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  • Réception hier samedi 1er mars du passionnant richissime « Correspondance, écrits et entretiens » de Maurice Ravel, que Manuel Cornejo m’a fait adresser à mon domicile par les soins des Editions Gallimard le 20 février dernier…

    Hier samedi 1er mars 2025,
    j’ai eu le très vif plaisir de recevoir les deux volumes (de 2934 pages) du « Correspondance, écrits et entretiens » de Maurice Ravel, que son auteur – c’est-à-dire celui qui l’a très assidument (depuis plus d’un quart de siècle) établie, présentée et annotée – l’ami  – et correspondant fidèle – Manuel Cornejo – qui est aussi le très dynamique président de la Société des Amis de Maurice Ravel –, m’a fait très aimablement adresser à mon domicile personnel, à Bordeaux, par les Editions Gallimard, le 20 février dernier
    – ces deux volumes, n° 458 et 459 de la collection Tel, seront disponibles en librairie le 13 mars prochain…

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    Si l’œuvre de Maurice Ravel (1875-1937) est l’une des plus – quotidiennement – jouées au monde, sa correspondance et ses écrits sur la musique n’en demeurent pas moins méconnus. Épistolier paresseux selon la rumeur – en fait pressé par la priorité accordée à son travail musical de perfectionniste, il écrivait assez brièvement… –, l’auteur du Bolero a pourtant laissé quelque deux mille lettres et cartes, et pas moins de cent quarante-sept écrits, dont notamment vingt-huit articles et quatre-vingts entretiens.
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    Réunis patiemment par Manuel Cornejo pendant plus d’un quart de siècle, ces textes apportent un éclairage indispensable – mais oui ! – sur la vie et l’œuvre du compositeur – contexte et circonstances leur apportant un éclairage passionnant !
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    Concision du propos, sens de l’humour, élégance d’une plume qui ne rechigne pourtant pas à recourir à l’argot… Au fil des pages, c’est dans l’univers – du plus intime au plus professionnel, ainsi que mondain – de Ravel que nous sommes invités à pénétrer, à peu près comme lorsqu’on passe les portes de sa maison du Belvédère à Montfort-l’Amaury. Ses valeurs et ses convictions, ses doutes et ses espoirs, son perfectionnisme, son amour de la nature et des animaux, ses goûts musicaux mais aussi littéraires — de Poe à Alain-Fournier en passant par Mallarmé — nous sont ainsi révélés à travers une voix dont les phonographes n’ont pas a priori – à notre connaissance jusqu’ici du moins… – gardé la trace, mais qui ressuscite ici dans toute sa vérité – voilà, oui !
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    Et Manuel Cornejo me fait l’amitié de me citer deux fois aux pages 2924 et 2926-27 parmi la liste de ceux qu’il remercie (aux pages 2917 à 2928) :
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    une première fois, à la page 2924,  au titre de chercheur :
    « Francis Lippa, qui a effectué depuis 2019 d’importantes recherches généalogiques sur les ascendants maternels de Maurice Ravel mises en ligne sur http://blogamis.mollat.com/encherchantbien » – cf mon article récapitulatif en date du 14 décembre 2024 : « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance… », ainsi que sur de nombreux détails concernant le contexte et les circonstances des séjours à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz de Maurice Ravel,
    par exemple, au passage, le fait que les Anchochoury qui tenaient la pension Anchochury, 28 rue Quai à Ciboure, où Maurice Ravel et sa mère résidèrent l’été 1911, n’étaient pas sœurs, mais en fait belles-sœurs : Marie-Dominique Anchochury (Ciboure, 11 août 1840 – Ciboure, 16 octobre 1918) et Isabelle Dithurbide (Ascain, 18-janvier 1858 – Ciboure, 4 janvier 1932), épouse _ à Ciboure, le 2 juillet 1878 _ du frère de Marie-Dominique, Grégoire Anchochury (Ciboure, 2 mars 1853 – Ciboure, 15 octobre 1918) – cf mon article révisé ce jour en date originairement du 27 mars 2019 : « En poursuivant mes recherches sur les parentés cibouriennes, via sa mère, de Maurice Ravel… » ; et je remarque au passage que le frère et la sœur, Grégoire et Marie-Dominique Anchochury, sont décédés (à leur domicile du 28 rue du Quai à Ciboure) deux jours consécutifs, les 15 et 16 octobre 1918, probablement de la grippe espagnole qui sévissait alors ; des faits que j’ai pu établir lors de ma consultation des actes de décès conservés aux archives de la mairie de Ciboure, le mercredi 9 octobre 2024… – ;
    ou encore l’identité précise du prêtre, nommé Lissarague, qui a baptisé le petit Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église saint-Vincent, de Ciboure, le petit Joseph-Maurice Ravel, né le 7 mars précédent : ce prêtre ayant apposé son nom, Lissarague, au bas de l’acte de baptême de l’enfant, était originaire d’Hasparren ; mais quel était donc son prénom ? – cf mon article en date du 4 novembre 2024 : « Qui donc est ce vicaire, signant Lissarrague, qui a baptisé, à l’église Saint-Vincent de Ciboure, le petit Joseph-Maurice Ravel le 13 mars 1875 ? » – ;
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    et une seconde fois, aux pages 2926-27, au titre du ravelophile – passionné que je suis, en effet, aussi : l’ami Manuel Cornejo, lecteur fidèle des articles de mon blog « En cherchant bien« , m’a adressé aussi une série de précieux et même rares CDs Ravel qui ne figuraient pas jusqu’alors en ma collection personnelle…
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    Une distiction – chercheur / ravelophile – à laquelle je suis évidemment très sensible – mais que peut bien être une recherche dépourvue de passion ?
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    Deux autres références à mon travail de recherche – et ses découvertes – apparaissent dans ce nouvel important ouvrage de Manuel Cornejo :
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    d’une part, en la note de bas de page n°2, à la page 2477, dans l’Annexe I qu’est la « Table des corrspondants de Maurice Ravel » (pages 2427 à 2578), dans la notice détaillée consacrée à Magdeleine Gaudin née Hiriart (1875-1968) :
    « Il existe un lien de cousinage au 3e degré entre elle et Maurice Ravel justifiant que les deux correspondants s’appellent « cousin » « cousine » dans leur correspondances connues de 1910 et 1914« .
    Fait de cousinage que j’ai effectivement découvert : cf mon article « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel » en date du 13 mai 2019) – un cousinage que retient donc tout spécialement en son magistral travail Manuel Cornejo, et qui élargit considérablement la connaissance jusqu’ici très partielle (dans les travaux du regretté chercheur luzien Jean-Noël Darrobers) de la famille maternelle Delouart de Maurice Ravel, et de ce que j »ai très vite qualifié de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, puisque j’ai désiré découvrir le détail le plus précis possible de ces cousinages basques de Maurice Ravel (à Ciboure, via les Delouart, les Goyenague, les Cerciat, les Passicot, mais aussi à Saint-Jean-de-Luz, via les Hiriart et les Gaudin issus du mariage, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, de Magdeleine Hiriart et Charles Gaudin…), et cela au-delà de la fréquentation, dès l’enfance du petit Maurice, de la famille luzienne des Gaudin, depuis ses séjours, encore enfant, auprès de sa chère tante (et marraine) Gracieuse (Gachoucha) Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la très présente domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz… – ;
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    et le 29 mai suivant, à 11h 21, j’ai adressé à Maylen Lenoir-Gaudin, luzienne, un courriel lui faisant part du cousinage très effectif de sa grand-mère paternelle, Magdeleine Hiriart-Gaudin, née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875, avec Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875 ;
    courriel auquel ma correspondante a répondu le soir même par ces aimables mots-ci :
    « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations, Maylen Lenoir« … ;
    et depuis, Maylen Lenoir-Gaudin et moi-même sommes en relations suivies (nous avons conversé, pour la première fois, et longuement, à son domicile, à Saint-Jean-de-Luz, le vendredi 12 juillet suivant, en 2019 ; et notre plus récente rencontre à Saint-Jean-de-Luz, date du samedi 18 mai 2024 : une conversation d’une bonne heure sur la terrasse ensoleillée du Bar de la Marine, Place Louis XIV, à Saint-Jean-de-Luz ;
    et le courriel le plus récent de Maylen Lenoir est en date du 3 mars dernier, 2025 :
    « Merci, cher Monsieur, pour vos mails, qui, comme toujours, m’ont beaucoup intéressée. J’ai noté que vous parlez de Lily Pavlovsky (Lily de Binder) que j’ai très bien connue car j’ai habité pendant 2 ans chez elle et avec elle rue Jouffroy à Paris pendant mes études ; c’était une personnalité extrêmement intéressante et sympathique. Bonne continuation dans vos recherches ; et encore merci de me les donner à partager »…
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    d’autre part, et surtout, à la page 2638, dans la présentation générale par Manuel Cornejo de l’Annexe VII des « Actes d’état-civil et faire-part » (pages 2638 à 2651) :
    « Nous invitons les lecteurs curieux d’en savoir plus sur la généalogie de Maurice Ravel de consulter (…) les importantes recherches récentes de Francis Lippa sur la branche maternelle à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz divulguées sur son blog hébergé par la Librairie Mollat de Bordeaux ( http://blogamis.mollat.com/encherchantbien ) «  – cf là-dessus mon commode article récapitulatif  « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance… » en date du 14 décembre 2024…
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    Bien entendu,
    je compte relire ou découvrir hyper soigneusement les 2796 pages de texte de cette nouvelle édition issue et travaillée des soins patients et ultra-compétents de Manuel Cornejo,
    avec, en particulier par exemple, la correspondance entre Maurice Ravel et son amie luzienne (ainsi que parisienne) Lily Pavlovsky (Paris 10e, 20 janvier 1890 – Paris, 1er, 11 juin 1972) – cf aux pages 2530-2531 la notice biographique que Manuel Cornejo lui a consacrée… –, sœur aînée de l’architecte célèbre – et bien connu pour ses œuvres emblématiques notamment à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure –, André Pavlovsky (Paris 17e, 9 septembre 1891 – Saint-Jean-de-Luz, 12 février 1961), et grande amie, très proche, de Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976), la meilleure amie de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), et sa presque cousine – via Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968), la belle-sœur de Marie Gaudin, et la cousine au 3e degré de Maurice ! – :
    une correspondance découverte assez récemment par Manuel Cornejo, comme il me l’avait préalablement signalé sans – délibérément – m’en préciser la teneur – il désirait que je prenne connaissance de son riche détail à la lecture des diverses entrées (plus d’une trentaine…) du livre –, que je viens donc de découvrir avec gourmandise…
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    Et le jeudi 17 avril prochain,
    j’aurai le très vif plaisir de m’entretenir une bonne heure durant à la Station Ausone avec Manuel Cornejo sur son splendide travail de recherche et d’édition de cette « Correspondance, écrits et entretiens » de Maurice Ravel,
    sans public, pour un enregistrement vidéo accessible urbi et orbi…
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    Ce dimanche 2 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Et maintenant un admirable album solo « Telemann – Bach – Britten – Shaw » du splendide altiste anglais Timothy Ridout : ou le pouvoir de certains interprètes d’exception de nous faire re-découvrir des chefs d’œuvre par la magie de certaines interprétations nouvelles géniales…

    Et voici que maintenant le splendide jeune altiste anglais Timothy Ridout (né en 1995  à Waltham Forest) vient nous offrir un admirable album solo « Timothy Ridout -Telemann – Bach – Britten – Shaw« , le CD Harmonia Mundi HMM 902750, enregistré à Londres en mai 2024…

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    Quand je découvre un interprète qui me plaît beaucoup, je m’attache à lui, et je lui suis fidèle, s’il ne me déçoit pas :

    et c’est bien le cas de Timothy Ridout, pour sa discographie du moins, magnifique ! _ je ne l’ai pas entendu en concert.

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    Voici donc les deux précédents articles que je lui ai consacrés, en mai et juin 2024, sur ce blog « En cherchant bien » :

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    le 20 mai 2024 : « Le goût de l’alto à l’anglaise : un superbe Timothy Ridout sur les traces de l’excellent Lionel Tertris (1876 – 1975) : un voyage chantant de l’alto, qui fait du bien…« ,

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    et, dans la foulée de mon enchantement, le 24 juin suivant : « L’alto à l’anglaise de Timothy Ridout : son très beau CD « Britten – Vaughan-Williams – Hindemith – Martinu »…« …

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    Pour m’apercevoir alors que j’avais précédemment pu écouter déjà Timothy Ridout, mais sans vraiment le remarquer; lui, à l’alto, dans sa participation à d’autres CDs,

    ainsi qu’en témoignent mes antérieurs articles en date du 31 octobre 2019 « De superbes Quatuors à cordes n° 2 de Tchaikovsky et Borodine au Spannungen Festival 2018« ,

    et du 14 avril 2022 « Le grand Michael Spyres dans les sublimes « Nuits d’été » d’Hector Berlioz et Théophile Gautier (version, avec orchestre, de 1856) : qu’en penser ?.. » _ et je dois dire ici que si je porte au pinacle, et les sublimes « Les Nuits d’été » de Berlioz, et le talent-génie d’interprète de Michael Spyres, je n’ai hélas pas le moindre atome crochu avec « Harold en Italie« , qui m’ennuie : tant pis pour moi…

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    Aujourd’hui, c’est à un album entièrement en solo que se livre le talent musical _ magnifique ! _ d’altiste de Timothy Ridout :

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    « Enregistrer _ au mois de mai 2924 _ un album entièrement solo avant d’atteindre l’âge de trente ans _ Timothy Ridout est né en 1995 _ : voilà qui en dit long sur le parcours fulgurant d’un prodige de l’alto capable de repousser toutes les limites. Tout comme son choix de mettre en regard l’âge baroque (Telemann et J.S. Bach _ en des transcriptions pour l’alto d’œuvres conçues pour le violon _) et deux figures de la modernité, avec la rare Élégie de Britten (1913 – 1976) et In manus tuas de Caroline Shaw (1982). Une ode à l’alto _ superbissime ! _ à travers les siècles, aussi juvénile qu’époustouflante ! » :

    voilà une excellente présentation de ce CD…

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    Oui, décidément certains interprètes d’exception ont le magique pouvoir de nous faire re-découvrir de merveilleux chefs d’œuvre pourtant déjà bien connus et admirés par des interprétations déjà parfois elles aussi géniales… Pour notre enchantement.

    C’est là l’apport singulier magnifique de certaines interprétations…  

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    Oui, le talent – voire génie – musical de Timothy Ridout est vraiment exceptionnel…

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    Ce vendredi 28 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un commode petit récapitulatif de mes essais bien poussifs de présentation de moi même, Francis Lippa et Titus Curiosus, pour un difficile essai de rédaction d’un improbable CV, de la part d’un hétéro-centré, tourné vers le dehors, et que hérisse, dans les œuvres d’art qui le passionnent, le moindre narcissisme auto-complaisant…

    Voici un commode, et sans prétention aucune, petit récapitulatif de mes essais plutôt poussifs de présentation de moi-même, Francis Lippa et Titus Curiosus, pour un difficile à accoucher essai de rédaction de CV d’un hétérocentré, tourné vers le dehors, et que hérisse, dans les œuvres d’art qui le passionnent, le moindre narcissisme auto-centré et auto-complaisant – en musique comme ailleurs…

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    Soient les 7 articles suivants de mon blog « En cherchant bien« , rédigés entre le 20 janvier et le 24 février derniers.

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    Pour commencer, voici les trois premières approches – je déteste me mettre en avant : je crains bien trop la méchanceté et les coups ! – de CV suivantes :

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    _ 20 janvier 2025 : « Pour une esquisse de sorte de CV de mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné d’approches et apports divers, variés et multiples de la culture et des arts, et du philosopher vraiment…« 

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    _ 26 janvier 2025 : « Pour compléter, au chapitre crucial de l’Histoire, ma première esquisse de CV…« 

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    _ 27 janvier 2025 : « Nouveaux compléments à la rédaction de mon CV de philosophe rechercheur en divers azimuts : histoire de la musique et histoire de la photographie, aussi : un troisième volet…« 

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    Ensuite,

    cet article-ci – qui est le plus important, détaillé et précis, ici – qui offre un catalogue presque exhaustif de mes diverses très variées, diversifiées – « Diversité est ma devise« , s’enchantait le bon La Fontaine, en son conte « Pasté d’anguilles« … ; sur mon amour pour La Fontaine, cf mon article en date du 3 juillet 2020 : « De Philis à Psyché, ou la découverte, 24 ans plus tard, d’une licence poétique dans le CD (de 1996) « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », dans l’Air de cour « Tout l’univers obéit à l’amour » de Michel Lambert et Jean de La Fontaine, de 1659« … ; mais j’apprécie aussi beaucoup la « variété » chère au cher, lui aussi, Paul Valéry ; cf mon article en date du 26 août 2010 : « Vie de Paul Valéry : Idéal d’Art et économie du quotidien _ un exemple« … – productions et performances de chercheur-découvreur, et accoucheur passionné de quelques sentiers de création, en la collection – elle m’est très précieuse ! J’y tiens beaucoup ! – enregistrée par podcasts et vidéos de mes entretiens – sur le vif ! – avec de merveilleux auteurs dont je cherche à explorer – socratiquement, en quelque sorte : Socrate est un autre de mes modèles proprement philosophiques, avec mon cher Montaigne… – les démarches souterraines créatives d’imageance… :

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    _ 29 janvier 2025 : « Ce qu’offre la caverne d’Ali-Baba de Francis Lippa, dont le « Sésame, ouvre-toi ! » est un simple clic à l’endroit idoine, sur son Blog « En cherchant bien », ou ses Entretiens disponibles sur le site de la librairie Mollat, à Bordeaux…« 

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    Puis, ces 3 articles-ci, en forme d’appendices à ces efforts miens de CV :

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    _ 8 février 2025 : « Pour un presque panorama autobiographique (bien sûr provisoire !) d’un discret et modeste, en même temps qu’exigeant en ses goûts très ouverts, à presque mi-parcours de vie, à 77 ans, du gourmand curieux (Titus Curiosus) optimiste de la vie que je suis…« 

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    _ 22 février 2025 : « A propos de la capacité du blog « En cherchant bien » d’aider si peu que ce soit – et à quelles conditions – à un certain accès aux mondes singuliers et porteurs de formidable joie des œuvres d’art les plus authentiques : un échange de courriels avec Eric Rouyer, le maître du magnifique label discographique Le Palais des Dégustateurs…« 

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    _ 24 février 2025 : « A propos des conditions assez exigeantes de lecture de ce blog-ci « En cherchant bien » : un petit appendice d’un jeu quasi vital…« 

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    Voilà :

    c’est la passion désintéressée de la recherche de ce qui vaut vraiment en matière d’œuvres, qui m’anime, depuis quasiment toujours :

    depuis mes conversations (de géographie et d’histoire) de petit garçon (je suis né à Libourne le 12 décembre 1947) avec mon cher grand-père Paul Bioy (Oloron – Sainte-Marie, 25 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954), la personne absolument généreuse et serviable que j’ai tout de suite adorée, qui m’a appris à lire et compter, et avec qui je me promenais, jusquà mes 7 ans, à Bordeaux ou à Castillon-la-Bataille, et que je vénère : il m’est, pour la vie, mon modèle d’humanité accomplie…

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    Une dernière remarque – qui est aussi un magnifique compliment, totalement inattendu de ma part, forcément ! – à propos de mon style d’écriture  en un courriel de l’ami Yves Michaud, en date du 11 novembre 2011, et en réponse à mon affirmation : « Je pense être un deleuzien… » :

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    « Vous êtes ramifié et rhizomatique, comme lui – Gilles Deleuze – , mais il avait un défaut que vous n’avez pas – wow ! Yves Michaud estime donc que je pense juste !.. – : il pensait faux, radicalement faux, toujours à côté de la réalité – re-wow !!! Méritè-je vraiment un tel superbe compliment (de justesse réaliste de mes appréciations) ?

    En plus, il faisait de toute philosophie un système – ce que sont que les philosophies ratées. Un penseur pense dans l’actuel – oui, oui ! et l’actuel peut aussi parfois s’avérer être un peu singulier… – , et donc il ne peut jamais être systématique. Au mieux, il est cohérent « …

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    Et en effet ce sont des réalités éminemment singulières – mais pas toutes celles-ci, bien sûr ! et même très loin de là… – qui suscitent d’abord ma curiosité, et ensuite, à l’expérience un peu poussée, mon admiration, du moins quand il s’avère que – et c’est là une condition sine qua non et absolument rédhibitoire pour mon goût – cette singularité particulière-là s’accomplit dans l’éclat pur de la justesse et de la beauté – les deux étroitement liées nécessairement pour mon approche poiétique et poétique, décidée, élue (et je suis assez exigeant en mes goûts et passions !), du réel – ; je n’aime pas, et encore moins cultive, la rareté pour la rareté – bien trop comparatives et calculées dans de tels cas pour moi ; je n’ai pas de temps à perdre à ces comparaisons sociologiques et quantitatives-là : le temps de la vie n’est pas extensible à l’infini, et le présent, donc, constamment urge pour moi en ma vie, et comme en toute vie, par essence mortelle !.. Ce présent qui passe, et qu’il faut tâcher de ralentir en notre prise, comme l’enseigne si magnifiquement Montaigne en son ultime sublime essai, « De l’expérience«  (Livre III, chapitre 13) : « J’ai un dictionnaire tout à part moi : je passe le temps, quand il est mauvais et incommode ; quand il est bon, je ne le veux pas passer, je le retâte, je m’y tiens. Il faut courir le mauvais et se rasseoir au bon. Cette phrase ordinaire de passe-temps et de passer le temps représente l’usage de ces prudentes gens, qui ne pensent point avoir meilleur compte de leur vie – voilà ! – que de la couler et échapper, de la passer, gauchir, et, autant qu’il est en eux, ignorer et fuir, comme chose de qualité ennuyeuse et dédaignable. Mais je la connais autre, et la trouve, et prisable, et commode, voire en son dernier decours, où je la tiens ; et nous l’a nature mise en mains, garnie de telles circonstances, et si favorables, que nous n’avons à nous plaindre qu’à nous si elle nous presse et si elle nous échappe inutilement » : c’est donc à nous-même que revient la tâche d’apprendre à faire de notre vie, et de son présent, le meilleur usage possible !.. Et je suis en effet aussi un homme pressé et désireux d’alentir son présent d’expérience, pour en effet mieux le savourer, du moins quand il est bon ; et donc ma ténacité peut s’avérer, à l’occasion, éminemment patiente et sage, tout en demeurant et vaillante et obstinée… ; et  j’ai fait aussi ma devise de ce constat de départ à prendre instamment en compte des deux merveilleux vers d’Andrew Marvell en son sublime « To his coy mistress » :

    « But at my back I always hear
    Time’s wingèd chariot hurrying near« … – ;

    c’est donc un tout simple fait – « a matter of fact« , dirait le très lucide David Hume – qu’il se trouve que par simple contingence statistique, la justesse et la beauté des jugements et des réalisations et œuvres, se rencontrent beaucoup moins hélas, en nos vies dans le monde tel qu’il est et devient, que leurs contraires : la fausseté et la laideur, qui encombrent – de plus en plus, bien triste et vénéneux appât du gain et du pouvoir aidant, telles des métastases proliférant, sans contrepoison ni vaccin suffisant pour les contrer-contrarier : « Ô saisons, ô châteaux ! Quelle âme est sans défaut ?« … – le monde…

    D’où cette consécutive moindre advenance, forcément, de l’admiration justifiée de mes enthousiasmes personnels, que j’aime, enflammé de feu que je suis alors – et incurable optimiste ! – , en plus de les cultiver, essayer, aussi, dans la foulée, même si c’est peut-être maladroitement, de donner à partager en ma parole et en mon écriture vives – j’ai aussi enseigné à philosopher, 42 années durant, à mes élèves, au lycée : passionnément ! – ,

    puisque tel est là mon tout petit et très humble pouvoir, et ma passion désintéressée, d’actif, tant que j’aurais du souffle de vie pour les porter, toujours un petit pas plus loin – still one step further…

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    Ce mercredi 26 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le toucher de piano magique d’Olga Paschenko, dans le Concerto pour piano n°20 Kv 466 de Mozart : un charme juste qui subjugue et soulève…

    Le très vif plaisir de l’écoute du CD Alpha 1119 « Guess who ? Fanny & Felix Mendelssohn » d’Olga Paschenko _ cf mon article d’avant hier 23 février : « La délicate et délicieuse difficulté d’attribuer à l’oreille soit à Fanny soit à Felix Mendelssohn leurs merveilleux de poésie « Lieder für das pianoforte » et « Lieder ohne Worte » : le jubilatoire CD Alpha 1119 « Guess Who ? – Fanny et Felix Mendelssohn » de la magicienne Olga Pashchenko ; et la question de la singularité idiosyncrasique de ces magnifiques compositeurs à la jointure du classicisme éternel et du romantisme naissant…« … _ m’a donné le très fort désir de revenir écouter son CD Alpha 942 « Mozart – Piano Concertos 20 & 23« , auquel je n’avais pas consacré d’article.

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    Bingo ! Le charme à nouveau me subjugue et me soulève !..

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    Et tout particulièrement en son interprétation magique du Concerto n°20, Kv 466.

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    A l’inverse _ pour une fois… _ de la préférence pour le Concerto n° 23, qu’affirme Jean-Charles Hoffelé en son article « Concertos-Théâtre« , en date du 5 septembre 2024 :

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    CONCERTOS-THÉÂTRE

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    Sombre, si sombre dès ses premières mesures ce ré mineur où le pianoforte d’Olga Pashchenko ajoute ses rumeurs à celles d’il Gardinello. Une tempête venue de Don Giovanni distillera jusque dans la Romance une nuance tragique qui pourra sembler excessive _ non… _, d’autant que la pianiste n’hésite pas côoté effets, morcelant les phrasés, surlignant les affects.

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    La violence des contrastes qu’aiguisent encore les instruments anciens frôle parfois le spectaculaire, si elle tire toujours l’oreille elle tire aussi le texte, péché qui risquerait d’être mortel si les interprètes n’avaient pas tant de talent : les cadences sidérantes _ oui _, de la main de la pianiste, sont l’apport décisif de cette proposition.

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    Heureusement le fin soleil d’automne du la majeur réconcilie la pianiste avec ce Mozart vif et élégant qui m’avait tant charmé à l’écoute du volume précédent (voir ici), tout cela respire et chante, les excès sont bannis (jusque dans une ornementation autrement subtile), et l’émotion étreint dans un Adagio murmuré. Finale leste qui déroule son ruban de pure fantaisie. Pour ce 23e, il vous faudra l’album _ pour moi, c’est bien pour le 20e.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Concerto pour clavier No. 20 en ré mineur, KV 466
    Concerto pour clavier No. 23 en la majeur, KV 488

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    Olga Pashchenko, pianoforte
    il Gardinello

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    Un album du label Alpha Classics 942
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    Photo à la une : la pianofortiste Olga Pashchenko – Photo : © DR

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    Quel toucher de piano ! Quelle intelligence de Mozart !..

    Quelle artiste !!!

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    Ce mardi 25 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa