Étiquette : Colloque Lucien Durosoir

  • Vacances vénitiennes baroques avec Gli Incogniti d’Amandine Beyer, et le bien beau hautbois d’Emmanuel Laporte… On s’envole…

    Le double CD Harmonia Mundi HMM 902769.70 « Bach from Italy – The Vivaldi & Marcello Influences » de Gli Incogniti admirablement dirigés du violon par Amandine Beyer – et avec le racé hautbois céleste d’Emmanuel Laporte – , nous offre un jubilatoire détour par la Venise d’Antonio Vivaldi (1678 – 1741) et des frères Marcello, Alessandro (1673 – 1747) et Benedetto (1686 – 1739)…

    …

    En un voyage qui fut seulement musical pour Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750) : c’est en effet Venise qui est musicalement venue à lui…

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    Mes pièces préférées, merveilleusement envolées, de ce double CD sont celles du très célèbre Concerto pout hautbois S.Z799 d’Alessandro Marcello, magistralement enlevé ici par le hautbois céleste d’Emmanuel Laporte, et le Concerto pour 4 Violons et violoncelle RV 580 d’Antonio Vivaldi…

    …

    En février 2011, pour le colloque consacré à Lucien Durosoir au Palazzetto Bru-Zane à Venise, nous logions à l’hôtel Al Sole, situé dans un magnifique palais de la famille Marcello – sur la Fondamenta Minotto, au bord du Rio del Gaffaro, Quartier Santa Croce ; cf par exemple mon article du 23 septembre 2012 : « La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise« … – : inoubliable souvenir…

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    Ce mercredi 29 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La découverte in extremis de ma journée luzienne de lundi 29 septembre, à travailler avec Martine Blandin, la lectrice-correctrice du texte à faire parvenir à l’imprimeur du « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz : la découverte de l’identité de la personne située la plus à gauche sur la photo du dîner conclusif de la journée de festivités diverses, à Ciboure et à Biarritz, le 24 août 1930, d’hommages à Maurice Ravel : Suzanne Blanché, l’épouse de Ramiro Arrué…

    Lundi dernier 29 septembre, dix heures non-stop de travail hyper-assidu chez moi à Saint-Jean-de-Luz, pour établir la version finale à faire parvenir illico presto à l’imprimeur du « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, qui doit paraître ce mois d’octobre-ci pour Jakintza à Ciboure…

    …

    Une question qui a déjà été abordée précédemment avec mon co-auteur, Guy Lalanne, le président de Jakintza, revient ainsi sur le tapis – soulevée par la curiosité tenace et archi-légitime de Martine Blandin – : qui est donc la personne située le plus à gauche sur la photo bien connue de 7 personnes, dont Maurice Ravel, prise à ce qui fut probablement le dîner conclusif, après le concert donné à l’hôtel du Palais à Biarritz, le soir du 24 août 1930 ?

    …

    Soumise par mes soins – il y a donc quelque temps déjà – au regard archi-expert de Manuel Cornejo, celui-ci avait été formel, il ne s’agissait certainement pas d’Hélène Jourdan-Morhange, comme l’avait lestement prétendu l’auteur pas assez rigoureux de ce « Ravel – Portraits basques » bourré de bien trop d’erreurs – et lequel ne voulait rien entendre d’avoir pu commettre, lui, mazette !, des erreurs !..

    Qui donc alors était cette personne ? Guy Lalanne s’était demandé, étant donné le bras de son voisin sur la photo, Jacques Thibaud, posé sur l’épaule de cette élégante dame, s’il ne pouvait pas s’agir là de Madame Jacques Thibaud, présente elle aussi, auprès de son mari le brillant violoniste, tout le long de cette journée d’hommages rendus à Maurice Ravel, à Ciboure, le matin, comme à Biarritz, le soir, de cette mémorable journée de festivités raveliennes du 24 août 1930…

    …

    Lundi soir dernier 29 septembre, au final de notre harassante journée de 10 heures non-stop de travail de mise au point du texte, vers 20h 20, j’ose tenter de joindre au téléphone Manuel Cornejo, même si je sais qu’il est, particulièrement en ce moment, très très pris…

    De fait, pas de réponse au bout de fil ; rien que le répondeur…

    Suivi un peu plus tard de la réception d’un rapide sms explicitant la présente indisponibilité à me répondre, de l’ami Manuel Cornejo…

    …

    Mais la très fine Martine Blandin, la scrupuleuse lectrice-correctrice, m’avait confié peu avant ce coup de fil de 20h 20, qu’elle avait une hypothèse à soumettre, empruntée justement à un texte trouvé, par sa vive curiosité en alerte, sur Internet, de Manuel Cornejo lui-même, affirmant que le document que constitue cette photo qui était conservé au Palazzetto-Bru-Zane à Venise – jusque-là Martine Blandin ignorait tout de cette institution – , parlait d’une certaine « Madame Blanchet, amie luzienne mélomane » : un bel indice de recherche à ouvrir…

    Mais Martine Blandin me confie aussitôt qu’elle soupçonne que, sous cette mention d’une « Madame Blanchet, amie luzienne mélomane« , pourrait se cacher en fait une certaine Suzanne Blanchet (ou Blanché), luzienne en effet, et épouse, ajoute-t-elle, elle l’a découvert, du très fameux peintre de la basquitude Ramiro Arrué…

    Un ami avéré, lui, de Maurice Ravel, lequel lui a même dédicacé « À Ramiro Arrue Maurice Ravel : cordial souvenir » une photo (cliché Henri Manuel) d’eux deux parmi la foule assistant à la partie de pelote au fronton de Ciboure au matin de ce même 24 août 1930,

    ainsi que prend soin de l’indiquer, aux pages 2596-97  de la Correspondance, écrits et entretiens de Maurice Ravel (édition Gallimard-collection Tel, de mars 2025), Manuel Cornejo, en une précieuse note de bas de page : « Ramiro Arrue (1892-1971) ayant assisté aux cérémonies comme un cliché le prouve qui le réunit avec Maurice Ravel dans le public lors de la partie de pelote basque« …

    …

    Là -dessus, Martine Blandin regagne son domicile provisoire à Socoa, sur ce questionnement un peu plus précis, mais demeuré en suspens de confirmation de la part de Manuel Cornejo à ce moment...

    …

    Mais voilà que, à 23h 54, toujours ce lundi 29 septembre, Manuel Cornejo m’adresse le courriel décisif de réponse suivant :

     » Cher Francis,

    Bonsoir,

    En hâte, l’information sur Mme Blanchet – selon cette orthographe-ci – vient du site internet du Palazzetto Bru Zane de Venise https://www.bruzanemediabase.com/mediabase/documents/maurice-ravel-entoure-damis institution qui conserve un exemplaire du cliché en question. Il est possible – voilà ! – que le nom de Blanchet soit inscrit au verso du cliché conservé – sic. Le responsable scientifique est Etienne Jardin : etienne.jardin@gmail.com

    Le cliché fut d’abord reproduit dans la première édition du livre de Jankélévitch sur Ravel aux éditions Rieder en 1939, mais avec pour seuls noms – alors, en 1939 – en légende de la planche X : Maurice Ravel, Mme Barrientos, Mlle Madeleine Grey, Jacques Thibaud – Jankélévitch évite de citer le nom de cette « Madame Blanchet » qui ne lui parle pas…

    En grande hâte, amitiés,

    Manuel ».

    …

    Et à 23h 57, il se trouve que je dors..

    Mais toujours travaillé par cette question, je me réveille vers 4h 00, et consultant alors mon portable posé sur la table de nuit, je découvre alors stupéfait la teneur de ce courriel de minuit de l’ami Manuel.

    …

    Et quelle formidable surprise pour moi que cette mention des noms et du Palazzetto Bru-Zane et surtout Étienne Jardin ! 

    …

    Et à 4h 23 , j’adresse dare-dare le courriel suivant à Guy Lalanne et Martine Blandin :

    « Voici la réponse de Manuel Cornejo – je la retransmets telle quelle… – à la question que je lui ai adressée hier soir, sur son répondeur, à 20h 20,

    en l’assortissant du commentaire suivant :

    L’extraordinaire de cette affaire est que je connais très bien Étienne Jardin  : c’est lui qui a été rien moins que le correcteur de mes 2 contributions au colloque sur le compositeur Lucien Durosoir (1878-1955) qui s’est tenu au Palazetto Bru-Zane à Venise les 19 et 20 février 2011 ; et nous continuons depuis lors de correspondre…  
    J’ai cherché aussi à faire inviter Étienne Jardin en 2022 chez Mollat pour un entretien avec lui à la Station Ausone ; mais hélas sans succès : son passionnant livre « Exposer la musique Le festival du Trocadéro (Paris 1878) » (aux Éditions horizonsd’attente, en 2022) a été jugé un peu trop pointu pour intéresser un public suffisamment nombreux pour remplir la Station Ausone où ont lieu les enregistrements de conférences et entretiens, comme celui que j’ai eu, le 17 avril dernier avec Manuel Cornejo sur son édition de la Correspondance de Ravel… Une pile d’exemplaires du livre sera cependant bien exposée au rayon Musique de la librairie Mollat…
    Et en mon article « Ecouter Anne-Charlotte Rémond présenter, en son Musicopolis, « L’Exposition de 1878, un panorama musical de son époque », à partir du passionnant travail d’Etienne Jardin en son « Exposer la musique _ Le Festival du Trocadéro (Paris 1878) » » en date du 12 novembre 2022, on trouvera des liens aux 4 précédents articles, en date des 17 juin, 22 juin, 1er juillet et 5 juillet 2022, que j’ai consacrés, sur mon blog encherchantbien.fr  , à ma lecture commentée du très riche travail qu’offre l’enquête parfaitement originale de ce livre d’Étienne Jardin…
    Étienne Jardin est aimable et très compétent.
     Je vais donc immédiatement lui demander à lui aussi l’origine de la présence de ce nom de Mme Blanchet sur cette photo conservée au Palazzetto Bru Zane !
    Et en cherchant sur les archives de mon blog le nom d’Étienne Jardin, on trouvera la mention des divers articles que je lui ai consacrés, à propos de ses travaux de recherche, ou bien dans lesquels simplement je le mentionne…. 
    À suivre…
    Francis »
    …

    Et à 4h 25, dans la foulée de mon enthousiasme, j’adresse à l’ami Manuel Cornejo le courriel suivant :

    « Merci, cher Manuel.

    Étienne Jardin est un ami à moi !

    C’est lui qui a été le correcteur des articles de mes 2 contributions au colloque sur Lucien Durosoir au Palazetto Bru-Zane à Venise en février 2011…

    Nous continuons de correspondre.

    J’avais cherché à le faire inviter chez Mollat pour un entretien à la Station Ausone.
    Mais son livre « Exposer la musique Le festival du Trocadéro (Paris 1878) » avait été estimé trop pointu pour pouvoir réunir suffisamment de public à la Station Ausone…

    Je vais donc lui adresser un courriel à propos de cette photo du 24 août 1930 conservée au Palazetto Bru-Zane…

    À suivre…

    …

    Et il me faut ajouter surtout que Suzanne Blanché (Saint-Jean-de-Luz, 21 janvier 1896 – Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1958), épouse (le 16 mars 1929 à Saint-Jean-de-Luz)  du fameux peintre Ramiro Arrué (1892-1971) – consulter ici son acte de naissance sur lequel ont été rajoutées les dates de son mariage, en 1929, et de son décès, en 1958… – , est aussi liée de près à Dominique Hiriart (1849-1926), qui a été témoin à la fois au mariage des parents de Suzanne : Joseph Blanché et Marie-Thérèse Malbos, à Saint-Jean-de-Luz, le 17 février 1892 – consulter ici l’acte de leur mariage – , ainsi qu’à sa naissance, le 21 janvier 1896 – éplucher ici l’acte de naissance de Suzanne Blanché – , à Saint-Jean-de- Luz ; les Hiriart domiciliés au 30 rue Gambetta, et les Blanché domiciliés au 34 rue Gambetta, étaient aussi des voisins…

    Et Dominique Hiriart (1849 – 1926) est le cousin au second degré de Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel (1875 – 1937) ; et il est aussi le père de Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), l’épouse de Charles Gaudin (1875 – 1910), la grand-mère paternelle de mon amie et correspondante luzienne Maylen Gaudin-Lenoir (1942)…

    Le monde est petit….

    Francis »

    …

    Et mardi soir, en réponse à mon envoi d’un courriel à Guy Lalanne indiquant ces découvertes de l’identité de Suzanne Blanché, fille  de Joseph Blanché et Marie-Thérèse Malbos, libraire à Saint-Jean-de-Luz, et épouse du fameux Ramiro Arrué, Guy me répondra, enthousiaste :  « J’ai bien connu la librairie Malbos qui était dans une rue perpendiculaire à la rue Gambetta vers le marché à proximité du magasin Hiriart« .

    …

    Et de retour à Bordeaux mardi après-midi, et ayant un peu repris mes esprits,

    c’est à 5h 27 ce mercredi 1er octobre que j’adresse le courriel suivant à l’ami Étienne Jardin :

    …

    « Cher Étienne,

    de retour à Bordeaux de 3 jours passés à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure d’ultimes mises au point avec la lectrice-correctrice, Martine Blandin, du texte de mon livre avec Guy Lalanne « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, qui doit partir incessamment chez l’imprimeur, le nom de Suzanne Blanché (orthographe correcte) est finalement apparu afin de réussir à légender correctement une des photos prises lors des festivités d’hommage à Maurice Ravel le 24 août 1930…
     
    Et c’est mon ami l’infatigable Manuel Cornejo qui a relevé sur le site du Palazetto où est conservée la photo le nom de cette « Madame Blanchet », en réalité Suzanne Blanché, épouse de Ramiro Arrué, grâce au légendage d’un exemplaire de cette photo conservée en effet au Palazzetto…
     
    Voici la question que j’ai, cher Étienne, à te poser :
    qu’en est-il du légendage de cette photo conservée au Palazzetto ?
    Et de la présence de ce nom mal orthographié (pour quelles raisons ?..) « Mme Blanchet » ?
    pour désigner la luzienne Suzanne Arrué, née Blanché…
     
    Les autres personnes présentes sur cette photo sont :
    le violoniste Jacques Thibaud, Maurice Ravel, la chanteuse Maria Barrientos, Mesdames Turgeon mère et filles (qui sont-elles donc ?..) et la chanteuse Madeleine Grey…
    La photo pourrait avoir été prise au restaurant « La Réserve de Biarritz », situé en fait sur le territoire limitrophe de la commune d’Anglet, le soir du 24 août 1930…
     
    Le repas de midi de ce 24 août 1930, organisé par Charles Mapou, avait eu lieu, lui, au restaurant « La Réserve » de Ciboure : Guy Lalanne possède même le plan de table des convives dessiné de la main de Charles Mapou, et que lui a aimablement remis Jérome Cézard, un des petits-fils de celui-ci – le luzien Jérôme Cézard (né à Saint-Jean-de-Luz le 12c avril 1976) est en effet le fils de Micheline Mapou (Paris 16e, 15 juin 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 4 mai 2004) et Maurice Cézard (Paris 7e, 23 juin 1914 – Évreux, 27 janvier 1983)… Cf ici mon article « Qui sont les membres de la famille de Charles Mapou présents au déjeuner festif de 26 convives, organisé à la Réserve à Ciboure le 24 août 1930 en l’honneur de Maurice Ravel…«  en date du 23 avril dernier.
    Et le concert du soir de ce 24 août, s’était tenu, lui, à l’Hôtel du Palais à Biarritz,
    pas très loin du restaurant « La Réserve de Biarritz« , qui se situe un peu plus haut sur le plateau, non loin du phare de Biarritz…
     
    Bien à toi, cher Étienne,
     
    Francis,
    à Bordeaux« 
    …
    Avec alors cette réponse d’Étienne Jardin, magnifique, à 9h 40 ce mercredi matin 1er octobre :

    « Cher Francis,

    Merci pour les nouvelles. 
    Pour répondre à ta question : une copie de la photo en question se trouve dans le fonds des éditions Leduc que nous avons récupéré il y a quelques années. Au dos de cette photo, de la main de Madeline Grey – voilà ! – il y a une identification – par Madeleine Grey elle-même – des différentes personnes présentes, notamment cette « Mme Blanchet, amie mélomane de Saint Jean-de-Luz ».
    La faute – d »avoir ignoré qu’il s’agissait de Suzanne Arrué, née Blanché – vient donc d’ici – en fait de Madeleine Grey, l’autrice du légendage griffonné au verso de la photo – , mais je vais corriger la page Bru Zane Mediabase selon tes découvertes – avec, au départ, la lecture, puis les très justes intuitions de recherche, de Martine Blandin : et c’est ensuite, et pour obtenir confirmation, que je vous ai joints, Manuel Cornejo et toi-même, cher Étienne, et que j’ai recherché avec les outils de recherche dont j’ai un usage familier les généalogies de Suzanne Blanché (fille de Joseph Blanché et son épouse Marie-Thérèse Malbos) et de Ramiro Arrué ; Suzanne Blanché et Ramiro Arrue se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 16 mars 1929…
    Amitiés,
    Etienne »

    …

    Avec aussi, en forme de cerise sur le gâteau de ces divers féconds échanges, ce beau courriel conclusif de Martine Blandin, magnifique interlocutrice !, reçu ce mercredi 1er octobre à 12h 31 :

    « Bonjour Francis,

    Que de lecture ce matin ! – certes. Tout ce que vous m’avez envoyé est absolument passionnant ! Quand on commence à tirer un fil…, toute la pelote suit – voilà ! Ce qui est pour le curieux un indice devient aussi pour lui une piste ouverte de recherche !
    J’ai découvert beaucoup de choses
    – oui ! – ces derniers jours, dont l’existence du Palazzetto Bru-Zane et le site. Et c’est le seul endroit je crois qui mentionnait – parce que celui qui le gère, l’ami Étienne Jardin, est ultra-compétent, hyper-sérieux et parfaitement rigoureux – le nom de « Mme Blanchet, amie mélomane à Saint-Jean-de-Luz« , alors que cette photo circule partout, avec de fausses informations (dans la Revue musicale de décembre 1938, la légende est seulement « Maurice Ravel entouré d’un groupe d’amis« ) – sans parler du légendage défectueux de cette photo à la page 234 du trop désinvolte « Ravel – Portraits basques«  : bourré d’erreurs..
    Mais encore fallait-il faire le lien
    – tout est là ! – avec Suzanne Blanché-Arrue, et je crois quand même, en toute modestie, que c’est moi qui l’ai supposé d’abord – mais oui ! Vous en avez eu l’idée… Encore fallait-il en avoir la preuve – apportée d’une part par mes recherches généalogiques menées illico presto sur la biographie et la famille de la luzienne Suzanne Blanché (c’est moi qui ai découvert l’orthographe correcte de son nom de jeune fille) ; puis, d’autre part, par mes échanges sur le vif de demandes de précisions avec mes amis les formidables chercheurs que sont Manuel Cornejo et Étienne Jardin…
    Donc, nous avons bien travaillé ensemble ?
    – très bien même, avec cette très belle découverte sur Suzanne Arrué, dont la famille luzienne était amie avec les luziens et voisins Hiriart, cousins, et ce n’est pas peu,  des Delouart-Ravel…

    J’aime bien la devise : « La RAVELOPHILIE est un BONHEUR ! »…

    Martine Blandin ».

    …

    …

    Voilà comment en prenant soin de nous parler et d’échanger avec le plus de précisions possibles nos connaissances et nos intuitions de recherches avec des amis à la fois curieux, rigoureux et compétents, nous parvenons en toute modestie et humilité vraies à aider à faire progresser, pas après pas, step by step, pièce après pièce, patiemment et avec suivi, la connaissance…

    Et c’est en effet passionnant.

    …

    Ce mercredi 1er octobre 2025, Titus Curiosus- Francis Lippa

  • Les aventures d’une oreille (suite) : découvrir et admirer Valentin Silvestrov en 2024, comme avoir découvert et admiré Lucien Durosoir, en 2008 : une modeste contribution à un désembourbement des oreilles…

    Dans mes articles concernant Valentin Silvestrov (et ses splendides « Bagatelles », qui m’enchantent !), je n’avais pas, volontairement, cité Brahms, bien que pensant très fort à ses sublimes « Intermezzi » finaux, 
    alors que j’évoquais, dans mon article un peu de fond en date du 29 décembre «  », le sublime Federico Mompou de la sublimissime « Musica callada », Domenico Scarlatti, Johann-Jakob Froberger, Louis Couperin, et leurs amis luthistes, à diverses époques un peu discrètes et profondes, intensément intimes, de l’histoire de la musique…
    …
    Je n’avais pas non plus cité les merveilleux « Moments musicaux » de Schubert, que beaucoup peuvent relier eux aussi à ces miraculeuses « Bagatelles » de Silvestrov ;
    Brahms et Schubert venant bien sûr très vite ici à l’esprit de nombreux mélomanes ;
    mais probablement un peu moins Mompou, Domenico Scarlatti, Froberger, Louis Couperin, et leurs amis luthistes…
    …
    …
    Et je m’interroge encore :
    pourquoi m’a-t-il fallu attendre le présent saisissant CD « Shostakovich – Silvestrov – Ettore Causa – Boris Berman » pour ressentir cette éperdue admiration envers la musique de Valentin Silvestrov ?..
    Ettore Causa, altiste, est, bien sûr, avec Boris Berman, pianiste, lui aussi magnifique !
    Ce qui m’a permis au moins de revenir écouter, ré-écouter mieux, et admirer avec la justesse qui leur convient, les divers CDs Silvestrov de ma discothèque personnelle…
    …
    …
    Pourquoi Silvestrov n’est-il donc pas aujourd’hui qu’il est vivant et parmi nous, à l’âge de 85 ans, universellement reconnu comme son œuvre le mérite ?..
    …
    …
    En tout cas ces successifs CDs « Silvestrov » du Palais des Dégustateurs (du cher Eric Rouyer) font excellemment leur office pour désembourber quelques oreilles encore un peu trop paresseuses…
    …
    C’est aussi cette expérience-là de « désembourbement » des oreilles, que j’avais éprouvée à l’égard de la musique de Lucien Durosoir à l’écoute elle aussi subjuguée du CD Alpha 125 « Lucien Durosoir – Quatuors à Cordes – Quatuor Diotima », un véritable saisissement, elle aussi,
    comme en témoigne mon article du 4 juillet 2008 « Musique d’après la guerre » .
    …
    Un article qui m’a conduit quelques 30 mois plus tard à Venise au Palazzetto Bru Zane, le 21 février 2011, pour donner deux contributions au beau colloque «Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » :
    …
    …
    …
    …
    Ces aventures de l’oreille, une autre expression tombée sous ma plume, assez fantastiques à vrai dire, sont absolument merveilleuses !
    Quelle chance nous avons !
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    Et de pouvoir aussi, si peu que ce soit, la partager, cette chance…
    …
    …
    Ce mercredi 1er janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Retour enchanté à mon article du 26 août 2010 sur les miroirs inversés des vies et créations symétriques de Paul Valéry (1871 – 1945) et Lucien Durosoir (1878 – 1955), en un échange de courriels avec l’ami Pascal Chabot…

    En réponse au courriel de l’ami bruxellois Pascal Chabot,

    nous avons merveilleusement déjeuné de somptueux ris de veau (!) à la Brasserie bordelaise mercredi dernier 20 novembre, lors de la venue de Pascal à Bordeaux aux Tribunes de la Presse qui l’avaient invité…  :
    …
    …
    « Quel fantastique écrit, ton texte sur Valéry !
    J’y aime tout, il a nourri ma matinée.
    Merci Francis !
    Pascal« 
    …
    …
    voici ma bien trop longue réponse à Pascal ce dimanche au petit matin ;
    …
    …
    Pour éclairer le parallèle qu’en cet article « Vie de Paul Valéry : Idéal d’Art et économie du quotidien _ un exemple » du 26 août 2010, j’ai mené entre Paul Valéry (Sète, 30 octobre 1871 – Paris, 20 juillet 1945) et Lucien Durosoir (Boulogne-sur-Seine, 5 décembre 1878 – Bélus, 4 décembre 1955),
    et bien sûr si tu disposes du temps de suivre le vagabondage de mes bien trop longues phrases, 

    …
    voici les textes complets de mes deux contributions, le 21 février 2011, au Palazzetto Bru-Zane à Venise, au colloque « Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » :
    …
    …
    …
    …
     
    C’est la singularité de l’idiosyncrasie des créateurs, ici Paul Valéry comme Lucien Durosoir en miroirs inversés de leurs parcours de vie, dans les processus mêmes des aventures improbables et fondamentalement ouvertes de leurs aventureuses poïétiques personnelles,
    qu’il m’a alors passionné de suivre et discerner, pas à pas, afin de les décrypter-éclairer, en toute modeste humilité : presque uniquement pour moi-même ;
    qui d’autre cela, cet article du 26 août 2010, pouvait-il bien intéresser ?.. Pas grand monde en tout cas.
    …
    Mais bien toi, Pascal, maintenant, chez toi à Bruxelles !
    Les bouteilles lancées à la mer finissent merveilleusement par trouver leurs effectifs destinataires…
    …
    …
    Luc et Georgie Durosoir, le fils et la bru de Lucien Durosoir, sont des amis très chers ;
    …
    cf, par exemple, mon article du 19 mai 2024, il y a à peine 6 mois :
    …
    …
    Luc Durosoir, doté d’une formidable sur-humaine énergie (filiale !), survit à force d’une ténacité de fer à un AVC qui a manqué l’abattre en 2021…
    Et c’est lui, aidé de sa patiente et archi-compétente épouse Georgie, magnifique musicologue, qui a obtenu de réaliser, CD après CD, l’intégralité des enregistrements discographiques de l’œuvre si puissante, extraordinaire, de son père, Lucien, ainsi que l’édition exhautive des partitions de celui-ci, demeurées inédites…
    …
    …
     
    Mis à part mon déjà significatif article programmatique du 3 juillet 2008 «  »,
    il se trouve que l’article qui a très effectivement ouvert mon blog « En cherchant bien », le 4 juillet 2008, «  », 
    a été consacré au choc d’émerveillement ressenti à l’écoute du CD (Alpha 125) des 3 Quatuors à cordes (de 1920, 1922 et 1934) de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima ;
    avec, ajoutés en appendice à l’article, les très intéressants courriels échangés entre Georgie et moi-même peu avant, 
    et cela via notre ami commun Jean-Paul Combet le créateur génial des CDs Alpha (et de l’Académie Bach d’Arques-la-Bataille, près de Dieppe), 
    avec Georgie Durosoir, titulaire alors de la chaire de musicologie à la Sorbonne…
    Une amitié formidable était née.
     
    …
    …
     
    Et pardon, une fois encore, cher Pascal, d’être si prolixe et bavard :
    je suis un amateur acharné et hélas indécrottable de la précision…
    …
    Aussi bon dimanche que possible, pour toi et les tiens,
    y compris le chien Tomi, que tu sortiras faire son tour de quartier, à Bruxelles,
     
    Francis
    …
    …
    Oui,
    les bouteilles lancées à la mer traversent bien les océans de mystère, et finissent par atteindre, même très loin, leurs effectifs destinataires ! Il n’y faut que de la patience, du temps, et un zest aussi, bien sûr, de chance…
    …
    …
    Ce dimanche 24 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa