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  • Et pour faire un tout petit peu mieux connaissance aussi avec Samson Tsoy…

    Dans la continuité de mes articles de vendredi 19 et dimanche 21 juillet à propos du tout simplement merveilleux CD Harmonia Mundi HMM 902716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

    «  »

    et «  »  ;

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    et en découvrant ce lundi matin sur le site du Monde ce commentaire louangeur-ci de Pierre Gervasoni :

    …

    • Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy
      Franz Schubert – Leonid Desyatnikov
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    • Franz Schubert : Divertissement à la hongroise, Fantaisie en fa mineur. Leonid Desyatnikov : Trompe-l’œil. Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy (piano)
    Pochette de l’album « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov », de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy. oui !
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    Pochette de l’album « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov », de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy. HARMONIA MUNDI

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    Clé de voûte de ce programme aux subtiles correspondances, la célèbre Fantaisie en fa mineur, de Franz Schubert, est naturellement placée en dernière position. Avouons toutefois que l’on n’a pas respecté l’ordre choisi par les interprètes pour ce CD aux allures d’escape game, et que l’on a commencé _ à l’audition première de ce CD, déclare ici Pierre Gervasoni _ par la Fantaisie à quatre mains pour apprécier au mieux le duo londonien constitué par ces deux Russes de 35 ans. Sublime ! _ c’est dit ! Leur version est incomparable _ oui ! _, quoique la discographie de l’œuvre soit _ en effet _ d’une grande richesse. Sur le ton de la confidence comme sur celui de la déclamation, les musiciens offrent à chaque note un modelé idéal, entre verre et velours _ oui. C’est en effet fabuleux ! La plénitude de leur interprétation _ oui _ apparaît jusque dans les silences, espaces de réflexion _ méditation _ plutôt qu’éléments de séparation _ c’est très juste. Le _ génial ! _ Divertissement à la hongroise ouvre le parcours avec une suprême élégance _ voilà ! _, et le Trompe-l’œil, de Leonid Desyatnikov _ d’après une commande ad hoc des deux interprètes  qui l’ont créé à Aldeburgh _ , extension prismatique de la Fantaisie de Schubert, s’impose dans un magistral dépassement des notions de consonance et de dissonance.

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    Pierre Gervasoni

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    je désire ce jour faire un peu mieux connaissance aussi avec le partenaire du magnifique Pavel Kolesnikov au sein de ce splendide Duo Kolesnikov & Tsoy :

    Samson Tsoy

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    _ regardez pour commencer cette brève vidéo de présentation de Samson Tsoy (d’une durée de 4′ 59) ;

    ainsi que celle-ci, très intéressante, avec Pavel Kolesnikov à la recherche de lieux atypiques de concerts, à Amsterdam, en mars 2022 (d’une durée de 4′ 23) ;

    et aussi celle-ci, encore plus brève, et très poétique, avec leurs voix, à Gand, au mois de mars 2024 (de 1′ 00)…

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    À propos de ce Duo Kolesnikov & Tsoy, en mon article de samedi,

    j’avais placé, en une modeste et trop rapide incise, ces quelques précisions-ci _ en anglais _ glanées sur le web :

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    « Praised for the “electrifying intimacy” _ belle et ô combien juste formulation ! _ of their playing (The Guardian), pianists Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy have been performing as a duo since 2009 _ voilà ! _ in addition to their flourishing solo careers « , lit-on en présentation d’un concert _ dont voici, je l’ajoute ce lundi, le détail du programme : STRAVINSKY The Rite of Spring for Piano Four Hands ; LEONID DESYATNIKOV Trompe-l’œil (US Premiere) ; SCHUBERT Fantasie in F Minor, D. 940 ; et Encores : RAVEL « Le jardin féerique » from Ma mère l’oye ;  J. S. BACH Sonatina from Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit, BWV 106 (transcr. for piano four hands by Kurtág) _ ayant eu lieu le 13 février dernier au Carnegie Hall à New-York, sur le site du Carnegie Hall _ qui ajoute aussi ceci, de passionnant :

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    Bios

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    Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy

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    In their 2023–2024 season, pianists Pavel Kolesnikovand Samson Tsoy make their duo debut _ voilà ! _ at New York’s Carnegie Hall, Rotterdam’s De Doelen, Ghent’s De Bijloke _ à Gand, en Belgique _, and Konzerthaus Berlin, as well as their return to Wigmore Hall _ à Londres.

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    et le 10 février précédent, un article du New-York Times intitulé « Two Pianists Make a Life Out of an Intimate Art Form« , déclarait aussi :

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    « Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy, partners onstage and off, began to play as a duo in school _ à Moscou. Now, they are dedicating their careers to it «  ;

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    mais surtout le site Interartists consacrant une notice au Duo « Kolesnikov Tsoy Ensemble« nous apprend plus précisément que « Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy, partners onstage and off, began to play as a duo at the Moscow Conservatoire _ voilà ! en 2009… They came to London in 2011 _ voilà !  _, to continue their studies at the Royal College of Music » ; et développe ce qu’a été à partir de là leur carrière internationale…

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    Et voici donc maintenant le détail de ce que je me contentais alors seulement d’annoncer :

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    « The duo often dreamed of a stripped down and candid environment for genuine music making. They tried several spots in London _ voilà ! _ and in 2019 they found the Ragged School Museum _ c’est bien sûr à noter… _ ; and the first Ragged Music Festival was born. Together with their music friends they have established 3 editions of the festival in London _ voilà _, and the concept became quite popular. While the museum was closed for renovation, they brought the spirit and the concept to Muziekgebouw aan het IJ in Amsterdam _ voilà ! _ in the spring 2023. Not trying to replicate they made it in a site-specific way – something that could only really happen there, at that moment.

    … 

    For the Aldeburgh Festival 2023, the duo created several new duo productions for specific festival sites. Other 2023 highlights took place at Wigmore Hall _ cf ici la vidéo (de 17′ 40) de leur interprétation sur cette scène londonienne de la « Fantaisie en Fa mineur » D. 940, Op. 103 de Franz Schubert… _ and London’s Southbank and Barbican Centres – the latter in Poulenc’s Concerto for Two Pianos with the City of Birmingham Orchestra as part of Europe’s first Classical Pride Concert. 2024 Duo dates included their Carnegie Hall debut _ le 13 février 2024 _ and recitals at Konzerthaus Berlin, Rotterdam’s De Doelen, Ghent’s De Bijloke and Brussels’ BOZAR. They recorded Schubert’s Fantasie as part of a digital installation at the MoMu in Antwerp.

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    June 2024 Harmonia Mundi will release their first album _ HMM 902716 _, including Schubert’s Fantasie. »

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    Voilà.

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    Et maintenant c’est sur le parcours musical personnel de Samson Tsoy _ né au Kazakhstan le 24 octobre 1988 _ que je désire me pencher…

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    Voici d’abord, sur le site du Wigmore Hall, à Londres, un lien permettant d’accéder à une série de concerts donnés en ce lieu, sur cette scène, du 2 décembre 2019 au 14 mars 2024, par Samson Tsoy _ avec aussi, à plusieurs reprises, en Duo avec Pavel Kolesnikov, mais aussi d’autres musiciens amis invités…

    Et on pourra en rechercher des vidéos.

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    Voici aussi un tout premier aperçu _ datant de février 2017 _ sur la carrière personnelle de Samson Tsoy, découvert sur le site du Château Mercier, à Sierre, en Suisse, à l’occasion d’un concert que celui-ci y donnait : 

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    Samson Tsoy, piano

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    12 février 2017 – 11:00

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    Au programme

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    Œuvres de Schubert et Schumann

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    « Son jeu est très naturel et raffiné. Sous ses mains, le piano a une sonorité merveilleuse et obéit à toutes les sollicitations de l’interprète. » Elisabeth Leonskaja

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    Né en 1988 _ le 24 octobre _ au Kazakhstan _ j’ignore en quelle ville _, Samson Tsoy _ qui a vécu en Russie à partir de 1996, avant de gagner Bruxelles, puis Londres, où il s’est installé en 2011… _ a étudié au Conservatoire Tchaikovsky de Moscou, puis auprès de Maria Joao Pires à Bruxelles, ainsi que de Norma Fisher au Royal College of Music (RCM) à Londres. En 2016 il a obtenu un Master de soliste sous la houlette de Vanessa Latarche. Actuellement _ en 2017, donc _, Samson Tsoy parfait sa formation à Bâle avec le prof. Filippo Gamba. Il jouit également du soutien important de ses mentors Elisabeth Leonskaja et Imogen Cooper.

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    En 2012 Tsoy était demi-finaliste au concours international de piano de Santander Paloma O’Shea. Une année plus tard il fut lauréat du concours «Società Umanitaria» de Milan et fut nommé pour le prix Vendôme au Festival de Verbier.

    …

    En 2015 il gagnait le Premier Prix au concours international de piano de Campillo (Espagne).

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    Samson Tsoy fut désigné par un jury de prestigieux musiciens pour recevoir le soutien de la „City Music Foundation“ ce qui lui procure de nombreux concerts dans les plus grandes salles.

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    Il s’est produit dernièrement au Wigmore Hall à Londres sur invitation d’Elisabeth Leonskaja. D’autres concerts l’ont conduit à Paris (Salle Gaveau), Berlin (Konzerthaus) etc.

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    À côté de son activité solistique, Tsoy forme depuis 2009 un duo pianistique avec Pavel Kolesnikov, duo qui se produit internationalement avec grand succès.

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    Et forcément, bien sûr, à suivre……

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    Ce lundi 22 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comment qualifier le plus justement possible l’exceptionnel talent musical de ce pianiste merveilleux qu’est Pavel Kolesnikov ?

    Au surlendemain de mon article éperdu d’admiration « « ,

    je me demande comment qualifier le plus justement possible l’exceptionnel talent musical de ce pianiste si merveilleux qu’est Pavel Kolesnikov _ né à Novossibirsk le 25 février 1989, et installé depuis longtemps (2011) à Londres… _ ?

    …

    …

    Mais déjà, je peux commencer par reprendre et surligner en rouge les qualificatifs que je lui ai donnés rien que dans les titres des 7 articles de mon blog « En cherchant bien » qui ont précédé celui d’avant-hier 19 juillet 2024 _ pour le CD à quatre mains Harmonia Mundi HMM 902 716, avec son compère, parfait lui aussi, Samson Tsoy (enregistré à Dobbiaco au mois de novembre 2023, qui vient de paraître, lui, ce mois de juillet 2024, cette fois pour le label Harmonia Mundi _,

    des articles que l’on pourra, bien sûr, parcourir grâce à ces liens- ci :

    …

    …

    1) _ le 5 avril 2018 : «  » 

    …

    2) _ le 10 octobre 2018 : « « 

    …

    3 )_ le 23 octobre 2018 : « « 

    …

    4) _ le 2 juillet 2022 : « « 

    …

    5) _ le 6 juillet 2022 : « « 

    …

    6) _ le 11 août 2022 : « « 

    …

    _ 7) le 15 novembre 2022 : « « 

    …

    …

    Et au passage, je m’avise que ma discothèque personnelle possède à ce jour 6 des 7 CDs de Pavel Kolesnikov enregistrés pour le label Hyperion, entre août 2013 et janvier 2021, à Monmouth et à Londres :

    …

    1) le CD Hyperion CDA 68 028 « Tchaikovsky – The Seasons » _ enregistré à Monmouth du 16 au 18 août 2013

    …

    2) le CD Hyperion CDA 68 137 « Chopin – Mazurkas » _ enregistré à Monmouth du 20 au 24 août 2015

    …

    3) le CD Hyperion CDA 68 224 « Louis Couperin » _ enregistré à Monmouth du 14 au 16 mars 2017 ;

    le CD qui m’a fait découvrir et admirer (via Louis Couperin que je vénère !) le talent profond de Pavel Kolesnikov, au mois d’avril 2018…

    …

    4) le CD Hyperion CDA 68 237 « Beethoven » _ enregistré à Monmouth du 21 au 23 juin 2017

    …

    5) le CD Hyperion CDA 68 273 « Chopin – Impromptus – Valses – Mazurkas«  _ enregistré à Monmouth au mois de juillet 2018 ; et c’est celui-ci qui manque à ce jour en ma discothèque personnelle, je viens de m’en aviser…

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    6) le CD Hyperion CDA 68 338 « Johann Sebastian Bach – Goldberg Variations » _ enregistré à Londres du 16 au 18 décembre 2019

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    7) le CD Hyperion CDA 68 383 « Reynaldo Hahn – Poèmes & Valses » _ enregistré à Londres du 7  au 9 janvier 2021

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    Voilà donc un début un peu prometteur pour tenter de cerner le plus justement possible l’idiosynceasie musicale magique de Pavel Kolesnikov…

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    À suivre…

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    Ce dimanche 21 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le tout simple bonheur de la surprise de la joie de la musique à son meilleur : des enthousiasmes purs à partager à ressentir…

    Ici, et ce lundi matin, je désire simplement mettre en exergue la petite conclusion de mon article d’hier «  » , en l’isolant de ce qui l’a amenée, afin de la mettre bien valeur, rien que pour elle-même :

    …

    …

    Oui, la musique _ tout simplement fredonnée spontanément sous la douche, tout comme enregistrée au concert ou sur CD, et surprise au vol à la radio (et je repense ici à l’épisode magnifique (!) de ces morceaux enchanteurs, des Sonatas en deux mouvements, de Manuel Blasco de Nebra (Séville, 2 mai 1750 – Séville, 12 septembre 1784) interprétés par Josep Colom entendus au vol sur mon auto-radio (sur France-Musique) en 1995 quand je me rendais au petit matin à mon travail sans avoir pu percevoir-identifier alors le nom de ce compositeur singulier, à nul autre semblable (ni Scarlatti, ni Boccherini, ni CPE Bach, ni Mozart, ni Haydn, ni Mendelssohn…) … ; des extraits, et je ne l’ai découvert, après recherche un peu difficile, qu’ensuite, du CD Mandala MAN 4847 « M. Blasco de Nebra – Pièces pour clavier « , enregistré à Paris en 1995 par le toujours parfait Josep Colom : écoutez cette merveille ici ! ; un CD qui, une fois commandé, reçu et adoré (!), est devenu ensuite, après le partage de mon enthousiasme avec Vincent Dourthe, le disquaire à l’oreille si fine et si mélomane, un des CDs best-sellers du rayon Musique de ma chère librairie Mollat, à Bordeaux ! quelle aventure !.. ; cf le détail du récit jubilatoire de mon article en temps de Covid, le 10 avril 2020 : «  « …), ou bien passée et repassée infiniment sans jamais se lasser sur sa platine… _ peut accompagner en beauté immédiate et profonde le moindre chapitre et le plus simple moment de nos diverses vies, pour nous faire à notre tour recevoir et ressentir à partager _ quelle chance ! _ un peu ou beaucoup de sa foncière et parfois sublime joie…

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    Merci l’artiste !

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    Ce lundi 15 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les merveilleuses trouvailles des soldes de CDs (suite) : le saisissant double CD Tacet 131 des « Préludes pour piano » de Claude Debussy par Evgeni Koroliov

    Et maintenant voici le saisissant double CD Tacet 131 des « Préludes pour piano » de Claude Debussy par Evgeni Koroliov _ enregistrés à Oslo aux mois de mai et octobre 2003 _, publié par Tacet en 2004 : écoutez-ici…

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    Sur ce double CD, j’ai retrouvé un article plutôt sévère de Pierre-Jean Tribot, publié sur le site de ResMusica le 26 mai 2005, intitulé « Evgeni Koroliov, du Debussy monacal » :

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    Evgeni Koroliov, du Debussy monacal

    Instagram

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    Formé par la solide école russe d’Anna Artobolewkaya mais aussi conseillé par les légendaires Heinrich Neuhaus et Maria Youdina, le pianiste moscovite s’est imposé comme un artiste discret mais dont chaque disque mérite une attention particulière _ en effet. Fortement attaché à l’œuvre de Bach, son Clavier bien tempéré et son Art de la Fugue, de très haute tenue, lui ont valu une reconnaissance internationale. Le compositeur György Ligeti considérant même son Art de la fugue comme le disque à emporter sur l’île déserte. On attendait donc avec intérêt sa lecture d’un tel monument de la littérature pianistique que les Préludes de .

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    L’approche est hautement personnelle, sans aucune concession à la facilité et à l’esthétisme. Le ton est à l’économie de moyen tout en respectant scrupuleusement les indications du compositeur, mais sans tomber dans une aridité hors sujet. Cependant force est de constater que dans Debussy, ce n’est pas particulièrement convaincant  _ pour Pierre-Jean Tribot. Certaines pièces de ces deux livres pêchent par un manque de sensualité (défaut particulièrement marquant pour …Danseuses de Delphes et … Brouillard qui nous font craindre le pire pour cet album). Heureusement le pianiste réussit beaucoup mieux certaines pièces plus techniques où il faut plus de puissance : la Danse de Puck et Général Lavine-exentric s’avèrent très efficaces. Cependant, il manque à cette intégrale une sensualité ou une rigueur à la Robert Casadesus pour transcender ces œuvres. Nous resterons donc fidèles à nos nombreuses références habituelles : Michelangeli, Arrau, Crossley, Kocsis, Pollini, Zimmerman, Casadesus et Février, tout en reconnaissant la probité _ voilà _ de l’approche ascétique de Koroliov.

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    La curiosité du disque réside dans l’enregistrement en première mondiale d’un vingt-cinquième prélude. Prévu dès l’écriture du cycle, cette pièce intitulée les soirs illuminés par le charbon et dédiée au marchand de charbon Tronquin est apparue en 2001 lors d’une vente aux enchères. Pendant 85 ans, la partition resta la propriété de cette famille dont l’ancêtre avait fourni du charbon de chauffage au compositeur. Cette œuvre dont le titre est tiré du poème le balcon de Charles Baudelaire, fait écho au quatrième prélude du premier livre où une autre citation du poète caractérise l’atmosphère de la pièce : …les sons et les parfums tournent dans l’air du soir. Peu de commentaires à faire sur cette pièce qui prolonge la magie debussyste.

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    Instagram

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    Claude Debussy (1862-1918) : Préludes (Livres I et II), Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon.

    Evgeni Koroliov, piano.

    2 CDS « The Koroliov series Vol. VII » Tacet 131.

    Enregistré à Oslo en mai et octobre 2003.

    Notice en français, anglais et allemand.

    Durée : 86, 41mn.

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    Ainsi qu’un bien plus empathique entretien intitulé « Evgeni Koroliov, discret magicien du piano« ,

    paru sur ResMusica en date du 22 juin 2015 :

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    Evgeni Koroliov, discret magicien du piano

    Instagram

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    Primé dans la catégorie récital instrumental des International Classical Music Awards 2015, le pianiste est l’un des artistes les plus indispensables _ probablement, oui _ de notre époque. Loin de la médiatisation, il construit une discographie exceptionnelle (Tacet) _ oui ! _ dont Schubert est la plus récente étape.

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    Koroliov-Stephan_wallocha«  Je veux qu’ils se rendent compte qu’il n’y a rien de mieux que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle, quelle que soit leur position : pianiste de concert ou professeur dans une petite école de musique. »

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    ICMA :  Comment êtes-vous venu au piano ? Etes-vous issu d’une famille de musiciens ? 

    …

    …

     : Non pas du tout ! Mais quand j’étais petit, il était de coutume en Russie d’apprendre la musique aux enfants. Mes deux frères aînés ont commencé à apprendre le piano et ils ont abandonné très vite. Mais je me rappelais les mélodies et je voulais les jouer. C’est ainsi que je suis devenu pianiste.

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    ICMA :  Il y a-t-il eu dans votre enfance une expérience musicale particulière qui vous a fait dire « Oui, c’est cela que je veux faire dans ma vie » ?

    …

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    EK : Oui, les œuvres de Bach, Mozart ou Schubert me touchaient énormément, même les petites pièces que j’étais en mesure de jouer. Et, plus important encore, je me suis mis très jeune à composer, cela me motivait beaucoup. Je ne me sentais pas destiné à être pianiste mais plutôt compositeur. La vie en a décidé autrement.

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    ICMA : Y-a-t-il eu dans votre enfance un concert par l’un des grands pianistes ou chefs que vous avez ressenti comme une forte expérience ?

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    EK : Je me souviens très bien d’un concert avec le célèbre chef français . Le violoniste a, lui aussi, toujours été une lumière pour moi. Un autre moment très important fut une rencontre avec dans la petite salle du Conservatoire Tchaïkovski. Il a joué trois pièces de l’ « Art de la fugue » qui m’ont beaucoup influencé.

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    ICMA : A 17 ans, vous avez joué le « Clavier bien tempéré » en concert. C’était rare à l’époque. Comment avez-vous eu cette idée ?

    …

    …

    EK : Je me suis toujours senti attiré par cette musique et l’expérience des trois pièces de l’ «Art de la fugue » dont je viens de parler m’a tellement inspiré que je jouais Bach avec beaucoup d’amour et d’intérêt. Cela ne me semblait pas difficile, c’était tout simplement un plaisir. Et je ne me suis jamais inquiété de savoir si cela plairait au public _ bravo !

    …

    …

    ICMA : Était-ce un public d’experts, ou des habitués des récitals ?

    ..;

    …

    EK : A cette époque, le public de Moscou était très, très bon. Il y avait un grand nombre d’amateurs de musique et ce n’était pas un problème, même de jouer Bach …

    ..;

    …

    ICMA : On ne jouait pas beaucoup le répertoire baroque en Russie. Peu de pianistes jouaient ces œuvres en concert. et occupaient à ce titre une position unique…

    …

    …

    EK : Exactement! J’ai travaillé quelques heures en privé avec . Elle adorait Bach, le jouait très bien mais de façon non conventionnelle. A cette époque, on ne parlait pas encore d’ « interprétation historiquement authentique ». Et Bach au piano, ce n’est pas « authentique »… c’est clair.

    …

    …

    ICMA : Était-ce pour vous une raison de jouer Bach au clavecin ou au clavicorde ?

    …

    …

    EK : Oui ! Mais je n’ai jamais été très friand du clavecin. Par contre, le clavicorde est mon instrument de prédilection _ tiens, tiens… Mais il ne convient pas pour les concerts, car c’est un instrument très calme, très très calme _ de peu d’amplitude sonore. C’était aussi l’instrumentent préféré de J-S Bach…

    …

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    ICMA : Quel rôle joue l’instrument pour un pianiste ? Pouvez-vous comprendre que ou voyagent avec leur Steinway ? 

    …

    …

    EK : Oui, c’est très bien si vous pouvez vous le permettre. Mais de toute façon, je ne pense pas que je puisse faire quelque chose de parfait en concert _ ni non plus à l’enregistrement discographieue… Personnellement, j’essaie autant que possible de compenser les inconvénients de l’instrument par mon oreille et mon expérience. L’essentiel est de rester concentré _ et c’est fondamental. Finalement, c’est l’attitude face à la musique qui est décisive _ voilà.

    …

    …

    ICMA : Quelles sont les qualités essentielles d’un piano à queue ?

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    EK : Un bon instrument chante… Mais restons réalistes: je suis déjà heureux si la deuxième octave sonne bien. Il y a cinquante ans d’ici je jouais des instruments où la troisième octave chantait encore…

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    ICMA : Vous avez enseigné pendant de nombreuses années à Hambourg. Les étudiants  ont-ils aujourd’hui une vision différente de ce que signifie « être pianiste » ?

    …

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    EK : Difficile à dire! Tout est si différent d’une personne à l’autre. Je crois que les musiciens de la génération actuelle ont une réflexion beaucoup plus pratique _ et utilitariste. Ils doivent maîtriser des enregistrements, le monde des concerts… et vous devez obtenir ce qu’ils veulent faire. Ce qui n’est vraiment pas facile à notre époque ! Cela nécessite beaucoup d’énergie.

    …

    …

    ICMA : Que dites-vous à vos élèves à ce propos ?

    …

    …

    EK : Je veux qu’ils se rendent compte qu’il n’y a rien de mieux _ probablement, en effet ! _ que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle _ voilà ! En sa compagnie amicale ou amoureuse quotidienne : sans bla-bla mensonger intéressé… _, quelle que soit leur position : pianiste de concert ou professeur dans une petite école de musique _ et même aussi fervent mélomane…

    …

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    ICMA : Au regard du résultat artistique, préférez-vous les enregistrements en salle de concert ou en studio ?

    …

    …

    EK : Je suis toujours un peu insatisfait tant après un concert qu’après un enregistrement _ voilà. À cet égard, je ne fais aucune différence.

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    ICMA : Que signifie pour vous d’avoir reçu un Prix international de Musique Classique ?

    …

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    EK : Cela m’est très agréable et me rend hommage, mais, en fait, je n’ai pas le sens des honneurs très développé _ un grand bienfait pour l’interprète : la reconnaissance donnée l’est le plus souvent pour de très mauvaises raisons….

    …

    …

    ICMA : Quelles sont vos passions, outre la musique ?

    …

    …

    EK : Il y en a beaucoup : la peinture, l’architecture, la poésie, la littérature. Auparavant, je jouais beaucoup aux échecs, mais aujourd’hui je n’en ai plus le temps et je n’ai plus de bon partenaire. Mais j’achète encore de revues d’échecs et je les lis, c’est ce qui me reste…

    …

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    ICMA : Comment voyez-vous l’avenir de la musique classique dans les dix prochaines années?

    …

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    EK : Je prédis un avenir pas très brillant. Les années à venir seront très difficiles, et cela n’a rien à voir avec notre musique mais avec le développement de la culture en général _ hélas, hélas ! _, un mouvement que nous ne pouvons arrêter. Je pense, et quelques musiciens pensent comme moi, que nous avons besoin de construire une « culture de catacombe », pour passer le temps en quelque sorte, tout comme l’ont fait les moines irlandais à l’âge des ténèbres pour ne pas laisser la culture descendre au plus bas _ oui, résister toujours, toujours, comme l’on peut, sans rien abandonner du moindre cran.

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    Propos recueillis par Isabel Roth, et Martin Hoffmeister. Rédaction de l’article par . Traduction de l’allemand par Bernadette Beyne.

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    Crédit photographique : © Stephan Wallocha

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    Pour ma modeste part,

    j’ai consacré deux articles sur ce blog « En cherchant bien » au double CD Tacet 256 de la collection des merveilleux « Intermezzi » de Johannes Brahms interprétés par Evgeni Koroliov _ enregistrés à Berlin en février et octobre 2018 et février 2019 _ :

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    _ l’article du 15 septembre 2019 : «  » ;

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    _ et l’article du 15 octobre 2019 : « « .

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    « Spécificité« , « Singularité« , disais-je déjà alors, en 2019, du jeu d’Evgeni Koroliov :

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    oui, le jeu musical d’Evgeni Koroliov me parle vraiment ; et à ma modeste place d’écouteur, je dialogue avec lui.

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    De même que lui dialogue vraiment aussi, principiellement, avec les compositeurs qu’il interprète ; il n’est en rien un simple rouleau mécanique débitant la partition…

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    Une ultime remarque, de ma part _ de moi qui ne suis pas musicien, mais seulement mélomane un peu passionné... _, à propos de la fondamentale affirmation d’Evgeni Koroliov en son entretien « Evgeni Koroliov, discret magicien du piano » de 2015 :

    « il n’y a rien de mieux que la musique dans le monde ; ils doivent être heureux de pouvoir vivre avec elle » :

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    en effet, cette affirmation _ sur la capacité infinie de bonheur de vivre avec de la musique _, moi qui ne suis pas musicien _ et pas non plus vraiment musicologue, sinon dans les marges contextuelles de celle-ci (cf mes deux contributions au colloque, au Palazzetto Bru-Zane à Venise, le 19 février 2011, « Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » : «  » et « La poésie inspiratrice de l’œuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes« … _, je la partage pleinement, et de plus en plus fortement à mon âge, en ma soixante-dix-septième année de vie.

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    Bien sûr, toutes les musiques sont loin, très loin, de se valoir, s’équivaloir ; il existe, et en nombre infini, de pauvres musiquettes, ainsi que des flopées de musiques bavardes, ou seulement fonctionnelles ou bassement utilitaires…

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    Cependant, et chacune en son genre, depuis les musiques non notées, transmises par la seule performance d’interprètes très souvent non savants et non professionnels, peut tout à fait constituer, en son éventuelle naïveté, un sublime chef d’œuvre, quand elle est à son meilleur, et à son meilleur d’interprétation, jusque sur un coin de rue, et pas dans une salle de concert ;

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    telles ces musiques que nous disons « populaires » que Bartok et Kodaly _ et bien d’autres… _ sont allés rechercher collecter, écouter, capter, et noter, eux, sur papier, dans les campagnes et montagnes profondes de Transylvanie, ou partout de par le vaste monde, pour que puissent se poursuivre la transmission et le partage _ la joie ressentie ! _ des merveilles de celles-ci…

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    Oui, la musique _ tout simplement fredonnée spontanément sous la douche, tout comme enregistrée au concert ou sur CD, et surprise au vol à la radio (et je repense ici à l’épisode magnifique (!) de ces morceaux enchanteurs de Manuel Blasco de Nebra (1730 – 1784) interprétés par Josep Colom entendus au vol sur mon auto-radio (sur France-Musique) en 1995 quand je me rendais au petit matin à mon travail sans avoir pu percevoir-identifier alors le nom de ce compositeur singulier, à nul autre semblable (ni Scarlatti, ni Boccherini, ni CPE Bach, ni Mozart, ni Haydn, ni Mendelssohn…) … ; des extraits, et je ne l’ai découvert, après recherche un peu difficile, qu’ensuite, du CD Mandala MAN 4847 « M. Blasco de Nebra – Pièces pour clavier« , enregistré à Paris en 1995 par le toujours parfait Josep Colom : écoutez cette merveille ici ! ; un CD qui, une fois commandé, reçu et adoré (!), est devenu ensuite, après le partage de mon enthousiasme avec Vincent Dourthe, le disquaire à l’oreille si fine et si mélomane, un des CDs best-sellers du rayon Musique de ma chère librairie Mollat, à Bordeaux ! quelle aventure !.. ; cf le détail du récit jubilatoire de mon article en temps de Covid, le 10 avril 2020 : « « …), ou bien passée et repassée infiniment sans jamais se lasser sur sa platine… _ peut accompagner en beauté immédiate et profonde le moindre chapitre et le plus simple moment de nos diverses vies, pour nous faire à notre tour recevoir et ressentir à partager _ quelle chance ! _ un peu ou beaucoup de sa foncière et parfois sublime joie…

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    Merci l’artiste !

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    Ce dimanche 14 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa