Étiquette : Blog En cherchant bien

  • Et la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024, au Stade de France…

    Et en complément à mon article d’avant-hier 12 août « « ,

    …

    cet article-ci « La cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024 : Liberté, Egalité, Universalité« 

    d’hier 13 août 2024,

    de la plume de Jean-Luc Clairet, sur le site de ResMusica :

    …

    …

    Instagram

    …

    …

    Quinze jours après une cérémonie d’ouverture _ très réussie ! _ qui n’a toujours pas fini de faire couler encre et salive, la cérémonie de clôture, en dépit de quelques aléas, et de quelques longueurs inhérentes au genre, brandit haut rien moins qu’une devise de bientôt deux cents ans d’âge : celle de la France.

    …

    …

    …

    …

    Quoique l’unisson des commentateurs s’acharne à faire accroire, il y aura bien eu deux types de spectateurs des Jeux Olympiques : ceux qui en auront suivi l’intégralité, friands de performances sportives, et ceux qui se seront contentés de leurs cérémonies d’ouverture et de clôture, curieux de voir ce que , metteur en scène qu’ils avaient apprécié au théâtre, à l’opéra, allait faire de deux soirées destinées à être scrutées dans le monde entier. La première, très voyageuse et d’une audace folle, a fait frissonner jusqu’en France, ce qui ne manque pas d’étonner dans le pays qui a fait du concept de laïcité le maître-mot élémentaire du « Vivre ensemble ». La seconde, quasi-cantonnée dans un seul lieu, sera apparue plus sage même si tout aussi rassembleuse, des 70 000 spectateurs présents dans le Stade de France aux millions d’autres rivés sur leurs écrans trois bonnes heures durant.

    …

    …

    Depuis le 26 juillet, la barre était de toutes façons placée très haut, ainsi que le rappelle, sur une musique qui n’est pas sans rappeler l’Adagio de Samuel Barber, un prologue alignant les moments hauts en couleur de la cérémonie d’ouverture, dont l’émotion immédiate qu’ils suscitent en dit long sur la place déjà mythique que celle-ci occupe dans la mémoire collective, de cette cavalière nocturne chevauchant la Seine sans dévier de sa route jusqu’à cet embrasement de la vasque olympique qui ne déparerait pas le finale de La Walkyrie !

    …

    …

    Le Prologue, d’emblée dédié à la jeunesse, séduit avec deux noms encore inconnus du grand public un an plus tôt. La virevoltante Zaho de Sagazan, concentré de grâce _ tristounette, pour ne pas dire funèbre, à mon goût, et manquant singulièrement de voix… _ incarnée en noir et blanc, accompagnée par le Chœur adolescent de l’Académie Hendriks-Haendel dirigé par Jean-Christophe Spinozi, relit _ bien piteusement _ le Sous les ponts de Paris d’Edith Piaf. La nouvelle future « personnalité préférée des Français », le poisson humain Léon Marchand (quadruple médaille d’or) refait faire le parcours inverse à la flamme olympique, du Jardin des Tuileries au Stade de France où il l’éteindra de son souffle.

    …

    …

    Entre-temps musique et sport se seront épaulés sans relâche. Face à la tribune présidentielle, Zahia Ziouani dirige son Orchestre symphonique Divertimento, né à quelques encablures du stade. La diversité musicale, surtout festive, aura quant à elle été toute relative, avec un répertoire classique clairement à l’arrière-plan _ en effet ! _ : un Fauré inconnu, une pincée des Sirènes de Debussy, une Marseillaise dont l’idéale flamme berliozienne n’a pas été préférée à celle, aux angles plus arrondis, de Victor Le Masne, compositeur de la bande-son de ces JO, notamment de Parade, refrain repris comme un mantra, en signature musicale de ces jeux 2024.

    …

    …

    Sur le sol du Stade de France, on découvre la pièce maîtresse de la soirée : le planisphère dessiné au sol par la scénographe Emmanuelle Favre, sorte de microcosme du monde, avec ses cinq continents stylisés et reliés par des passerelles. La levée des couleurs du drapeau français donne le la de l’invasion du planisphère par les étendards de tous pays, portés par les athlètes : un moment dont le confraternel coloré réalise le temps d’un soir le rêve d’une seule nation, mais dont le versant micro-trottoir s’avère sur la durée un brin lassant _ ouais _ avec sa pléthore de saluts, de sourires, de cocoricos et de biceps brandis face caméra. On avait entendu France Gall et Philippe Katherine le 26 juillet : le 11 août, on entendra Johnny Hallyday (dont le Que je t’aime semble faire aujourd’hui fonction d’hymne national bis), Michel Polnareff, on s’époumonera avec Charles Aznavour, Joe Dassin, Freddie Mercury au moment du karaoké géant souhaité par un Jolly qui aura même réussi à faire du public une seule nation chantante. On remercie longuement les 45 000 volontaires qui ont joué les bénévoles et sans lesquels l’événement n’aurait tout simplement pas pu avoir vu le jour. Avant que la soirée soit interrompue par un clip (il y en aura d’autres, comme celui consacré au voyage incroyable de la flamme dans les plus beaux sites de France) consacré au Marathon pour tous où chacun aura pu s’élancer dans Paris sur les traces des athlètes, on remet ensuite longuement, très longuement, trop longuement, les dernières médailles de ces JO 2004, celles du marathon féminin. Même la quadruple ceinture de projecteurs implantés aux différents étages du lieu semble frétiller d’impatience…

    …

    …

    …

    …

    Ce n’est qu’au bout d’une heure quinze, à la tombée de la nuit, que le Stade de France peut enfin entamer sa mue. Le corps cultivé n’est rien si le cerveau ne l’est pas : ce sera la mission des quarante minutes de Records, la partition cosmique de Clément Mirguet, que de parvenir à faire vibrer la fibre culturelle des aficionados.  Doublement bien nommé, Records évoque le record sportif mais aussi, en anglais, Golden Voyager Record, le disque, celui que le monde a envoyé en 1977, via la navette Voyager, aux confins de l’univers, afin de faire connaître le génie humain à d’éventuels extraterrestres. C’est l’un d’eux (très différent de celui dont le réalisateur John Carpenter avait fait en 1984, le héros de son très touchant Starman) que, dans un futur lointain, et dans un foisonnement de lasers qui avait déjà transcendé son récent Starmania, Thomas Jolly fait atterrir du toit du Stade de France sur le planisphère déserté, abandonné aux caprices des seuls quatre éléments : ce Golden Voyager, incarné par le danseur-contorsionniste Arthur Cadre, fascinant insecte d’or immatériel magnifié par la patte du costumier Kévin Germanier, découvre, épars sur les cinq continents, les cinq anneaux olympiques, qu’une armée d’hommes de Vitruve surgis du sol, tombés du ciel (des performeurs du parkour, du street show, du break dance, du cirque et les gymnastes de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris), et chorégraphiés par Kévin Vivès, va réunir à nouveau, dans l’esprit qui anima Pierre de Coubertin en 1894 quand il décida de réanimer la flamme allumée dès les premiers jeux à Olympie 28 siècles plus tôt. Les JO, alors synonymes de trêve dans le quotidien _ au moins, voilà _ déjà houleux des hommes et des femmes de la planète, ambitionnaient rien moins que d’ouvrir les âmes au sentiment du respect mutuel, base de l’entente entre les hommes. Le passage obligé de l’Hymne grec fait se lever des sables du Temps la Victoire de Samothrace. met aussi les spectateurs en scène, faisant de ces derniers la toile de fond en mouvement des fresques qui ornent les vases antiques au moyen de bracelets led. Malgré de superbes plans télévisuels vus du ciel, la caméra semble quelque peu débordée par la sombre beauté du moment, ignorant quasiment les volutes des toiles en folie s’agitant à la surface des continents.

    …

    …

    Cette performance esthétique gravit un cran à l’apparition d’un piano s’élevant à la verticale sous les doigts d’Alain Roche, vêtu pour le second instant classique de la soirée d’une longue houppelande noire tissée avec des bandes de cassettes VHS ! Le pianiste suisse accompagne Benjamin Bernheim, accouru de Salzbourg, deux jours avant la première des Contes d’Hoffmann mis en scène par Mariame Clément, pour faire découvrir à la planète entière l‘Hymne d’Apollon, le plus ancien de la Grèce Antique, daté du IIème siècle avant notre ère, et harmonisé au XIXème par . Dès les premiers mots (Ô Muse de l’Hélicon), on fond à l’écoute _ mais pas assz sonore ! _ du style ardent et gracieux du ténor français que Jolly a mis en scène dans Roméo et Juliette :  ce très prenant oasis intemporel, véritable instant suspendu, apporte au sidéral Records de l’émotion qui fait défaut au caractère mystico-tribal de sa partition.

    …

    …

    Une fois les anneaux olympiques réunis, la touche française de jadis, Debussy et Fauré, fait place à la French Touch d’aujourd’hui : (la BO de The Virgin Suicides), (le Nightcall de Drive avec une entrée remarquée d’Angèle), le rappeur cambodgien VannDa et le groupe , quelque peu débordé par la ferveur envahissante des athlètes qui franchissent spontanément les limites du plateau avant d’être plusieurs fois rappelés à l’ordre.

    …

    …

    Parade poursuit son siège au forceps des cerveaux pour annoncer les allocutions vibrantes de Tony Estanguet « On voulait des images fortes… Paris est redevenu une fête… On s’est réveillé dans un pays de supporters déchaînés qui ne veulent plus s’arrêter de chanter… » et fortes de Thomas Bach : « Vous avez vécu ensemble en paix sous un même toit… vous vous êtes embrassés… vous vous êtes respectés malgré les guerres et les conflits qui déchirent vos pays… Vous avez créé une culture de la Paix… Les JO ne peuvent instaurer la Paix mais ils sont une œuvre de paix… Les premiers JO placés sous le signe d’une parfaite parité hommes/femmes… Ce furent des JO d’une nouvelle ère.»

    …

    …

    Entonné par la Maîtrise de Fontainebleau, l’Hymne Olympique composé par sert de transition vers la dernière partie de la cérémonie : la maire de Paris, Anne Hidalgo, visiblement comblée, passe symboliquement le drapeau olympique à Karen Bass, maire de Los Angeles, où la flamme olympique se rallumera en 2028. Tandis que Her, étoile montante en son pays, fait retentir le Star Sprangled Banner, les projecteurs pivotent vers le sommet du Stade, où les attendait, en chair et en os, prophétisé par de dommageables divulgâchages, Tom Cruise soi-même, se lançant en rappel dans le vide ! Ironie du sort : tandis que le présentateur-télé évoque les missions impossibles qui ont fait la gloire de l’acteur-cascadeur américain, on assiste aux vaines manœuvres de ce dernier pour libérer le drapeau aux 51 étoiles prévu pour rendre plus flamboyante encore sa vertigineuse descente. Un aléa qui ne l’empêche pas de courir à travers la foule des athlètes dont il serre les mains, qu’il embrasse, d’investir la scène, de s’y emparer du drapeau olympique, de s’enfuir avec lui à moto à travers Paris, de monter avec son engin dans la soute d’un avion qui le conduit à Hollywood, de rouler à tombeau ouvert au sommet de la mythique colline où il peut enfin rajouter trois anneaux aux deux O qui dominaient déjà la célèbre cité du cinéma ! Une bande-annonce digne d’un blockbuster pour signifier que c’est bien sur la Côte Ouest des États-Unis que la flamme que Léon Marchand va éteindre se rallumera. Une Côte Ouest où, en attendant, dos au Pacifique, sur une scène beaucoup plus spartiate _ cheap… _ que le planisphère de Thomas Jolly, défilent quelques gloires de la scène musicale du moment : Red Hot Chili Peppers, Billie Eilish, Snopp Dog, Dr Dre.

    …

    …

    Retour au Stade de France pour un dernier mot français, et non des moindres. Après que l’on a annoncé que la fête allait continuer avec les tout prochains Jeux Paralympiques, voici que, partie du continent australien, s’avance en direction du continent américain, une dernière interprète, , aussi classieusement sanglée de noir que Céline Dion l’était de blanc au finale de la cérémonie d’ouverture. Avant d’être couronnée par le point final d’un feu d’artifice qui n’est pas sans donner au Stade de France des allures de gâteau d’anniversaire, avant un dernier Parade de pour la route, la chanteuse déroule sobrement la chanson que Jacques Revaux composa en 1967 pour Claude François, My Way. Un ultime, très parlant, et très émouvant symbole que de faire chanter cette chanson, par , chanteuse française qui, bien qu’adoubée aux Victoires de la Musique 2021, puis intronisée en Marraine de la Francophonie par Emmanuel Macron soi-même, avait préféré s’exiler en Belgique en raison du passé colonial français, avant de revenir à Paris. De l’ouverture à la clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024, Thomas Jolly, décidément l’homme de la situation _ oui _, aura jusqu’au bout fait en sorte que son pays, la France, remporte la plus belle des médailles d’or : celle de l’universalisme.

    …

    …

    Crédits photographiques :  photos 1 et 3 © Paris Olympics ; photo 2 @ Paris Olympics 2024 PA Media – Alamy

    …

    Modifié le 14/08/2024 à 10h41

    …

    …

    Dont acte.

    …

    …

    Ce mercredi 14 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et à nouveau à propos de l’excellent et encore bien trop méconnu Alexandre Tansman (1897 – 1986) et l’emballant CD « Tansman cosmopolite » du Novi Piano Duo, pour le label Dux…

    Et à nouveau à propos de l’excellent et encore bien trop méconnu Aleksander Tansman (Lodz, 11 juin 1897 – Paris, 15 novembre 1986),

    …

    et comme en confirmation de mon article du 17 mai 2024 « « 

    _ dans lequel je citais le parfait article très justement enthousiaste « L’enfant terrible » de Jean-Charles Hoffelé, en date du 13 mai précédent : c’est lui qui m’avait appris l’existence de cet emballant et épatantissime CD Dux 1969 « Tansman cosmopolite« … _,

    …

    …

    voici ce mardi 13 août 2024, ce bon article-ci de Jean Lacroix « Deux pianos pour le cosmopolitisme d’Alexandtre Tansman » sur le site de Crescendo Magazine :

    …

    …

    Deux pianos pour le cosmopolitisme d’Alexandre Tansman

    …

    …
    LE 13 AOÛT 2024 par Jean Lacroix
    …
    …
    …
    …

    Alexandre Tansman (1897-1986) :

    Le Train de nuit ; La Grande Ville ; Fantaisie sur les valses de Johann Strauss ; Trois Fugues ; Introduction et Fugue. Duo Novi. 2023.

    Notice en polonais et en anglais.

    54.20.

    Dux 1969.

    …

    …

    Le label Dux avait déjà proposé un programme consacré à des pages pour deux pianos d’Alexandre Tansman en 2021. Centré sur de grandes cités pianistiques, témoignages de la carrière internationale de ce compositeur polonais qui a vécu en France où il est devenu, dans les années 1920, un ami du Groupe des Six, et s’est produit, en sa qualité d’excellent pianiste, en Europe, aux Etats-Unis, en Asie et au Moyen-Orient, Il était confié au Duo Baayon. Nous renvoyons le lecteur à notre article du 13 juillet 2022 pour de plus amples détails biographiques. Rappelons que né dans une famille juive à Łodz, où il a étudié ainsi qu’à Varsovie, Tansman a été un inlassable voyageur et a laissé un catalogue de plus de trois cents œuvres. Il s’exila à Hollywood pour échapper au régime nazi et revint en France en 1946 pour s’y fixer définitivement. C’est à l’intention de son épouse Colette, fille du compositeur et contre-amiral Jean Cras, trop tôt disparue (en 1953, âgée de 44 ans), qu’il a écrit la plupart de ses partitions pour duo de pianos.

    …

    …

    Le présent programme débute par une page très imagée de 1951, intitulée Le Train de nuit, dont le contenu s’inspire sans doute de souvenirs ferroviaires que Tansman a engrangés au cours de ses nombreux déplacements _ de par le monde entier. Destiné à un ballet du danseur et chorégraphe allemand Kurt Jooss (1901-1979), ce parcours léger _ mais absolument emballant ! _, d’un peu moins de dix-huit minutes, se compose de plusieurs micro-sections diversifiées et animées, dont on apprécie l’originalité ; elles évoquent notamment les rythmes du voyage, modérés ou pleins de vitalité. Celle-ci se retrouve, agrémentée d’effets de jazz _ oui _, après la découverte de Gershwin _ oui, oui _, dans La Grande Ville, qui date de 1935, et est à l’origine un ballet en trois tableaux, destiné lui aussi à Kurt Jooss. Tansman en a transcrit trois courts moments pour deux pianos ; il y rappelle les dangers que représente pour la jeunesse une cité comme New York, dans une atmosphère emballante _ voilà le qualificatif décisif ! _, typique du jazz américain, charleston y compris.

    …

    …

    Tansman était épris de Vienne et de son atmosphère particulière. En 1961, après le décès de son épouse, il écrit une Fantaisie sur les valses de Strauss, haute en couleurs et en sensations dansantes. On y reconnaît, entre autres thèmes, celui de la Valse de l’empereur, le tout dans une atmosphère narrative élégante et de bon goût, sans négliger _ en effet _ un humour simple et léger. Les Trois Fugues de 1942 sont de brefs morceaux où apparaissent quelques dissonances, entre expressivité, discours lyrique et virtuosité. L’Introduction et Fugue de 1938 complètent l’affiche, la première pièce, assez grandiose, s’inspire du monumentalisme de Busoni, la seconde se développe à partir d’un thème doux pour progresser jusqu’à l’apogée.

    ..;

    …

    Le Duo Novi, fondé en 2018, s’est formé à partir de l’Académie de musique de Cracovie, où Anna Wielgus-Nowak et Grzegorz Nowak ont tous deux étudié. Ces partenaires ont signé en 2022 un premier album consacré au compositeur polonais Roman Maciejewski (1910-1998), déjà pour le label Dux. Le présent album recoupe une partie du programme de 2021 du Duo Baayon : on y retrouve La Grande Ville et la Fantaisie sur des Valses de Strauss. Tout autant que ses compatriotes, le Duo Novi défend ces pages alertes et divertissantes avec entrain, les passages imprégnés de jazz étant particulièrement bienvenus _ oui ! Le choix de l’une ou l’autre version se fera, à qualité égale, en fonction du reste du programme.

    …

    …

    Comme c’était déjà le cas pour le Duo Baayon, le label Dux ne propose ici qu’un minutage qui dépasse à peine les cinquante minutes. C’est vraiment peu. D’autres pages pour deux pianos de Tansman auraient été _ certes… _  les bienvenues.

    …

    …

    Son : 8,5  Notice : 8  Répertoire : 9  Interprétation : 9

    …

    …

    Jean Lacroix

    …

    …

    Alexandre Tasman,

    un compositeur qui assurément vaut le voyage de notre écoute !

    …

    …

    Ce mardi 13 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Revenir à la beauté troublante du magistral CD « Debussy – Images » de la magnifique Saskia Giorgini : un bain de poésie de musique…

    C’est à nouveau que j’ai plaisir à revenir _ cf mon précédent article en date du 13 juin dernier : « « ... _ au superbe troublant bain de poésie de musique qu’est venue nous offrir la magnifique Saskia Giorgini _ née à Turin le 25 février 1985 _, avec son fabuleux toucher de piano, inouï, en un magistral CD Pentatone PTC 5187206 « Debussy – Images« , d’une beauté troublante qui nous touche intimement…

    …

    …

    Et j’ai plaisir à rappeler ainsi aussi le bel et juste article « D’une danse l’autre » que le 11 juin dernier sur son site Discophilia lui avait consacré Jean-Charles Hoffelé : 

    …

    …

    …
    …

    D’UNE DANSE L’AUTRE

    Le piano impressionniste, ce lieu par excellence de la couleur, Saskia Giorgini l’a déjà illustré dans son album Respighi où elle accompagnait Ian Bostridge _ cf mes articles «  » et «  » en date du 2 octobre 2021 et du 26 janvier 2022 à propos du très beau CD Pentatone PTC 5186 872 « Respighi Songs« …

    …

    …

    Sur un grand Bösendorfer boisé, elle trouve les chemins du mystère debussyste _ voilà. La touche est pure, l’harmonie profonde _ oui, oui _, les phrasés très dits pour les deux Arabesques, le splendide Nocturne, ne s’effaceront pas au long des chefs-d’œuvre en triptyque qu’elle regroupe avec art.

    …

    …

    C’est le cœur même du laboratoire Debussy, le lieu des audaces sous le masque de l’innocence, de la diffraction de l’harmonie par l’excuse picturale, tout ce modernisme dans une palette de peintre, elle l’effuse avec une rigueur embellie par la poésie d’un toucher assez inouï _ c’est là splendidement dit.

    …

    …

    La bacchanale pleine d’embruns de L’Isle joyeuse semble répondre à l’allégresse de la Tarentelle styrienne, manière d’encadrer l’exposition de ces toiles majeures par deux danses.

    …

    …

    Disque d’une beauté troublante _ oui ! _, si bien enregistré _ par le label Pentatone _, j’image déjà sous ses doigts inventifs les haïkus des Préludes, les rêveries des « suites », les feux d’artifice des Etudes, puisse-t-elle m’exaucer.

    …

    …

    Regret, que le minutage très plein ne lui ait pas autorisé les trois Images oubliées.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Claude Debussy (1862-1918)

    …
    Danse (Tarentelle styrienne), CD 77
    2 Arabesques, CD 74
    Nocturne en ré bémol majeur, CD 89
    Pour le piano, CD 95
    Estampes, CD 108
    Images, 1ère série, CD 105
    Images, 2ème série, CD 120
    L’Isle joyeuse, CD 109

    …

    Saskia Giorgini, piano

    …

    Un album du label Pentatone PTC5187206

    …

    Photo à la une : la pianiste – Photo : © Christine Reichling

    …

    …

    La poésie sidérante du toucher de piano de Saskia Giorgini en ce décidément magistral CD Pentatone « Debussy-Images« ,

    est intensément marquante !

    …

    …

    Un pur bain de poésie dont on ne saurait se lasser…

    …

    …

    Ce jeudi 8 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et un petit détour aussi du côté de la discographie du prolifique mais encore trop méconnu Alessandro Scarlatti (Palerme, 1660 – Naples, 1725) : un CD Tactus d’oeuvres pour orgue, par l’organiste Francesco Tasini…

    Et ce mercredi 7 août,

    un petit détour aussi du côté de la discographie du prolifique mais encore trop méconnu Alessandro Scarlatti (Palerme, 1660 – Naples, 1725) _ ma discothèque personnelle comporte une cinquantaine d’albums de ce compositeur, sans qu’aucun d’eux ne m’ait durablement marqué jusqu’ici ; sur mon blog « En cherchant bien« , un seul article, en date du 19 août 2018, « « … _,

    …

    à l’occasion d’un CD découvert au hasard des soldes de CDs de cet été,

    le CD d’œuvres pour orgue Tactus 661915 « Alessandro Scarlatti – Opera omnia per tastiera – Vol. V« , par l’organiste Francesco Tasini _ né 1952… _ : un CD enregistré sur l’orgue Carlo Serassi 1836 (op. 442) à l’église di Santa Maria di Campagna, à Piacenza au mois de novembre 2014 _ ce CD Tactus est paru au mois d’octobre 2016… 

    …

    …

    Et c’est là l’occasion d’un passage en revue et d’un essai de mise en ordre bienvenue de ma collection de CDs d’Alessandro Scarlatti, à l’œuvre vraiment très variée…

    …

    …

    Et je retiens surtout un lumineux CD Divox Antiqua CDX 79403 d’œuvres pour orgue _ avec aussi une virtuosissime flamboyante « Toccata per cembalo d’ottava stessa « , dont voici le podcast (d’une durée de 24′ 02)… _ intitulé  « Alessandro Scarlatti – Opere per organo e cembalo » par l’excellent Andrea Marcon _ né à Trévise le 6 février 1963 _,

    un CD enregistré à l’église San Giacomo de l’église de Polcenigo (dans le Frioul), du 3 au 5 avril 1991…

    …

    …

    La réputation musicale d’Alessandro Scarlatti souffre probablement, et au moins en partie, de l’ombre portée du génie resplendissant, et parfait entre les parfaits !, de son fils, Domenico (Naples, 26 octobre 1685 – Madrid, 23 juillet 1757)…

    …

    …

    Ce mercredi 7 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa