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  • En forme de célébration-partage de leurs 55 ans de magnifique carrière au concert comme au disque, les épatantissimes sœurs Labèque nous offrent un splendide, très riche et absolument délicieux coffret de 3 CDs « Katia et Marielle Labèque – 55 » de 55 plages (26 inédites, enregistrées cette année-ci 2026, et 29 prélevées dans leurs très beaux enregistrements précédents, réalisés entre 2024 et 1970) : une splendide fête !..

    En forme de célébration-partage de leurs 55 ans de magnifique carrière au concert comme au disque, les épatantissimes sœurs Katia et Marielle Labèque – nées le et le à Bayonne – nous offrent présentement – avant-hier 12 juin – un splendide, très riche et absolument délicieux – jubilatoire ! – coffret Deutsche Grammophon de 3 CDs « Katia & Marielle Labèque – 55« , constitué de 55 plages (26 inédites, enregistrées cette année-ci 2026, et 29 prélevées dans leurs très beaux enregistrements précédents, réalisés entre 2024 et 1970), et respectivement intitulés « Wild is the Wind » (56′ 39) – A dialogue between popular music and classical writing, highlighting the porous borders between genres... – , « Of a Bright Garden » (63′ 15) – A programme across Romantic and 20th century repertoire, shaped around the themes of gardens and childhood… – et « Points of Light » (59′ 06) – A constellation of composers who have profoundly marked the Labèques’ artistic path …

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    Une splendide fête de musique ! coulant de source pure et très vive.

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    Et admirez aussi cette épatante vidéo de présentation (de 9’54) par Katia et Marielle elles-mêmes, où elle font, pour France-Musique, un très simple et éclairant point de retour sur l’aventure heureuse – et de travail très assidu aussi : elles ont été à l’excellente école de leur mère pianiste, Ada Cecchi (Viareggio, 18 juillet 1918 – Bayonne, 9 mars 1997 ; cf par exemple mon article « Musiques de joie : le Bolero idéalement endiablé de Katia et Marielle Labèque dans leur CD basque Amoria, avec les percussions traditionnelles basques du groupe Hegiak de Thierry Biscary«  en date du 21 avril 2020 – de leur incomparable duo de 55 pétaradantes années, rien n’est passé, tout est présent ! : c’est un parfait régal d’évidence, simplicité, naturel, éternellement juvénile et jubilatoire…

    Bravissimo ! Et immense merci !!!

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    Oui, elles sont absolument, et pour jamais, épatantes, les sœurs Labèque !!!

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    Ce dimanche 14 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Bigger splash, grosse peine : le formidable peintre de joie, jusque dans la tristesse, l’immense David Hockney, que nous aimons tant, nous a quittés avant-hier 12 juin : saisir aussi par le regard…

    Bigger splash, grosse– et même immense ! – peine : le formidable peintre de joie, jusque dans la tristesse, qu’est pour jamais l’immense David Hockney (Bradford, 9 juillet 1937 – Londres, 11 juin 2026), vient, avant-hier 12 juin, de nous quitter

    – cf l’extraordinaire image de la fresque, absolument saisissante !, de la Tombe du plongeur découverte le 3 juin 1968 non loin de Paestum par l’archéologue Mario Napoli, pour nous donner l’idée la plus juste d’un tel plongeon vital de David Hockney lui-même…

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    Nous demeure le secours disponible de notre regard à apposer un moment – apprendre à regarder ainsi, un moment, lui importait, ainsi qu’il se plaisait à le dire volontiers… – sur l’irradiante lumière des couleurs pures de son œuvre tout entier, à lui, David Hockney…

    Et ce n’est là pas rien, ni peu…

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    Immense merci à lui,

    contemporain indubitablement décisif…

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    Cf aussi mon petit d’article d’il y a à peine un an, le 8 avril 2025 : « David Hockney : Peindre la joie ! Une jeunesse intacte folâtrement perpétuée…« 

    rédigé à l’occasion de son exposition à la Fondation Louis Vuitton à Paris du 9 avril au 31 août 2025 : déjà son catalogue (aux Éditions Thames & Hudson) est une pure merveille…
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    Peindre, et percevoir – saisir, regarder, écouter, ressentir, etc. : activement, et pas passivement… –  de joie,

    est capital pour rafraîchir au présent renouvelé, dès le réveil, l’élan formidable – et le goût savoureux, jusque dans la peine et la tristesse éprouvées – de vivre ;

    et le cultiver à son tour, ce formidable élan vital…

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    Ce samedi 13 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour l’île déserte (suite) : un nouveau justissime salut de la critique envers le jubilatoire CD des Ebène et Belcea des sublimes Octuors de Mendelssohn et Enesco, en un élan qui porte loin, juste et très profond…

    Le 11 janvier dernier, mon article « Et voici maintenant ce jubilatoire chef d’œuvre absolu d’élan irrépressible qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 de Felix Mendelssohn, composé en 1825, à la perfection servi au disque en 2025 par le Quatuor Ébène et le Belcea Quartet, réunis en un admirable CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » : une irrésistible joie irénique pour l’éternité !.. » saluait bien bas l’admirable CD Erato 5021732997296 « Octets – Mendelssohn – Enescu -Quatuor Ébène – Belcea Quartet » – enregistré du 6 au 11 juillet 2025 au Schloss Elmau – en un article forcément dithyrambique…

    Bientôt renforcé, dix jours plus tard, le 21 janvier, par, et en forme de rappel, l’article « Le CD des sublimes « Octuors » de Mendelssohn et Enesco des Ébènes et Belcea salué, à son tour, par la critique : un CD jubilatoire, pour l’île déserte… « , suscité par la  lecture de l’article « Couplage classique » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia pour Artamag…

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    Et voici  qu’hier 11 juin nos éloges ont été rejoints par l’enthousiasme de l’article « Octuors d’Enesco et Mendelssohn éblouissants par les quatuors Belcea et Ébène » de Jean-Claude Hulot sur le site de ResMusica,

    que voici :

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    Octuors d’Enesco et Mendelssohn éblouissants par les quatuors Belcea et Ébène

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    Le génie peut parfois impressionner par sa précocité – certes… – ; les octuors sortis de la plume d’un Mendelssohn de seize ans et d’un Enesco de dix-neuf – voilà, voilà ! – sont des chefs d’œuvre absolus – ô combien ! – , miracles d’inspiration et d’équilibre. 

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    L’octuor de Mendelssohn est l’une des premières manifestations – en effet – du génie si précoce de Felix alors âgé d’à peine seize ans. Tout est miraculeux – mais oui ! – dans cette pièce, l’écriture à la fois transparente et puissante – c’est cela– pour les huit instruments à cordes, l’équilibre et l’élan – à la fois – des deux mouvements extrêmes, la tendresse ineffable – oui, oui –  de l’andante et la grâce aérienne – oui ! – du scherzo digne pendant de celui du Songe d’une nuit d’été. La discographie de ce chef d’œuvre vif argent est considérable – c’est vrai – mais la nouvelle version ici chroniquée s’impose d’emblée – absolument – parmi les meilleures. Longuement rôdée en concert par les Ébène (ici tenant le rôle du premier quatuor) et les Belcea, elle s’impose par sa parfaite homogénéité, l’élégance et la fluidité – coulant de source – de leur jeu et ce rayonnement juvénile et joyeux – jubilatoire ! – qui forme la signature du musicien – c’est magnifiquement juste.

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    Plutôt que de chercher un complément parmi les œuvres du XIXᵉ siècle proches stylistiquement de Mendelssohn comme les doubles quatuors de Spohr ou l’octuor de Gade, successeur de Mendelssohn au Gewandhaus de Leipzig, les musiciens ont eu l’excellente idée de sortir l’œuvre sœur – voilà – de , elle aussi issue de la plume géniale et inspirée d’un musicien de dix-neuf ans (la notice pourtant enthousiaste et subtile de Raphaël Merlin, lui-même ancien violoncelliste du , place la composition pendant l’exposition universelle de 1889, mais – et le correctif est très juste – c’est bien celle de 1900 qui a vu naître la partition, Enesco étant né en 1881 !). Vaste et complexe architecture en quatre mouvements étroitement reliés entre eux, où une puissance quasiment orchestrale – oui – alterne avec un raffinement exceptionnel – en effet – , mêlant un post-romantisme proche de l’école de Franck à des accents typiquement roumains, c’est un chef d’œuvre monumental – oui – (près de quarante minutes) et – très – hautement inspiré ; à nouveau, les huit musiciens y développent une capacité à maîtriser l’architecture cyclique qui va de pair avec un sens du détail capable de mettre en valeur les nombreux épisodes qui enrichissent le discours ; cette fois les Belcea tiennent la première partie et l’on reste émerveillé par les solos de sur le Stradivarius « ex-Ferras », elle-même d’origine roumaine – oui – dans le thème à l’apparence d’improvisation – et c’est là un trait qu’Enesco partage avec Mendelssohn… – qu’Enesco lui destine à plusieurs reprises, l’une des plus belles inspirations du compositeur.

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    A nouveau, les Ébène et les Belcea s’installent au sommet – voilà ! – de la discographie. Leur réunion par les archets inspirés donne naissance à l’un des plus beaux disques de musique de chambre de l’année – tout à fait ! il faut y insister… Ils signent là un enregistrement appelé à rester mémorable – oui.

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    Octets.

    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) :  Octuor à cordes en mi bémol majeur opus 20.

    Georges Enesco (1881-1955) : Octuor en ut majeur opus 7.

    Quatuor Belcea et Quatuor Ebène.

    1 CD Erato. Enregistré du 6 au 11 juillet 2025 au château d’Elmau.

    Notice de présentation en français, allemand et anglais.

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    Oui ! C’est bien là un CD pour l’île déserte.
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    Un ressourcement jubilatoire permanent !!!
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    Et écoutez-en ceci, pour débuter l’élan, qui va loin, juste, et très profond…
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    Au jardin même du paradis…
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    Ce vendredi 12 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De Ferrare en 1593 avec Vittoria-Raffaella Aleotti (1575-1646), à Rome en 1689 avec la reine Christine de Suède (1626-1689) : le passionnant et très brillant CD « Christine de Suède liberata » de L’Escadron volant de la Reine…

    De Ferrare en 1593 avec Vittoria-Raffaella Aleotti (1575-1646) – et le très beau CD Deutsche Harmonia Mundi 19802841712 « Ghirlanda de Madrigali », cf mon article d’hier 10 juin : « La découverte inattendue d’une nouvelle pépite ferraraise : la « Ghirlanda de Madrigali » (publiée à Venise en 1593) de Vittoria Raffaella Aleotti (Ferrare, 1575 – Ferrare, 1646), qu’était en train d’écouter mon disquaire préféré…« … – ,

    à Rome en 1689 avec la reine Christine de Suède (1626-1689) : le passionnant – regardez ce trailer – et très brillant – admirez cet extrait ! – CD Mirare MIR 802 « Christine de Suède liberata » de L’Escadron volant de la Reine – enregistré à Noirlac du 16 au 21 janvier 2026, et paru le 29 mai dernier…

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    Et écoutez ici leur superbissime « Miserere » d’Allegri : une lumineuse merveille…

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    Je me suis personnellement intéressé à la reine Christine d’abord pour les liens qu’elle a eux avec René Descartes (La-Haye-en-Touraine, 31 mars 1593 – Stockholm, 11 février 1650) et maints autres Français,

    dont Pierre Chanut (Riom, 22 février 1601 – Livry-sur-Seine, 3 juillet 1662) ou Gabriel Naudé (Paris, 2 février 1600 – Abbeville, 10 juillet 1653), qui firent le voyage de Stockholm…

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    Et à plusieurs reprises – dont la première fois, c’était le 10 mars 1992, guidé par le Conservateur du Musée Corsini lui-même  : M. Sivigliano Alloisi (décédé en 2018)… – , j’ai visité le très beau et riche Palazzo Corsini à Rome, où existe toujours la chambre mortuaire de la reine Christine,

    et dont le Musée conserve bien des toiles de maîtres réunies là par cette très grande mécène des Arts, à l’origine aussi de l’Académie d’Arcadie…

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    Ce CD constitue une forme de reconstitution musicale, par les soins imaginatifs et remarquablement féconds de L’escadron volant de la Reine, de la cérémonie d’obsèques de la reine Christine – qui eut lieu à la grande et belle Chiesa Nuova, le 23 avril 1889 – , et qui rassemble tous les compositeurs qu’elle a, de près ou de loin, soutenus sa vie durant :

    « Nous avons mené une véritable chasse aux trésors dans les bibliothèques de Rome et d’Europe pour exhumer toute la musique funéraire – voilà ! – écrite par des compositeur liés à la reine ou à la ville » : soient Gregorio Allegri (Rome, 1582 – Rome, 20 février 1652), Giacomo Carissimi (Marino, 18 avril 1605 – Rome, 12 janvier 1874), Arcangelo Corelli (Fusignano, 17 février 1653 – Rome, 8 janvier 1713), Giuseppe Corsi (Celano, 1631-32 – Ancône ou Modène, après le 10 mars 1691), Johann Kaspar Kell (Adorf, 9 avril 1627 – Munich, 13 février 1693), Alessandro Melani (Pistoia, 4 février 1639 – Rome, 3 octobre 1703), Mario Savioni (Rome; 1608 – Rome, 22 avril 1685), Alessandro Scarlatti (Palerme, 2 mai 1660 – Naples, 22 octobre 1725), Alessandro Stradella (Bologne, 3 juillet 1743 – Gênes, 25 février 1682), Giuseppe Zamponi (Rome, 1615 – Bruxelles, février 1662), dont des extraits d’œuvres funéraires – splendides ! – ont été ainsi ajointés pour ce très beau programme d’hommage à une reine « libérée » (« liberata« ), en son palais romain, de sa vie terrestre… 

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    Un CD fort bienvenu, qui sait trés intelligemment sortir des sentiers courus et recourus par trop d’éditeurs de disques, ou de programmateurs de concerts, routiniers et paresseux…

    Pareille curiosité, et d’une telle qualité musicale surtout, fait forcément beaucoup de bien : il faut l’encourager…

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    Avis aux amateurs de splendides musiques – voilà ! voilà ! – à redécouvrir et goûter !

    De cette qualité-là, nous en redemandons !!!

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    Ce jeudi 11 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa