Étiquette : chefs d’œuvre

  • Bien écouter John Adams, en suivant les appréciations laudatives de Karol Beffa

    Pour qui désirera s’initier à _ et écouter un peu de _ l’œuvre _ importante _ du minimaliste américain John Adams (né à Worcester, Massachussets, le 15 février 1947),

    dont traitent les chapitres « L’irruption du minimalisme américain dans le paysage musical français » (pages 161 à 180) et « John Adams _ El Dorado » (pages 181 à 200), de « L’autre XXe siècle musical«  de Karol Beffa,

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    voici quelques podcasts _ magnifiques ! _ à écouter ici de deux de ces œuvres majeures de John Adams, en 1991 et 1997-98  :

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    _ d’une part, celui de la partie I (« The Machine in the Garden« , 12′ 40) et celui de la partie II (« Soledades« , 16′ 09) de son chef d’œuvre de 1991, « El Dorado » : pour une écoute d’une durée de 28′ 49 ;

    dans l’interprétation ici de Kent Nagano dirigeant l’Orchestre Hallé, pour un CD Nonesuch paru en 1996 ;

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    _ et d’autre part, celui de « Naive and Sentimental Music« , de 1997-1998 comportant trois parties 1) « Naive and Sentimental Music » (d’une durée de 18′ 10) ; 2) « Mother of the Man » (d’une durée de 15′ 09) ; et 3) « Chain to the Rhythm » (d’une durée de 10′ 58) : pour une écoute d’une durée totale de 44′ 04 ;

    dans l’interprétation ici d’Esa-Pekka Salonen dirigeant le Los Angeles Philharmonic, pour un CD Nonesuch paru en 2002.

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    Une musique qui vous subjuguera.

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    Ce dimanche 27 mars 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’interprétation musicale des chefs d’oeuvre : Paul Lewis dans les dernières pièces pour piano de Brahms…

    Les sublimes chefs d’œuvre de musique requièrent de toujours nouveaux chefs d’œuvre d’interprétation de la part de ceux qui s’efforcent de nous y faire accéder, au concert comme au disque, afin que, à notre tour, nous éprouvions-approchions un peu davantage l’infini des myriades de richesses que les compositeurs ont laissées en pauvres traces précipitamment notées, dans l’urgence de l’opération de création, sur les partitions qu’ils avaient sous la main.

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    Soit un défi perpétuellement recommencé, à leur tour, pour les interprètes.

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    Et encore faut-il, aussi, en aval, que notre accueil de réception, à nous qui nous contentons d’un peu activement écouter, soit lui aussi à semblables hauteurs…

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    Soit une conjonction toujours difficile… Et rare.

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    Or, ce jour,

    voici que j’admire profondément l’interprétation que vient de nous donner-proposer le pianiste anglais Paul Lewis de ce chef d’œuvre _ au singullier ? au pluriel ? En quelque unité éprouvée in fine de leur diversité… _ si intensément émouvant _ sublime ! _ « Late Piano Works _ Opps. 116-119 » de Johannes Brahms (1833 – 1897).

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    Bien sûr, il existe déjà de bien belles interprétations au disque de cet Himalaya de piano…

    Auxquelles il nous arrive, bien sûr, de revenir…

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    Mais aujourd’hui,

    voici la très belle propositition que nous offre Paul Lewis, en un CD Harmonia Mundi HMM 902365.

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    Et telle que je l’ai apprise, avant de la découvrir sur ma platine, ce même jour, en un très juste article de Jean-Charles Hoffelé, en son Discophilia, un article intitulé « Journal intime« .

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    Or, il se trouve qu’à l’écoute répétée des 77′ 07 de ce CD, je dois convenir tout à fait partager le ressenti qu’y exprime le chroniqueur à l’égard ce cette interprétation si brahmsienne de Paul Lewis pour ces quatre opus 116-117-118-119 de Johannes Brahms,

    presque au bout de sa vie, lui, quand il les a composés…

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    En leur crépusculaire fondamentale sobriété, aux bords si proches de silences chuchotés, sans pathos.

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    Mais de fait, tout vrai chef d’œuvre est fondamentalement oxymorique…

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    Et toute interprétation à sa hauteur, doit l’être aussi…

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    Ainsi que toute modeste et humble écoute vraie…

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    Il faut donc se laisser engager-conduire dans de pareilles essentielles _ en même temps que très simples, très sobres, très humbles _ expériences de perception…

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    JOURNAL INTIME

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    « Late Piano Works » proclame la pochette », et c’est bien dans un crépuscule _ de journée, de vie _ que Paul Lewis joue les quatre ultimes cahiers _ de piano _ d’un Brahms s’aventurant aux limites de la tonalité _ oui.

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    Pourtant, il ne le tire pas du côté des Modernes, comme le faisait Glenn Gould _ que j’exècre _ en herborisant dans les seuls Intermezzos _ cf, à ce propos, mes articles des 15 septembre « «  et 15 septembre 2019 « « , à propos du très beau travail d’interprétation de Johannes Koroliov… _, non, son Brahms reste dans le monde d’hier _ romantique, donc _, il ose un rapprochement assez inédit avec le monde des Lieder _ de Brahms pour la réception d’interprétations desquels j’ai toujours, décidément, il me faut l’avouer, personnellement bien du mal… Le bref de ces haïkus de clavier les y confronte de nature, mais je n’avais pas jusqu’ici perçu que se tissaient entre le piano et l’imaginaire vocal de telles affinités électives _ peut-être qu’il fallait à Brahms l’expression seulement pianistique, enfin, de tels Lieder ohne Worte…

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    Cela chante, contre-chante, dit _ voilà ! _ autant qu’évoque, mais toujours dans ce crépuscule de sons _ oui _, dans ces _ si délicats et si ténus et fins _ sfumatos où l’harmonie se diapre _ voilà : Johannes Brahms, même à Vienne, garde quelque chose des brouillards nacrés des bords de l’Elbe, de sa native Hambourg _, et lorsque la nuance appassionato paraît, lorsque même des tempêtes se lèvent – le Capriccio introductif de l’Opus 116, la Ballade qui ferme l’Opus 119 – c’est l’envers lyrique du texte qui s’impose _ voilà.

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    À mesure, l’album devient un univers total _ oui ! _, les cahiers ne sont plus individualisés _ en effet… _, je suis saisi par la main du voyageur qui m’emmène par ce sentier perdu, vers ces forêts sombres qu’ourle un crépuscule éternel.

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    Disque de poète assurément _ oui _, et que l’on doit entendre comme on lirait, dans le propre silence _ voilà _ imposé par la musique-même _ du très grand art, en sa fondamentale chaste simplicité-nudité-vérité…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    7 Fantasies, Op. 116
    3 Intermezzi, Op. 117
    6 Klavierstücke, Op. 118
    4 Klavierstücke, Op. 119

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    Paul Lewis, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM902365
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    Photo à la une : le pianiste Paul Lewis – Photo : © Kaupo Kikkas

     

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    Un essentiel CD.

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    Ce mardi 1er février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. L’embarras du choix du regardeur, comparé à l’embarras du choix de l’artiste lui-même

    Bien sûr,

    face à un choix de préférence d’image(s),

    …

    l’embarras d’un regardeur placé en face de 80 images entre lesquelles il se somme d’en choisir une _ qu’il aurait préférée, ou préfèrerait, aux autres _,

    afin que cette image soit _ hypothétiquement, à son choix personnel subjectif _ placée en couverture de l’album réalisé _ ou à venir _,

    …

    est infiniment ridicule

    …

    en comparaison de l’embarras _ on ne peut plus réel et effectif, lui _ de l’artiste lui-même

    placé devant la situation d’avoir, là et maintenant, à choisir une image de couverture _ de même, d’ailleurs, qu’avoir à choisir 80 images _, pour son album en préparation,

    face à l’innombrable _ = inépuisable _ collection d’images conservées _ et sinon là, devant lui sous ses yeux, du moins chez lui, quasi instantanément disponibles (il suffit d’aller les rechercher dans la pièce où elles sont entreposées…) : soit un immense trésor dormant ne demandant qu’à être, et maintenant, réveillé ! _ en ses innombrables, déjà, planches-contact !…

    …

    …

    Il n’empêche,

    le regardeur lui aussi choisit et manifeste ses _ plus ou moins _ propres préférences, ses hiérarchies de goût _ entre les 80 images, défilant là sous ses yeux admiratifs, en parcourant, page après page,  et re-parcourant ad libitum, l’album : que ce soit pour se demander laquelle de ces 80 images il aurait, lui, élue, pour figurer en couverture ; ou, plus généralement, auxquelles de ces images si variées, vont ses préférences… _, bien sûr, plus ou moins légitimes…

    …

    …

    Dans mon article d’hier, vendredi 20 _  _,

    et tout à la fin, ainsi qu’en plusieurs temps _ au nombre de trois _,

    …

    je me suis résolu à des choix d’images, pour ce qui concerne la couverture même de l’album,

    voire mes préférences iconiques, tout simplement _ indépendamment de tout hypothétique choix éditorial : lequel est bien évidemment hors de mes compétences !!! _ : 

    …

    d’abord, un premier choix _ déjà bien difficile ; et à comparer à celui de mon article du 5 novembre dernier : …  _ de 12 images :

    …

    soient 2 images « de nature » : celle, à la page 53, légendée « Port-Cros, France, 2011« , et celle, à la page 80, légendée « Giverny, France, 2010 » ;

    puis 2 images « de villages » : celle, à la page 68, légendée « Purroy, Espagne, 2018« , et celle, à la page 81, légendée « Bourgogne, France, 2010 » ;

    puis 2 images « de villes » : celle, à la page 18, légendée « Palerme, Italie, 2008 « , et celle, à la page 26, légendée « Milan, Italie, 2009 » ;

    puis 1 image « avec vue sur la mer » : celle, à la page 98, légendée « Île de Ventotene, Italie, 2010 » ;

    et enfin 5 images « d’intérieurs » : celle, à la page 19, légendée « Livourne, Italie, 2014 » ; celle, à la page 27, légendée également « Livourne, Italie, 2014 » ; celle, à la page  43, légendée « Chez les Mirabel, Ardèche, 2012 » ; celle, à la page 57, légendée « Milan, Italie, 2008 » ; et enfin, aux pages 64-65, celle légendée « Jumièges, France, 2017« ) ;

    …

    …

    puis un second choix _ forcément terriblement difficile ! _, de 4 :

    …

    celles des pages 18 (« Palerme, 2008« ),

    53 (« Port-Cros, 2011« ),

    68 (« Purroy, 2018« )

    et enfin 80 (« Giverny, 2010« ) ;

    …

    …

    et enfin le choix _ carrément terrifiant, lui ! Dieu, comme c’est difficile !.. _, d’une seule et ultime :

    …

    « Purroy, 2018« .

    …

    …

    « Purroy, Espagne, 2018 » :

    …

    une image merveilleusement  pure _ ce bleu (d’une première porte, de face, et du ciel), ce rose (d’un toit de tuiles), ce blanc lumineux (des murs des diverses maisons), ce beige (d’une haute paroi, jusqu’au ciel : un clocher ? une tour ?..) _,

    en même qu’assez structurée, mais de guingois _ avec la pente, au centre, de quelques marches, à peine perceptibles, qui descendent et aspirent la dynamique du regard ainsi que du mouvement (nous aussi allons descendre ces quelques marches), vers une porte sur laquelle flotte au vent un rideau de protection ; avec le contre-champ, au premier plan et sur la gauche, du noir de l’ombre qui vient illuminer ce qui est ensoleillé, et qu’accompagnent, aussi, les amorces, courbes, d’un sentier montant vers la gauche ; et, de l’autre côté, l’oblique de ce très haut et massif mur beige (d’une tour ?), sur la droite et jusqu’en haut…

    Une image sublime !

    …

    …

    Et je ne reviendrai pas ici sur ce que j’ai commencé à dire des 3 autres merveilleuses images

    _ « Palerme, 2008« , « Port-Cros, 2011 » et « Giverny, 2010« … _

    qui ont, jusqu’au bout, disputé la palme à ce sublime « Purroy, 2018 » :

    …

    comme tout chef d’œuvre d’art,

    ces images, en leur muette humilité _ de « voix du silence«  si bienheureusement vierges de toute rhétorique… _,

    défient tout simplement nos discours…

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    Chapeau bas,

    Monsieur le Photographe !

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    Par ton geste, l’humilité du réel nous fait somptueusement signe…

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    Ce samedi 21 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir la version restaurée de La Petite Sirène d’Alexander von Zemlinsky dans l’interprétation dirigée par Marc Albrecht

    Ce jour,

    sous le titre de Sombre Sirène, 

    en sa chronique Discophilia,

    …

    Jean-Charles Hoffelé

    nous invite à écouter une nouvelle interprétation au disque

    _ par Marc Albrecht dirigeant le Netherlands Philharmonic Orchestra ;

    soit le CD Pentatone PTC 5186740 _,

    de la version restaurée par Anthony Beaumont _ en 2013 _

    de Die Seejungfrau, fantaisie pour orchestre d’après Andersen,

    _ composée en 1902-1903, la première eut lieu à Vienne en 1905 ; mais Zemlinsky ne l’inscrivit pas dans le catalogue de ses œuvres !  _

    d’Alexander von Zemlinsky (Vienne, 14 octobre 1871 – New-York, 15 mars 1942).

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    Voici donc cet article :

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    SOMBRE SIRÈNE

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    Au catalogue discographique des opus d’Alexander von Zemklinsky, Die Seejungfrau serait-elle en passe de supplanter la _ merveilleuse _ Symphonie lyrique ? Les chefs de la jeune génération _ tiens, tiens ! _ se passionnent pour cette partition où le mystère le dispute à l’éclat _ oui _, où Zemlinsky tord le cou à l’orchestre straussien _ voilà ! qui dominait sur la scène européenne en ces années d’ouverture du XXe siècle… _ en y faisant entrer et l’impressionnisme français _ oui _ et les tentations modernistes _ oui, oui _ de ce qui allait devenir _ en effet _ la nouvelle Ecole de Vienne _ autour de Schoenberg.

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    Zemlinsky fut d’ailleurs injuste avec son chef-d’œuvre de jeunesse _ Zemlinsky entamait alors sa trentaine _, il le retira de son catalogue, ne le mentionnant même plus _ rien que cela !!! _, donnant le manuscrit du premier mouvement à une amie, Marie Pappenheim, n’emportant dans son exil aux Etats-Unis que les deux autres mouvements pour mieux les oublier _ voilà ! _ au fond d’une valise.

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    L’œuvre attendra les années 1980 pour voir ses trois parties _ enfin _ réunies par les efforts conjugués de plusieurs musicologues ; ce sera le disque _ oui _ qui fera sa fortune, et plus encore depuis qu’Anthony Beaumont aura publié en 2013 son édition de la version originale : on découvrit alors un chef-d’œuvre à l’exact étiage du Pelleas und Melisande de Schoenberg _ l’œuvre fut écrite à Berlin entre juillet 1902 et février 1903 ; et elle fut créée au concert, à Vienne, conjointement à la Die Seejungfrau de Zemlinsky, en 1905. Thomas Dausgaard s’empara de l’œuvre (il l’enregistrera deux fois _ pour Chandos, en 1998 et pour Da Capo, en 2006 _, sans y revenir pourtant depuis l’édition d’Anthony Beaumont), ouvrant la voix à James Judd _ pour le label Naxos, en 2009 _, John Storgårds (qui signa le premier enregistrement _ en 2015 _ de la version originale _ pour le label Ondine, et avec le Helsinki Philharmonic Orchestra : l’écouter ici ! _), mais ce fut Cornelius Meister (CPO) qui en réalisa la gravure la plus saisissante _ pour le label CPO, en 2010 _ le 28 mai 2010, s’en tenant à l’état de l’œuvre avant le travail de Beaumont.

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    Marc Albrecht lui offre aujourd’hui _ pour le label Pentatone, spécialement renommé pour l’excellence de ses prises de son ! _ une réponse aussi éloquente avec une captation également en concert de la version Beaumont qui fait entendre toute la touffeur _ voilà ! _ d’un orchestre saturé de couleurs sombres, enchevêtré de motifs mahlériens, aux crescendo tsunami dévastateurs _ oui.

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    Secret des réussites de ces deux versions _ celle de Marc Albrecht, aujourd’hui, comme celle de Cornelius Meister, en 2010 _ : elles sont avant tout des narrations _ voilà ! _, Zemlinsky avait en effet pensé cette fantaisie orchestrale comme une pantomime virtuelle _ voilà. Marc Albrecht, si versé dans les œuvres de la Seconde Ecole de Vienne fait entendre les audaces d’une partition soudain visionnaire _ oui _ là où Cornelius Meister, encore dépendant de la version non corrigée, celle que l’on joua à compter des années 1980 (Peter Gülke en fut le divulgateur), immergeait son orchestre dans un postromantisme plus univoque. Mais peu importe, Meister ou Albrecht mettent chacun à leur façon en lumière ce conte _ musical d’après le conte d’Andersen : voilà… _ aux abysses aveuglants _ oui _, la prise de son _ parfaite _ des ingénieurs de Pentatone donnant à ce dernier un certain avantage.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Alexander von Zemlinsky(1871-1942)

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    Die Seejungfrau (édition de la version originale dans l’appareil critique d’Anthony Beaumont)

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    Netherlands Philharmonic Orchestra
    Marc Albrecht, direction

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    Un album du label Pentatone PTC5186740
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    Photo à la une : © D

     

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    Ou comment la recherche musicologique

    et l’interprétation de grands chefs pour le disque

    concourent

    à la résurrection de chefs d’œuvre un temps malmenés _ voire démembrés… _ par l’Histoire…

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    Ma discothèque comporte au moins trois interprétations de cette Die Seejungfrau d’Alexander von Zemlinsky,

    un compositeur que j’apprécie tout particulièrement :

    …

    celle par James Conlon, avec le Gürzenich-Orchester Kölner Philharmoniker, pour le label EMI, en 1996 ;

    celle par James Judd, avec le New-Zealand Symphony Orchestra, pour le label Naxos, en 2009 ;

    et celle par Emmanuel Krivine, avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, pour le label Alpha, en 2016…

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    Ce samedi 25 juillet 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa