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  • « El Lado de la luz : Bioy fotografo »

    Au mois d’octobre 2014,

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    pour la commémoration des 100 ans de la naissance d’Adolfo Bioy Casares (15 septembre 1914 – 8 mars 1999)

    _ notre cousin béarno-argentin Adolfito _,

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    se tint au Centro Cultural San Martin,

    à Buenos Aires,

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    une grande exposition intitulée El Lado de la luz : Bioy fotógrafo,

    consacrée à l’activité de photographe passionné de cet immense écrivain singulier ;

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    lui, l’auteur, entre autres récits, de Un Photographe à La Plata.

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    En voici un compte-rendu d’époque _ octobre 2014 _ :

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    Se inauguró la muestra inédita de fotografías de Adolfo Bioy Casares

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    Se inauguró la muestra inédita de fotografías de Adolfo Bioy Casares

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    Se presenta en el Centro Cultural San Martín la exposición « El lado de la luz : Bioy fotógrafo« . Con entrada libre y gratuita, se exhibe en el marco de « Fantástica Buenos Aires« , un importante catálogo de reproducciones de fotos del notable escritor. Incluye retratos de Julio Cortázar, Manuel Mugica Láinez, Alejandra Pizarnik y Silvina Ocampo, además de textos inéditos de Bioy sobre la fotografía.

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    Jueves 25 de septiembre de 2014
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    Se inauguró oficialmente este jueves 25 en Antesalas C y D y Hall y salas A B del Centro Cultural San Martín, Sarmiento 1551, la muestra “El lado de la luz: Bioy fotógrafo”, que revelará una faceta prácticamente desconocida del arte creativo de este escritor, a través de una selección de sus mejores fotografías.

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    El público podrá visitarla de lunes a domingo hasta el 11 de octubre de 14 a 21, con entrada libre y gratuita.

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    Al acto de apertura asistieron el Ministro de Cultura porteño, Hernán Lombardi ; la Subsecretaria de Patrimonio Cultural, María Victoria Acaraz, y la Directora General del Libro, Bibliotecas y Promoción de la Lectura, Alejandra Ramírez, entre otras personalidades.

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    La muestra se exhibe en el marco de “Fantástica Buenos Aires”, un evento con actividades que abarcan cine, teatro, conferencias, narraciones, mesas redondas y música.

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    Bioy fotógrafo

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    Respondiendo a un íntimo impulso, que veía en la imagen fotográfica un mecanismo para la detención del tiempo y para la preservación fáustica del momento, y a la vez tomando como modelos al insigne aficionado Jacques-Henri Lartigue y a escritores-fotógrafos como Lewis Carroll y Samuel Butler, Bioy Casares desarrolló entre fines de la década de 1950 y principios de la de 1970 una incesante actividad fotográfica.

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    El resultado fue una producción de extraordinaria calidad artística : un tesoro visual que constituye no sólo un valioso testimonio de la sociedad de su época, de su círculo íntimo y de los paisajes que frecuentaba, sino también una maravillosa galería que incluye retratos, hasta ahora inéditos, de figuras públicas tales como Julio Cortázar, Manuel Mujica Lainez, Alejandra Pizarnik y Silvina Ocampo.

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    La muestra se completará con un importante catálogo que, además de unas 50 reproducciones, reunirá varios textos, en su mayoría inéditos, dedicados por Bioy Casares a reflexionar sobre la fotografía como arte y sobre su relación con la literatura.

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    Adolfito, un curieux du réel,

    comme la plupart d’entre nous tous,

    les Bioy…

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    Ce jeudi 8 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • « Dark », d’Edgardo Cozarinsky, ou comment l’irruption d’un « Hollywood sauvage et sans sous-titres » dans la vie d’un adolescent argentin accouchera d’un écrivain et cinéaste

    Poursuivant ma lecture des récits d’Edgardo Cozarinsky,

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    après Loin d’où

    _ cf mon article du 8 août dernier : Admirable Loin d’où d’Edgardo Cozarinsky  _,

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    je viens de lire Dark (publié en 2016 ; et chez Grasset en traduction française, le 11 janvier 2017) ;

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    et commenterai ici la très juste critique qu’en a donné l’excellent Mathieu Lindon

    dans le Libération du 20 janvier 2017:

    Edgardo Cozarinsky, mineur de bas-fonds…

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    EDGARDO COZARINSKY, MINEUR DE BAS-FONDS

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    Dark est un roman d’aventure et d’apprentissage _ oui, mais qui n’est pas vraiment ni une éducation sentimentale, ni sexuelle : seulement une importante ponctuation, durablement marquante en ses impacts à long terme, de la prime jeunesse _ auquel, indépendamment des faits précis, on _ c’est-à-dire nous, lecteurs _ accorde un caractère si autobiographique _ pour ce qui concerne le lien de l’auteur même à son personnage principal, qui s’auto-prénomme fictivement Victor en la fiction, et qui sera devenu un auteur « soixante ans plus tard« , au présent même du récit, en 2015 ou 16… _ qu’on le lit comme une vaste réponse _ de l’auteur à soi-même, d’abord : mais qui demeure ouverte, béante ; encore non classée… _ à la fameuse question : «Pourquoi écrivez-vous ?» _ oui. L’intrigue _ du passé de jeunesse rapporté _ se déroule dans les plus ou moins bas-fonds de Buenos Aires dans les années 50 _ oui ; un certain nombre de lieux (bars, bouis-bouis, bordels, cinémas, etc.) sont évoqués (et ainsi visités), en divers quartiers et faubourgs de la ville. Il y a deux personnages principaux. L’un apparaît sous deux avatars : âgé, il est dénommé «le vieil écrivain» ; adolescent, «poussé par un désir de fiction» _ l’expression, en effet très significative, se trouve à la page 28 _, il dit s’appeler Victor à l’autre héros, un inconnu _ inquiétant autant que fascinant du début à la fin _ quadra ou quinquagénaire, Andrés _ qu’un autre personnage, Franca (une croate), nommera plus loin, à la page 68, « Fredi« … _, qui lui adresse la parole dans un bar _ « l’Union Bar, aujourd’hui démoli, au coin de la rue Balcarce et de l’avenue Independencia« , à Buenos Aires (page 23, pour être précis dans la localisation)… «L’écrivain ne sait pas _ et ne s’en soucie guère ! _ si la chronologie de ce qu’il essaye _ c’est important : la tentative demeure toujours fragmentaire et partielle, grandement lacunaire _ de raconter _ rétrospectivement _ respecte celle des faits rappelés» _ page 65 ; « En revanche, il sait que la mémoire efface plus qu’elle ne garde. L’imagination, rusée, récupère tout ce que la mémoire a effacé et l’attrape _ très heureusement _ dans les filets de la fiction«  : ce que personnellement je nomme, en lisant bien Marie-José Mondzain, « l’imageance« . Et tel est bien le point (de ce récit) qui me paraît crucial !.. Pour le principal, il n’y a pas trop de doute, s’il s’agit _ pour l’auteur, suggère fortement le critique _ de faire comprendre _ tout en délicatesse, et sans la moindre lourdeur ; avec beaucoup de raccourcis ! et toujours fragmentairement _ comment l’adolescent est devenu _ voilà ! _ l’écrivain. Victor a aussi une cousine _ Cecilia, de trois ans plus âgée que lui. «Et avec ça, comment tu te débrouilles ?» demande-t-elle après quelques regards sur la braguette de son cousin _ page 47. C’est elle qui l’aidera «à atteindre _ in concreto _ la prestance _ purement technique _ nécessaire» _ page 48 _, lui indiquera «les mouvements qu’il trouverait très vite spontanément», et il se souviendra du «parfum de sa cousine, qui imprégnait draps et oreiller, et que de toute sa vie il ne retrouverait en aucun autre» _ pages 48-49. Andrés est au courant, car l’adolescent et l’homme mûr acquièrent vite une intimité _ entre eux deux _ reposant sur la vie _ passablement _ aventureuse _ et c’est peu dire ! _ de celui-ci, sur les découvertes _ à connotations érotiques, bien qu’indirectes, tout particulièrement _ qu’il propose à son jeune ami. Andrés est un homme à femmes, apparemment _ selon ses dires et ce qu’en laissent paraître aussi ses actes _, qui ne déteste rien tant que les hommes à hommes, mais un mystère, quand même _ c’est sûr ! _, pèse sur l’intensité de sa relation _ complexe à qualifier frontalement _ avec l’adolescent _ ce qui pose aussi, forcément, question : que cherche-t-il à ménager, et pour quelles raisons, en le jeune homme ?

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    Edgardo Cozarinsky est né en 1939 à Buenos Aires _ de parents et grands-parents émigrés d’Europe de l’Est _ qu’il quitta en 1974 pour Paris. Enrique Vila-Matas le présente ainsi en 2003 dans Paris ne finit jamais _ page 164 _, après avoir écrit le rencontrer souvent au cinéma : «Cozarinsky, un borgésien tardif selon Susan Sontag _ ?!? _ , était un exilé argentin qui semblait avoir fini par se sentir à l’aise dans son rôle _ un rôle ? ce n’est guère juste !… _ de personne déplacée _ ?!? Cf plutôt, outre les pages qu’il lui consacre en son indispensable Mes Argentins de Paris, l’article de René de Ceccatty Edgardo Cozarinsky, le voyageur sans terre cité en mon article du 8 août dernier : Admirable Loin d’où d’Edgardo Cozarinsky. Ecrivain et cinéaste _ c’est très important ! l’imageance et le fictionnel ne sont pas que littéraires ou romanesques, mais aussi cinématographiques !!! _, il vivait entre Londres et Paris, j’ignore où il vit maintenant, je crois qu’il ne vit plus qu’à Paris _ écrivait alors Vila-Matas, en 2003. Je me souviens que je l’admirais parce qu’il savait concilier _ voilà _ deux villes et deux activités artistiques […], je me souviens aussi que j’avais vu certains de ses films et lu son essai sur Borges et le cinéma, ainsi que son étude sur le ragot comme procédé narratif et d’autres textes, tous très captivants. Dix ans après avoir quitté Paris, j’ai admiré tout particulièrement son livre Vaudou urbain [traduit chez Bourgois, ndlr], un livre d’exilé, un livre transnational dans lequel il utilise une structure hybride […].» A noter aussi cet étonnant dialogue entre l’auteur et un supposé interwiever, au chapitre 3 (pages 20 à 22 de Dark) : Dialogue sur le «kintsugi» dans Dark, avant qu’on en vienne à l’histoire de Victor et Andrés : «C’est l’art japonais qui consiste à remplir les fissures d’un objet brisé, de porcelaine par exemple, avec de la résine où on a dilué de la poudre d’or. Au lieu de dissimuler la fente, on la souligne avec une substance lumineuse, qui a parfois plus de valeur que l’objet même. C’est ainsi qu’on ennoblit l’objet : au lieu de cacher les cicatrices de sa vie _ expression à relever ! _, on les exhibe. – N’est-ce pas ce que fait _ rabouter-repriser et embellir-ennoblir… _ tout romancier avec sa propre vie ? – C’est ce qu’il tente de faire» _ page 22. L’expression « exhiber les cicatrices de sa vie«  est bien sûr à mettre en rapport avec l’expression ultime du texte, page 142 : « surnagent les restes d’un naufrage« …

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    Sexe, politique, exotisme, il s’en passe, dans Dark, et sous diverses perspectives _ plus ou moins intriquées, mais toujours très sobrement traitées. C’est cette multiplicité des points de vue qui fait aussi l’écrivain, qui en fait un privilégié, comme Andrés _ ou Fredi _ le dit à l’adolescent _ pages 98-99. «Ce pays _ l’Argentine des années cinquante _ est un cas désespéré. […] Mais ne te gâche pas la vie avec la politique, toi tu t’en sortiras, tu fais des études, tu auras une profession, qui sait, si ça se trouve tu deviendras un écrivain célèbre, respecté. Moi, en revanche, je suis un type qui n’est que de passage _ à jamais un migrant _, je l’ai toujours été et le serai toujours. Va savoir où je me retrouverai demain. Toi, si l’ordure t’éclabousse, tu t’en débarrasseras rien qu’en secouant les épaules. Moi, elle se colle à moi, elle me marque, si je ne fais pas attention elle m’écrase.» Alors, pour que «surnagent les restes d’un naufrage» _ c’est sur cette expression-ci que se termine justement le livre, page 142 _, il faudra que l’adolescent devienne écrivain _ et s’essaie, à sa façon singulière, tâtonnante, à « retrouver » à raviver-rédimer, tel le Proust de la Recherche, son propre « temps perdu« … _ cet écrivain qui, dans les premières pages du texte, victime d’une crise de panique, résiste à s’en remettre à un psy de quelque obédience que ce soit, «comment confier son âme à quelqu’un qui n’a pas lu Dostoïevski ni saint Augustin» _ page 8 _, prêtant à certains une inculture exagérée. On prétend que chacun se souvient de la première fois où il a dit «je t’aime». Mais la tâche de l’écrivain est à la fois plus simple et compliquée : il s’agit ici de remettre en scène la première fois où il a entendu _ entendu se dire à lui, jeune homme _ ces mots _ ici : « Je t’aime, morveux !« , page 139 _, dans quelles circonstances, avec quelle oreille, et quel autre mot _ « morveux« , donc… _ accompagnait cette très étrange déclaration _ in extremis : Andrès et Victor ne se reverront jamais plus de leur vie.

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    Mathieu Lindon 

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    Edgardo Cozarinsky
    Traduit de l’espagnol (Argentine) par Jean-Marie Saint-Lu. Grasset, 142 pp.
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    Mathieu Lindon, je remarque, n’évoque ni le Vautrin, ni le Lucien de Rubempré, ni le Rastignac, de Balzac

    dans cette genèse de cet écrivain _ et de sa sexualité, aussi… _ qu’est Edgardo Cozarinsky.

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    Il faudrait lire ou relire ici aussi Edmund White, qui lui aussi, a croisé notre auteur,

    et en parle _ un peu…

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    Ce dimanche 12 août 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le trésor des archives Bioy-Ocampo à la Bibliothèque Nationale d’Argentine à Buenos-Aires

    Les archives Adolfo Bioy – Silvina Ocampo déposées à la Biblioyhèque Nationale d’Argentine

    commencent à livrer leurs secrets,

    nous informe ce jour un bien intéressant article d’El Pais :

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    Los secretos de las cajas 26 de Bioy Casares y Ocampo

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    ARGENTINA
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    Los secretos de las cajas 26 de Bioy Casares y Ocampo

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    Pruebas de galera de Borges, primeras ediciones corregidas y una carta de Gabriel García Márquez son algunas de las joyas donadas a la Biblioteca Nacional de Argentina

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    MAR CENTENERA

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    Buenos Aires 6 JUN 2018 – 00:08 CEST
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    Exposición de material de las cajas 26 de la biblioteca de Silvina Ocampo y Bioy Casares en la sala del Tesoro de la Biblioteca Nacional
    Exposición de material de las cajas 26 de la biblioteca de Silvina Ocampo y Bioy Casares en la sala del Tesoro de la Biblioteca Nacional MARCELO HUICI / BIBLIOTECA NACIONAL MARIANO MORENO

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    En 1999, la biblioteca de los escritores argentinos Adolfo Bioy Casares y Silvina Ocampo quedó huérfana. Al morir Bioy Casares, cinco años después que su mujer, el librero Alberto Casares dividió los 17.000 volúmenes en diez lotes. Uno por heredero. Incluyó 33 cajas en cada lote y las más valiosas eran las número 26, guardianas de las joyas de la colección. Pero nunca llegaron a repartirse. En 2017, la biblioteca íntegra fue adquirida por patrocinadores por 400.000 dólares y donada a la Biblioteca Nacional de Argentina. Después de meses de restauración y estudio, los secretos de las diez cajas 26 fueron desvelados hoy : está la prueba de galeras del cuento El jardín de senderos que se bifurcan, de Jorge Luis Borges ; primeras ediciones corregidas a mano que dieron pie a nuevas reediciones, una carta de Gabriel García Márquez dirigida a Bioy Casares y una respuesta manuscrita de Silvina Ocampo a Alejandra Pizarnik, entre otras maravillas.

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    AMONTONADOS EN UN DEPÓSITO « CON BICHOS DE TODO TIPO« 

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    Los libros pasaron 15 años amontonados en cajas en un depósito de la capital argentina. « Estaban en condiciones pésimas, con bichos de todo tipo en un lugar malsano« , dijo Manguel. Recuperarlos precisa de un gran trabajo de restauración y su destino será la primera sede de la Biblioteca Nacional, hogar del Centro de estudios y documentación Jorge Luis Borges.

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    Borges fue durante años el invitado más asiduo a la vivienda del matrimonio. El genial lector y cuentista llevaba libros para comentar con su amigo Bioy Casares y los dejaba allí, lo que explica todo el material borgeano presente en la colección. « Los libros muestran los vínculos entre Bioy Casares y Borges y son un testimonio más para conocer sus procesos de escritura« , declaró el director de la sala del Tesoro, Juan Pablo Canala, en la presentación. Entre los ejemplares seleccionados figuran dos ediciones, una en inglés y otra en alemán, de Las mil y una noches, uno de los libros favoritos del autor de El Aleph. Borges leyó las dos versiones y las confrontó – llenándolas de notas con su minúscula caligrafía – para preparar el ensayo Los traductores de las mil y una noches.

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    Los investigadores Laura Rosato y Germán Álvarez rastrean desde hace años los vínculos literarios borgeanos para reconstruir su universo creativo y se nutrirán de los hallazgos localizados entre los 17.000 volúmenes. « Borges imaginó en el cuento de El Congreso un grupo de gente que hace una enciclopedia del universo. Fallan. Esta va a ser una enciclopedia de la obra de Borges y no va a fallar« , dijo el director de la Biblioteca Nacional, Alberto Manguel, ante la titánica tarea que tienen por delante.

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    Las cajas 26 muestran también las amistades literarias que la pareja tejió a lo largo de sus vidas. En una carta fechada en México, en junio de 1991, el premio Nobel Gabriel García Márquez se dirige a su « querido Adolfo« . « Mi asombro por tu resistencia descomunal ante los embates de once discursos« , comienza la misiva, en la que habla de una « cena inolvidable » junto a su mujer, Mercedes Barcha. « Mercedes – que amaneció queriéndote más que a mí – no me perdona mi heterodoxia« , le dice a Bioy Casares.

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    En un ejemplar dedicado de La soledad de América Latina, el colombiano escribe : « Para Adolfo Bioy Casares, con el terror compartido por los discursos (dichos y oídos); y la admiración y la amistad« . El libro de García Márquez es su escrito de aceptación del Nobel de Literatura en 1982 y debía conocer muy bien el rechazo del autor de La invención de Morel a dar entrevistas y su temor a hablar en público. « Cuando le concedieron el Cervantes, pasó meses preparando ese texto aterrado porque pensaba que todo eran lugares comunes« , recuerda Manguel.

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    Correspondencia con Pizarnik

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    Es posible leer también una carta de Silvina Ocampo a la poeta argentina Alejandra Pizarnik como respuesta al libro en francés La mort, de George Bataille, que le había prestado. « Querida Alejandra : escatológica. Qué horrible libro. Me da miedo tenerlo en mi cuarto porque nunca como dulce de leche« , le dice la menor de las hermanas Ocampo a Pizarnik. Admite que « es bueno conocer cosas repugnantes » y le asegura que se dará cuenta en un poema suyo « muy próximo« . « En los diarios de Pizarnik también se aprecian estos intercambios, le gustaba provocar« , cuenta Rosato.

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    Ejemplar de La mort, de George Bataille, con anotaciones de Pizarnik y una carta de Ocampo.
    Ejemplar de La mort, de George Bataille, con anotaciones de Pizarnik y una carta de Ocampo.
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    De la biblioteca nacerán decenas de investigaciones que arrojarán luz sobre la biografía de estos dos grandes escritores y de otros cercanos, asegura Álvarez. Entre los libros infantiles que Ocampo conservó estaba Gollywogg, de Florence Kate Upton, publicado en 1895 y considerado hoy un ejemplo de racismo. El título, que da nombre también al protagonista, se ha convertido en un insulto para referirse a personas de origen africano, pero los estudiosos creen que ayuda a entender la formación literaria de esa generación de las élites porteñas.

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    Los investigadores se han asomado a las 345 cajas que quedan por abrir. En ellas hay, por ejemplo, las guías Michelín que consultaban Bioy Casares y Ocampo en sus paseos por Europa y las revistas francesas que la poeta traía de vuelta a casa, que servirán para reconstruir esos viajes. También una colección completa de la revista Sur. Álvarez está convencido de que aguardan ocultas grandes sorpresas: « Hemos visto el 1%, el tesoro dentro del tesoro. Creemos que puede haber cartas, manuscritos, correcciones… Son 17.000 volumenes de expectativas« .

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    MÁS INFORMACIÓN

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    • 17.000 libros para descubrir cómo leían Borges, Bioy y Ocampo

      17.000 libros para descubrir cómo leían Borges, Bioy y Ocampo

    • El amorío telefónico de Borges y otros secretos de la Biblioteca Nacional

      El amorío telefónico de Borges y otros secretos de la Biblioteca Nacional

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    Ce mercredi 6 juin 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelle est la capitale des librairies ?

    La capitale des librairies… est Buenos Aires.

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    Dans El Pais d’hier 1er mai, nous découvrons cet article

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    JUAN CRUZ
    Buenos Aires 1 MAY 2018 – 19:50 CEST

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    El imán literario de Buenos Aires :

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    Asistentes el pasado viernes a la 44ª Feria Internacional del Libro de Buenos Aires.

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    Asistentes el pasado viernes a la 44ª Feria Internacional del Libro de Buenos Aires. DAVID FERNÁNDEZ EFE

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    La Feria del Libro de la capital argentina reúne a escritores como J. M. Coetzee, Mario Vargas Llosa, Paul Auster, Yasmina Reza y Richard Ford con centenares de miles de lectores

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    Jamás llovió tanto en Buenos Aires como este fin de semana. Es bueno para las vacas y para el campo, y por tanto sería en otro tiempo una bendición para La Rural, el vasto predio en el que se celebra la Feria Internacional del Libro de Buenos Aires, la mayor de nuestra lengua después del exceso glorioso de la FIL (Guadalajara, México). Pero ni la lluvia (“Llueve más que en Macondo”, dijo Jorge Fernández Díaz, autor de La herida, best seller de la Feria) hace sufrir a esta fiesta que tampoco la dictadura, de crueldad infinita también para los libros, pudo interrumpir con su ruido de sables, tiros, rayos y truenos. El temporal, con libros, es un gozo, dice Oche Califa, el director institucional del evento, a cuyo frente lleva cuatro años.

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    Lo que sorprende no es esta lluvia ruidosa bajo la cual siguen entrando (un millón o más habrá en los veinte días de esta 44 edición) lectores que por miles asisten a conversaciones o conferencias en las que coexisten el sudafricano J. M. Coetzee con el peruano Mario Vargas Llosa, los estadounidenses Paul Auster y Richard Ford, el español Arturo Pérez-Reverte o la francesa Yasmina Reza, los argentinos Fernández Díaz, Claudia Piñeiro o Eduardo Sacheri. Lo que sigue sorprendiendo es cómo, “a esta esquina del mundo”, dice Califa, viene tanta gente, en viajes de tantas horas, para hablar de sus libros, para someterse a largas colas y a actividades sin fin. Él dice que la clave es Buenos Aires. El cosmopolitismo que emana la tradición literaria de la ciudad de Jorge Luis Borges y que es un imán para los escritores y para los libros. Claudia Piñeiro, la autora de La viuda de los jueves, novelista que además abrió la feria con un vibrante discurso que venció el ruido de la protesta por acciones de gobierno, sitúa ese imán en metáforas de otro tiempo:

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    –Creo que hay una tradición de Buenos Aires recibiendo autores extranjeros. Desde Lorca a Gombrowicz hay una tradición de ciudad que acoge escritores que huyen de algún mal.

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    También están pegados a ese imán, dice, “los que vinieron a reunirse con Victoria Ocampo _ la belle-sœur de mon cousin Adolfo Bioy _ y sus amigos”. Ciudad abierta, en la que “sabemos ser muy duros con nosotros mismos, pero esa tradición de recibir y aprender del escritor que viene de una realidad lejana es uno de los valores de los que nos podemos enorgullecer. Que sea un editor de Buenos Aires quien decidió editar por primera vez Cien años de soledad escrita por un paupérrimo García Márquez que juntaba las monedas para el envío del original por correo, se inserta en la misma tradición”.

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    El secreto está también, lo corrobora Califa, en una conjunción no obligada pero real: entidades oficiales, estatales o de la ciudad, el Museo del Libro, los editores, los libreros, la Biblioteca Nacional (que fue de Borges, que hoy dirige Alberto Manguel _ ami de mon ami René de Ceccatty _) contribuyen a que esos viajes de autores extranjeros a Buenos Aires tengan aquí público abundante y un eco generoso que convierte a esta ciudad en un jolgorio de letras. “No hay más plata”, dice Piñeiro, “pero sí más fundaciones o editoriales o promotores culturales o embajadas dispuestas a sumar esfuerzos para concretar esos viajes”. Y vienen. Paul Auster estaba tan contento de venir que se pasó algunos ratos besando gente a la que conoció y en la que vio la alegría de ser leído.

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    En el pináculo de esas colaboraciones institucionales está la coordinación de la Fundación El Libro, por la que habla Califa. Él consiente que hay un imán, “el imán Buenos Aires”, pero es cierto que hay una tradición. “Argentina ha sido un país abierto a lo que ocurriera en el mundo y a la vez con capacidad de acriollar, no de copiar. Un país abierto a leer rusos, argentinos, italianos, norteamericanos, a publicar por primera vez a Sartre, a Joyce, a Marx… Y ahora aquí hay 1.500 actos en tres semanas y en todos se cuela esa capacidad de recibir y asimilar… Y aquí están, representados en la Fundación El Libro, remando para el mismo lado, las bibliotecas populares, los editores, los impresores, los libreros, los dibujantes, el gobierno… Hemos conseguido que la idea del cheque libro nazca en la feria y luego se prolongue más allá de la feria para que los lectores puedan comprar con nuestros descuentos en cualquiera de las 1200 librerías de Argentina. ¡1.200 librerías, un tesoro nacional, como el Teatro Colón o como el Museo Nacional de Bellas Artes !”

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    –¿ Y por qué vienen tantos autores, y de tan lejos, Oche ?

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    –Tenemos algo que no todos tienen : Buenos Aires.

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    –¿ Qué pasaba en la dictadura ?

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    –Fácil no fue. El ejército entraba, hacía requisas, no podíamos reivindicar ni exhibir a escritores en exilio o desaparecidos. Pero no la podían prohibir, hasta las dictaduras tienen que rendirse a las ferias del Libro.

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    Luciana Waiss, gerenta de Comunicación y Marketing, trae la feria a este instante y subraya novedades, como la creciente presencia de la programación feminista, de diversidad sexual, que ahora convive con los aspectos más habituales de eventos como este. Cuatro escritoras (Griselda Gambaro, Angélica Gorodischer, Luisa Valenzuela y la citada Claudia) han inaugurado sucesivas ferias en los últimos tiempos, “lo que quiere decir que antes o había demasiada ausencia o había muy poca diversidad”.

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    El imán es el libro. Dice Jorge Fernández Díaz, para encerrar la feria en una metáfora: “La Feria del Libro es un refugio de lo que fuimos, un lugar que condensa nuestras mejores virtudes. En muchos sentidos, se trata de virtudes perdidas. Reproduce siempre aquel país cosmopolita y culto al que venían los grandes escritores del mundo, donde reinaban ideas abiertas y desafiantes, y donde por lo general no existía tanto cainismo. Esa imagen de nosotros mismos, tal vez un poco idealizada pero con algunas pruebas en los libros de Historia, se veía por ejemplo en el diario La Nación, donde colaboraban Martí, Rubén Darío, Ortega y Gasset, Unamuno, Hemingway, Borges, Mujica Láinez. La ideología de la Feria, que acoge con igual fervor a nacionales e internacionales, a marxistas y ultraliberales, escritores populares y vanguardistas, es acaso lo mejor de un país ideal que fue agonizando, pero que una vez al año lleva a cabo una misa, un ritual celebratorio para recordar lo que fue. Borges, que detestaba las multitudes (incluso las que venían por los libros), hubiera estado de acuerdo con este concepto, pues él nos enseñó la maravilla de la universalidad y luchó contra nuestro decadente nacionalismo cultural”.

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    En ese clima, entre tormentas, dice, “el dios de los libros sigue lloviendo sobre Buenos Aires”.

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    LA TRADICIÓN SEGÚN BORGES

    La escritora argentina Claudia Piñeiro da el discurso inaugural de la 44ª Feria del Libro de Buenos Aires el pasado jueves 26 de abril.
    La escritora argentina Claudia Piñeiro da el discurso inaugural de la 44ª Feria del Libro de Buenos Aires el pasado jueves 26 de abril. EFE PABLO REMÓN

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    La Feria de Buenos Aires, que acoge tanta cultura literaria extranjera y nacional, en realidad sigue una tradición argentina, dice Patricia Kolesnikov, escritora, periodista de Clarín. “La cultura argentina, o al menos una parte importante, siempre se ha sentido cómoda con las puertas abiertas. Quien da la clave es, cuándo no, Borges : ‘La tradición argentina es, dice, es toda la cultura occidental (…). Por eso no debemos temer y debemos pensar que nuestro patrimonio es el universo ; ensayar todos los temas, y no podemos concretarnos a lo argentino para ser argentinos : porque o ser argentino es una fatalidad, y en ese caso lo seremos de cualquier modo, o ser argentino es mera afectación, una máscara”. Apostilla Kolesnikov : “Así nos leyó nuestro gran escritor y así nos dedicó, para siempre, el mundo todo”.

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    En cuanto a la feria, esta afluencia cosmopolita que se vive desde hace un par de años es una novedad. “Durante las primeras décadas venían dos o tres autores prestigiosos de fuera, y ahí se quedaba todo”, señala Ezequiel Martínez, director de actividades culturales de la Biblioteca Nacional. Gracias a las entidades que cita Califa y a la época en que la dirigió Gabriela Adamo (2011-2014), dice, “ese espíritu global se consolidó y tuvo un gran auge. Ella incorporó a una ciudad invitada de honor [este año es Montevideo: acá estará Jose Mujica hablando de Las venas abiertas… de Galeano] y también el Diálogo Latinoamericano. Esos espacios de intercambio le imprimieron a nuestra Feria ese espíritu cosmopolita que hoy se mantiene”. A pesar de los diluvios.

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    Ce mercredi 2 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa