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  • A propos des présentes recherches raveliennes menées au cimetière du Belvédère à Ciboure…

    A propos des recherches raveliennes présentement menées au cimetière du Belvédère à Ciboure, à partir de ma – fondatrice ! – virée cibourienne en compagnie de Guy Lalanne, le président de Jakintza, le jeudi 28 novembre dernier (2024)

    – cf là-dessus les récits assez détaillés de mes deux articles des samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre :

    « Nouvelle virée à Ciboure jeudi dernier : découverte des noms Delouart et Cerciat gravés sur une tombe parmi les plus anciennes du vieux cimetière du Belvédère… »

    et « Première découverte consécutive à notre regard de jeudi dernier aux tombes du vieux cimetière du Belvédère de Ciboure : le repérage de la tombe de Simon Goyenague (Ciboure, 29 novembre 1821 – Ciboure, 18 avril 1890), le parrain, le 11 mars 1875, du petit Joseph-Maurice Ravel…« … – ,

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    voici cet échange de courriels ce lundi 14 avril entre Manuel Cornejo, le président des Amis de Maurice Ravel, et moi-même,

    consécutifs à la publication de deux articles successifs à propos de ces recherches raveliennes menées au cimetière du Belvédère à Ciboure par Guy Lalanne,

    parus; les deux, dans le journal Sud-Ouest, sous la plume de Vincent Dewitte :

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    …

    _ le courriel de Manuel Cornejo, à 12h 09 ce matin :

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    Cher ami,
    auriez-vous l’article complet svp ? je suis curieux de le lire !
    Manuel Cornejo

    …

    …

    _ suivi de ma réponse à Manuel Cornejo, à 13h 06 :

    …

    Il y a mieux ce lundi :
     l’article intitulé  « Au cimetière de Ciboure, visite de nuit sur les traces de Maurice Ravel « occupe l’entière dernière page du numéro de Sud-Ouest de ce lundi 14 avril.
    …
    Avec ce passage de l’article que je recopie – c’est un coup de fil de mon frère le Dr Alain Lippa, à Pau, qui m’a appris ce matin, à 9h 41, l’existence de cet article (comportant mon nom et mentionnant mon travail de recherche) occupant toute la dernière page du numéro de Sud-Ouest de ce lundi ; et, en suivant, je suis allé me procurer ce journal chez mon buraliste, place de Moscou ; ce qui m’a permis ensuite d’en recopier un long passage, pour l’adresser à Manuel Cornejo… – :
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    « Cerciat, Delouart, Hiriart…
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    Motivé par un ambitieux projet d’enquête et d’écriture partagé avec l’ancien professeur de philosophie bordelais Francis Lippa, éminent spécialiste des ascendances basques de Maurice Ravel, le président de Jakintza – Guy Lalanne – s’est mis en tête et au défi d’affiner cette généalogie en révélant les secrets gravés dans la pierre des tombes des ancêtres du compositeur.
    …
    Les LED de Pierre Pribat, membre actif de l’association Lauburu (…), font d’un coup briller sur celle de la famille Cerciat le nom de Delouart.
    …
    La mère de Maurice Ravel, Marie Delouart, que l’on appelait ici Marie Ttiki (petite, en basque), est enterrée avec lui à Levallois-Perret. Ce sont donc des cousins éloignés.
    (…)
    Associé à cette quête historico-patrimoniale, l’ami Freddy de Azpurua a été chargé de réaliser des photographies des maisons habitées par les ancêtres basques de Maurice Ravel – en fait, outre les maisons de la famille Delouart,  aussi celles des divers cousins (Delouart, Goyenague, Etchepare, Cerciat, etc.) parents de Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel : les restes des ascendants directs de Marie Delouart n’ont pas, eux, été déposés en ce cimetière du Belvédère, mais en un terrain jouxtant l’église Saint-Vincent, où les restes des inhumés ont été mélangés, et les tombes ont disparu. Guy Lalanne a pris soin de me le montrer au retour de notre longue promenade matinale au cimetière du Belvédère, puis aux quartiers d’Achotarreta et Bordagain, le jeudi 28 novembre, où nous avons commencé par repérer et identifier les maisons de ces divers cousins des Delouart, que j’ai patiemment identifiés sur les très précieuses archives conservées à l’hôtel de ville de Ciboure… Delouart, Cerciat, Hiriart, Harinordoquy, Cigarroa, Goyenague, Billac – Etchepare aussi… Guy Lalanne compte au moins dix maisons retrouvées – il y en a davantage ; cf mon article « Essai de répertoire de mentions dans des actes d’état-civil de maisons indiquées par un nom, et pas un numéro, situées en divers quartiers de Ciboure (Pocalette, Bordagain, La Place…), maisons de naissance ou de décès de membres des lignées issues de Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798), ou apparentés par mariage aux descendants de celui-ci… » en date du 6 novembre 2024….
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    On a déjà bien travaillé – oui ! Depuis 2019, à partir de ma lecture patiente de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo… Mais je suis sûr qu’on va encore trouver – oui ! – des informations inédites, prolonge-t-il – le cibourien Guy Lalanne – avec l’espoir – tout à fait réaliste ! – d’ajouter quelques trésors – mais oui ! – d’anecdotes dans le livre en cours d’écriture. Sa publication est promise au cours de l’automne, dans le cadre des célébrations des 150 ans de la naissance – à Ciboure le 7 mars 1875 – du compositeur du Boléro. « 
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    À suivre…
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    Francis

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    C’est passionnant !!! C’est en cherchant vraiment qu’on a des chances de trouver…

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    Ce lundi 14 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Cyrille Dubois (avec au piano Tristan Raës) une fois de plus admirable(s) interprète(s) des mélodies françaises : le magnifique CD Aparté « Gabriel Dupont (1878 – 1914) – The Complete Songs », ou une tendrissime délicatesse…

    Une fois encore et à nouveau,

    Cyrille Dubois, ténor, et son compère au piano Tristan Raës, sont les éblouissants délicats interprètes des tendres mélodies françaises :

    …

    cette fois-ci en le – vraiment parfait ! – CD Aparté AP377 « Gabriel Dupont – The Complete Songs » – enregistré du 12 au 14 juillet 2023, au Conservatoire de Caen : à écouter ici… – ,

    des Mélodies – tendrissimes de vraie délicatesse ! il me faut y insister… – de Gabriel Dupont (Caen, 1er mars 1878 – Le Vésinet, 2 août 1914),

    ce génie musical précocément emporté par la tuberculose à l’âge de 36 ans

    – le lendemain de son décès, l’Allemagne déclare la guerre à la France ; et le décès du compositeur, « l’un des plus grands espoirs de la musique française« , passe, à une unique exception près, quasiment inaperçu de la presse ; et «  »peu de gens se préoccuperont de son souvenir au cours des Années folles » : on aura alors changé d’époque, musicalement aussi, bien entendu…

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    Avec un très beau texte – et excellemment documenté – intitulé « Crépuscule d’été » – et c’est aussi le titre de la merveilleuse (et emblématique) mélodie (composée par Gabriel Dupont en 1912, sur un poème de Cécile Périn), située à la plage 18 du CD ; l’écouter ici en cette vidéo de 2′ 47… – ,

    de la plume de l’ami Etienne Jardin, aux pages 16 à 19 du livret de ce CD :

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    Etienne Jardin remarque fort bien que Dupont « encre sa poétique dans le quotidien – voilà – , et utilise, au – pur et tout simple – hasard de ses lectures, des textes qui résonnent avec une douceur – voilà, voilà ! – ou une difficulté d’existence – en très discrète synergie, donc, avec les siennes…

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    Le traitement musical des mélodies trahit ainsi – à une écoute attentive un peu précise – deux préoccupations – siennes – : rendre parfaitement intelligible le propos – musical – par la clarté de la ligne vocale – voilà ! – , et installer, au piano, une atmosphère explicitant tout de suite – aussi, et sans lourdeur – l’état d’esprit – global – de la pièce.

    L’instrument raconte – discrètement, sans jamais rien de pesant – l’émoi intérieur – voilà ! – que le texte suggère. Dupont y pousse toujours plus loin le raffinement harmonique – oui – qui devient sa marque de fabrique.

    Usant de procédés qui offrent – ainsi – au chanteur la capacité de transmettre, à fleur de peau – en très délicate douceur… – , de subtiles – très fines – atmosphères sentimentales. Elles sont – ainsi aussi – autant de fragments de vie – du compositeur lui-même – détachés du long crépuscule – vital – que le musicien a connu alors qu’il était au sommet de son art« …

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    Sur l’œuvre musical – magnifique et à redécouvrir… – de Gabriel Dupont accessible en CDs,

    cf par exemple mon article en date du 9 novembre 2018 : « A Arcachon : écouter Severin von Eckardstein interpréter « La Maison dans les dunes » de Gabriel Dupont (1907-1909)« , dans lequel, outre ce CD Artallina ATL-A020 « Gabriel Dupont – Claude Debussy » de Severin von Eckardstein, je citais aussi le beau CD Mirare 418 « Gabriel Dupont – Gustave Samazeuilh » de Marie Catherine Girod – deux CDs présents en ma discothèque personnelle – :

    au bon air d’Arcachon, Gabriel Dupont venait tenter de soigner cette tuberculose qui finira par l’emporter, chez lui, au Vésinet, le 2 août 1914…

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    Immense merci, à nouveau,

    à ces merveilleux passeurs de l’art mélodique français, si délicat et doux, que sont les toujours parfaits Cyrille Dubois et Tristan Raës…

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    Ce vendredi 11 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter Thomas Albertus Irnberger et Michael Korstick (dans le double CD Gramola « Französische Violinsonaten – Fauré – Lekeu – Ravel – Poulenc – Messiaen » : quel violon ! quel piano ! Admiration !!!

    Les noms – et certaines de leurs interprétations au disque que j’ai pu remarquer dans la presse ou sur les blogs spécialisés, et me procurer  – du violoniste Thomas Albertus Irnberger et du pianiste Michael Korstick ne sont en rien inconnus de moi

    – cf, sur ce blog, mes articles « La singularité et la perfection du goût d’Edoardo Torbianelli, à travers deux récentes parutions de CDs de cet excellent pianofortiste triestin, avec, ici, le superbe violoniste salzbourgeois Thomas Albertus Irnberger« , du 12 septembre 2021 ; « Les deux concertos pour violon et orchestre de Bohuslav Martinu (suite)« , du 23 mars 2019 ; et « La sonate pour violon et piano de César Franck « sans violon » : un merveilleux CD de Michael Korstick« , du 3 mars 2019…

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    Aussi, découvrant hier l’enthousiasme de l’article « Passage du siècle » du bon Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia, à l’écoute du tout récent double album Gramola 99336 « Französische Violinsonaten – Fauré – Lekeu – Ravel – Poulenc – Messiaen« ,

    et m’étant empressé, ce matin même, de me le procurer ; et bien sûr d’illico l’écouter,

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    est-ce ma profonde admiration pour le jeu absolument saisissant – mais sans rien du tout forcer… – de ces deux extraordinaires interprètes – encore pas assez bien connus en France – que je tiens à exprimer ici – et à mon tour… – immédiatement !

    – j’ai débuté mon écoute de ce double CD par les pièces de Maurice Ravel, en cette année du 150e anniversaire de sa naissance. Un Ravel parfait !!! Ecoutez-ici…

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    Voici donc l’excellent et justissime article « Passage du siècle » de Jean-Charles Hoffelé :

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    PASSAGE DU SIÈCLE

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    D’un siècle l’autre ce (premier ? – à suivre ?.. -) panorama du violon français en musique de chambre va de Fauré et Lekeu à Messiaen. Le jeu clair, altier – particulièrement en symbiose avec le génie français de ces compositeurs – de Michael Korstick tire la Première Sonate de Fauré des salons, l’alliage avec le violon subtil – voilà – de Thomas Albertus Irnberger réalisant la quadrature du cercle où se dissout la sentimentalité au profit de l’émotion – oui, simplement oui…

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    La conjonction de ce violon élégant et de ce piano décidé – on ne saurait en effet mieux les qualifier ! – sera plus saisissante encore dans les abimes de la Sonate tardive, sauvera de l’anecdotique les pièces brèves et donnera une sensualité inédite à la Sonate de Lekeu, éloignée par cette relecture drastique – un peu trop sec – du modèle franckiste, et entendue comme en prémices à celle de Debussy, qui justement manque (mais le violoniste l’avait enregistrée tout jeune homme avec Jörg Demus).

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    Le plus saisissant de ce double album reste le XXe siècle : Sonate de Poulenc rageuse, moderniste – oui  -, sait-on seulement que c’est l’une de ses plus grandes œuvres, composée sous le joug de l’Occupation et écrite en mémoire de l’assassinat de Federico Garcia Lorca ? Ce que le piano de Michael Korstick fait entendre d’urgence, de sensualité aussi, me laisse penser qu’il ferait bien de se pencher sur les œuvres de piano de l’auteur – Poulenc, donc – des Mamelles de Tirésias.

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    Sonate de Ravel virtuose en diable, d’une projection assez fabuleuse – oui : saisissante ! – , mais chez le compositeur de Montfort, Kaddish est encore plus vertigineux à force d’émotion contenue. Au bout du chemin, les fantaisies dorées du Thème et Variations de Messiaen laissent espérer que les deux amis reviendront à Paris : la Sonate de Pierné, celles de Roussel, tant d’autres les espèrent, dont la Sonate de jeunesse de Ravel, et puis il serait peut-être temps de songer à une nouvelle version de la Sonate de Debussy !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    French Violin
    Sonatas

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    CD 1

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    Gabriel Fauré (1845-1924)

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    Sonate pour violon et piano No. 1 en la majeur, Op. 13
    Sonate pour violon et piano No. 2 en mi mineur, Op. 108
    Romance pour violon et piano, Op. 28
    Andante pour violon et piano, Op. 75
    Sicilienne, Op. 78 (version avec violon)
    Berceuse pour violon et piano, Op. 16

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    Olivier Messiaen (1908-1992)

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    Thème et variations

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    CD 2

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    Guillaume Lekeu (1870-1894)

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    Sonate pour violon et piano en sol majeur

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Sonate pour violon et piano No. 2 en sol majeur, M. 77
    Berceuse sur le nom de Gabriel Fauré, M. 74
    Kaddisch (No. 1, extrait des « 2 Mélodies hébraïques, M.A 22 » ; version pour violon et piano : Lucien Garban)

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    Francis Poulenc (1899-1963)

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    Sonate pour violon et piano, FP 119

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    Thomas Albertus Irnberger, violon
    Michael Korstick, piano

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    Un album de 2 CD du label Gramola 2025
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    Photo à la une : le violoniste Thomas Albertus Irnberger et le pianiste Michael Korstick – Photo : © DR

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    Un double CD admirable d’incisivité et élégance – la quadrature du cercle, peut-être bien… – qui nous marque très intimement, en cette musique de chambre en rien salonnarde ni sucrée ;

    et qui vient rafraîchir très justement nos oreilles musicales parfois un peu encalminées…

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    Quels parfaits interprètes de cette musique clarissime française sont donc Thomas Albertus Irnberger et Michael Korstick !!!

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    Ce jeudi 10 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Elegance (suite) : le lumineux CD « Mozart – 1 – 2 – 3 – 4 – solo – duo – trio – quartet » de Julien Libeer et ses amis : une connivence de ressentis…

    En forme de reprise – en totale connivence… – à mon article enthousiaste « Mozart, ou la radicale innocence : en forme de suite à mon article récent sur ce qui lie Ravel à Mozart, l’élégance naturelle réjouissante du très beau lumineux CD « Mozart – 1 – 2 – 3 – 4 – solo – duo – trio – quartet » de Julien Libeer, Pierre Colombet, Máté Szücs et Eckart Runge… » du jeudi 27 avril dernier :

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    Mozart, ou la radicale innocence : en forme de suite à mon article récent sur ce qui lie Ravel à Mozart, l’élégance naturelle réjouissante du très beau lumineux CD « Mozart – 1 – 2 – 3 – 4 – solo – duo – trio – quartet » de Julien Libeer, Pierre Colombet, Máté Szücs et Eckart Runge…

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    — Ecrit le jeudi 27 mars 2025 dans la rubrique “Blogs, Musiques”.
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    Comme en forme de réponse bien concrète à l’approche de mon article « Ravel et Mozart, ce qui les lie, selon une lucide remarque un peu détaillée de l’excellent pianiste Julien Libeer (« Mozart, l’exemple absolu de Ravel »), au final d’un entretien de présentation de son présent CD « Mozart 1-2-3-4 – solo – duo -trio – quartet », à propos de ce qu’il qualifie d’ »une virée Ravel qui s’annonce pour l’automne »… » en date du 24 mars dernier, à propos des profondes intenses affinités mozartiennes de tout – ou presque tout, ou beaucoup de… – l’œuvre de Maurice Ravel, en leur semblable merveilleuse élégance absolument naturelle, et leur identique sublime sublimation – toujours impeccablement réussie, et sans nulle trace d’effort ! – du tragique de la vie en la profonde légéreté-fantaisie – ponctuée toujours  d’une très très fine touche, quasi imperceptible, sans le moindre appesantissement, de mélancolie… – de leur musique,

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    ce soir, à l’audition du CD Harmonia Mundi HMM 902699 « Mozart – 1 – 2 – 3 – 4 – solo – duo – trio – quartet« , de Julien Libeer, Pierre Colombet, Máté Szücs et Eckart Runge – enregistré en octobre 2024 à Schiedam (Pays-Bas) ; regarder ici cette vidéo (de 1′ 40) d’un extrait du Quatuor avec piano n°1 K. 498, pris en concert au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris, le 30 septembre 2024 ; et sur l’excellent Julien Libeer lui-même, cf mon article « Le Beethoven rayonnant et solaire de Lorenzo Gatto et Julien Libeer : les CDs Alpha 240, 407 et maintenant 565, des Sonates pour violon et piano de Ludwig van… » en date du 23 novembre 2019… –, c’est une très profonde lumineuse joie porteuse que je ressens…

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    Lire aussi les quelques très justes mots de présentation au dos de ce CD :

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    « C’est le sourire et la lumière – voilà ! – de Mozart que Julien Libeer et ses complices nous proposent dans ce programme très original : une sonate pour piano seul absolument solaire – oui – , une sonate pour violon et piano où la joie triomphe des inquiétudes – et les sublime ! – , un flamboyant – voilà ! – trio de l’époque des Noces, pour ne rien dire du – somptueux ! – quatuor avec piano K. 478, formation rare où le compositeur s’amuse aux frontières du concerto et de la musique de chambre… Le tout dans une progression dramaturgique surprenante !« …

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    Et encore ces simples mots de Julien Libeer, pour dire en quelques mots la double difficulté, et de bien saisir à l’interprétation la musique même de Mozart, et la difficulté aussi de bien parler d’elle, en un bref entretien avec Pierre-Jean Tribot pour le magazine Crescendo, à propos de ce très beau CD « Mozart – 1 – 2 – 3 – 4 – solo – duo – trio – quartet » :

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    JULIEN LIBEER, FACE À MOZART 

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    Notre compatriote Julien Libeer fait paraître un album un peu solo mais surtout chambriste – oui ! –  consacré à des partitions de Mozart (Harmonia Mundi). Le pianiste est en compagnie de  Pierre Colombet, violon ;  Eckart Runge, violoncelle et Máté Szücs à l’alto. Ce quatuor de brillants musiciens – que Julien Libeer a réuni tout spécialement pour cet enregistrement-ci – livre une prestation exceptionnelle, ce qui nous a donné envie d’en savoir plus et de poser quelques questions à  Julien Libeer.

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    Vous êtes le dénominateur commun d’un album chambriste consacré à des œuvres de Mozart. Pourquoi choisir Mozart à ce moment de votre carrière?

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    On ne m’attribuera aucun prix d’originalité si je vous dis que Mozart m’accompagne depuis ma tendre jeunesse, et que notamment ses opéras comptent parmi mes plus intenses souvenirs d’enfance. Ce n’en est pas moins la vérité pour autant, et il fallait bien un jour que je fasse quelque chose avec cette fibre qui est à la racine de mon chemin de musicien. J’ai attendu avant de lui consacrer une monographie entière, car je voulais le faire dans un programme pertinent, et surtout avec les bonnes personnes. Il se trouve que les étoiles se sont alignées à ce moment-ci !

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    Dans le booklet du disque, vous écrivez “demandez à un musicien de vous parler de Mozart, il y a fort à parier qu’il peinera à dire quelque chose”. Pourquoi Mozart semble si difficile à caractériser par des mots ?

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    Si j’avais une réponse claire à ça, je n’aurais pas écrit cette phrase !  Peut-être parce que toutes les choses dont il est facile de parler en musique ne s’appliquent pas directement à Mozart.

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    Son intelligence est aussi fulgurante mais moins ouvertement intellectuelle que Bach ; son évolution esthétique est plus subtile que celle de Beethoven ; à l’exception de Haydn aucun de ses contemporains ne lui arrive à la cheville, donc difficile de le comparer ou le mettre en contexte ; et puis sa musique n’a rien d’idéologique ou pamphlétaire : elle n’incarne aucune révolution tonitruante, elle n’est pas à l’origine d’une école quelconque.

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    Parler de Mozart signifie donc parler réellement, et uniquement, de musique. Est-ce vraiment possible?

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    On dit souvent que Mozart est un juge de paix pour les musiciens, un compositeur avec lequel il est impossible de tricher. Partagez-vous cet avis ?

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    Il a en effet rendu fou les plus grands… Perplexe, Richter se demandait pourquoi une gamme toute bête devenait si difficile dès qu’elle se trouvait dans une œuvre de Mozart… Rubinstein disait que quand on le joue, « soit c’est un miracle, soit ce n’est pas du Mozart» – ce qui met la barre un peu haute, mais n’est probablement pas faux…

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    On pourrait retourner le problème dans tous les sens pendant des pages entières, mais disons qu’il y a peu de compositeurs qui demandent à ce point de dépasser la matière – François Couperin, par exemple… En ce sens, Mozart n’est pas tant un style qu’un état d’esprit.

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    A écouter le disque, j’ai l’impression que vous défendez avec vos partenaires, une approche très dosée et réfléchie, qui refuse tout excès, à commencer par ces boosts énergiques auxquels de nombreux musiciens qui revendiquent une approche historiquement informée cèdent trop souvent ?

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    Il semblerait que nous nous soyons assez naturellement trouvés dans une esthétique qui ne sacrifie pas le chant – voilà ! Et c’est là un des traits essentiels de Mozart (et de Chopin, aussi) – sur l’autel de l’énergie. Il ne s’agit pas non plus de nier la vitalité permanente de la musique – voilà (comme pour  Schubert, le Wanderer…) ! – pour autant – c’est d’ailleurs une des grandes leçons sur Mozart que je retiens de Maria-João Pires : trouver le juste milieu entre effervescence et lyrisme – voilà ! S’il s’endort, ça devient une musique bourgeoise sans piment. S’il devient hystérique, tout le caractère est gommé – tout cela est parfaitement juste…

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    Aux musiciens de faire leur travail de funambule !

    – et c’est bien cela : sur une délicieuse et éminemment jouissive très délicate code raide…

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    Vous et vos partenaires, jouez des instruments modernes. Etes-vous tentés par la pratique d’instruments historiques ?

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    Je suppose que nous y avons tous un peu touchés, même si pour ma part jamais sur scène. L’instrument historique, c’est un métier à part entière. Mais même ceux qui, sur scène, s’en tiennent aux instruments modernes ont des choses à apprendre du contact avec les instruments anciens, et je connais peu de musiciens de ma génération qui s’en tiennent loin.

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    Est-ce que vous avez déjà un autre projet de disque en préparation ? – et c’est cet extrait que je me suis permis d’un peu commenter en mon article du 24 mars dernier : « Ravel et Mozart, ce qui les lie, selon une lucide remarque un peu détaillée de l’excellent pianiste Julien Libeer (« Mozart, l’exemple absolu de Ravel »), au final d’un entretien de présentation de son présent CD « Mozart 1-2-3-4 – solo – duo -trio – quartet », à propos de ce qu’il qualifie d’ »une virée Ravel qui s’annonce pour l’automne »…« …

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    Oui, il y a une virée Ravel qui s’annonce pour l’automne. Mozart ayant été l’exemple absolu de Ravel, il paraissait cohérent de travailler sur les deux simultanément : ce sont deux mondes aristocratiques, d’une invention mélodique intarissable, expressive mais jamais vulgaire, et dont l’absence de coutures visibles tient du miracle.

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    Au disque, il s’agira essentiellement d’œuvres pour piano seuls, mais mes vieux comparses Lorenzo Gatto et Bruno Philippe viendront en soutien pour quelques plages.

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    Le site de Julien Libeer : https://www.julienlibeer.net/

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    Crédits photographiques :  Diego Franssens

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    Propos recueillis par Pierre-Jean Tribot

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    Bravissimo, Messieurs ces magnifiques justissimes interprètes de Mozart – si difficile à si bien saisir en sa radicale radieuse innocence !..

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    Ce jeudi 27 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    voici ce jour un article intitulé « Dégressif« ,

    que je découvre à l’instant sous la plume de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia,

    consacré lui aussi à ce superbe travail musical et discographique – pour Harmonia Mundi – de Julien Libeer et ses amis Pierre Colombet, Máté Szücs et Eckart Runge ;

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    un article en assez belle connivence avec mon ressenti… :

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    DÉGRESSIF

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    Le titre de l’album annonce un ordre que le disque – en effet – inverse : on commencera par le Premier Quatuor avec piano, fait piquant et fluide à la fois, assez concerto au fond – oui – , Julien Libeer jouant en finesse et caprice, puis on ira au Trio, d’un giocoso très opéra, le piano restant l’acteur – oui ! – sans pour autant éloigner les cordes : le décor fait quand même – lui – aussi assez concerto – un genre de fait éminemment mozartien !..

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    Les choses changent avec la Sonate pour violon en fa majeur, Pierre Colombet sera le maître d’œuvre, son archet giocoso entraînant les fusées de l’Allegro, se régalant des merveilleuses variations, perle du disque – peut-être… – qui montre un duo parfait dans les émotions comme dans le brio : ces deux-là feraient bien – ô combien ! – de poursuivre « leur » Mozart.

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    La nuance de mélancolie absolue – présente presque toujours chez Mozart, comme chez Ravel, Karol Beffa le fait bien remarquer… – qui introduit la sublime Sonate en mi bémol majeur montre Julien Libeer seul. Cette élégance – voilà ! voilà ! – , cet air de ne pas y toucher – en totale innocence – , le piano doré qui s’amuse – oui ! – aux deux Menuets, le giocoso avec un peu d’ombres _ nécessaiement – de l’Allegro, font déjà regretter la fin du voyage – lumineux !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Mozart
    1-2-3-4

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle No. 1 en sol mineur, K. 478
    Trio pour piano, violon et violoncelle No. 3 en si bémol majeur, K. 502
    Sonate pour piano et violon [No. 25] en fa majeur, K. 377/374e
    Sonata pour piano No. 4 en mi bémol majeur, K. 282/189g

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    Julien Libeer, piano
    Pierre Colombet, violon
    Máté Szücs, alto
    Eckart Runge, violoncelle

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    Un album du label harmonia mundi HMM902699

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    Photo à la une : © DR

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    Mozartiennement vôtres…

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    Ce jeudi 3 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa