tu peux probablement soupçonner combien et à quels incroyables degrés Titus Curiosus est sur la même longueur d’ondes que l’auteur que tu es, toi, renouvelant encore une fois, avec ce richissime lucidissime, et fondamentalement ouvert avec optimisme sur l’avenir, « Nos Vies encapsulées – quel avenir pour l’humanité», à partir de ta pratique philosophante subtilissime du langage, et avec tant de lucidité et de justesse, une nouvelle fois, la compréhension lucidissime de ce qui ne cesse de bouger dans les trames de fond de notre monde contemporain, en tentant d’éclairer avec un merveilleux brio d’intelligence du réel, et d’aider à advenir peut-être et surtout aussi – tu n’es jamais pessimiste, ni défaitiste, bien au contraire ! tu cultives le positif… – , une plus heureuse meilleure façon de combiner plus et mieux harmonieusement ce que tu qualifies d’optimisation et dynamique subtile, dans un monde dominé par l’emprise puissante et très ambivalente de la technonomie, et par l’utilitarisme très généralisé – par commodité et facilité (et aussi par paresse et lâcheté, au lieu de vaillance et courage, comme le souligne si justement Kant en son « Qu’est-ce que les Lumières ? »…) – qui la reçoit bien trop unilatéralement, et avec mutilation du fondamental plus subtil, pourtant si important et crucial pour le degré de sens et d’accomplissement authentique de nos existences fragiles et toujours au moins potentiellement un minimum ouvertes, même aussi précautionneusement encapsulées – mais en danger quasi permanent, puissants algorithmes aidant, de formatage réducteur de notre liberté éclairée…
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Nos vies encapsulées
Où êtes-vous en ce moment ? Probablement dans une capsule, objet technique total offrant autonomie, confort et connexion permanente – ainsi que capacité immédiate de transactions en tous genres – dans lequel nos existences se sont peu à peu – très commodément : tout l’utile est à portée très rapide, quasi immédiate, de satisfaction de besoins et certains désirs, plus ou moins formatés… – installées.
Cette vie encapsulée nous a permis d’aller plus vite, plus loin, de communiquer davantage, parfois même de nous sentir plus libres. Mais la promesse moderne d’émancipation semble aujourd’hui se retourner – voilà ! – contre elle, pour produire narcissisme et – dangereuse – dépendance – mutilante de nos capacités de réalisation (et élévation) profonde… Continuons-nous vraiment d’exister – telle est la question de fond ! – dans ces – si commodes – capsules ? Ne serions-nous pas tous atteints de digitose, ce mal digital par excellence ?
Comme dans le mythe de la caverne, il nous faut apprendre à sortir – voilà, nous ouvrir, et nous élever… – de ces capsules, et à retrouver les liens subtils – peu à peu éloignés et quasi perdus – qui nous unissent au monde – du dehors, des personnes des autres, ainsi que des œuvres vraiment authentiques. À travers des exemples – excellemment – concrets – une couveuse, une mandarine dans une chambre d’hôtel, une capsule temporelle laissée par Baudelaire, un bar européen à Bruxelles -, Pascal Chabot explore – avec un extraordinairement lumineux talent d’analyse – les voies possibles – à commencer à explorer – d’une existence plus – et mieux – habitée – avec une plus juste, et de meilleur aloi, intensité ! – et pose les questions philosophiques qui nous traversent : que désirons-nous – vraiment et fondamentalement – devenir ? Et comment réinventer le – vrai sens du– progrès ? – nous y voici…
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La lecture un peu assidue des articles quotidiens de mon blog encherchantbien.fr te montrerait combien, cher Pascal, je partage la totalité, mais oui, des thèses, qu’opus après opus, tu proposes si opportunément à la lecture de tes lecteurs ouverts et curieux d’intelligence plus réaliste, plus vraie – toujours au plus près du concret – , du réel : c’était d’ailleurs ce que j’avais tenu à souligner en prenant bien soin de passer exhaustivement en revue, même rapide, la totalité de tes travaux précédents, lors de notre entretien du 22 novembre 2022 à la Station Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux, à propos de ton important « Avoir le temps : Essai de chronosophie » qui venait tout juste de paraître – revoir la vidéo de ce riche entretien panoramique aussi sur ton travail, depuis ton «La Philosophie de Simondon» , paru en 2003 (chez Vrin), et ton «Après le progrès» paru en 2008 (aux PUF)…
Et voilà qu’avec ce très riche et toujours très précis et très clair « Nos Vies encapsulées – quel avenir pour l’humanité» qui parait cet été 2026, c’est une toposophie qui vient maintenant s’abouter à la lucidissime chronosophie de ton « Avoir le temps : Essai de chronosophie» de 2021… Tu poursuis toujours très brillamment ton chemin de philosophe déchiffreur et défricheur du réel de nos vies présentes, et de leur bel avenir à ouvrir, à aider à naître et devenir, s’épanouir vraiment, et singulièrement, sans formatage pré-déterminé – la vraie philosophie en action est toujours, depuis Socrate, une très concrète maïeutique, et il nous faut, en effet, en nos actes de philosophes à l’œuvre, toujours nous efforcer de la rendre la mieux désirable et jubilatoire possible… Nous sommes le contraire de scrogneugneux magistraux et dogmatiques donneurs sévères de leçons à suivre à la lettre : nous désirons faire joyeusement désirer et aider à accomplir l’épanouissement singulier, improbable, vraiment libre, des plus belles potentialités, encore inconnues d’eux et a fortiori de quiconque, de nos interlocuteurs et lecteurs, avec la plus heureuse et vraie positivité à partager, sans contraindre, mais seulement en signalant des chemins désirables pour cet épanouissement potentiellement à venir, à ouvrir, par la personne, et qui est chaque fois aussi improbable que singulier : c’est une création qui, à l’œuvre si possible personnelle et singulière, va pouvoir se découvrir et s’inventer…
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Voici donc ici, cher Pascal, les liens à mon tout premier article, en date du 3 juillet 2008 (mais rédigé le 20 mai précédent) :
C’est tout simplement ma grande admiration pour l’œuvre d’Ottorino Respighi (Bologne, 9 juillet 1879 – Rome, 18 avril 1936) qui m’a fait désirer me procurer le CD BR Klassik 900533 « Respighi –Lauda per la natività del Signore« , avec cette œuvre religieuse créée à Sienne à l’Accademia Chigiana le 22 novembre 1930, sur un texte de Jacopone da Todi, l’unique œuvre chorale sacrée du compositeur : de quoi attiser la curiosité du mélomane…
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C’est un article en date du 17 juin dernier, sur le site du Magazine Crescendo, intitulé « Ferveur italienne« , sous la plume de Bénédicte Palaux Simonnet, qui m’a fait connaître l’existence du CD BR klassik 900533 « Respighi – Lauda per la nativita del Signore – Frontini/Arman – Sizilianische Weihnachttslieder« , par le Chor des Bayerischen Rundfunks placé sous la direction de Howard Arman, et avec les chanteurs Chen Reiss, soprano, Eunkyung Shin, soprano, Andrew Lepri Meyer, ténor, et Ruth Volpert, alto, qui m’a incité à le commander, pour voir si j’ose dire – c’est à dire écouter et connaître, découvrir – pareille rareté musicale, à mon disquaire préféré…
Ottorino Respighi (1879-1936) : Lauda per la Natività del Signore. Francesco Paolo Frontini (1860-1939) : Canti religiosi del popolo siciliano (chants de Noël siciliens), arrangement d’Howard Arman. Giacomo Puccini (1858-1924) : Sogno d’oro, arrangement d’Howard Arman
Chen Reiss, soprano ; Eunkyung Shin, soprano ; Ruth Volpert, alto ; Andrew Lepri Meyer, ténor. Chor des Bayerischen Rundfunks. Münchner Rundfunkorchester. Howard Arman, direction. 2024. Notice en anglais et en allemand. 1 CD. 50’52. BR Klassik 900533.
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Seule œuvre chorale sacrée – voilà ! – d’Ottorino Respighi, Lauda per la Natività del Signore met en musique le mystère médiéval de la Nativité dû au poète franciscain Jacopone da Todi(1230 – 1306). Le dialogue des anges, des bergers et de la Vierge Marie révèle une facette du compositeur déjà entrevue dans La Belle au bois dormant et ses pièces de piano destinées aux bambini : une inspiration fraîche, délicieuse, sensible au merveilleux – voilà – , qui rejoint son intérêt pour les musiques anciennes et, en particulier, pour le chant grégorien – et c’est à remarquer.
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Cette inspiration se conjugue à une science de l’orchestration – respighienne – où les timbres, les contrastes d’effectifs et de tonalités dessinent un paysage aussi opulent et pittoresque que fervent – voilà, voilà. La ligne mélodique se déploie comme des phylactères auxquels répondent les entrelacs du trio de bassons, flûtes et hautbois (Gloria). Des sonorités pastorales se mêlent à des effets de foule bigarrés évoquant Turandot, voire Moussorgski – mazette ! Les chœurs déferlent doucement en nappes de paix sous les pas de l’Ange (Eunkyung Shin), dont l’apparition se révèle aussi limpide que stratosphérique. Le Berger d’Andrew Lepri Meyer (ténor) et l’alto de Ruth Volpert (Marie) participent à cette harmonie à la fois charnelle et hors du temps – c’est bien vu…
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L’hymne – traditionnel – italien O Sanctissima, orchestré par le chef d’orchestre Howard Arman, met à nouveau les chœurs du Bayerischer Rundfunk à contribution. Ils se développent au rythme d’une respiration paisible, en volumes mouvants semblables à des nuages.
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Les huit chants religieux populaires siciliens de Francesco Paolo Frontini – (Catane, 6 août 1860 – Catane, 26 juillet 1939 : compositeur contemporain, donc, d’Ottorino Respighi, 1879 – 1936) – témoignent de l’éclectisme de ce compositeur d’opéra vériste, passionné par le répertoire populaire et auteur d’une anthologie de vingt-deux mélodies pour voix et piano, Canti religiosi del popolo siciliano, publiée en 1938. Les nuances des différents dialectes raviront les connaisseurs tandis que, là encore, l’orchestration — deux bassons, hautbois, cor anglais, flûtes et piano — se montre légère et ingénieuse. La nascita del Bambino Gesù prend ainsi les accents d’une berceuse gorgée de tendresse. Les rythmes de danse délicatement balancés et la cornemuse instaurent – ici aussi – un climat féerique.
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La mélodie Sogno d’oro, qui inspirera Puccini(Lucques, 22 décembre 1858 – Bruxelles, 29 novembre 1924) pour le quatuor du deuxième acte de La Rondine (1917), apporte une conclusion tour à tour sensible et hollywoodienne, illuminée par le galbe vocal et les aigus en lévitation de la soprano Chen Reiss.
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Un enregistrement qui concilie cultures et époques dans le creuset italien : aussi beau et passionnant sur le plan musical – voilà ! – qu’irréprochable sur le plan technique.
Oui, oui, une curiosité musicale charmante et, au final de l’écoute, représentative elle aussi de l’art subtil et riche, et singulier, et attachant, d’Ottorino Respighi : écoutez ici…
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Ce samedi 11 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
La promenade – à l’initiative de la très féconde Association Jakintza, sise Maison Ravel, 141 rue du Quai à Ciboure – « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » (issue de 4 des branches de la descendance de Gratien Delouart (1848 – 1898), par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz – départ de et retour à la Tour de Bordagain, à Ciboure – , qui avait dû être annulée le jeudi 20 novembre 2025 pour cause de trop mauvais temps, s’est déroulée ce dimanche matin 5 juillet 2026 par très beau temps – et pas encore trop chaud – de 9h00 à 11h30, avec une trentaine de personnes tout à fait intéressées par le sujet de cette parenté basque – jusqu’ici très méconnue– de Maurice Ravel, et n’hésitant pas à poser de nombreuses très pertinentes questions à Guy Lalanne et Francis Lippa, qui commentaient les diverses maisons croisées sur le parcours où ont séjourné Ravel et les membres de sa parenté cibourienne et et luzienne, et à se procurer aussi l’ouvrage – le numéro 111 de la Revue Jakintza, paru le 2 novembre 2025 – au passage de la Maison natale de Maurice Ravel ouverte pour cette excellente occasion…
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Le goût de la connaissance de la Musique et le goût de la connaissance du Patrimoine culturel sont ainsi bien vivaces parmi certains cibouriens et luziens…
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Ce dimanche 5 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
Hier dimanche 7 mai, à 10h 52, réception de ce courriel, qui m’importe beaucoup, de l’amie Georgie Durosoir :
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Cher Francis,
J’ai pu me plonger avec curiosité et émerveillement dans la publication que vous m’aviez offerte lors du premier concert de notre festival – le Festival Lucien Durosoir,le 1er mai dernier, au château Mombet, à Saint-Lon-les-Mines, en Chalosse.
C’est vraiment une réussite parfaite et le couronnement de mois et de mois d’efforts de recherche, bien que vous souligniez qu’il y a encore des points sombres à éclairer – ainsi en va-t-il de presque toutes les recherches : des points aveugles résistent, du moins un moment… Il faudra repartir à l’assaut…
Cette lecture, agrémentée de documents d’archives, de photographies anciennes et récentes, mais toutes très belles, cette lecture donc est une vraie promenade dans le passé, dans la vie intime – oui, méconnue, presque secrète, sinon même cachée… – de ces deux jumelles que sont Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, et dans la vie un peu secrète – oui – de Ravel – lui-même…
Vous pouvez vraiment être satisfait et fier de cette publication – mon but, modeste, est seulement de partager un peu, par la publication, les fruits de ma curiosité patiente sur le contexte familial de la création ravelienne… Que de progrès réalisés dans la connaissance des ancêtres – basques, côté Delouart, sur lesquels continue de peser un résistant refus de connaissance… – de Ravel ! Combien d’heures de travail enfin récompensées ! – du moins une trace en demeurera, accessible à quelques vrais curieux de Maurice Ravel, tant l’homme, discret, que le musicien, génial…
Je ne saurais trop vous remercier pour cette belle offrande.
Je vous souhaite un beau printemps malgré les caprices du climat.
Amicalement, Georgie
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Ce fascicule publié par Jakintza, à Ciboure, en novembre dernier a donc eu au moins une vraie lectrice, compétentissime…
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Ce lundi 8 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa