Étiquette : Belus

  • Puissance et génie de deux chefs d’oeuvre incisifs de deux compositeurs éblouissants du XXe siècle : le Quatuor n°3 (de 1934) de Lucien Durosoir et le Quatuor n°1 (de 1954) de György Ligeti, par un stupéfiant d’intelligence et sensibilité Quatuor Tana pour un très marquant concert « Durosoir invite Ligeti » au Festival Lucien Durosoir (Mai musical 2024) en Chalosse… Une révélation pour beaucoup et un émerveillement pour chacun !

    C’est d’un éblouissant concert du plus-que-parfait Quatuor Tana _ Antoine Maisonhaute, Ivan Lebrun, violons ; Takumi Nozawa, alto ; Jeanne Maisonhaute, violoncelle : merveilleux d’incisivité et grandeur-puissance tragique ; cf aussi cette éclairante présentation de leur travail d’Ensemble, réalisée par Antoine Maisonhaute, et intitulée « Des Racines pour horizons nouveaux« , en date du 7 avril 2017… _ que je rentre ce soir, de Saint-Lon-les-Mines _ au château de Mombet _, non loin de Belus, en Sud-Chalosse

    _ cf mon article de présentation de ce « Mai musical Lucien Durosoir » en pays d’Orthe, en date du 16 mars dernier : « « … _,

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    comblé de sublimissime transcendante musique ; et avec quelle merveille d’interprétation lumineuse !, incarnation splendidissime, devrais-je dire, de la part de ces musiciens absolument investis, intelligents et sensibles, et si magistralement justes en leur compréhension des œuvres, du Quatuor Tana :

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    le Quatuor n°3 (de 1934 _ écoutez-ici le podcast (de 9′ 52) de son formidablement survolté et décapant premier mouvement par le Quatuor Diotima en son CD pionnier des 3 « Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir, le génial CD Alpha 125, enregistré à La Borie en Limousin en décembre 2007 ; et cf là-dessus mon article de découverte éblouie « Musique d’après la guerre«  en date du 4 juillet 2008… _) de Lucien Durosoir (Boulogne-sur-Seine, 5 décembre 1878 – Belus, 4 décembre 1955),

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    associé _ « en miroir«  : sur une géniale intuition de Luc Durosoir lui-même… _ au Quatuor n°1 (de 1954 _ écoutez-ici le podcast (de 20′ 41) de ce magistral Quatuor n°1 « Métamorphoses nocturnes » dans l’enregistrement de l’Arditti String Quartett, à Londres du 13 au 15 juillet 1994… ; les péripéties subies par cette œuvre magistrale de Ligeti avant de pouvoir être enfin publiée, n’étant pas sans me rappeler l’extraordinaire récit « Le Refus«  d’Imre Kertesz (Budapest, 9 novembre 1929 – Budapest, 31 mars 2016), cet écrivain majeur, Prix Nobel de Littérature en 2002, auquel j’ai consacré sur mon blog de nombreux détaillés articles, dont mon très long travail « Lire « Liquidation » d’Imre Kertész » (cf mon article «  » du 8 novembre 2022… _) de György Ligeti (Dicsőszentmárton, 28 mai 1923 – Vienne, 12 juin 2006) :

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    deux chefs d’œuvre intensément puissants _ quelle hauteur de stature !!! _ de la musique du XXe siècle.

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    Avec, en généreux bis par les Tana, les très belles Variations n°5 (« Blood Oath« ) du Quatuor n°3 « Mishima » (de 1985) de Phil Glass (Baltimore, 31 janvier 1937), et comme pour conclure un peu plus en douceur (!) ce magistral programme _ cf ici une vidéo (de 3′ 02) de ce morceau par les Tana en date du 21 juin 2019…

    Des Tana, je possède personnellement leurs 2 CDs consacrés aux Quatuors de Phil Glass :

    le double CD Megadisc Classics « Philip Glass – Seven String Quartets by Tana Quartett » (n°1 à n°7), enregistré à La Grande des Villarons et paru en 2018, et le CD SND 22020 « Philip Glass – Tana Quartet » enregistré à Arras en septembre 2020, et comportant les Quatuors n°8 et n°9 « King Lear », ce dernier spécialement composé pour les Tana par Philip Glass…

    Ainsi que le CD Megadisc classics MDC 7877 « Steve Reich – WTC 9/11 – Different trains« , enregistré au Studio Acoustique en juin 2016.

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    À mon modeste avis,

    cette brillantissime performance des Tana, ce dimanche après-midi du 19 mai 2024 au Château Mombet de Saint-Lon-les-Mines (Landes), dépasse en puissance et beauté celles des enregistrements fondateurs des Diotima, en 2007, et Arditti String Quartett, en 1994 !..

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    En forme de confirmation, en quelque sorte, que ces deux extraordinaires chefs d’œuvre de Lucien Durosoir (de 1934) et György Ligeti (de 1954), sont bel et bien devenus désormais rien moins que de très évidents classiques du XXe siècle…

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    Le public nombreux, extrêmement attentif et investi en son écoute, et transporté par cette génialissime musique, et tout particulièrement conquis par cette double somptueuse révélation (Durosoir – Ligeti) de cette extraordinaire réalisation si merveilleusement incisive des Tana_ quel cadeau ! _, était aux anges…

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    Ce dimanche 19 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Naissance, ce mois de mai 2024, du Festival Lucien Durosoir « Mai musical 2024 », autour de Bélus, en pays d’Orthe, pour des oeuvres magnifiques données ici en miroirs ; ou le constat renouvelé de la sidérante singularité Durosoir…

    Une magnifique initiative

    pour honorer un compositeur à la très forte personnalité musicale.

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    De: « Georgie Durosoir »

    Objet: Naissance d’un festival

    Date: 14 mars 2024 à 09:50:43

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    Chers mélomanes, chers amis,

    Nous avons le plaisir de vous annoncer la création d’un festival de musique de chambre consacré à la mémoire de Lucien Durosoir (1878 – 1955). Nous l’inaugurons par le Mai Musical 2024 dont vous trouverez le détail ci-dessous.

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    Lucien Durosoir a maintenant conquis la place qui lui  revient dans le concert des grands de l’histoire de la musique. Il est légitime de lui dédier un festival. Celui-ci se tiendra en Pays d’Orthe, dans le pourtour du village de Bélus auquel il lia son destin à son retour de la Grande Guerre, et où il fonda sa famille. Nous avons choisi l’idée du « Miroir », une manière de mettre Lucien Durosoir face à ses contemporains _ voilà ! Sa musique démontre ainsi d’elle-même que cette place n’est pas usurpée. Nous espérons vous retrouver nombreux à ces événements qui enrichiront la vie culturelle de notre région.

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    Georgie et Luc Durosoir.

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    Musique de chambre en Pays d’Orthe

                 Festival Lucien Durosoir »

             « Mai Musical » 2024

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    Dimanche 5 mai 2024 : « Sonates en miroir »

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    Sonates pour violoncelle et piano de Claude  Debussy et de Lucien Durosoir

    Duo Stanislas Kim, violoncelle et Marie Günter, piano

    Château de Monbet (Saint Lon les Mines, 40300)

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    Dimanche 12 mai 2024 : « Scherzando ! »

     

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    Le scherzo, avec sa fantaisie, inspirera « Les Gabriëles », quatuor à cordes

    Scherzos de Fritz Kreisler, Lucien Durosoir, Henryk Wieniawski, Quatuor de Claude Debussy

    Château de Monbet (Saint Lon les Mines, 40300)

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    Dimanche 19 mai 2024 : « Durosoir invite Ligeti »

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    Durosoir Quatuor n° 3 et Ligeti Quatuor n° 1 par le Quatuor Tana

    Château de Monbet (Saint Lon les Mines, 40300)

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    Samedi 25 mai 2024 : « Trio/miroir »

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    Trios de Debussy, Durosoir, Lili Boulanger par le Trio Ernest,

    Église de Bélus (40300)

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    Tous les concerts ont lieu à 16 heures

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    Réservations ouvertes à partir du 15 avril

    maimusicalLD@gmail.com

    Ou : 06 80 89  63 34

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    Voilà une passionnante initiative, avec de jeunes ensembles de musiciens prometteurs ou déjà confirmés.

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    Ainsi, du Quatuor Tana, je possède pour ma part 4 magnifiques CDs :

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    _ le double CD « Seven » des sept premiers Quatuors de Philip Glass,

    _ le CD « King Lear » des Quatuors n° 8 et 9 de Philip Glass,

    _ et le CD « WTC 9/11 » de Steve Reich…

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    Du Quatuor n°1 (composé en 1953-1954) de György Ligeti (1923 – 2006),

    je possède deux interprétations au disque par le Quatuor Arditti, enregistrées toutes deux à Londres, en 1978, pour le label Wergo _ j’en possède la « special edition«  de 2006 : le CD WER 6926 2 _, et 1994, pour le label Sony Classics_ en formation en partie modifiée : si Irvine Arditti, premier violon, et Rohan de Saram, violoncelle, sont des deux enregistrements de 1978 et 1994, dans celui de 1994, Lennox Mackenzie, second violon, et Levine Andrade, alto, de l’enregistrement de 1978, ont cette fois été remplacés par David Alberman et Garth Knox ; cette interprétation de 1994 (disponible dans le coffret « György Ligeti – Works » de 9 CDs dans la ré-édition-anniversaire de 2010 que je possède : Sony 88697616412) est sidérante d’incisivité et beauté ! C’est magistral !!! _ ; écoutez-ici cette seconde interprétation de 1994 (d’une durée de 20′ 41), elle est spendidissime…

    Ainsi que deux autres interprétations, l’une par l’Artemis Quartet enregistré à Cologne, en 1999 _ dans le CD « Ligeti – String Quartets 1 & 2« , Erato 0946 3369 34 2 5 _, et l’autre par le Quatuor Béla enregistré à Grange des Villarons en 2012 _ dans le CD « György Ligeti – Métamorphoses intimes« , Æon AECD 1332…

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    Et il me faut ajouter ici que ce sont mes échanges avec Karol Beffa _ cf son important « György Ligeti » paru chez Fayard en mai 2016 : un magnifique travail  que j’ai dévoré à sa sortie…  _ qui ont aiguillé ma curiosité vers l’œuvre, magistral en effet, de György Ligeti…

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    À partager,

    et bien sûr à suivre…

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    Francis Lippa

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    Des confrontations « en miroirs » passionnantes.

    …

    Et bravo pour un choix si judicieux de programmes de concerts afin de mettre si bien en valeur l’idiosyncrasie puissante de l’œuvre de Lucien Durosoir

    _ cf ma contribution « «  au Colloque « Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » qui s’est tenu les 19 et 20 février 2011 au Palazzetto Bru-Zane à Venise ; ainsi que mon article du 23 juin 2020 à propos des trois stupéfiants Quatuors de Lucien Durosoir ; « « … _,

    mises ainsi en regard de quelques uns de ses plus excellents contemporains, tant compositeurs que violonistes :

    Henrik Wienawski (1835 – 1880), Claude Debussy (1868 – 1918), Lili Boulanger (1893 – 1918), Fritz Kreisler (1875 – 1962), György Ligeti (1923 – 2006)…

    …

    Et c’est bien cette très marquante singularité (ou idiosyncrasie), en son siècle, de Lucien Durosoir, à laquelle j’avais consacré la première de mes deux contributions de recherche et analyse au colloque du Palazzetto Bru-Zane à Venise, en février 2011 : «  » _ la seconde de ces deux contributions miennes au colloque de Venise étant : « La poésie inspiratrice de l’œuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes« …

    …

    …

    Ce samedi 16 mars 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la joie illuminatrice des sidérants 3 Quatuors à cordes de Lucien Durosoir, en 1920, 1922 et 1934

    Ce dimanche du second tour des Élections municipales 2020,

    …

    voici le 106e article de la série de mes « Musiques de joie« ,

    que j’ai inaugurée le dimanche 15 mars dernier, jour du premier tour de ces mêmes Élections municipales,

    en prévision du confinement qui allait venir le mardi suivant, 17 mars :

    …

    et dans le but de vivre le mieux possible _ en musique de joie ! et en fonction des ressources à enfin un peu mieux classer (!) de ma discothèque… _ la situation de réduction de l’espace domestique quotidien.

    …

    Et la musique a, de fait, ce formidable pouvoir illuminant !

    …

    …

    Je pense donc à ce choc important que fut pour moi, au mois de juin 2008, la réception du CD Alpha 125

    des 3 Quatuors à cordes de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima ;

    …

    l’enregistrement avait eu lieu à La Borie, en Limousin, en décembre 2007.

    …

    …

    Et je viens de procéder à une présentation un peu (!) améliorée

    (tout en conservant, aussi _ documentairement _, la version originelle du 4 juillet 2008),

    de mon article d’ouverture de ce blog En cherchant bien _ juste après l’article programmatique  _

    intitulé .

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    Car ce fut pour moi un choc bouleversant que de découvrir ces 3 Quatuors à cordes sidérants de Lucien Durosoir

    (Boulogne-sur-Seine, 1878 – Bélus, 5 décembre 1955),

    composés en 1920, 1922 et 1934.

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    Rencontre d’une musique et d’une œuvre

    qui devait m’amener, deux ans et demi plus tard, à proposer deux contributions

    au Colloque Un Compositeur moderne né romantique : Lucien Durosoir (1877 – 1955) du Palazzetto Bru-Zane, à Venise, les 19 et 20 février 2011 :

    …

    Une poétique musicale au tamis de la guerre : le sas de 1919 – la singularité Durosoir

    et

    La Poésie inspiratrice de l’œuvre musical de Lucien Durosoir : romantiques, parnassiens, symbolistes, modernes

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    …

    Voici le podcast du sidérant premier mouvement, noté Ferme et passionné,

    du génialissime 3éme Quatuor à cordes, en Si mineur, de Lucien Durosoir (de 1934)…

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    Voici aussi la vidéo de l’intégralité du second Quatuor à cordes, en Ré mineur, de Lucien Durosoir (de 1922),

    par le jeune Quatuor Mettis,

    en finale du concours international de Quatuors à cordes de Bordeaux, en mai 2016 :

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    le départ du Quatuor de Durosoir se situe à 10′ 35 du départ de cette vidéo…

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    Des chefs d’œuvre éblouissants de la musique du XXe siècle,

    qui vous désobstruent les oreilles incurieuses.

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    Ce dimanche 28 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le monument Durosoir à Belus, par Aitor de Mendizabal

    L’édition d’hier mercredi 8 mai de Sud-Ouest Sud des Landes

    a témoigné de l’inauguration, dimanche 5 mai, à 11 heures,

    du monument élevé, tout à côté de la mairie de Belus, et face aux Pyrénées,

    à Lucien Durosoir, compositeur (1878 – 1955),

    par le sculpteur plasticien Aitor de Mendizabal…

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    Un monument pour un musicien engagé

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    A LA UNE, LANDES, BÉLUS

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    Publié le 08/05/2019 à 3h51 par Maïté Labeyriotte.
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    Un monument pour un musicien engagé

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    Un monument pour un musicien engagé

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    Les intervenants de la matinée devant le monument Durosoir.

    PHOTO M. L.

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    Dimanche, a eu lieu la rencontre sublime de deux talents. L’un, Lucien Durosoir, fut un violoniste de renommée internationale, avant de devenir compositeur. Il s’installa à Bélus _ en 1926 _, où il mourut en 1955. L’autre, Aitor de Mendizabal, est un artiste peintre et sculpteur espagnol reconnu dans le monde entier. Il vécut quelque temps à Bélus avant de rejoindre son cher Pays basque _ Arcangues, ce n’est pas loin _, récemment.
    On doit à Luc Durosoir, le fils du compositeur, et à Georgie, son épouse, d’avoir remis en lumière les œuvres de Lucien Durosoir et d’avoir proposé, avec l’association Megep (Musiciens entre guerre et paix), d’ériger un monument pour rappeler l’engagement du musicien pour la mémoire des soldats de la Grande Guerre, mais aussi pour la paix. Pour cela, ils ont fait appel à Aitor, artiste qui partage ces mêmes valeurs.

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    On a donc procédé, dimanche, à l’inauguration de ce monument symbolique, en présence du député Boris Vallaud et de Pierre Ducarre, président de la Communauté de communes d’Orthe et Arrigans. Daniel Dufau, le maire _ de Bélus _, s’est félicité de l’adhésion de la municipalité à ce projet, le monument étant implanté sur un terrain communal, entre le tilleul, arbre de la liberté planté en 1989, et les plants de vigne en hommage à François Baco _ longtemps instituteur à Bélus.
    Rachel Durquéty, vice-présidente en charge de la culture au Conseil départemental – représentant Xavier Fortinon, président – mais surtout Bélusienne attachée à son village, s’est exprimée « avec une émotion particulière et encore plus d’humilité que d’habitude, en ce moment particulier qui se joue dans un petit village de moins de 700 habitants. » Elle a souligné l’importance de l’art dans notre époque et le choix du Département de « sanctuariser » le budget consacré à la culture et au patrimoine.
    Enfin, le Megep avait confié à trois invités le soin de raconter les parcours de ces deux talents honorés ce jour-là. Alain Faber, président de l’association Mémoires du Mont-Valérien, a situé sa rencontre (posthume) avec Lucien Durosoir et son œuvre à travers son compatriote havrais, André Caplet, qui appartenait au groupe de musiciens Le Quintet du général, pendant la Grande Guerre.

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    Liens franco-espagnols

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    Son Excellence Alvaro Alabart, consul général d’Espagne à Bayonne, a salué son compatriote Aitor _ de Mendizabal _ et a retracé sa carrière, son « voyage à l’Italie de la Renaissance », à l’instar des grands artistes de l’histoire, où il s’est formé à l’École de Rome, à Carrare. Dès 1979, il gagne, à Saint-Sébastien, le prix des Jeunes sculpteurs et, en 2007, engagé aux côtés de son peuple, il remporte le prix de la Ville de Saint-Sébastien pour son monument en hommage aux victimes du terrorisme.
    Alvaro Alabart a consacré une partie de son intervention aux liens qui unissent la France et l’Espagne, avec plus de 11 millions de touristes français chaque année en Espagne et plus de 3 millions d’hispanophones dans le système scolaire français.

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    Le mot de la fin est revenu à Benoît Duteurtre, écrivain et spécialiste musical (tenant aussi une rubrique sur France Musique _ l’excellente émission hebdomadaire de 90′, le samedi matin, de 11 heures à 12 h 30, consacrée à la chanson française et l’opérette _) qui a fait partager sa connaissance de la musique de l’époque de Lucien Durosoir, rappelant _ au passage _ ses liens avec le monde musical allemand d’avant-guerre _ avant 1914. Il rappela aussi que Lucien Durosoir ne fit pas jouer ses œuvres _ en partie _ inspirées par sa période de guerre _ effectuée dans les tranchées _ et que l’on doit à son fils _ Luc Durosoir ; et à sa belle-fille, Georgie Durosoir _ de les avoir sorties de l’ombre. Une affirmation gravée sur le monument, avec ces mots de Saint-Exupéry : « Mais n’espère rien de l’homme s’il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité ».

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    Cette cérémonie d’hommage à Bélus

    a été accompagnée par la publication d’un très beau livre _ aux Éditions FRAction _,

    La Chaîne de création Lucien Durosoir – Aitor de Mendizabal 1919 – 2019

    et du premier CD d’œuvres symphoniques de Lucien Durosoir,

    Dejanira, soit le CD Cascavelle VEL-1568.

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    Cf mes deux articles : 

    et

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    Ce jeudi 9 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa