Étiquette : curiosité

  • Pour compléter, au chapitre crucial de l’Histoire, ma première esquisse de CV…

    Comme en prolongation, absolument nécessaire, de complément à ma toute première esquisse de CV, « Pour une esquisse de sorte de CV de mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné d’approches et apports divers, variés et multiples de la culture et des arts, et du philosopher vraiment… » entamée, dans l’urgence, lundi 20 janvier dernier,
    …
    ee dimanche 26 janvier 2025, ces considérations suivantes, adressées à l’éditeur de CDs du Palais des Dégustateurs, Eric Rouyer :
    …
    …
    Oui, cher Eric, j’ai bien reçu le double CD PDD 040 Brahms – Beethoven…
    …
    …
    En ce moment, je suis plutôt stressé par des négociations un peu compliquées pour obtenir la réalisation effective à Saint-Jean-de-Luz – Ciboure d’un entretien qui me tient très à cœur avec Manuel Cornejo au mois d’avril prochain, dans une salle et avec un public qui conviennent, et en un calendrier permettant l’alignement des diverses disponibilités (dont celle de Manuel Cornejo, qui est lillois et très occupé) – une vidéo d’un entretien d’une heure avec lui, sur sa nouvelle édition (en Tel Gallimard, en 2 volumes) de son édition de la Correspondance intégrale de Maurice Ravel, sera réalisée à Bordeaux le 17 avril prochain à la Station Ausone de la librairie Mollat, mais sans public : voilà c’est ce que j’ai pu obtenir de la librairie Mollat : et j’en suis très heureux et reconnaissant – ;
    …
    et cela alors même que j’ai reçu, pour cet entretien à réaliser avec Manuel Cornejo à Saint-Jean-de-Luz, l’aval des Affaires culturelles de la mairie de Saint-Jean-de-Luz ; mais c’est la disponibilité d’une salle adéquate qui coince pour le moment…
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    Et en novembre prochain, la très dynamique, compétente et efficace Association Jakintza, dont le siège se trouve dans la superbe maison de naissance de Maurice Ravel, Quai Ravel, à Ciboure (!), publiera le fruit de mes recherches, entreprises depuis 1919, sur les cousins basques « cibouro-luziens » de Maurice Ravel, auxquels personne étrangement – au moins pour moi – ne s’était interessé jusqu’ici (!!!) : probablement du fait que Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel, était fille et petite-fille de deux filles-mères : Marie Delouart (1882 – 1855) et Sabine Delouart (1809 – 1874). D’où la transmission de ce nom de Delouart de l’ancêtre cibourien Gratien Delouart (1748 – 1798) à la mère de Maurice Ravel Marie Delouart (1840- 1917) : via les filiations féminines Delouart…
    Maurice Ravel ne s’étant jamais vraiment interessé pour sa part – et il l’a lui-même écrit – à cette généalogie basquaise de sa branche maternelle : et sa mère ne s’en vantant probablement pas non plus…
    …
    Avec, en plus, un vraiment étrange déni de parenté du cousin Edmond Gaudin (1903 – 1988), qui n’a pas manqué, bien sûr, de susciter, au-delà de mon étonnement, ma curiosité !
    …
    Ce qui fait que la fille de celui-ci, Maylen Gaudin-Lenoir (née en 1942), luzienne très aimable, et avec laquelle je suis en correspondance régulière, a appris ce cousinage bien effectif des Gaudin-Hiriart avec Ravel, de ma révélation le 19 mai 2019 :
    …
    « Cher Monsieur,
    Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir . Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale …
    Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations »…
    …
    A la question « A quoi pourriez-vous attribuer cette amnésie segmentaire familiale ?  » que vous m’aviez posée, cher Eric, le 9 octobre 2021, j’avais répondu précisément ceci : 
    …
    …
    Et figurez-vous, cher Eric, que je dois rédiger dare-dare un CV 
    pour, sollicité par un ami, formuler comme il convient ma candidature à l’Académie Nationale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux (créée le 5 septembre 1712 par lettres patentes de Louis XIV !),
    qui comporte, comme l’Académie française, 40 membres résidents (à Bordeaux) !
    …
    Quémander quoi que ce soit est la dernière chose qui me plaît ou m’amuse !!!
    Et mon profil assez atypique de chercheur gourmand et passionné, mais en rien institutionnel – je ne suis pas un universitaire  -, n’ayant pas grand chose de vraiment académique à présenter en un CV un peu officiel…
    …
    Mais il se trouve que le présent président de cette prestigieuse Académie, pour cette année 2025, est mon ami le Pr Joël Dehais, excellent rhumatologue (proche du magnifique Pr Raoul Tubiana), qui a spécialement soigné certaines maladies professionnelles des musiciens, et qui pratique lui-même, pour son plaisir, la viole de gambe et le hautbois, désire, pour son année 2025 de présidence de cette belle Académie, permettre à l’Académie de mettre un focus tout spécial sur la musique – en particulier en sa riche histoire à Bordeaux – ;
    et qu’il se trouve aussi que, et alors que sont présentement à élire 4 nouveaux membres résidents bordelais, manque présentement à cet auguste aréopage un philosophe !
    Et philosophe viscéralement je suis !
    Socratique, montanien : conférant…
    …
    …
    Outre mes recherches et lectures personnelles – je suis en train de lire avec jubilation les délicieux « Changements d’adresse – Une philosophie du déménagement » et « Petit traité de la ponctualié » du philosophe Thibaut Sallenave : lieux et temps, sont mes ancrages de prédilection au réel et au bien vivre ! -,
    il se trouve que je suis aussi un actif vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux – fondée en 1927 -, pour laquelle je m’entretiens – j’adore le conférer jouissif ! dont s’enchantait Montaigne, et avec son humour malicieux : mon philosohe préféré… – régulièrement avec d’éminents et brillants collègues philosophes à la Station Ausone de la librairie Mollat,
    dont les derniers en date, et que j’ai tout spécialement choisis – tous, comme par hasard, sont très mélomanes et ont écrit magnifiquement sur la musique ! -, sont :
    le lillois Bernard Sève pour son « Les Matériaux de l’art » ,
    le new-yorkais François Noudelmann pour son « Les Enfants de Cadillac »,
    le bruxellois Pascal Chabot pour son « Avoir le temps _ essai de chronosophie »,
    etc…
    …
    … 
    J’ai donc commencé à rédiger une première esquisse de CD
    mais je n’y avais encore rien mentionné de mes recherches et découvertes en Histoire (!), importantes pourtant, et même cruciales, mais demeurées discrètes, impubliées ailleurs que sur mon blog confidentiel… :  je répugne en effet à devoir me soumettre aux desirata d’un éditeur, l’entière liberté de ma fantaisie m’étant considérablement plus chère, et l’expression sur mon discret blog « En cherchant bien » – il porte doublement bien son nom ! – me suffisant : les vrais lecteurs curieux des sujets pointus que j’y aborde pouvant y accéder par Internet ; prudent, je ne recherche pas de consécration universelle sur des sujets assez pointus, donc, n’intéressant a priori pas grand monde ; et donc peu vendeurs pour des éditeurs…
    …
    Voici par exemple un message tout récent, en date du 8 janvier dernier, sur mes recherches de la généalogie en Algérie d’un des neveux, Amédée Ducos du Hauron (Agen, 1867 – Alger, 1935), de l’inventeur de la photographie de couleurs, à Lectoure en 1868, Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920, époux à Orléansville de Marie-Louise Rey (Orléansville,1879 – Agen, 1933) – cf mon article du 27 février 2024 : «  » -, des recherches rendues difficiles du fait principalement de la destruction des archives d’état-civil d’Orléansville lors des deux tremblements de terre ayant ravagé la ville et sa région, le 10 septembre 1954, puis le 10 octobre 1980 – Orléansville s’appelle désormais El Asnam – :
    « Posté par Villanova Mélanie,
    descendante des Bonopera d’Orléansville, liés aux Rey et Ducos du Hauron.
    …

    Bonjour Monsieur,
    Je vous écris après être tombée par hasard sur vos articles alors que je faisais une recherche sur mon arrière grand mère Aimée Villanova, puis Riquier.
    Je n’ai pour l’instant pas eu la possibilité de tout lire, tant vos écrits sont nombreux et détaillés.
    Auriez-vous la grande sympathie de me contacter. Je suis particulièrement curieuse de connaître les raisons de vos recherches et serais ravie de pouvoir échanger avec vous à ce sujet.
    Bien cordialement. Mélanie
     »..

    …

    …

    Parmi les recherches historiques que j’ai publiées sur mon blog « En cherchant bien »,
    celles-ci :
    …
    _ sur les Groupes de Travailleurs Etrangers (GTE), notamment ceux du camp de Gurs, dont je suis devenu de facto LE spécialiste ! – dixit Claude Laharie, le spécialiste du camp de Gurs, qui ignorait jusqu’alors l’existence des GTE, dont ceux du camp de Gurs… –
    …
    _ sur le parcours géographique en partie méconnu jusqu’ici de Hannah Arendt (1906 – 1975) en France entre 1939 et 1941, son passage d’internement au camp de Gurs (1939-1940), son passage à Lourdes où elle rend visite à Walter Benjamin, et son séjour à Montauban avant de réussir à parvenir à passer en Espagne et au Portugal, pour gagner les USA : j’ai pu localiser le petit appartement où elle et son mari Heinrich Blücher (1899 – 1970) se sont cachés à Montauban, au dessus du Studio d’un photographe…
    …
    _ sur la généalogie de la famille de René Cassin (1887 – 1976), dont certains des membres (les parents et la sœur et le frère aînés de Barbara Cassin – née, elle, après la guerre rt l’Occupation, en 1947 -), résidèrent à Navarrenx, proche du camp de Gurs, de 1940 à 1943, prohégés par Henriette Verdalle (1896 – 1988), la fille du maire et conseiller général de Navarrenx, Paul Verdalle (1860 – 1948) : je suis ami de Gilbert Cassin (né en 1929), le dernier neveu vivant de René Cassin…
    …
    _ sur le cercle de résistants autour du Pr Georges Portmann, le grand ORL dont mon père a été l’assistant à la Faculté de Médecine de Bordeaux entre 1939 et 1942, et qui a permis à mon père d’échapper aux griffes de la Gestapo au mois de juin 1942 (mon père se faisant arrêter fin juin 1942 par la police de Vichy, et étant intégré alors, comme apatride, à divers GTE, dont un au camp de Gurs !) : cf mon important article «   » ; et j’ajoute que jusqu’ici aucun travail majeur n’a été consacré à la carrière de ce très grad bordelais qu’a été Georges Portmann (1890 – 1985), qui a fini sa brillante carrière politique au poste de vice-président du Sénat ; je suis en contact avec le Dr Didier Portmann, le petit-fils de Georges…
    …
    …
    Tous ces travaux et découvertes sont les fruits indirects de ma recherche du parcours de mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislaus, 1914 – Bordeaux, 2006) entre juin 1942 et septembre 1944,  une recherche patiente et minutieuse dont j’ai publié les démarches et résultats successifs dans divers articles de mon blog « En cherchant bien », dont l’un, décisif, est le suivant, et a été salué, en date du 21 avril 2015, par ce commentaire de Denis Peschanski :  «   ». 
     
    «  Cher Monsieur,
     
    C’est à une enquête exemplaire que vous vous livrez
    et, ainsi, vous éclairez, par une histoire singulière, un pan important de l’histoire de la France des années noires.
    Simple détail que vous connaissez bien sûr: les ponctions massives dans les GTE ont commencé dès 1941.
     
    Bonne continuation
     
    Bien amicalement
    ——————–
    Denis Peschanski
     »…
     
    …
    …
    Mon père, taiseux et à jamais blessé, n’aurait jamais répondu à nulle question sur son histoire familiale, question que, d’abord, nous n’aurions jamais pu oser lui poser ;
    et deux fois seulement une très vive émotion l’a submergé et fait nous évoquer certains éléments toujours à vif de son passé :
    …
    _ en 1962, sur le chemin entre Saint-Jean-de-Luz et Oloron, où nous allions rendre visite à un cousin Bioy de ma mère, nous nous sommes arrêtés à la lisière de l’ancien camp de Gurs, et avons marché jusqu’à l’ancien cimetière du camp, qui, racheté par la communauté des Juifs du Land de Bade, venait d’être nettoyé et réaménagé. Là, mon père a clairement parlé de son séjour au camp de Gurs. Et la forêt qui en occupe aujourd’hui la surface, n’avait pas encore poussé : mon père montrait le terrain nu où se situait le baraquement où il avait vécu plus d’une année, en 1942-43. Mais il n’en avait pas donné les raisons ; ou du moins je ne m’en souviens pas… L’étrange est que ni ma mère, ni mon frère, tous deux pourtant dotés d’une excellente mémoire, ne se souviennent de ce discours de mon père, sur le terrain du camp de Gurs, qui m’a personnellement très puissamment marqué, et donné lieu au tout début de mes recherches sur son parcours sous l’Occupation, à son décès en janvier 2006 ;
    …
    _ l’autre fois, c’était l’été 1967, à Karlo-Vivary – Karlsbad, lors d’un voyage comme mon père aimait beaucoup les faire vers l’Europe centrale, la nuit était tombée sur la ville thermale située dans une gorge, et là, au bord des flots noirs de la rivière, adossé à un muret, mon père, très ému, s’est souvenu d’avoir accommpagné là sa mère, vers la fin des années 20, pour une cure de trois semainede celle-ci s à Karlsbad, sa mère Fryderika,, décédée peut-être à Vienne ou bien à Stanislawow, d’un cancer, en 1938 : imon père, Bendykt, était peu avant venu depuis Bordeaux où il était étudiant en médecine, lui rendre une dernière visite à Stanislawow, en Galicie alors polonaise : ils s’étaient dit Adieu…
    _ 
     
    Voilà pour le côté d’Europe centrale et orientale  –  qui me fascine toujours, notamment via la musique qui me touche tout particulièrement : Szymanowsky, Weinberg, Tansman, Janacek, Martinu, Bartok, Kodaly, Enescu, etc. – de mon père.
     
    …
    Le coté de ma mère, née Marie-France-Bioy (Tarbes, 1918 – Bordeaux 2018), étant celui des racines béarnaises (Oloron-Sainte-Marie) de la famille Bioy, avec ses très notables excroissances en Argentine, où des Bioy se sont très tôt installés, dès la décennie 1820 :
    le cousin gerrmain de mon grand-père Paul Bioy (Oloron, 1878 – Bordeaux, 1954 – c’est lui, et je l’aimais beaucoup, qui m’a appris à lire et écrire, et avec lequel j’ai pris le goût des cartes et Atlas de géographie : lieux et temps me passionnent ! -) étant Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 1882 – Buenos Aires, 1962), ministre des Affaires Etrangères d’Argentine en 1930-31, puis représentant de l’Argentine à l’ONU après la chute de Peron ;  
    et dont le brillant fils, Adolfo Bioy Casares (Buenos-Aires, 1914 – Buenos-Aires, 1999), est le très grand écrivain, ami le plus proche de Jorge-Luis Borges ;
    il est l’auteur du célèbre récit fantastique « L’Invention de Morel » et d’un extraordinaire – paru posthume – « Borges », soit la collection des articles de son Journal personnel comportant le nom de Borges (un travai magistral, mais non traduit en français), et qui, pour l’ensemble de son œuvre, a reçu, en 1990, le prestigieux prix Cervantes à Madrid…
    …
    …
    On découvre un mieux ainsi la polyvalence – pour commencer géographique, mais historique et artistique aussi, bien sûr – des curiosités en divers azimuts de celui qui s’est donné le pseudonyme de « Titus Curiosus » sur son blog.
    …
    Mon QI, testé 151 quand j’avais 10 ans : peut-être une des raisons de mes curiosités ouvertes et indépendantes, parfois rétives au carcan un peu trop raboteur de conventions trop étroites.
    …
    Mais je suis fondamentalement un gourmand de la vie, de tempérament optimiste et heureux, et partageur de mes curiosités et passions ;
    et comblé par des rencontres magnifiques, via particulièrement des œuvres d’art, mais aussi via de jubilatoires amitiés admiratives :
    cf mon « Pour cébrer la rencontre » : «  »…
    …
    A suivre,
    …
    …
    Ce dimanche 26 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Une nouvelle merveille du Dionysos Now ! de Tore Tom Denys : le CD « Adriano 5 In memoriam Adriaen Willaert »…

    Surprise ce matin chez mon disquaire préféré :

    la parution du CD Evil Penguin Classics EPRC 0060 « Adriano 5 In memoriam Adriaen Willaert » (ca. 1490 – 1562) de l’extraordinaire Ensemble Dionysos Now !, dirigé par Tore Tom Denys, comportant des Motets de Cipriano de Rore, Andrea Gabrieli, Lorenzo Benvenuti, Daniele Grisonio, Adriaen Willaert, Alvise Willaert, Giambattista Conforti, Gioseffo Zarlino et Floriano Canale…

    …

    …

    Cet « Adriano 5 In memoriam Adriaen Willaert » : une nouvelle stupéfiante merveille musicale,

    œuvres de Willaert et suivants,

    comme interprétation de Dionysos Now ! et Tore Tom Denys…

    …

    …

    Ici je me permets de renvoyer à ma suite d’articles _ émerveillés de telle stupéfiantes découvertes musicales de l’œuvre d’abord d’Adriaen Willaert à partir de la découverte princeps, en date du 3 août 2023, du formidable travail de Tore Tom Denys et son ensemble magnifique Dionysos Now !, en son divin CD Evil Penguin EPRC 0054 « Adriano 4« , consacré à la « Passio Domini nostri Jesu Christi secundum Joannem« , ainsi que trois plus brefs Motets : « Tristia est anima mea« , « Ecce lignum crucis – Crux fidelis » et « Da pacem Domine » d’Adriaen Willaert (cliquer sur ces liens afin de les écouter)… ; une découverte relatée en mon article-source du 3 août 2023 : « « … _ de ce fécond mois d’août 2023, à la suite de cette découverte du merveilleux « Adriano 4 » de Dionysos Now ! et Tore Tom Denys,

    et dont voici les liens successifs, à partir de cet article-princeps du 3 août 2023… :

    …

    …

    _ 1) le 3 août 2023 : « « 

    _ 2) le 4 août 2023 : « « 

    _ 3) le 5 août 2023 : « « 

    _ 4) le 6 août 2023 : « « 

    _ 5) le 7 août 2023 : « « 

    _ 6) le 8 août 2023 : « « 

    _ 7) le 9 août 2023 : « « 

    _ 8) le 10 août 2023 : « « 

    _ 9) le 11 août 2023 : « « 

    _ 10) le 13 août 2023 : « « 

    _ 11) le 14 août 2023 : « « 

    _ 12) le 15 août 2023 : « « 

    _ 13) le 16 août 2023 : « « 

    _ 14) le 18 août 2023 : « « 

    _ 15) le 21 août 2023 : « « 

    _ 16) le 22 août 2023 : « « 

    _ 17) le 23 août 2023 : « « 

    _ 18) le 24 août 2023 : « « 

    _ 19) le 25 août 2023 : « « 

    _ 20) le 26 août 2023 : « « 

    _ 21) le 27 août 2023 : « « 

    _ 22) le 29 août 2023 : « « 

    _ 23) le 30 août 2023 : « « 

    _ 24) le 31 août 2023 : « « 

    25) le 1er septembre 2023 : « « 

    Etc.

    …

    …

    Bien sûr, pareille liste de liens ainsi alignés a quelque chose d’indigeste si on en reste à l’aperçu de l’énumération, sans pénétrer le détail des contenus des découvertes successives qui y sont développés, au fur et à mesure, step by step, palier après palier : une découverte-surprise en amenant une autre, ainsi qu’en toute vraie recherche un peu patiente, suivie, et ouverte…

    …

    Mais cela offre aussi un aperçu un peu intéressant, me semble-t-il, de mes démarches de curiosité, et leur fécondité…

    …

    …

    En tout cas,

    le talent musicalissime de Tore Tom Denys et son ensemble Dionysos Now ! est éclatant !

    …

    …

    Ce samedi 29 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quand, et avec son intensité stupéfiante, le Quatuor Tana nous fait découvrir aussi, après ceux de Steve Reich et Philip Glass, les 4 Quatuors (de 1983, 1984, 1985 et 2014) du compositeur polonais Krzysztof Baculewski…

    Le 19 mai dernier, au soir d’un magique concert donné par le Quatuor Tana _ constitué de Antoine Maisonhaute, Ivan Lebrun, violons, Takumi Nozawa, alto, et Jeanne Maisonhaute, violoncelle _ au château de Mombet, à Saint-Lon-les-Mines, en Chalosse, dans le cadre de l’édition 2024 du « Mai musical Lucien Durosoir« ,

    j’en ai rédigé un compte-rendu enthousiaste, « « ,

    tant pour ce qui concerne les œuvres, stupéfiantes, les Quatuors n°3 de Lucien Durosoir (de 1934), et n°1 de György Ligeti (de 1954), que pour leur magistrale interprération par le splendide Quatuor Tana…

    …

    …

    Du Quatuor Tana, je possédai à ce jour les 3 _ magnifiques ! _ CDs suivants :

    …

    _ le CD Megadisc Classics MDC 7877 « Steve Reich – WTC 9/11 – Different trains » _ enregistré au Studio Passavant au mois de juin 2016

    …

    _ le double CD Megadisc Classics MDC 7880 « Philip Glass – Seven String Quartets » _ enregistré à la Grande des Villarons et paru en 2018

    …

    _ le CD Soond SND 22020 « Philip Glass – Tana Quartet – String Quartet n°9 King Lear – String Quartet n°8 » _ enregistré au Théâtre d’Arras au mois de septembre 2021 ; et admirez ici cette vidéo de 11′ 48…

    …

    …

    Aussi ai-je aussitôt très vivement aspiré à découvrir d’autres performances de tels interprètes aussi superbement intensément si justement « présents » en un tel concert…

    …

    Et ai-je illico presto commandé à mon disquaire préféré le CD « Krzysztof Baculewski – String Quartets« , le CD Dux 1238 _ enregistré à Luslawice, en Pologne, du 7 au 15 février 2017 ; et distribué par Distrart… _,

    comportant les Quatuors n°1 (de 1984), n°2 (de 1985), n°3 (de 1986) et n°4 (de 2014) de ce compositeur polonais, né à Varsovie le 26 décembre 1950, toujours pleinement actif…

    …

    …

    Et en recherchant dans les coins quelque attention portée par quelque critique mélomane,

    j’ai découvert un site intitulé « operacritiques« , sous la signature d’un certain David Le Marrec, comportant, à la date mercredi 22 mars 2023 un long article développé intitulé « Quatuor & répertoire : entretien avec le Quatuor Tana » _ en l’occurrence le premier violon Antoine Maisonhaute _, dont je propose ici la lecture, et qui aborde un peu, au passage, l’œuvre de Krzysztof Baculewski, mais qui est surtout intéressant dans son effort de caractérisation du travail assez original et singulier du Quatuor Tana, dont l’intensité de jeu a frappé aussi David Le Marrec, lors d’un concert, en avril 2019, à Bourron-Marlotte, en Seine-et-Marne :

    …

    dont je retiens _ moi, Titus Curiosus _ un très vibrant et ô combien justifié, sinon indispensable !, éloge de la curiosité

    de la part de ces splendides interprètes que sont, au disque comme au concert, les Tana…

    …

    …

    Voici donc ce riche entretien d’Antoine Maisonhaute avec David Le Marrec :

    …

    …

    mercredi 22 mars 2023

    …

    …

    Quatuor & répertoire : entretien avec le Quatuor Tana

    …

    …

    http://piloris.free.fr/css/images/tana_ http://piloris.free.fr/css/images/tana_

    http://piloris.free.fr/css/images/tana_ http://piloris.free.fr/css/images/tana_

    …

    …
    Une série spéciale en quatre épisodes autour de la question du répertoire du quatuor à cordes. Pour cela, je m’entretiens avec Antoine Maisonhaute, du Quatuor Tana.
    …
    …Vous pouvez l’entendre par ici :
    …
    …Le flux RSS (lien à copier dans votre application de podcast)
    https://anchor.fm/s/c6ebb4c0/podcast/rssou sur :
    Google
    Spotify
    Deezer
    Amazon
    ¶ etc.

    …

    …
    Vous pourrez aussi y trouver quelques podcasts de vulgarisation très généraux sur l’opéra, le début de la reprise de la série Musique ukrainienne, une brève histoire de l’opéra italien à la conquête du monde, ainsi que quelques comptes-rendus de concerts trop bavards pour mes traditionnelles recensions Twitter… J’attends d’être un peu plus aguerri pour me lancer dans la grande adaptation de la série Pelléas……
    …
    Et comme d’habitude, la transcription suit. D’une part mon script (ce qui explique le style plus relâché, les répétitions… c’est prévu pour l’oral). D’autre part, pour ceux qui ne souhaitent pas écouter le fichier sonore, un résumé des réponses d’Antoine Maisonhaute { entre accolades }.
    …
    …Bonne écoute ou bonne lecture !…

    …


    Bienvenue dans cette nouvelle série du podcast de Carnets sur sol  !

    Aujourd’hui, j’inaugure des entretiens avec des professionnels de la musique _ voilà. C’est un format que je n’ai jamais pratiqué, parce que je trouve que le format est en général très convenu, on félicite les artistes de bien jouer, on pose quelques questions faussement intimes, et on fait la promotion du disque ou du concert du moment.

    Vous verrez que sur tous ces points, cet entretien adopte d’autres perspectives. Tout ce que vous n’avez peut-être même pas pensé à demander sur le quatuor à cordes !

    –

    Épisode 1  : Ma vie / La rencontre

    Je commence à vous raconter pourquoi ce quatuor est singulier _ excellente perspective ! _, et d’où me vient cette envie d’échange. En vous livrant un peu de ma vie.

    1.1. Les nouveautés

    Nous sommes en avril 2019. Je tâche depuis peu de me tenir au courant des nouveautés, pas tant pour le dernier récital de la vedette Deutsche Grammophon que pour ne pas manquer les pépites de compositeurs que je ne connais pas _ voilà ! _ chez de petits labels riches en découvertes _ voilà une tout à fait excellente curiosité ! _ : comme je ne connais pas même leurs noms, si je les laisse passer, je ne les rencontrerai jamais ! _ et rencontrer vraiment, et pas superficielement, ni trop vite, est aussi essentiel ! Par ailleurs, il m’est déjà arrivé de croire pendant des années qu’une œuvre n’était pas disponible (ou pas dans une interprétation satisfaisante) et de me rendre compte par hasard que, depuis ma dernière vérification, plusieurs années plus tôt, on disposait d’un disque !

    Je me suis donc mis à suivre les parutions de nouveautés discographiques, en particulier chez CPO (le label spécialiste des romantiques et décadents germaniques) et DUX (un label polonais qui ne publie que des œuvres exaltantes) _ et bien distribué en France par Distrart…

    Je lance donc, sans rien y connaître, le disque _ des Tana _ de quatuors de Krzysztof Baculewski, un compositeur polonais né en 1950, et dont les quatuors (1984, 1985, 1986, 2014) semblent suivre l’évolution des esthétiques germaniques du premier XXe siècle, avec plus de radicalité au fil des œuvres, mais aussi plus d’épure et de concentration. Corpus absolument admirable _ oui, oui ! _, que j’ai beaucoup réécouté.

    Je note mentalement le nom du Quatuor Tana, que je suppose polonais, et dont j’admire le mérite et l’engagement _ voilà : superbe et généreux ! _, pour enregistrer quelque chose d’aussi rare et qui leur sera si peu demandé en concert  !

    1.2. Le concert

    Un mois plus tard, en mai 2019. Comme chaque année, je parcours l’ensemble de la programmation de musique classique d’Île-de-France, et ce samedi-là, j’avais jeté mon dévolu sur un programme contenant le Quatuor de Debussy, le Premier Quatuor de Hahn, et un quatuor du compositeur (vivant) Jean-Paul Dessy Tuor Qua Tuor, dans une petite église du Gâtinais.

    L’association ProQuartet, qui promeut le quatuor à cordes en Île-de-France, a deux bases d’opération  : un siège à Paris, mais aussi une zone d’influence dans le Sud-Ouest de la Seine-et-Marne (le long du Transilien R, qui passe par Fontainebleau, puis Nemours ou Montereau). Le choix du lieu, excentré par rapport à la capitale, mais dans un lieu où un public régulier et cultivé est assez présent, n’était pas totalement dû au hasard  : Reynaldo Hahn a séjourné dans la ville _ tiens, tiens !

    Me voilà donc parti un samedi après-midi pour Bourron-Marlotte : une heure de train depuis la Gare de Lyon, avec une fréquence d’un train par heure… transi sous la neige fondue du mois de mai, j’ai même dû, au retour, monter dans un train en sens inverse pour me tenir chaud et ensuite patienter dans un couloir de la gare de Nemours où les dealers de coke opéraient à leur aise. L’église Saint-Sévère, qui conserve encore sa masse du XIe siècle (époque où elle était carrée), quoique largement remaniée au XIXe siècle, a trois particularités  : 1) des collatéraux qui s’arrêtent net au niveau du transept (sans croisillons, sans doute une économie au moment de l’élargissement de la nef) 2) des culs-de-lampe très expressifs aux visages simiesques 3) elle est loin de la gare.

    Je me souviens encore d’être saisi par l’humidité glaciale de la neige fondue, traîtrement survenue en ce début de mai.

    Du concert, j’avais surtout retenu le quatuor de Dessy, qui avait la particularité rare d’être un quatuor mené par le violoncelle – qui impulse la matière, commence les mouvements, régle le tempo… La matière première pourrait être qualifié d’essentielle, ni tonale (ce n’est pas aussi rudimentaire), ni atonale complexe, ni postmoderne-planante, vraiment une belle exploration de matériaux simples, qui s’achève en un souffle incantatoire – souffle littéral également, les deux violons pour finir soufflent dans leur âme.

    Un petit goûter était organisé ensuite, dans la base du clocher-porche. Je n’ai pas osé déranger, et j’ai beaucoup regretté de ne pas avoir vu le bonheur sur leurs visages en annonçant que j’avais adoré leur disque Baculewski _ voilà ! _, sur lequel je me figurais qu’ils ne devaient pas avoir eu beaucoup de retour de la part de leur public de concert. (A fortiori alors qu’il venait de sortir quelques jours plus tôt.)

    1.3. Le projet

    Aussi, lorsque j’ai reçu la proposition d’entretien, j’ai bondi sur l’occasion  : d’abord de leur crier mon bonheur d’avoir connu Baculewski et Dessy grâce à eux, ensuite de leur poser non pas des questions traditionnelles, mais ce que j’avais réellement envie _ soit la curiosité du mélomane, aussi… _ de savoir. Elles sont peut-être un peu intrusives par certains côtés, mais c’était une occasion particulière d’avoir à ma disposition un ensemble aussi courageux et atypique.

    Toutes les virgules de la série sont empruntées à un enregistrement libre de droits : il s’agit de la célèbre intégrale des Quatuors de Beethoven par le Quatuor Végh, sa première, celle de 1952 _ bravo ! Vous y entendez :

    ¶ en début d’épisode, un extrait du premier mouvement du quatuor n°10 ;
    ¶ en fin d’épisode, un extrait du deuxième mouvement du quatuor n°8 ;
    ¶ au début de chaque question, les accords introductifs du même quatuor n°8 ;
    ¶ à la fin de chaque question, le final du quatuor n°7.

    Épisode 2  : Répertoire

    QUESTIONS SUR LE REPERTOIRE

    À l’occasion de leur concert aux Bouffes du Nord lundi 27 mars prochain, où ils joueront à la fois le Premier Quatuor de Ligeti et le Quintette Annonciation de Philip Glass, j’ai d’abord voulu les interroger sur leur répertoire très particulier _ en effet…

    Il est exceptionnellement vaste, et contient surtout des compositeurs vivants _ voilà.

    C’est Antoine Maisonhaute, le premier violon du quatuor, qui a pris le temps de me répondre.

    1) Votre répertoire contient très peu des quatuors habituels du répertoire _ voilà ! _ : énormément de contemporain, et même pour les choses plus anciennes, beaucoup de raretés : Grétry, Nielsen, Lekeu, Caplet, Villa-Lobos, Durosoir _ nons y voici ! _, Wissmer, Alfvén (qui ne figure même pas dans les catalogues couramment disponibles du compositeur !)…  Pourquoi ce choix d’échapper au répertoire balisé ?  Est-ce le plaisir de la découverte, la volonté de se positionner sur un segment qui était peu occupé ?

    { Résumé de la réponse d’A.M. : En effet, le désir de découverte. }

    2) Comment les projets se constituent-ils ?  Faites-vous les choix et cherchez-vous un label, ou des producteurs se proposent-ils ?
    Typiquement, pour Baculewski, il y a toute une série chez DUX : est-ce le label qui vous a mandaté, vous qui lui avez proposé ?

    { Résumé de la réponse d’A.M. : DUX est bien venu les chercher en connaissant leur curiosité. J’ajoute que DUX a même publié dans les années précédentes tout un cycle de Baculewski, musique pour flûte, pour orchestre, pour chœur. Dans les autres cas, ce sont plutôt les Tana qui choisissent un éditeur susceptible de soutenir leurs projets originaux. }

    Pour préciser, « Volts » est leur album regroupant des pièces au format inhabituel : quatuor à cordes avec bande préenregistrée pour Romitelli, œuvres ouvertes avec parties improvisées (Deejay de Gilbert Nouno), et même des instruments construits par les membres du quatuor (qui incluent, si j’ai bien compris, un système d’amplification électronique interne et non externe comme d’ordinaire) pour les pièces de Canedo, Arroyo et Havel.

    C’est aussi leur album que je préfère (avec Baculewski évidemment) : quatuors au langage assez radical (rien de tonal là-dedans), qui porte bien son titre, aussi bien avec les procédés d’amplification que les figuralismes électriques et la tension extrême de l’exécution _ un trait bien caractéristique de l’interprétation des Tana. Très dynamique et impressionnant. Ça peut s’écouter à l’instinct, en se laissant porter par l’énergie qui en émane _ oui, oui _, sans même comprendre la forme ou le langage.

    (Je suis aussi impressionné par la façon dont les Tana parviennent à changer totalement leur timbre d’un disque à l’autre, d’une œuvre à l’autre… c’est une question que je leur pose après.)

    3) Pour un quatuor qui n’a même pas de Schubert à son répertoire courant, est-il facile de vivre ?  [la liste que j’ai eue n’était pas à jour, il y en avait deux _ de Schubert _ et ils les jouent régulièrement !] J’imagine que vous avez dû en étudier tout de même pour des concours, ou à la demande de programmateurs pour des couplages ?

    { Résumé de la réponse d’A.M. : Ils en font donc, appris pendant leurs études ! Davantage de classiques du XXe siècle, qui facilitent les transitions vers les œuvres contemporaines dans les programmes. }

    4) D’un point de vue pratique (et économique), est-ce plus difficile parce qu’il faut sensibiliser le public à une musique plus diverse et difficile que les œuvres qu’il connaît par cœur (autrement dit, pas facile de remplir avec du quatuor contemporain), ou bien l’existence d’institutions qui financent et programment régulièrement la création permet-elle au contraire de bénéficier d’un confort matériel suffisant ?

    { Résumé de la réponse d’A.M. : Les institutions et les festivals spécialisés financent en partie la musique contemporaine, oui. Les membres du quatuor sont persuadés que le public aime découvrir, s’il est accompagné (ils ont l’habitude de présenter les œuvres _ et c’est en effet  très important _, de « dédramatiser »). Peut-être l’avenir, au moment où les grandes maisons ne remplissent plus avec les œuvres anciennes et célèbres, même avec des stars. Serait-ce le moment du grand retour de la création ?  Les plus difficiles à convaincre sont les programmateurs. }

    5) Contrairement à la plupart des ensembles spécialisés, vous disposez d’un répertoire qui couvre un nombre considérable d’esthétiques : depuis les partitions radicales de Lachenmann jusqu’à la simplicité extrême de Glass, en passant par tout le continuum des musiques qui revendiquent l’héritage tonal , ou syncrétiques comme Fedele… Je me demandais la discipline que cela requérait en termes de culture musicale, pour savoir ce qui est attendu dans des univers aussi différents. On l’entend très bien dans vos disques, le timbre de l’ensemble, les phrasés diffèrent totalement, ce doit être un travail colossal pour concevoir et réaliser cela ?

    { Résumé de la réponse d’A.M. : Travail très spécifique pour être capable de changer le son, notamment en fonction des lieux. Ne jouent pas de la même façon selon les salles, et peuvent s’adapter au dernier moment. }


    Épisode 3  : Les concerts

    6) Comment parvenez-vous à toucher le public avec un répertoire qui est si différent de ses habitudes (ils sont peu donnés et entendus, et bon nombre de quatuors qui échappent aux logiques tonales) : avez-vous des astuces ?  Vous reposez-vous d’abord sur la qualité de la musique (et l’ardeur _ oui ! _ de l’exécution) ?

    { Résumé de la réponse d’A.M. : Donner des pistes d’écoute au public. Ne servirait à rien de chercher une logique tonale. Le public se sent plus en confiance lorsqu’il repère des éléments. La qualité de la musique de création dépend bien sûr des œuvres, mais le quatuor les sert toutes avec le même dévouement. }

    7) Evidemment, une question me brûle les lèvres : que pensez-vous du répertoire actuel de quatuor ?  De mon point de vue de spectateur très régulier des concerts de quatuor, j’ai l’impression que les ensembles les plus célèbres rejouent toujours les quelques mêmes dizaines de titres, et que le jeu est plutôt de présenter une nouvelle version d’oeuvres déjà très bien connues du public _ en effet… J’étais curieux, considérant votre démarche complètement opposée, de la façon dont vous le perceviez.

    J’ai été très heureux de la réponse. Antoine Maisonhaute n’a pas retenu ses coups. En écoutant son analyse, je criais « tue ! Tue ! » comme si j’assistais à un match de MMA (oui, on ne crie pas « tue » à un match de MMA, mais j’ai les images mentales que je veux). Avec beaucoup de pondération, il dresse en tout cas un état des lieux que je constate et partage – notamment autour du risque de muséification et d’atrophie _ voilà _ de toute la musique classique.

    { Résumé de la réponse d’A.M. : Tendance à ronronner avec des œuvres qui ont fait leurs preuves, et toujours réinventer le fil à couper le beurre. Peu de prises de risque. Entretiennent un musée, et participe un peu à l’extinction du genre. Pas en phase avec les préoccupations de notre époque. Alors qu’il y a un siècle, les interprètes vedettes faisaient beaucoup de créations, voire composaient. Dommage de jouer à l’infini les mêmes œuvres, ce qui n’apporte plus rien à la musique ou au répertoire, et d’une certaine façon empêche penser les enjeux du classique aujourd’hui. }

    BOUM.


    8) Du point de vue l’identité sonore, comment définiriez-vous le Quatuor Tana ?  J’ai l’impression que votre son s’adapte énormément au répertoire, mais vous avez sans doute des tropismes ?

    { Résumé de la réponse d’A.M. : Son assez clair et projeté. Dépend du répertoire, mais comme ont travaillé énormément d’esthétiques, jouent différemment aujourd’hui à partir de ce qu’ils ont observé dans le contemporain, en termes de son. Tentative du pianissimo le plus extrême chez Debussy tenté sul ponticello, sur le chevalet, avec du souffle dans le son, expérience vécue auparavant dans la musique contemporaine, expérience qui sert donc ensuite à s’approcher de l’indication de Debussy. }


    Épisode 4  : Les corpus

    Pour parler de concret, j’avais envie d’avoir votre opinion sur certaines musiques que vous jouez.

    9) Je commence par Baculewski bien sûr : qu’est-ce que cette musique apporte au répertoire selon vous ?  Quelles sont les qualités qui vous ont frappé ? (Pour ma part, en tant qu’auditeur, c’est l’intégration des langages passés et l’évolution du style au fil des quatuors, mais du point de vue des interprètes, je ne sais pas.)

    { Résumé de la réponse d’A.M. : Comme d’autres musiques des pays de l’Est, grand rapport à la tradition et en même temps dans l’air du temps. Pēteris Vasks par exemple. Très virtuose, instrumental, mais aussi beaucoup de finesse dans la recherche d’une nouvelle façon de composer pour le quatuor. Ils n’ont pas hésité à accepter, mais ont dû travailler très longtemps, musique particulièrement virtuose. Musique de réconciliation de la modernité et de l’auditeur, sans être passéiste. Beaucoup d’émotions passent malgré sa nouveauté. }

    Ce point de vue de l’intérieur est très intéressant : je n’aurais pas spontanément rapproché Vasks de Baculewski, en tout cas le Vasks pour cordes (je le sens davantage dans sa musique chorale), mais je partage tout à fait l’idée de cette sensibilité particulière des nations « périphériques » à la création d’avant-garde, aussi bien en Scandinavie que chez les Slaves, qui écrivent de la musique nouvelle dans un langage qui a évolué mais conserve des liens évidents avec la tradition, de façon parfois plate, ou bien, dans les œuvres réussies, de façon particulièrement touchante, riche et stimulante.

    À l’écoute du disque, j’ai eu l’impression, un peu comme en écoutant Grażyna Bacewicz, qui n’est pas du tout de la même génération, de suivre l’évolution des esthétiques germaniques de la premier moitié du XXe siècle, traversant un nombre d’esthétiques sonores très variées, avec plus de radicalité au fil des œuvres, mais aussi plus d’épure et de concentration.

    Je trouve ce corpus particulièrement admirable, et je vous recommande chaleureusement le disque chez DUX, le label à suivre avec CPO si vous aimez les découvertes qui ne déçoivent pas.

    10) Pour Philip Glass, que vous donnez en concert bientôt aux Bouffes du Nord, je suis au contraire _ pas moi : j’ai bien lu ce qu’en dit Karol Beffa en son passionnnant « L’Autre XXe sièclee musical«  ; et regardez et écoutez  la vidéo (de 53′) de mon entretien avec lui à la Station Ausone le 25 mars 2022 : nous y abordons le cas Philip Glass… _ très rétif (je trouve sa répétition oppressante, en plus des « fautes » d’harmonie qui prennent nos habitudes à rebrousse-poil). Ce qui me rend d’autant plus curieux de ce qui vous intéresse ou vous touche dans cette musique !  D’un point de vue plus pratique, comment faites-vous pour ne pas perdre le fil _ oui, oui… _ du nombre de réitérations des boucles ?  Y a-t-il des techniques spécifiques à ce répertoire minimaliste ?

    { Résumé de la réponse d’A.M. : Touché par sa sincérité, l’absence de prétention, une forme d’authenticité. Particulièrement accessible en tant que personne, remarquable par son humilité, disponible pour aider les artistes à monter les œuvres. Énorme culture de la musique, en particulier de la musique européenne du XXe, et trace son propre sillon personnel, avec ces « fautes » délibérées. Beaucoup d’épigones ne parviennent pas à faire du Philip Glass en voulant l’imiter. Pour les répétitions des boucles, demande simplement de la concentration. }

    Ce n’est pas totalement de la provocation si je relève que Philip Glass est gentil – en réalité, pour des compositeurs vivants, il n’est pas absurde que le caractère entre en ligne de compte, il n’est que de voir les musiciens vedettes qui font du mal autour d’eux.

    Par ailleurs, il est toujours profondément stimulant d’entendre l’éloge – y compris chez certains de mes amis les plus proches – de musiques qu’on déteste, voire qu’on trouve médiocres. C’est l’occasion d’un décentrement _ toujours crucial et nécessaire ! Là-dessus, cf l’article programmatique (et parfaitement emblématique) de mon blog, paru le 3 juillet 2008 : « « , qui n’a pas vieilli d’un iota : « dans l’ouverture de grand air, ou plein vent, de pas trop vissées serré curiosités _ j’aime qu’il y ait un minimum de jeu, et que ça flotte ; risquer un œil à côté de la perspective incitée, en se déplaçant un pas plus loin que la place marquée, à peine, un brin, à l’écart, en ce coin-ci, passant la porte entrebâillée, ou derrière la palissade _ dans l’ouverture, donc, d’un peu larges et mobiles (boulimiques ?) curiosités plurielles« , écrivais-je même très précisément alors, en juillet 2008… _, de comprendre d’autres approches de la musique : cette répétition que je trouve à la fois ennuyeuse et oppressante crée chez d’autres au contraire une forme d’ivresse passive, de voyage intérieur… en tout cas Glass produit des effets assez singuliers _ voilà ! _, que je n’attribue pas forcément à la qualité intrinsèque de sa musique, mais qui sont bel et bien là. Et c’est toujours passionnant d’entendre les autres développer des éloges et des exégèses sur ce qui nous échappe _ c’est très juste !

    A fortiori lorsqu’ils sont eux-mêmes engagés dans la production de cette musique : on ne peut pas soupçonner, vu leur répertoire totalement interlope, que les Tana jouent Glass pour faire comme tout le monde ou brosser les programmateurs dans le sens du poil !

    11) J’accueillerais avec plaisir vos suggestions, parmi votre répertoire ou vos disques : par exemple un quatuor qui vous tient à cœur, que vous voudriez faire plus largement découvrir, ou encore qui pourrait recevoir un large succès auprès du public.

    { Résumé de la réponse d’A.M. : La musique de chambre de Jacques Lenot. Musique de grande qualité. Évolution musicale qui retrace des trajectoires de vie. }

    Sélection surprise !  J’ai vraiment eu de la peine à venir à bout du disque lorsque je l’ai écouté il y a quelque temps, j’avais trouvé tout cela vraiment atonal-radical-ascétique, sans rien pour me raccrocher dans les textures ou les effets.

    Cet éloge met à nouveau en évidence une chose très importante : plus on dispose de musiques différentes, plus on est susceptible de trouver un langage qui parle à notre sensibilité propre _ voilà. Tout cela est d’excellent bon sens, et au service de la culture.

    C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle je rouspète devant le conservatisme _ et l’étroitesse coutumière, dominante _ de la programmation, en particulier en concert. En Île-de-France, j’ai largement de quoi m’occuper au concert 465 jours par an, mais je pense à tous ceux qui n’ont pas d’appétence pour Mozart, Schumann ou Debussy, et qui ne trouvent pas leur place.

    Exemple évident, le répertoire des concerts de piano seul. Moi, ce qui me touche au piano, ce sont surtout les cycles poétiques français du début du XXe siècle et la musique futuriste russe. J’ai longtemps cru que les récitals de piano n’étaient pas pour moi, parce qu’on ne jouait qu’une portion étroite du répertoire (classicisme et romantisme germanique, Debussy-Ravel, saupoudré d’un peu de Chostakovitch et de Prokofiev).

    Et c’est vraiment le risque aussi avec le quatuor.


    Je tiens à remercier vivement Antoine Maisonhaute, premier violon du quatuor Tana, d’avoir répondu aussi franchement à mes questions, peut-être insolites ou un peu intrusives. Et aussi, plus largement, de faire vivre le répertoire le plus varié au disque et au concert. C’est très précieux. En quelques années, le Quatuor Tana a ouvert plus de portes que des dizaines de quatuors vedettes (qui jouent certes très bien Beethoven et Schubert) pendant toutes leurs carrières combinées. Ils font une différence _ très salutaire et bienvenue _ dans le monde de la musique.

    Vous pourrez les entendre aux Bouffes du Nord à Paris lundi 27 mars prochain, si vous supportez mieux que moi Philip Glass – mais les entendre dans le Premier Quatuor de Ligeti, justement une œuvre extraordinairement virtuose et zébrée de part en part de références sérieuses ou facétieuses au patrimoine, ce doit être une expérience remarquable _ absolument ! cf précisément là-dessus mon article du 19 mai dernier : « «  le soir du concert des Tana à Saint-Lon-les-Mines, auprès de mes amis Luc et Georgie Durosoir. J’avais été très marqué par ce qu’ils proposaient dans Debussy : beaucoup de respiration entre les accords, une belle netteté des volutes, des poussées inattendues de lyrisme, un goût évident pour ce tourbillon qui découle des empilements et mutations du motif-clef… J’imagine quelque chose de similaire, une réinvention des possibilités sonores _ voilà ! _ comme l’évoquait Antoine Maisonhaute précédemment.

    Au disque, ils ont laissé une vaste palette de leur talent : monographies Baculewski, Lenot, Glass, Achenberg, mais aussi des anthologies très stimulantes comme Shadows (œuvres de Yann Robin, Raphaël Cendo, Franck Bedrossian) ou Volts dont j’ai parlé plus tôt.

    S’il faut en recommander deux, Baculewski (chez DUX) pour le versant qui fait référence au patrimoine – ça peut quasiment s’écouter comme du quatuor romantique, on y trouve des progressions harmoniques enrichies très lisibles – et l’anthologie thématique Volts (chez Paraty), pour l’énergie hors du commun et l’originalité des profils sonores.

    Je vous souhaite une belle exploration. À bientôt sur ce support ou un autre !

    …

    …

    Les très intenses Tana sont absolument à suivre…

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    Et vive la curiosité !

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    Ce samedi 22 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Epatantissime « Tansman cosmopolite », par le très dynamique Novi Piano Duo, formé d’Anna Wielgus-Nowak et Grzegorz Nowak…

    Dans la série de mes articles enchantés consacrés à des CDs comportant, pour tout ou partie, des œuvres d’Alexandre Tansman (Lodz, 11 juin 1897 – Paris, 15 novembre 1986),

    soient en priorité les articles des 8, 9, 10 et 11 mai derniers

    _ « « ,

    « « ,

    «  »

    et « « … _,

    ..

    et plus particulièrement dans la très jouissive continuité musicale de l’enthousiasmant CD « Tansman – Piano Music » de Maria Argenterio,

    dont je donnais dès vendredi 10 mai un lien de podcast à l’intégralité (de 61′ 02) de ce CD Piano Classics  PCL 10260 :

    « proprement jubilatoire« , m’étais-je alors exprimé ! Et c’est absolument le cas !!!,

    …

    …

    voici que, ce vendredi 17 mai, me parvient _ commandé tout juste vendredi dernier 10 mai _, le CD « Tansman Cosmopolite » _ le CD Dux 1969, enregistré à Kielce les 5 et 6 avril, puis le 1er novembre 2023 _, du Novi Piano Duo, formé d’Anna Wielgus-Nowak et Grzegorz Nowak :

    …

    à nouveau un CD absolument jubilatoire !!!

    au service de la brillante et très variée musique dynamique et généreuse d’Alexandre Tansman…

    …

    …

    Déjà, lundi dernier 13 mai, venait de paraître _ en quelque sorte parallèlement à ma propre curiosité _ sur l’excellent site Discophilia, et sous la plume de la décidément parfaite oreille de Jean-Charles Hoffelé,

    et sous le titre de « L’enfant terrible » _ pour qualifier Tansman… _,

    ce très juste commentaire d’écoute suivant du CD :

    …

    …

    L’ENFANT TERRIBLE

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    …

    La suractivité rythmique _ expression idéalement adéquate ! _ de la syntaxe Tansman appelait naturellement la danse, mais la danse moderne, foxtrots épicés de jazz, tangos pervertis, valses instables. Les ballets, cette part décisive _ en effet _ de son _ déjà très riche _ catalogue des années trente, sont le vrai sujet de ce disque _ oui _ qui en offre les brillantes réductions pour piano à quatre mains réalisées par le compositeur _ lui-même.

    …

    …

    C’est peu d’écrire qu’Anna Wielgus-Nowak et Grzegorz Nowak emportent avec brio _ oui _, et surtout avec le grain de folie nécessaire _ voilà ! _ les micros-épisodes qui forment le trame du Train de nuit, partition géniale  _ de 1951 _ où, à l’orée des années cinquante, Tansman regarde en arrière, résumant la parenthèse enchantée _ pour lui et pas mal d’autres, avant la catasrophe hitlérienne _ de l’entre-deux-guerres par un fabuleux pied de nez.

    …

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    Cette vitalité irrépressible _ oui, oui _, ce motorisme impertinent _ encore oui ! _ qui fascinent tant dans Le Train de nuit emplissaient déjà, avec des espaces de songes éveillés en plus, La Grande ville _ de 1935 _, dont le compositeur tire trois épisodes simplement irrésistibles : La rue a un petit air Gershwin. _ absolument !

    …

    …

    Autre regard en arrière, la Fantaisie _ sur les Valses de Johann Strauss, de 1961 _ très libre où il promène son piano dans quelques souvenirs de Valses de Johann Strauss avec le sentiment que ce monde là est vraiment perdu _ à la Stephan Zweig… _, partition troublante au possible, l’envers des deux cahiers de Fugues, celui de 1942 si moderniste, des fugues au carré, celui de 1938, paraphrase surprenante où le piano semble inviter le souvenir des orgues de Bach.

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    Interprétations superlatives _ voilà ! _ pour un disque plus qu’utile _ nécessaire, par conséquent : pour parfaire sa culture et son plaisir….

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    LE DISQUE DU JOUR

    Tansman cosmopolite

    …

    Alexandre Tansman
    (1897-1986)

    …
    Le Train de nuit
    La Grande ville
    Fantaisie sur les Valses de Johann Strauss
    3 Fugues
    Introduction et Fugue

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    Novi Piano Duo
    Anna Wielgus-Nowak, piano
    Grzegorz Nowak, piano

    …

    Un album du label DUX Records 1969
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    Photo à la une : les deux membres du – Photo : © Piotr Markowski

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    Épatantissime musique, comme interprétation, vous-dis-je…

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    Ce vendredi 17 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa