Étiquette : Bohuslav Martinu

  • Bohuslav Martinu (suite) : un nouveau beau CD Supraphon comportant deux œuvres pour Violon et Piano de Martinu, par le violoniste Daniel Matejca et le pianiste Jan Schulmeister : approfondir la connaissance du répertoire de ce compositeur majeur du XXe siècle européen…

    Dans la suite de ce dont témoignait mon article d’avant-hier 5 août « « ,

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    voici que ce jeudi 7 août, je découvre avec plaisir dans les bacs de mon disquaire préféré un nouveau CD Supraphon, le CD SU4361-2 « Suk – Martinu – Fiser – Works for Violin and Piano » – paru le 20 juin dernier – , par les jeunes Daniel Matejca, violon, et Jan Schulzeister, piano – enregistré à Prague le 4 avril et le 12 décembre 2024, et le 19 février et le 5 mars 2025 – , comportant de Bohuslav Martinu (1890-1959) la « Rhapsodie tchèque » pour Violon et Piano H 307 (de 1945) et la « Sonate n°1 » pour Violon et Piano H 182 (de 1929) :

    deux œuvres fort belles – regarder ici cette vidéo de présentation de 2′ 48 – , curieusement assez peu enregistrées au disque jusqu’ici ; et absentes toutes deux de ma discothèque personnelle, relativement riche en CDs Martinu….

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    Bohuslav Martinu, à l’œuvre abondante, mais incroyablement méconnu encore aujourd’hui de trop nombreux mélomanes.

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    Un grand merci donc à l’excellent label tchèque Supraphon de mettre ainsi à portée d’oreille des discophiles des interprétations particulièrement justes et fines des œuvres magnifiques, même si rarement spectaculaires, que nous a données ce compositeur absolument majeur, mais assez discret, du XXe siècle…

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    Ce jeudi 7 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Retour au trop méconnu, et magnifique, Bohuslav Martinu (1890 – 1959), avec un tendrissime double CD Supraphon « Bohuslav Martinu – The Complete Works for Cello and Piano », par Vilem Vicek, violoncelle, et Denis Linnik, piano : élégance et vraie poésie…

    C’est un tendrissime double CD Supraphon SU 4364-2 « Bohuslav Martinu – The Complete Works for Cello and Piano » que viennent nous offrir Vilem Vicek, violoncelle, et Denis Linnik, piano, pour un compositeur toujours bien trop méconnu du public français : Bohuslav Martinu (Policka, 8 décembre 1890 – Liestal, 28 août 1959).

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    Voici ce qu’en son excellent blog Discophilia, et sous le titre de  »La grande caisse de Bohulav » nous en proclamé hier le bon Jean-Charles Hoffelé, à l’oreille très fine :

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    LA GRANDE CAISSE DE BOHUSLAV

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    Le second disque de l’album parle d’un temps heureux que Bohuslav Martinů ne retrouvera pas : les Nocturnes, les Pastorales, les Arabesques, la Suite miniature, la Romance, l’Ariette – tous morceaux délicieux… – sont imprégnés par cette fantaisie suractive typique des années parisiennes – oui... Les motifs populaires s’y marient avec l’impertinence des traits, ce que l’archet leste de Vilém Vlček, qui anime son beau violoncelle romantique napolitain signé Lorenzo Ventapane, saisit avec un brio qui n’exclut – certes – pas la poésie.

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    Le piano vif – oui – de Denis Linnik est au diapason de cette lecture animée, il se fera autrement sombre, et quasi orchestral pour les trois Sonates, surtout les deux premières, enfants troublés du temps de guerre, où Martinů ouvre la porte de sa seconde manière, réflexive, secrète, à la lyrique teintée d’amertume – voilà... Un peu de rêve encore dans l’admirable – oui, oui ! – Lento de la Première Sonate, alors que le Largo de la Deuxième est un quasi kaddish – oui.

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    La Troisième Sonate – de 1952 – regardera ailleurs, comme les deux cahiers de Variations tardifs – de 1942 et 1959. À jamais loin de son pays natal – qu’il ne reverra donc pas – , Martinů en retrouve l’esprit par les thèmes populaires, les chants et les danses de Moravie – son pays natal – ou de Slovaquie– le pays de tout à côté – , tout un paradis plus renoncé que perdu où s’invite une touche nostalgique –oui, oui ; mais sans kitsch… – que ce beau duo saisit avec mieux que de la poésie, une tendresse – voilà ! – qui rend leur somme précieuse dans une discographie relativement abondante mais rarement aussi inspirée.

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    Et si maintenant, fort de ce beau succès, Vilém Vlček osait les Concertos ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Bohuslav Martinů (1890-1959)

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    L’œuvre pour violoncelle
    et piano

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    Sonate pour violoncelle et piano No. 1, H. 277
    Variations sur un thème de Rossini, H. 290
    Sonate pour violoncelle et piano No. 2, H. 286
    Sonate pour violoncelle et piano No. 3, H. 340
    Variations sur un chant traditionnel slovaque, H. 378
    7 Arabesques, H. 201
    Suite miniature, H. 192
    6 Pastorales, H. 190
    Romance, H. 186bis
    Nocturnes, H. 189
    Ariette, H. 188b

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    Vilém Vlček, violoncelle
    Denis Linnik, piano

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    Un album de 2 CD du label Supraphon SU4364-2
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    Photo à la une : le violoncelliste Vilém Vlček –
    Photo : © DR

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    Une musique infiniment touchante, et, en sa parfaite élégance, dénuée du moindre kitsch…

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    Martinu, décidément un des très grands du XXe siècle européen,

    est ici merveilleusement servi…

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    Ce mardi 5 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le superbe CD « Czech Songs » de Magdalena Kozena (et Sir Simon Rattle) : un enthousiasme discographique partagé aussi sur le site du magazine Crescendo…

    Avec un peu de retard sur mes articles enthousiastes «  « ,

    « « 

    et « « 

    des 25 juin, puis 2 et 3 juillet derniers,

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    voici que ce jeudi 15 août sous la plume de Pierre-Jean Tribot le très attentif magazine belge Crescendo consacre un justissime article de célébration au merveilleux CD Pentatone 5187 077 « Czech Songs« , par Magdalena Kozena et son époux Simon Rattle,

    intitulé, lui, « Chansons tchèques avec Magdalena Kozena« , que voici :

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    Chansons tchèques avec Magdalena Kožená

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    LE 15 AOÛT 2024 par Pierre Jean Tribot
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    Czech Songs.

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    Bohuslav Martinů (1890-1959) : Nipponari, H.68 “Japanese Folk Songs” ; Songs on One Page, H.294 (orchestration de Jiří Teml) ;

    Antonín Dvořák (1841-1904) : Evening Songs, Op.3 (orchestration partielle de Jiří Gemrot), Songs, op.2 ;

    Hans Krása (1899-1944) : Four Orchestral Songs, Op.1 ;

    Gideon Klein (1919-1945) : Lullaby. (orchestration de iří Gemrot).

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    Magdalena Kožená, mezzo-soprano ; Czech Philharmonic, Sir Simon Rattle.

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    2022 et 2023.

    Livret en anglais.

    Texte chanté en tchèque, traduction en anglais.

    61’20’’.

    Pentatone PTC 5187 077.

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    La mezzo-soprano Magdalena Kožená poursuit son compagnonnage musical avec son cher Sir Simon Rattle. Les deux artistes nous offrent un album magistral _ pas moins ! _ autour du thème de la mélodie tchèque pour mezzo et orchestre avec des œuvres _ bien trop _ rares _ en la discographie…

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    Ce voyage musical débute avec Bohuslav Martinů qui, comme le dit un éminent confrère, est sans doute le plus injustement sous-estimé _ oh que oui ! _ des grands compositeurs du XXe siècle. Composées en 1912, les  : Nipponari sont le fruit de la vague du japonisme qui parcourt alors l’Europe. Si on pense naturellement à Paris, comme capitale de cette frénésie artistique, l’Europe centrale ne fut pas une périphérie et connut un japonisme assez vif. Dans ce cycle de sept partitions d’un vingtaine de minutes, Bohuslav Martinů  compose un japon rêvé mais à la fois poétique et sensible. Le trait de composition est d’une extrême finesse _ un trait (assez français) de ce compositeur ! _, soutenant les lignes mélodiques portées par la voix de la mezzo soliste. Chacun des morceaux est relativement court, créant cet effet de haïku minimaux. On tient un véritable chef d’œuvre _ oui ! _ dont on s’étonne qu’il ne soit pas plus souvent  au programme des concerts.  Les Chansons sur une page sont un cycle composé en pleine Seconde guerre mondiale sur des mélodies populaires de Moravie. C’est encore une forme de l’économie magnifiée par la beauté harmonique d’un compositeur alors en exil. Composé à la base pour chant et piano, le cycle est ici orchestré par le compositeur tchèque Jiří Teml.

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    Il est bien sûr impossible d’envisager un récital de mélodies tchèques sans interpréter  Antonín Dvořák dont la facilité mélodique est toujours extraordinaire _ c’est vrai. Le compositeur de la Symphonie du Nouveau monde est ici représenté par ses Chants du soir et ses Mélodies, Op.2. C’est du grand Dvořák avec cette plasticité magistrale de la voix _ oui _ qui fusionnent avec un accompagnement orchestral évocateur des paysages de Bohèmes tantôt ombrageux, tantôt gorgés de lumières.

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    Le disque se clôture avec deux partitions de génies musicaux fauchés par la barbarie nazie Hans Krása et Gideon Klein.  Composés en 1920 et créées en 1921 à Prague sous la direction de Zemlinsky, les 4 chansons orchestrales sont un véritable chef d’œuvre _ oui _ témoignant du génie d’un compositeur moderniste qui se situe dans un univers à la fois post-mahlérien par la noirceur du propos et les contrastes, mais pas si éloigné des expérimentations de l”école de Vienne avec un ton narratif récité sans oublier un travail d’un grand raffinement harmonique _ en effet. En conclusion, le court Lullaby de Gideon Klein, composé alors que le musicien était interné au camp de concentration de Terezin en 1943. Initialement composé pour chant et piano, cette partition est ici orchestrée par iří Gemrot est une berceuse à la fois belle et triste d’un artiste dont la création était le seul refuse devant l’horreur.

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    Tout au long de ce programme Magdalena Kožená est exceptionnelle _ absolument ! Son timbre rayonnant et clair s’adapte tant à la limpidité presque translucide de Martinů et à la luxuriance de  Dvořák. L’artiste cerne idéalement le tragique de Krása  et Klein, avec le talent d’une diseuse dans le premier et d’une amplitude émotionnelle dans le second.  Tchèque de naissance, la mezzo-soprano vit chacun de ces morceaux comme personne _ c’est parfaitement juste. Sir Simon Rattle est un accompagnateur passionné et attentif à ne jamais couvrir sa soliste. Les pupitres de la philharmonie tchèque à la beauté plastique renversante _ oui _ , sublimée par une prise de son de démonstration comme de coutume _ en effet _ avec Pentatone.

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    Son : 10    Notice : 10    Répertoire : 10    Interprétation : 10

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    Pierre-Jean Tribot

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    Un enthousiasme discographique ainsi fort bien partagé.

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    Ce jeudi 15 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Retour à 4 bouleversants Duos pour violon et violoncelle d’Europe centrale (de Zoltan Kodaly, en 1914 ; d’Erwin Schulhoff en 1925 ; et Bohuslav Martinu en 1927 et 1958) par le violon et le violoncelle des frères Michael et Nicolas Seigle…

    Le premier et peut-être principal mérite du CD Passavant PAS 116053 « Sur les routes de l’Est – Martinu – Schulhoff – Kodaly » _ enregistré à Passavant du 13 au 15 janvier 2016 _, et que j’ai découvert parmi les CDs soldés cet été par mon disquaire préféré,

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    est de remettre à l’oreille 3 précédents _ vraiment splendides ! _ CDs de Duos de violon et violoncelle, de ma collection personnelle :

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    _ le CD Praga Da Camera  PRD 350 033 « Bohuslav Martinu – Duos and Trios for Strings« , avec le violoniste Pavel Hula et le violoncelliste Michal Kanka _ un CD enregistré à Prague au mois de juin 2000 _, comportant les deux Duos n°1 H. 157 (de 1927) et n°2 H. 371 (de 1958) de Bohuslav Martinu (1890 – 1959).

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    _ le CD Praga Digitals PRD/DSD 250 203 « Erwin Schulhoff – Chamber Music – Czech Degenerate Music – vol. IV« , par des membres des Kocian Quartet et Prazak Quartet, dont, à nouveau, Pavel Hula et Michal Kanka _ un CD enregistré lui aussi à Prague en 2003 ou 2004 _, comportant le Duo pour violon et violoncelle d’Erwin Schulhoff (1894 – 1942), composé en 1925 ;

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    _ et le CD Alpha 737 « Kodaly – Duo for violin and violoncello Op. 7 – Dvorak – Piano Trio Op.90 ‘Dumky’« , par le violoniste Barnabas Kelemen et le violoncelliste Nicolas Altstaedt (ainsi que le pianiste Alexander Lonquich) _ un CD enregistré à Lockenhaus au mois de juillet  2020 ; sur cette œuvre magistrale et sur ce CD magnifique, cf mes articles des 15 avril : «  » et surtout 4 avril 2022 : «  » … ; et regarder cette brève vidéo d’une durée de 3′ 57... _, comportant ce sublimissime Duo pour violon et violoncelle de Zoltan Kodaly (1882 – 1967), composé l’été 1914…

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    Un CD intéressant, donc, de ces deux frères Michael et Nicolas Seigle,

    même si les interprétations de Pavel Hula et Michal Kanka, à Prague, d’une part, et Barnabas Kelemen et Nicolas Altstaedt, à Lockenhaus, d’autre part, vont assurément plus profond…

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    Ce mardi 6 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa