Étiquette : Christian Tetzlaff

  • La pure joie Mendelssohn : une « somme admirable », un « coffret unique » de 40 CDs, le coffret « Mendelssohn – The Great Edition », de Warner Classics…

    « Somme admirable« , « coffret unique« , ainsi que « hautement recommandé » en conclusion de son lumineux article « Mises en boîte : Copland – Mendelssohn » du 10 mars dernier par Jean-Pierre Rousseau

    sur son très précis et, plus qu’utile, très précieux blog pour tout vrai mélomane et discophile passionné,

    …

    c’est au sein du CD 13 sur les 40 que compte ce splendide indispensable coffret, que j’élis, enchanté, l’interprétation par les Quatuors Kreutzberger et Eder réunis _ un enregistrement Warner Classics réalisé à Riehen du 19 au 22 décembre 1989 _, du génialissime Octuor Op. 20 MWV R 20 (d’une durée, ici, de 31′ 03) de Felix Mendelssohn :

    …

    une œuvre que personnellement _ cf par exemple mon article «  » du 29 juillet 2020 ; ainsi qu’auparavant « «  en date du 17 octobre 2009, et dans lequel je prenais soin d’ajouter : « Est parue aussi, cette année 2009, une très belle version de l’ »Octuor » de Georges Enesco, pour orchestre, réalisée par le chef Lawrence Foster, et interprétée tout aussi brillamment par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, dirigé par Lawrence Foster » (en un très beau CD Virgin Classics « Enescu String Octet – Violin Sonata N° 3 » : n° 50999 519312 2 3) » : une oeuvre dans la filiation directe du chef d’oeuvre de Mendelssohn… _ je porte au pinacle de toute la musique…

    …

    …

    Et je me suis permis d’ajouter en modeste commentaire, au bas de ce splendide aperçu de ce coffret Mendelssohn du label Warner Classics, détaillé en son article par Jean-Pierre Rousseau, la remarque suivante ;

    …

    …

    Francis LIPPA

    Immense merci pour cette belle et utile recension.

    Je recommande pour ma part la sublimissime (et inégalée) interprétation du « Concerto pour violon, piano et Orchestre à cordes en ré mineur » par Gidon Kremer, Martha Argerich et l’Orpheus Chamber Orchestra (DG 427 338-2, paru en 1989) ;
    ainsi que toute la musique de piano par Roberto Prosseda (au moins 10 CDs Decca, entre 2005 et 2015), le meilleur, et de loin…
    _ cf mon blog Mollat « En cherchant bien », avec en dernier lieu mon article du 3 mars 2018 : «  »…

    Ainsi que le très beau CD de Cyril Huvé (Paraty 208.106, paru en 2009).

    Francis Lippa
    vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux

    …

    …

    Felix Mendelssohn, ou la joie.

    …

    …

    Ce lundi 8 avril 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et ce soir, découverte majeure de deux superbes CDs d’éblouissante musique de trois magnifiques compositeurs polonais du XXe siècle : Aleksander Tansman (1897 – 1986), Grazyna Bacewicz (1909 – 1969) et Witold Lutoslawski (1913 – 1994)…

    Et ce soir,

    découverte majeure de deux superbes CDs d’éblouissante musique de trois compositeurs polonais du XXe siècle :

    …

    Aleksander Tansman (1897 – 1986) et Grazyna Bacewicz (1909 – 1969), d’une part,

    et Witold Lutoslawski (1913 – 1994), d’autre part :

    …

    …

    _ le CD « Bacewicz – Tansman – Piano Quintets« , de Julia Kociuban et le Messages Quartet,

    soit le CD Dux 1792, enregistré à Lodz du 25 au 27 juillet 2021 _ écoutez-le ici…

    …

    _ et le CD « Witold Lutoslawski _ Concerto for Orchestra – Partita for Violin and Orchestra – Novelette« , de Christian Tetzlaff et le Finnish Radio Symphony Orchestra dirigé par Nicholas Collon,

    soit le CD Ondine ODE 1444-2, enregistré à Helsinki au mois d’avril, septembre et décembre 2022 _ écoutez ici le Largo de la Partita…

    …

    Et sur ce CD Lutoslawski,

    voici ce qu’en dit si bien, en un article intitulé « Les deux Lutoslawki« , Jen-Charles Hoffelé, en date du 12 février dernier :

    …

    LES DEUX LUTOSLAWSKI

    Gloire aux Finlandais ! _ du Finnish Radio Symphony Orchestra, mais aussi du décidément excellent label Ondine. Ils poursuivent sous la direction de leur nouveau directeur musical _ le jeune chef britannique Nicholas Collon _ un cycle Lutosławski commencé sous la baguette analytique d’Hannu Lintu qui aura eu le temps de graver les quatre Symphonies et Jeux vénitiens.

    …

    …

    Nicholas Collon n’est pas moins implacablement précis au long d’une lecture au scalpel du Concerto pour orchestre, partition heureuse au disque ces derniers temps (Krzysztof Urbański en avait signé pour Alpha une proposition transcendante), dont il fait entendre, derrière les grands décors bartokiens, l’avènement de la syntaxe si percutante qui éclatera dans les délires sonores de Novelette, complément éclairant ajouté en coda du disque.

    …

    …

    Mais restons au Concerto : chaque détail en scintille, chaque gramme de cette poudre d’or des percussions (le Capriccio), de ces filets de brume (début de la Passacaille, je note un petit côté Britten), y résonne avec un naturel confondant. Le Finale, avec sa coda démiurgique (et non coupée), est anthologique.

    …

    …

    La grande Partita, œuvre roide coulée de la plume la plus sévère maniée par Lutosławski depuis le Concerto pour violoncelle, est sauvé de sa sécheresse par l’archet lyrique _ oui ! _ de Christian Tetzlaff, qui en humanise _ voilà… _ les violences dans les jeux de timbres savamment dosés des Finnois. Ils semblent avoir trouvé en Nicholas Collon mieux qu’un directeur, une source d’inspiration.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Witold Lutosławski
    (1913-1994)

    …
    Concerto pour orchestre
    Partita pour violon et orchestre
    Novelette

    …

    Christian Tetzlaff, violon
    Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise
    Nicholas Collon, direction

    …

    Un album du label Ondine ODE 1444-2

    …

    Photo à la une : le chef d’orchestre Nicholas Collon –
    Photo : © Markku Ulander

    …

    …

    En ces deux merveilleux CDs,

    c’est tout un continent musical extraordinaire qui vient se découvrir à nous ici…

    …

    …

    Ce jeudi 15 février 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Rappel ému de l’infiniment touchant « In memoriam Lars Vogt » de Christian et Tanja Tetzlaff (et Paavo Järvi) sur un programme Brahms-Viotti-Dvorak : dédié à l’amitié indéfectible…

    Ce lundi 22 janvier 2022,

    sous la plume de Patrice Imbaud, et sous le titre de « Double Concerto de Brahms, Viotti et Dvořák : In Memoriam Lars Vogt« ,

    le site ArsMusica revient nous rappeler l’émotion profonde du CD Ondine ODE 1423-2 « Brahms-Viotti-Dvorak- In memoriam Lars Vogt« 

    évoquée dans mon précédent article «  » du jeudi 12 octobre 2022.

    …

    …

    Double Concerto de Brahms, Viotti et Dvořák : In Memoriam Lars Vogt

    Instagram

    …

    …

    Dédié à la mémoire du pianiste et chef d’orchestre Lars Vogt disparu l’an dernier, cet enregistrement réunit ses amis Paavo Järvi, Christian et Tanja Tetzlaff dans un bel et émouvant hommage musical associant le Double Concerto de Brahms, le Concerto pour violon n° 22 de Viotti et Silent Woods de Dvořák.

    …

    …

    S’appuyant sur un instrumentarium atypique et probablement inspiré de façon lointaine du Triple Concerto de Beethoven, le Double Concerto pour violon et violoncelle de Johannes Brahms fut composé en 1887 dans un souci non avoué de réconciliation du compositeur avec son ami le violoniste Joachim qui en assura d’ailleurs la création. Paavo Järvi à la tête du Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, Christian et Tanja Tetzlaff nous en livrent, ici, une interprétation typiquement brahmsienne, passionnée, fougueuse, joliment nuancée et parfaitement équilibrée, empreinte de complicité.

    …

    …

    On sait combien Brahms appréciait le Concerto pour violon n° 22 de Giovanni Battista Viotti (1755-1824) qu’il avait notamment entendu interprété par Joseph Joachim et dont Christian Tetzlaff nous donne une interprétation légère, élégante, presque galante, virtuose, cantabile et poétique transcendée par un accompagnement orchestral très coloré, ardent et d’une remarquable clarté.

    …

    …

    Admiration réciproque et amitié caractérisaient le lien solide existant entre Johannes Brahms et Antonín Dvořák, on ne s’étonnera donc pas que ce programme construit autour de Brahms, de l’amitié et du souvenir s’achève sur le très nostalgique Silent Woods pour violoncelle et orchestre. Une courte pièce initialement conçue pour piano à quatre mains, composée lors de la tournée d’adieu du compositeur avant son départ pour le Nouveau Monde, arrangée secondairement pour violoncelle et orchestre en 1893, toute imprégnée du lyrisme douloureux de l’exil dont Tanja Tetzlaff offre une lecture vibrante en totale symbiose avec l’orchestre (vents). Magnifique point final à ce disque du souvenir !

    …

    …

    Instagram

    …

    …

    Johannes Brahms (1833-1897) : Double concerto pour violon, violoncelle et orchestre en la mineur op. 102.

    Giovanni Battista Viotti (1755-1824) : Concerto pour violon n° 22 en la mineur.

    Antonín Dvořák (1841-1904) : Silent Woods (Bois silencieux) op. 68.

    Christian Tetzlaff, violon ; Tanja Tetzlaff, violoncelle ; Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, direction : Paavo Järvi.

    1 CD Ondine. Enregistré du 21 au 23 décembre 2022 à la Radio de Berlin.

    Notice de présentation en anglais et en allemand.

    Durée : 61:00

    …

    …

    Mais il me faut signaler aussi le très bel article d’hommage, et précisément intitulé « Hommage », de Jean Charles Hoffelé sur son site Discophilia, en date, lui, du 2 décembre 2023,

    consacré à ce même superbe CD Ondine ODE 1423-2 « In memoriam Lars Vogt »  :

    …

    …

    HOMMAGE

    « In Memorian Lars Vogt » indique discrètement une notation au bas du recto. Une photographie du pianiste, tête penchée, yeux clos, comme à l’écoute, orne le verso du livret où Tanja et Christian Tetzlaff en conversation avec Friederike Westerhaus évoquent leur longue amitié avec le pianiste. Est-ce l’ami que semblent pleurer la violoncelliste puis le violoniste en phrasant avec tant d’ombres, de tels soupirs, leurs premières interventions ? Emouvant en tous cas _ certes… _, et indiquant d’emblée qu’en accord avec Paavo Järvi, ils feront pencher ce concerto-ballade _ Op. 102 : créé le 18 octobre 1887 à Cologne, avec les deux dédicatoires, Joseph Joachim au violon et Robert Haussmann au violoncelle _ vers une prégnante nostalgie _ très brahmsienne, fondamentalement _, proposition qui me semble inédite dans la discographie relativement modeste de l’œuvre si on la compare à celle des trois autres opus concertants _ les deux Concertos pour le piano, Op.15 (créé le 22 janvier 1859 à Hanovre, avec Brahms lui-même au piano) et Op. 83 (créé le 9 novembre 1881 à Budapest, avec à nouveau Brahms lui-même au piano), et le Concerto pour le violon, Op. 77 (créé le 1er janvier 1879 à Leipzig, avec Joseph Joachim au violon)…

    …

    …

    Les couplages pourraient sembler partiellement étonnants, non pour le Waldesruhe d’Antonín Dvořák, joué comme en rêve _ oui _ par Tanja Tetzlaff, mais du côté Viotti. Sembler seulement, Brahms chérissait _ personnellement _ l’œuvre et encouragea Joachim à la jouer, Christian Tetzlaff la sauve de cette virtuosité un peu tapageuse dont l’encombrait Isaac Stern, son archet lyrique magnifie le discours complexe de cette œuvre où deux mondes semblent se mirer : l’Adagio mozartien _ voilà _ s’entoure d’Allegros capricieux ou tempétueux, un romantisme s’y affirme, qui n’aura pas échappé à l’auteur du Requiem allemand.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Johannes Brahms
    (1833-1897)

    …
    Concerto pour violon et
    violoncelle en la mineur,
    Op. 102

    …

    …
    Giovanni Battista Viotti(1755-1824)

    …
    Concerto pour violon et orchestre No. 22 en la mineur,
    G. 97

    …

    …
    Antonín Dvořák (1841-1904)

    …
    Waldesruhe (No. 5, extrait de « De la forêt de Bohème, Op. 68, B. 133 »

    …

    …

    Christian Tetzlaff, violon
    Tanja Tetzlaff, violoncelle
    Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
    Paavo Järvi, direction

    …

    …

    Un album du label Ondine ODE1423-2
    …

    …

    Photo à la une : Paavo Järvi, entouré de Christian Tetzlaff et Tanja Tetzlaff – Photo : © DR

    …
    …
    Un superbe « In memoriam Lars Vogt » dédié à l’amitié indéfectible.

    …

    …

    Ce lundi 22 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La merveille des « Sonatas & Partitas » pour violon seul de J. S. Bach (BWV 1001 à 1006) par Frank Peter Zimmermann : les CDs Bis 2577 et 2587…

    L’enchantement de l’interprétation de Frank-Peter Zimmermann en ses CDs Bis SACD 2577 _ enregistrements à Honrath du 8 au 12 juin 2020 et à Stockholm les 27 et 28 mars 2021 _ et Bis SACD 2587 _ enregistrements à Cologne du 17 au 19 août 2021 et à Wuppertal les 17 et 18 mars 2022 et la diversité des lieux des séances d’enregistrement est tout à fait imperceptible…  _ des « Sonatas & Partitas » BWV 1001 à 1006 de Johann Sebastian Bach, est absolument magique !

    …

    …

    Bien sûr, je me suis empressé de comparer cette interprétation de ce chef d’œuvre magistral de Bach par Frank-Peter Zimmermann avec celle, très impressionnante elle aussi, du cher Christian Tetzlaff en son double album Ondine ODE 1299-2D _ en un enregistrement à Brème du 22 au 26 octobre 2016.  

    …

    …

    Tetzlaff paraît à mon oreille un peu plus rauque, comme si ces chefs d’œuvre de Bach constituaient d’abord des Études auxquelles l’interprète s’avise de se confronter un peu durement en sa très haute solitude expérimentale d’essai d’incarnation de ces notations sublimes du compositeur ;

    et Zimmermann plus chantant, et hédoniste _ quasi pré-romantique… _, s’offrant un poil davantage à l’écoute aussi d’au moins un autre auditeur que lui-même…

    …

    …

    En tout cas, deux réalisations musicales et discographiques somptueuses !!!

    …

    …

    Ce mercredi 6 décembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa