteverdi, le présent album compte ainsi le superbe air « Selve amiche » de La prosperità di Elio Seiano de Sartorio, au cours duquel l’empereur Tibère, las des intrigues de la Cour, envisage le repos que va lui fournir sa retraite à Capri. Autre joyau du CD, l’accompagnement ensorcelant de l’air de Jules César « Occhi belli » du Ritorno di Giulio Cesare de Bononcini, un des rares rôles d’amoureux confiés à la voix de basse. Cette dernière, on le sait, était à l’époque généralement cantonnée dans des rôles d’autorité _ voilà _, ce qui forçait les chanteurs à incarner des personnages de pères, de rois, d’empereurs ou de dieux. Rarement étaient-ils chargés d’interpréter des personnages d’amants, sauf à ce qu’il s’agisse d’amoureux éconduits et rejetés, comme cela est le cas pour l’empereur Claude dans Agrippina, ou Polifemo dans la cantate italienne de Haendel. Certains grands chanteurs du passé comme Antonio Montagnana, Giuseppe Maria Boschi, Antonio Francesco Carli ou encore Antonio Manna, avaient pourtant réussi, par leur talent et par la magnificence de leur voix, à rivaliser _ voilà _ avec les grands castrats prisés du public, à qui étaient la plupart du temps réservés les grands rôles d’amoureux.

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    Cet album a ainsi la chance de bénéficier du concours de la basse , qui sait si bien incarner _ oui, c’est bien le mot juste _ de véritables personnages. Loin d’en faire un barbon pontifiant selon une interprétation qui a eu ses adeptes, il est digne, noble et émouvant en Sénèque, tout comme il sait être autoritaire dans le « All’armi, all’armi » de L’Alba Soggiogata da’ Romani de Ziani. Il est également parfaitement crédible dans les rôles d’amoureux comme Claude ou Jules César, et il est particulièrement convaincant, dans ses excès et sa démesure, dans la scène de folie d’Orlando de Vivaldi. La mort d’Hercule dans l’Ercole amante de Cavalli est un autre grand moment de cet album, et le chanteur sait là aussi utiliser toutes les ressources du semi-parlando pour donner vie et émotion _ voilà ! _ à son personnage. Sur le plan strictement vocal, Nahuel Di Pierro parvient à surmonter les difficultés techniques d’une écriture souvent tendue, à une époque où l’on ne distinguait pas véritablement les voix de basse de celles de baryton. Il ne fait ainsi qu’une bouchée des redoutables intervalles de l’air qui a donné son titre à cet album, le « Fra l’ombre et gl’orrori » de la cantate Aci, Galatea e Polifemo de Haendel. Il est tout aussi étourdissant dans les folles vocalises du « Sibillar gli angui d’Aletto » du Rinaldo de Haendel, réalisées la plus grande précision.

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    L’, dirigé du violon par , est pour beaucoup _ en effet ! _ dans la réussite de cet enregistrement, et l’on se délectera du dialogue des violons dans l’aria du Ritorno di Giulio Cesare de Bononcini, de la flûte d’, ou du clavecin de . On saluera également l’alternance toujours pertinente _ oui _ entre pages chantées et passages instrumentaux, ainsi que la richesse du texte de présentation _ absolument ! _  et la qualité de la présentation de l’album, particulièrement soignées pour un disque récital. Un album qu’on aura envie d’écouter en boucle, ce dont on aurait tort de se priver _ absolument ! Un régal…

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     Michelangelo Rossi (1601/02-1656) : Sinfonia per introdutione del prologo extraite de Erminia sul giordano. Claudio Monteverdi (1567-1643) : « Amici, è giunta l’hora » extrait de L’incoronazione di Poppea. Francesco Cavalli (1602-1676) : « Ma qual pungente arsura » extrait de Ercole amante. Antonio Sartorio (1630-1680) : « Selve amiche » extrait de La Prosperità di Elio Seiano. Marc’Antonio Ziani (1653-1715) : Ritornello con 2 trombe et « La fronte a quei superbi … All’armi, all’armi » extraits de Alba Soggiogata da’ Romani ; sinfonia extraote de Il duello d’amore e di vendetta. Antonio Giannettini (1648-1721) : « Fra l’horror d’ombre terribili » extrait de L’ingresso alla gioventù di Claudio Nerone. Giovanni Battista Bononcini (1670-1747) : ouverture et « Si, torno, o bella … Occhi belli, occhi possenti » extraits de Il ritorno di Giulio Cesare vincitore della Mauritania. Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : « Fra l’ombre e gl’orrori » extrait de Aci, Galatea e Polifemo ; « Nella Britannia vinta … Cade il mondo » extrait de Agrippina ; « O voi del mio poter … Sorge infausta una procella » extrait de Orlando ; « Sibillar gli angui d’aletto » extrait de Rinaldo. Alessandro Scarlatti (1660-1725) : sinfonia extraite de La caduta de’ decemviri ; « Trassi dal nulla il tutto … Dell’alba e dell’aurora » extrait de La gloria di primavera. Antonio Vivaldi (1678-1741) : « Se il cor guerriero » extrait de Tito Manlio ; « Ah sleale, ah spergiura » extrait de Orlando. Avec Nahuel Di Pierro, basse. Ensemble Diderot, direction et violon : Johannes Pramsohler. 1 CD Audax Records. Enregistré du 5 au 9 février 2023 à la salle Colonne de Paris. Notice de présentation en anglais, allemand, français et japonais. Durée : 74:02

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    Bravissimo,

    Nahuel Di Pierro et Johannes Pramsohler,

    et la troupe idéale des musiciens du toujours très inventif et passionnant, exemplaire, Ensemble Diderot…

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    Ce dimanche 9 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le fabuleux concert Bach (BWV 593, 528, 530 et 564) de l’exceptionnel Benjamin Alard à l’orgue Dominique Thomas de l’église Saint-Vincent de Ciboure le dimanche 6 octobre dernier…

    C’est un très inopiné concours de circonstances _ une panne de voiture et une réparation qui a pris 12 jours… _ qui m’a contraint à d’un peu forcées vacances luziennes, mais qui m’a permis, entre autres plaisirs de ce séjour automnal en ce si beau pays basque, d’assister _ en compagnie de mon ami d’enfance (et très mélomane) Bernard Brevet, qui réside à Bidart, après un délicieux repas en une ferme-auberge, Auzkia, située aux Aldudes, un peu plus loin que Saint-Étienne-de-Baïgorry, là où à l’invitation de l’organiste titulaire de l’orgue Rémi Mahler (inauguré en 1999), Jean-Claude Zehnder (1941 – 2021), Benjamin Alard a enregistré son beau CD Hortus 045 « Andreas Bach Buch« , du 27 au 31 octobre 2005 ; ce CD comportait aussi des œuvres pour clavecin ; tout cela en présence aussi des organistes Jesus et Françoise Martin-Moro et de mon amie claveciniste Élisabeth Joyé, je le remarque… _ à un enchanteur concert de Benjamin Alard à l’orgue Dominique Thomas _ construit en 2014 _ de l’église Saint-Vincent de Ciboure _ et à la très excellente initiative de l’Association Les Orgues d’Urrugne, et Françoise Martin-Moro présentant lumineusement le concert… _ consacré à un superbe programme excellemment constitué de 4 œuvres passionnantes de Johann-Sebastian Bach :

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    _ le Concerto (d’après Antonio Vivaldi) en la mineur BWV 593, qui ouvre en ivresse jubilatoire le concert ;

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    _ la Sonate en trio n°4 en mi mineur BWV 528, d’une difficulté phénoménale destinée à la formation, par son père, du fils aîné Wilhelm-Friedemann Bach ;

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    _ la Sonate en trio n°6 en sol Majeur BWV 530 _ remarque similaire _ ;

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    _ la Toccata, Adagio et Fugue en ut majeur BWV 564 _ probablement l’acmé sublime de beauté, et très originale, avec cet Adagio glissé entre la Toccata et la Fugue, de ce concert de Benjamin Alard ce soir-ci à Ciboure…

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    Le public, nombreux et très attentif dans la nef faisant face à l’autel baroque de l’église, et tournant donc le dos à l’orgue situé au fond de l’église, à l’étage, bénéficie, face à lui, un peu en avant de l’autel, d’un grand écran sur lequel il suit, absolument fasciné, en plus de la splendeur magistrale de la musique ainsi que de l’instrument idoinement adéquat de Dominique Thomas _ construit en 2014 _, par la gestuelle ultra-virtuose des mains et des pieds virevoltants de l’organiste au seul service _ et c’est sur cela qu’il faut bien sûr absolument insister ! _ du naturel le plus immédiatement évident et enthousiasmant, jubilatoire, de ces profondément belles œuvres de Bach _ que Benjamin Alard a très gentiment pris soin aussi de très simplement présenter, l’une après l’autre, au préalable, en leur détail… _ :

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    admiration éperdue !!!

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    Un concert inoubliable !!!

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    En conclusion duquel Benjamin Alard a dédié le choral de Bach « Aus Tiefer Not » BWV 686, sur le thème du « De Profundis« , à Jean-Claude Zehnder (Winterthur, 31 décembre 1941 – 7 juillet 2021)…

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    Ce mercredi 16 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    En post-scriptum à cet article,

    ce courriel-ci adressé cet après-midi même de mon retour à Bordeaux en remerciement à Benjamin Alard :

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    Cher Benjamin,

     
    c’est seulement ce mercredi 16 octobre que, de retour à Bordeaux, ma voiture enfin réparée,
    je retrouve mon ordinateur et vous écris,
    avant de rédiger un compte-rendu plus précis de ce fabuleux concert d’orgue Bach à l’église Saint-Vincent de Ciboure, du dimanche 6 octobre dernier…
    …
    Je recopie le courriel que je viens d’adresser à une amie qui m’a demandé de l’aider à la relecture d’un roman autobiographique présentement en chantier.
    Simplement parce que je lui parle de vous _ elle est aussi mélomane _ et de ce magique concert de Ciboure !
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    Voici donc ce passage qui vous concerne :
    …
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    «  Et puis merveilleuse surprise d’un fabuleux concert d’orgue Jean-Sébastien Bach à l’église Saint-Vincent de Ciboure dimanche 6 octobre par le fabuleux Benjamin Alard…
     
    En allant prendre mon café au Bar de la Marine, Place Louis XIV à Saint-Jean-de-Luz, vers 8h le dimanche matin, mon regard croise une affiche annonçant ce concert d’orgue pour 18h à Ciboure ce dimanche-là !!!
     
    À ce concert, plusieurs caméras filmaient les mains et les pieds de cet extraordinaire claviériste, ajoutant l’image à son jeu musical fabuleux.
    Un des plus beaux concerts auquel il m’a été donné d’assister : grâce à cette miraculeuse panne de voiture qui m’a inopinément immobilisé à Saint-Jean-de-Luz…
    …
    J’avais manqué Benjamin Alard qui tenait l’orgue de Sainte-Croix de Bordeaux aux obsèques de Jacques Merlet, le jeudi 7 août 2014.
    Cf ce que j’en disais, au passage, en mon article du 31 août 2014 «  » :
    …
    « J’ai aperçu Benjamin Alard au moment où il allait monter à la tribune, mais, si je ne lui ai pas parlé _ il filait vers l’escalier… _,

    je dois dire que j’ai beaucoup aimé son hommage musical, splendide sur cet orgue Dom Bedos,
    pour la renaissance duquel Jacques a pas mal œuvré
     _ et c’est là un euphémisme…

    …
    J’en dirai un mot à l’amie Elisabeth Joyé
     »…

    …

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    Je suis donc allé saluer Benjamin Alard à la fin de ce merveilleux concert de Ciboure ce 6 octobre dernier,
    je me présente à lui, lui parle de son premier producteur de CDs (Alpha), notre ami Jean-Paul Combet _ j’ai été de l’aventure d’Alpha créé par Jean-Paul, dès 1997-98… _,
    et de sa professeur de clavecin, notre amie Élisabeth Joyé
    _ je tournais les pages des partitions d’Élisabeth à Saint-Michel-en-Thiérache au mois d’août 1995, pour le CD Virgin Veritas « Jean de La Fontaine – Un Portrait musical » de La Simphonie du Marais et Hugo Reyne.
    Pendant que Pierre Hantaï, sur un clavicorde, berçait leur fils dans un couloir de l’abbaye qui nous accueillait… Que de somptueux souvenirs !
    J’étais à 90 % l’auteur du programme de ce CD La Fontaine, et à 100% l’auteur du texte du livret…
    …
    …
    Et quelle est ma surprise quand Benjamin me répond qu’il se souvient bien qu’Élisabeth lui a parlé plusieurs fois de moi
    _ plusieurs fois, en effet, j’avais prié Elisabeth de saluer de ma part Benjamin Alard, que j’admire tout particulièrement ; outre les articles que je consacre régulièrement sur ce blog « En cherchant bien«  à ses merveilleux coffrets Bach pour Harmonia Mundi, voici un lien à ce bref article-ci, en date du 17 janvier 2023 : « « … _ ;
    et qu’Élisabeth se trouve présentement au Japon, et rentre à Paris le jeudi 10 octobre…
    …
    Benjamin est aussi sympathique et simple dans la vie qu’il est splendide de naturel et d’évidence au concert comme au disque
    _ il en est au 9e coffret de son intégrale des claviers (clavecin, orgue, clavicorde) de J-S Bach… »
     
    …
     
    Voici aussi un lien au podcast de mon entretien avec Marcel Pérès au salon Albert Mollat le 12 décembre 2015 « Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet », d’une durée de 64′ :

    Marcel Pérès, Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet (64’), le 12 décembre 2015.
    Même si Marcel Pérès y parle trop peu, à mon goût, de Jacques Merlet…
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    Jean-Paul Combet et moi-même avions rendu visite à Jacques Merlet au tout début de son traitement, à Bordeaux-Eysines, après son AVC…
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    Voilà pour commencer…
    Avant l’article que je vais bien sûr consacrer sur mon blog à ce fabuleux concert Bach de Ciboure…
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    Bien à vous, cher Benjamin,
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    Francis Lippa, à Bordeaux
  • Au coeur du plus intime de la musique, et dont l’écoute provoque et vient toucher la part la plus secrète de notre humanité : le quatuor à cordes…

    Les déclarations liminaires à l’article « Quatuors enchantés » de Jean-Pierre Rousseau _ présentant deux récents coffrets de CDs, l’un du Quatuor Cleveland, l’autre du Quatuor Cherubini _ que je découvre ce matin, vendredi 24 mai 2024 sur son blog, ne sont pas sans me surprendre, de la part d’un mélomane avisé et expert tel que Jean-Pierre Rousseau, et cela pour aller à rebrousse-poil de ma prédilection personnelle de mélomane passionné envers le quatuor (et la musique de chambre) :

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    « Je ne sais pas pourquoi, mais pendant longtemps j’ai très peu pratiqué l’écoute du quatuor _ tiens, tiens… _, tant au concert qu’au disque. Sans doute parce qu’on n’écoute pas un quatuor de Haydn, de Beethoven ou de Schubert distraitement _ justement ! Et alors ?.. Préfère-t-on privilégier des écoutes distraites ? Quel paradoxe !! _, comme on peut le faire d’une symphonie ou même d’un opéra qu’on connaît par cœur _ œuvres en effet plus composites et souvent plus bruyantes, et, pour la plupart, moins centrées sur l’essentiel (ces genres de musique s’adressant à un plus large public, ménageant, nécessairement, les capacités variables de durée et intensité d’attention-concentration de celui-ci ; là-dessus, consulter par exemple le significatif brillant pamphlet de Benedetto Marcello, paru à Venise en 1720 : « Le Théâtre à la mode« , qui visait notamment les productions opératiques ainsi qu’instrumentales d’Antonio Vivaldi – Aldiviva…) : existent aussi, bien sûr, de sublimes exceptions parmi ces symphonies et opéras… Sûrement aussi parce que c’est _ le quatuor, donc _ l’essence même de la musique _ mais oui, nous y voilà ! À dimension d’éternité, via le temps de la réalisation par les interprètes et de l’écoute attentive et hyper-concentrée de l’œuvre par l’auditeur… Est-ce alors à dire que cette essence même de la musique devrait être le moins souvent possible approchée, cultivée, et jouie ?.. _, qui s’adresse à l’intime _ voilà ! l’intime directement sollicité, et donc exposé (l’auditeur s’y exposant aussi lui-même) en cette plus intense, et souvent même brûlante, profonde et concentrée, attentive écoute _, qui provoque la part la plus secrète de notre humanité _ absolument ! Cette part-là, ainsi provoquée et touchée, doit-elle donc demeurer le plus possible préservée de notre habitus-fréquentation de mélomane ! Tout cela me surprend ! et presque me choque (j’ai même failli dire me révolte !) sous la plume d’un mélomane aussi avisé, d’expérience (et je dirais même compétent, expert), que’est Jean-Pierre Rousseau… Même si ces hyper-intenses moments d’exposition de soi au plus intime et essentiel de la musique, ne doivent certes pas non plus être galvaudés, banalisés, désensibilisés…

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    Ces derniers temps, j’ai de plus en plus souvent besoin _ oui, je note _ de me ressourcer _ mais oui ! la meilleure des meilleures musiques ressource en effet vraiment ! C’est là une de ses éminentes vertus… _ à l’écoute _ voilà _ de ces chefs-d’œuvre _ soit la crème la plus fine et la plus délectable du meilleur… L’effet de l’avancée en âge sans doute _ oui, bien sûr : aller désormais et de plus en plus à l’essentiel, se délester du poids finalement accablant des poussières du fatras de tout l’inessentiel ; cesser de gaspiller le temps d’écoute (ou de pratique) non infini qui nous reste ; là-dessus, cf le livre à paraître (aux PUF le 28 août prochain) de mon très avisé ami bruxellois Pascal Chabot « Un Sens à la vie _ enquête philosophique sur l’essentiel« , dont je savoure l’envoi très amical des épreuves… ; cf aussi la vidéo (de 64′) de mon entretien avec lui chez Mollat le 22 novembre 2022 à propos de son précédent excellent « Avoir le temps : essai de chronosophie« ... Avant de rencontrer Pascal Chabot lui-même en personne, et à diverses reprises (Bruxelles ne se trouvant pas tout à côté de Bordeaux), j’ai commencé ainsi à faire sa connaissance en le lisant très attentivement : à la lecture, lumineuse pour moi, à sa parution en 2013, de son lucidissime « Global burn-out« … _, la confrontation aussi avec l’évolution irréversible _ toute vie étant bien évidemment de passage (c’est-à-dire mortelle) : non infinie, toute vie (du moins pour les individus appartenant à des espèces sexuées) a eu et aura une fin _ des dégâts de la vieillesse chez ma mère _ la mienne est décédée en sa 101ème année de vie, le 27 octobre 2018 _ qui fête demain ses 97 ans _ fêter la vie est aussi un des grands pouvoirs thaumaturgiques de la musique (du moins celle qui est à son meilleur) ; cf ici mon recueil d’articles de « Musiques de joie« , rédigés au quotidien des jours du confinement du Covid, du 15 mars au 28 juin 2020, à fin précisément de ressourcement alors ainsi, et en priorité (et un ressourcement à partager éventuellement aussi avec qui me lira, puis écoutera cette musique…) : « « … La musique parlant et ressourçant vraiment très directement, oui !

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    Deux coffrets récents comblent mes attentes« …

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    Contribuer si peu que ce soit à partager, d’une manière ou d’une autre, de telles ressourçantes écoutes musicales est vraiment aussi _ et plus que jamais en ces temps disgraciés de barbarie endémique décomplexée… _ très important.

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    Et sur cette question qui me tient tout spécialement à cœur, de la civilisation face à la barbarie, je me permets de renvoyer à mon article « Oasis Versus désert » de 2016 pour le « Dictionnaire amoureux de la Librairie Mollat« , aux pages 173 à 177 :

    …

    OASIS versus désert
    …
    Sans anticiper le réchauffement qui nous promet le climat de l’Andalousie ou celui du Sahel, et même si manquent en ses vastes espaces, lumineux, tout de plain-pied et d’équerre dans leur agencement, les palmiers-dattiers, fontaines-cascatelles et bassins à nénuphars de l’Alhambra de Grenade, l’image de l’Oasis sied admirablement à la librairie Mollat, et aux usages que j’en fais : face au désert qui gagne. Et cela, dans le style du classicisme français, en une ville dont le siècle d’accomplissement est celui des Lumières, et sur le lieu même où un temps habita Montesquieu.
    …
    Oui, la librairie Mollat est bien une luxuriante oasis de culture vivante, résistant au désert (d’absence de culture vraie). D’où mon attachement à elle, comme à la ville de Bordeaux, dont elle est le foyer irradiant de culture qui me convient le mieux : car par elle, en lecteur et mélomane toujours curieux d’œuvres essentielles, j’ai un contact tangible immédiat avec un inépuisable fonds (recelant des pépites à dénicher) d’œuvres de vraie valeur, à lire, regarder, écouter, avec lesquelles je peux travailler, m’entretenir-dialoguer dans la durée. Un peu comme Montaigne s’essayait en sa tour-librairie à ces exercices d’écriture qui feront ses Essais, par l’entretien avec les auteurs dont les voix dans les livres venaient conférer à demeure avec lui, leur lecteur, une fois qu’il fut privé de la conversation sans égale de La Boétie.
    …
    En son sens propre bio-géographique, le désert ne cesse de bouger : il avance-recule en permanence, mais si peu visiblement au regard ordinaire que la plupart de nous n’y prenons garde. Alors quand « le désert croît » (Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra), l’oasis foyer de résistance à la désertification, est-elle d’un vital secours – nourricier, mais aussi succulent ! –, pour tous les vivants dont la vie (et la vie vraie, la vie de culture : à cultiver !) dépend. Contribuer à faire reculer le désert en aidant les oasis à résister, se renforcer-développer, resplendir, est l’essentielle mission de civilisation. A l’envers de (et contre) tout nihilisme, c’est à cette fin que Nietzsche appelle à ce sursaut qu’il nomme « le Sur-humain ».
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    Ainsi en va-t-il des mouvements d’une oasis de culture vraie – expression pléonastique : l’oasis n’existant que d’être, et inlassablement, mise en culture par une minutieuse et très entretenue, parce que fragile en sa complexité, irrigation ; la barbarie s’installe dans l’Histoire quand et chaque fois que sont détruits sans retour les systèmes d’adduction aux fontaines et jardins – comme à Rome ou Istanbul. Et ce qui vaut à l’échelle des peuples vaut à celle des personnes, en leur frêle (improbable au départ) capacité de singularité de personne-sujet, qu’il faut faire advenir contre les conformismes, et aider à s’épanouir. La singularité suscitant la rage de destruction expresse des barbares.
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    Je parle donc ici de la culture vraie (authentique, juste, probe, vraiment humaine) face aux rouleaux-compresseurs – par réalisation algorithmique, maintenant, de réflexes conditionnés panurgiques – de la crétinisation marchande générale, d’autant plus dangereuse que l’imposture réussit – par pur calcul de chiffre de profit, sans âme : les âmes, elle les stérilise et détruit – à se faire passer auprès du grand nombre pour culture démocratique ; et à caricaturer ce qui demeure – en mode oasis de résistance – de culture authentique, en misérable élitisme passéiste, minoritaire, dépassé (has been), comme le serinent les médias inféodés aux marques.
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    Ainsi, en ma ville aimée de Bordeaux – cité classique -, la librairie Mollat – sise le long du decumanus tiré au cordeau de l’antique Burdigala – est-elle cette vitale oasis de culture vraie, tant, du moins, et pour peu qu’elle résiste assez à l’emprise des impostures des livres (et disques) faux ; et il n’en manque pas, de ces leurres jetés aux appétits formatés et panurgiques des gogos consommateurs ! Et là importe la présence effective de libraires-disquaires qui soient de vraies capacités de conseils de culture authentique, et par là, passeurs d’enthousiasmes – quand il y a lieu –, autant que de vigilants traqueurs d’imposture de produits promis à rapide et méritée obsolescence. Cette médiation-là constituant un crucial atout de la dynamique de résistance et expansion de pareille oasis de culture vraie. Mes exigences d’usager sont donc grandes.
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    Sur un terrain plus large, celui du rayonnement plus loin et ailleurs qu’à Bordeaux, de l’Oasis Mollat, j’ai l’insigne chance de disposer, sur son site, d’un blog ami : En cherchant bien _ Carnets d’un curieux, signé Titus Curiosus, ouvert le 3 juillet 2008, où j’exprime et partage en parfaite liberté, mes enthousiasmes – l’article programmatique « le carnet d’un curieux » _ à lire ici _, qui reprenait mon courriel de réponse à Corinne Crabos me proposant d’ouvrir ce blog, n’a pas vieilli.
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    Parfois sur ma proposition, parfois à sa demande, la librairie m’offre de temps en temps, aussi, la joie de m’entretenir vraiment, une bonne heure durant, dans ses salons, avec des auteurs de la plus haute qualité : ce sont les arcanes de leur démarche de création, leur poïétique, qu’il me plaît là d’éclairer-explorer-mettre au jour, en toute leur singularité – dans l’esprit de ce que fut la collection (Skira) Les Sentiers de la création. Podcastables, et disponibles longtemps et dans le monde entier sur le web, ces entretiens forment une contribution patrimoniale sonore consistante qui me tient très à cœur. Pour exemples de ces échanges nourris, j’élis la magie de ceux avec Jean Clair _ lien au podcast _, Denis Kambouchner, Bernard Plossu _ en voici un lien pour l’écoute.
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    A raison de deux conférences-entretiens quotidiens, la librairie Mollat constitue une irremplaçable oasis-vivier d’un tel patrimoine de culture : soit une bien belle façon de faire reculer, loin de Bordeaux aussi, le désert.
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    Voilà pour caractériser cette luxuriante Oasis rayonnante qu’est à Bordeaux et de par le monde entier, via le web, ma librairie Mollat.

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    Et j’ai aussi très à cœur de partager à nouveau, ici, mon enthousiaste compte-rendu de dimanche soir dernier, 19 mai, de l’extraordinaire concert « Durosoir invite Ligeti » du merveilleux Quatuor Tana, au château Mombet à Saint-Lon-les-Mines, en pays d’Orthe, au sud des Landes, pour le « Mai musical Lucien Durosoir 2024 » :

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    « « .

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    Pour un sublime moment d’éternité ressentie et partagée

    par de si extraordinairement belles _ « enchantées«  !.. _ musiques de ces Quatuors de Lucien Durosoir et György Ligeti sous les doigts justissimement inspirés des Tana… 

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    Encore merci, merci, merci !!!

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    Ce vendredi 24 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Andreas Scholl à nouveau superbe dans le « Stabat Mater » d’Antonio Vivaldi : la réussite épanouie du CD « Invocazioni mariane » avec l’Accademia Bizantina dirigée du violon par Alessandro Tampieri…

    Après son déjà très fameux « Stabat Mater«  _ de 1712, à Brescia _ de Vivaldi, avec l’Ensemble 415 de Chiara Bianchini, pour Harmonia Mundi, en 1995,

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    c’est un encore plus merveilleux, mais oui !, « Stabat Mater » d’Antonio Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741) que vient nous offrir un plus expressif et juste que jamais Andreas Scholl (Eltville, 10 novembre 1967)

    en un très réussi CD Naïve 5476 _ enregistré à Anhausen du 27 mai au 3 juin 2022 _, intitulé « Invocazioni mariane« ,

    avec l’excellente Accademia Bizantina placée sous la direction très experte de son premier violon, Alessandro Tampieri,

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    en un programme comportant aussi de belles œuvres vocales de Nicola Porpora (Naples, 10 août 1686 – Naples, 3 mars 1768), Leonardo Vinci (Strongoli di Calabria, 1690 – Naples, 27 mai 1730) et Pasquale Anfossi (Taggia, 5 avril 1727 – Rome, février 1797) ;

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    ainsi que le Concerto pour violon en si bémol majeur de Giovanni-Battista Pergolese (Jesi, 4 janvier 1710 – Pozzuoli, 16 mars 1736).

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    Mais un peu étrangement manque à l’appel (!) en ce CD-ci la Sonate IV en do mineur Op. 1 d’Angelo Ragazzi (Naples, 1680 – Vienne, 17 octobre 1750), pourtant annoncée dans le livret à la page 9, et qu’Alessandro Tampieri présente précisément comme un « hommage à l’œuvre de Pergolese, qui venait de mourir très jeune« …

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    Avec ce merveilleux « Stabat Mater« -ci de Vivaldi par un Andreas Scholl en forme superlative _ « l‘exécution doit être aussi simple et naturelle que possible« , déclare celui-ci très justement dans le livret de ce CD ; et il y réussit… _,

    un CD en effet très réussi !

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    Ce mercredi 10 avril 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa