Étiquette : curiosité

  • La merveille des bouteilles lancées à la mer, et rencontrant quelque destinataire inconnu (4 nouveaux épisodes en rafale) : après les épisodes Cédric Costantino et Edmond Gaudin, les épisodes Armand Magescas, Heinrich-Ignaz-Franz Biber, Généalogie Ducos du Hauron, et Françoise Talazac… Ou l’enchantement des improbables rencontres par retour de message, et l’importance du maximum de précisions données…

    Décidément mon blog encherchantbien.fr constitue un formidable vivier de micro-informations inédites à approfondir pour les chercheurs surfant sur Internet à la recherche de données leur permettant d’enrichir leur connaissance sur des sujets assez pointus qui les intéressent, voire les passionnent pour des raisons souvent très personnelles.

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    Mes récents articles en date des 7  et 9 mars 2016, « La merveille des bouteilles lancées à la mer et rencontrant un de leurs destinataires inconnus : à propos d’Edmond Gaudin (1844 – 1920) et une trace de sa présence à Santoña en 1891. Un passionnant et très prometteur échange de courriels avec l’historien Luis Javier Escudero… » et « La merveille des bouteilles lancées à la mer, et rencontrant quelque destinataire inconnu (épisode 2) : le claveciniste et chef Cédric Costantino s’étonnant de voir mention de son nom en un article mien en date du 8 juillet 2020 à propos d’un CD « Nicolas Lebègue » du claveciniste Agustin Alvarez, qu’il ne connait pas, et de ce qui s’en est suivi…« , viennent de faire état de ce phénomène qui une nouvelle fois me ravit…

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    Mais voici que d’autres correspondants que l’historien espagnol Luis Javier Escudero, à la recherche de données un peu précises concernant le marineur luzien Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) – en un courriel en date  du 7 mars dernier – et le claveciniste et chef d’orchestre Cédric Costantino (à propos de son nom cité dans un de mes articles, le 8 juillet 2020 consacré à un CD de l’œuvre de clavecin de Nicolas Lebègue) – en un courriel en date du 27 février dernier – , ont, à leur tour, découvert des articles de mon blog nourrissant leur propre curiosité sur des sujets parfois très pointus de micro-histoire :

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    _ ainsi – en un courriel en date du 28 février dernier – , Cécile-Astrid Magescas me fait part de tout ce qu’elle a appris de l’histoire de son grand-père Résistant Armand Magescas (Pau, 6 août 1905 – Peyrehorade, 10 novembre 1991) en mon très détaillé article « Poursuite d’enquête sur les liens de résistance entre Pierre de Bénouville et les Portmann, père et fils » en date du 27 septembre 2014 – article pour lequel j’avais reçu, le 21 avril 2015, le commentaire suivant de Denis Peschanski : « C’est à une enquête exemplaire que vous vous livrez et, ainsi, vous éclairez, par une histoire singulière, un pan important de l’histoire de la France des années noires » qui m’avait fait très plaisir… – et me proposait de répondre à mes propres questions…

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    _ puis – en un courriel en date du 12 mars dernier – , un mélomane passionné de musique baroque Patrick Marchal qui a lu mon article « Se ré-enchanter aux sublimissimes « Sonates du Rosaire » (1678) de Heinrich Ignaz Franz Biber (1644 – 1704) en un sidérant double CD Glossa de Leila Schayegh et La Centifolia… » en date du 25 février dernier, me fait très gentiment part de l’existence, inconnue de moi jusqu’ici, d’un double CD de Lila Tur Bonet paru chez Pan Classics en 2015 consacré à ces sublimissimes « Sonates du Rosaire » de Biber…

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    _ et – en un courriel en date d’hier 15 mars – , c’est un membre de la famille Ducos du Hauron, Aline Boulanger, qui avait lu mes articles consacrés aux descendants des neveux et de la nièce de Louis Ducos du Hauron (Langon, 8 décembre 1837 – Agen, 31 août 1920), les avait conservés, puis perdus, me demande de l’aider à les lui retrouver…

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    _ enfin – en un autre courriel en date d’hier 15 mars – , c’est une proche d’une ancienne élève de mon amie Françoise Talazac (Tarbes 10 septembre 1941 – Pau, 28 août 2020), qui, découvrant mon article « En forme d’adieu à une amie de près de cinquante années : Françoise Talazac » en date du 30 août 2020, me demande si c’est de la même Françoise Talazac qu’il s’agit : oui !!!  

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    Mon blog, ouvert  le 3 juillet 2008 sur le site de la librairie Mollat (cf mon article inaugural et programmatique « le Carnet d’un curieux » de ce 3 juillet 2008 – il n’a pas pris une ride ! – ), est depuis le 12 août 2025 indépendant, mais, devenu encherchantbien.fr , il a conservé l’accès à l’intégralité de ses articles… Et il comporte à ce jour 3341 articles ! Une forêt…

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    Ce blog est le très commode – pour moi, déjà – journal de bord de mes très ouvertes et assez variées curiosités, les unes ouvrant sur les autres, car telle est ma forme particulière d’esprit : cf ici ces mots de réponse sur moi d’Yves Michaud auquel j’avais écris « Je pense être un deleuzien… » : « Vous êtes ramifié et rhizomatique comme Gilles Deleuze, mais il avait un défaut que vous n’avez pas : il pensait faux, radicalement faux, toujours à côté de la réalité » en un courriel en date du 11 novembre 2011, et que j’ai repris en mon article en date du 26 février 2025 : « Un commode petit récapitulatif de mes essais bien poussifs de présentation de moi même, Francis Lippa et Titus Curiosus, pour un difficile essai de rédaction d’un improbable CV, de la part d’un hétéro-centré, tourné vers le dehors, et que hérisse, dans les œuvres d’art qui le passionnent, le moindre narcissisme auto-complaisant…« …

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    Ce lundi 16 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Vœux pour cette année 2026 : nourrir l’entretien infini…

    En forme de vœux pour cette année 2026,
    – et à partir de mes vœux à mes chers amis de Belus Georgie et Luc Durosoir, que j’espère vivement pouvoir venir embrasser prochainement  – , 
     
    voici un lien à mon article musical d’hier matin 1er janvier :
     
    Je pense bien sûr très souvent à Luc et à vous, chère Georgie, en désirant la meilleure santé pour vous deux,
    et en osant espérer vous embrasser un de ces jours à venir…
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    Pour ce qui concerne mes premiers projets personnels actuels d’un peu de consistance et réclamant une préparation suivie,
    outre d’éventuelles suites à mes travaux sur Ravel, concernant cette fois ses amis luziens les Gaudin et les Bibal,
    je m’attelle à mon entretien à venir le jeudi 29 janvier prochain, à la Librairie Olympique à Bordeaux, pour l’association Notre Italie,
    avec Andrea Agliozzo, pour son « Écrits sur la littérature italienne (1941-1974) » de Pier Paolo Pasolini…
     
    Et à mon entretien à la Station Ausone le mardi 24 mars, pour la Société de Philosophie de Bordeaux,
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    Pour le reste du quotidien des jours qui vont se présenter,
    et outre les richesses infinies des rencontres passionnantes – elles ne manqueront pas, je les accueillerai ! ,
    beaucoup, beaucoup de musique – qui m’enchantent et qui me comblent (de joie pure) au quotidien ! : mi par plaisir de découvertes nourrissant ma curiosité insatiable de compositeurs ou d’œuvres inconnu(e)s de moi jusqu’alors, mi par joie d’interprétations renouvelées d’œuvres que j’aime déjà tout particulièrement… –,
    ainsi que de lectures – telles, par exemple, celles qui viennent de me passionner d’œuvres du philosophe Baptiste Morizot : « Les Diplomates – Cohabiter avec les loups sur une carte du vivant » , « Sur la piste animale » , « Manières d’être vivant – Enquête sur la vie à travers nous »… – ,
    tout cela en une forme d’entretien infini : à la Montaigne en ses « Essais » – tant qu’il y aura de l’encre et du papier…
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    Ce vendredi 2 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Ma réponse à la suggestion que Hélène Cixous prie de se méfier d’une lecture trop biographique de son « Ce qui n’était jamais arrivé », qui paraît demain 9 octobre en librairie : la passion de déchiffrer des énigmes…

    Suite à mes intenses questionnements consécutifs à mes trois premières lectures attentives-intensives successives du « Ce qui n’était jamais arrivé » (de la chère Hélène Cixous) qui paraîtra demain 9 octobre en librairie,

    et à l’étonnement de l’autrice elle-même que « tous ses lecteurs – jusqu’ici – ont été frappés par l’incident du doigt paralysé et par ses réflexions sur la mort, sur le « dernier livre », etc.« …

    Ainsi que de savoir que la plupart de ces lecteurs-ci de ce livre ont « en général été ébranlés – et comment ne pas l’avoir été ?.. C’est si prégnant… – par l’angoisse de fin de vie que diffuse le livre« .

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    Mais Hélène se défend que « c’est un livre! », et que « la littérature permet une fiction induisant – mais dans quelle mesure ? et dans quelles proportions ?.. – à l’erreur d’interprétation biographique » des lecteurs…

    Elle dit très souvent qu’ « elle donne, dans ses livres, de faux indices (dates, noms de personnes, lieux)« .

    Et que « lire de manière trop biographique ses récits est une mauvaise approche« …

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    Pour sa part, « elle centre beaucoup plus son livre, comme le titre » « Ce qui n’était jamais arrivé » « l’indique, sur la découverte de la lettre – datée de 1935 – de son père à sa mère » donnée – et même reproduite telle qu’elle – aux pages 49 à 52. « De même, elle parle (à travers le récit d’un rêve) de son frère – Pierre Cixous (Oran, 11 novembre 1938 – Pessac, 6 septembre 2023) : Pete… – et du rôle qu’il a joué dans la mort de – Stéphane (Sainte-Foy-la-Grande, 9 mai 1959 – Alger, 1er septembre 1961)  – son enfant handicapé (elle en a parlé à plusieurs reprises dans des livres précédents – surtout le magnifique et terrible « Le jour où je n’étais pas là« , paru en 2000 aux Éditions Galilée… – et de façon toujours cryptée)« .

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    Ce à quoi je me permets de répondre ceci :

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    Oui, cela, je le sais bien : Hélène Cixous, autrice, s’amuse quasi constamment à brouiller ces/ses pistes biographiques – elle l’a même carrément dit et souligné dans notre entretien (magnifique !) du 23 juin 2019 à propos de son « 1938 – nuits« , à la Station Ausone de la librairie Mollat, à Bordeaux : ainsi fait-elle partir d’Allemagne, en 1938, sa grand-mère Omi Jonas, veuve Klein, d’Osnabrück, alors que celle-ci est factuellement partie de Dresde…

    Et la H. – écrivaine – qu’elle fait parler dans ses livres n’est pas tout à fait l’autrice elle-même : elles deux, Hélène et H., ne cessant même carrément de se parler, dialoguer, l’une en miroir (déformé ? ou bien en révélateur-médiateur légèrement décentré ?) de l’autre…
    Même si tout miroir est plus ou moins déformant…

    Encore plus à 87 (ou 97) ans, comme c’est écrit pour nous égarer page 39…

    Il n’empêche : «  Je pourrais mourir par mégarde » est bien l’exergue tonitruant de ce livre, page 9.
    Et c’est l’épisode angoissant du doigt inerte qui ouvre, page 11, le premier chapitre, « Réveille-toi ».
    Et le dernier chapitre, pages 145 à 176, s’intitule, lui, rien moins que « Si c’était mon dernier livre »…
    Et encore les multiples signes-augures de la vieillesse décapante et in fine mortelle ne cessent de s’accumuler tout le long du livre…
    Je conviens que la découverte-lecture de la lettre de son père Georges Cixous à sa fiancée Ève Klein en 1935 (quel mois exactement ? en juin ? la phototocopie coupe – exprès ? –  la moitié supérieure du chiffre du mois : 6 ?) est en effet décisive,
    et que la question de l’écrire et de ses conditions est une fois de plus cruciale et fondamentale…
     
    Mais, mais…
     
    Et le lecteur-déchiffreur a lui aussi ses propres droits de lecture.
    Le livre et son histoire débordent l’autrice, une fois le livre livré aux déchiquetages de lectures et interprétations des lecteurs plus ou moins patients et curieux…
     
    A contrario, je le concède, le titre dit bien, et même prévient : « Ce qui n’était pas arrivé », c’est-dire le possible alors renoncement à se marier (et enfanter), pour cause de tuberculose, et qui, de fait, n’est pas advenu… Mariage et enfants sont bel et bien « arrivés« …
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    Ce mercredi 8 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La découverte in extremis de ma journée luzienne de lundi 29 septembre, à travailler avec Martine Blandin, la lectrice-correctrice du texte à faire parvenir à l’imprimeur du « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz : la découverte de l’identité de la personne située la plus à gauche sur la photo du dîner conclusif de la journée de festivités diverses, à Ciboure et à Biarritz, le 24 août 1930, d’hommages à Maurice Ravel : Suzanne Blanché, l’épouse de Ramiro Arrué…

    Lundi dernier 29 septembre, dix heures non-stop de travail hyper-assidu chez moi à Saint-Jean-de-Luz, pour établir la version finale à faire parvenir illico presto à l’imprimeur du « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, qui doit paraître ce mois d’octobre-ci pour Jakintza à Ciboure…

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    Une question qui a déjà été abordée précédemment avec mon co-auteur, Guy Lalanne, le président de Jakintza, revient ainsi sur le tapis – soulevée par la curiosité tenace et archi-légitime de Martine Blandin – : qui est donc la personne située le plus à gauche sur la photo bien connue de 7 personnes, dont Maurice Ravel, prise à ce qui fut probablement le dîner conclusif, après le concert donné à l’hôtel du Palais à Biarritz, le soir du 24 août 1930 ?

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    Soumise par mes soins – il y a donc quelque temps déjà – au regard archi-expert de Manuel Cornejo, celui-ci avait été formel, il ne s’agissait certainement pas d’Hélène Jourdan-Morhange, comme l’avait lestement prétendu l’auteur pas assez rigoureux de ce « Ravel – Portraits basques » bourré de bien trop d’erreurs – et lequel ne voulait rien entendre d’avoir pu commettre, lui, mazette !, des erreurs !..

    Qui donc alors était cette personne ? Guy Lalanne s’était demandé, étant donné le bras de son voisin sur la photo, Jacques Thibaud, posé sur l’épaule de cette élégante dame, s’il ne pouvait pas s’agir là de Madame Jacques Thibaud, présente elle aussi, auprès de son mari le brillant violoniste, tout le long de cette journée d’hommages rendus à Maurice Ravel, à Ciboure, le matin, comme à Biarritz, le soir, de cette mémorable journée de festivités raveliennes du 24 août 1930…

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    Lundi soir dernier 29 septembre, au final de notre harassante journée de 10 heures non-stop de travail de mise au point du texte, vers 20h 20, j’ose tenter de joindre au téléphone Manuel Cornejo, même si je sais qu’il est, particulièrement en ce moment, très très pris…

    De fait, pas de réponse au bout de fil ; rien que le répondeur…

    Suivi un peu plus tard de la réception d’un rapide sms explicitant la présente indisponibilité à me répondre, de l’ami Manuel Cornejo…

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    Mais la très fine Martine Blandin, la scrupuleuse lectrice-correctrice, m’avait confié peu avant ce coup de fil de 20h 20, qu’elle avait une hypothèse à soumettre, empruntée justement à un texte trouvé, par sa vive curiosité en alerte, sur Internet, de Manuel Cornejo lui-même, affirmant que le document que constitue cette photo qui était conservé au Palazzetto-Bru-Zane à Venise – jusque-là Martine Blandin ignorait tout de cette institution – , parlait d’une certaine « Madame Blanchet, amie luzienne mélomane » : un bel indice de recherche à ouvrir…

    Mais Martine Blandin me confie aussitôt qu’elle soupçonne que, sous cette mention d’une « Madame Blanchet, amie luzienne mélomane« , pourrait se cacher en fait une certaine Suzanne Blanchet (ou Blanché), luzienne en effet, et épouse, ajoute-t-elle, elle l’a découvert, du très fameux peintre de la basquitude Ramiro Arrué…

    Un ami avéré, lui, de Maurice Ravel, lequel lui a même dédicacé « À Ramiro Arrue Maurice Ravel : cordial souvenir » une photo (cliché Henri Manuel) d’eux deux parmi la foule assistant à la partie de pelote au fronton de Ciboure au matin de ce même 24 août 1930,

    ainsi que prend soin de l’indiquer, aux pages 2596-97  de la Correspondance, écrits et entretiens de Maurice Ravel (édition Gallimard-collection Tel, de mars 2025), Manuel Cornejo, en une précieuse note de bas de page : « Ramiro Arrue (1892-1971) ayant assisté aux cérémonies comme un cliché le prouve qui le réunit avec Maurice Ravel dans le public lors de la partie de pelote basque« …

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    Là -dessus, Martine Blandin regagne son domicile provisoire à Socoa, sur ce questionnement un peu plus précis, mais demeuré en suspens de confirmation de la part de Manuel Cornejo à ce moment...

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    Mais voilà que, à 23h 54, toujours ce lundi 29 septembre, Manuel Cornejo m’adresse le courriel décisif de réponse suivant :

     » Cher Francis,

    Bonsoir,

    En hâte, l’information sur Mme Blanchet – selon cette orthographe-ci – vient du site internet du Palazzetto Bru Zane de Venise https://www.bruzanemediabase.com/mediabase/documents/maurice-ravel-entoure-damis institution qui conserve un exemplaire du cliché en question. Il est possible – voilà ! – que le nom de Blanchet soit inscrit au verso du cliché conservé – sic. Le responsable scientifique est Etienne Jardin : etienne.jardin@gmail.com

    Le cliché fut d’abord reproduit dans la première édition du livre de Jankélévitch sur Ravel aux éditions Rieder en 1939, mais avec pour seuls noms – alors, en 1939 – en légende de la planche X : Maurice Ravel, Mme Barrientos, Mlle Madeleine Grey, Jacques Thibaud – Jankélévitch évite de citer le nom de cette « Madame Blanchet » qui ne lui parle pas…

    En grande hâte, amitiés,

    Manuel ».

    …

    Et à 23h 57, il se trouve que je dors..

    Mais toujours travaillé par cette question, je me réveille vers 4h 00, et consultant alors mon portable posé sur la table de nuit, je découvre alors stupéfait la teneur de ce courriel de minuit de l’ami Manuel.

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    Et quelle formidable surprise pour moi que cette mention des noms et du Palazzetto Bru-Zane et surtout Étienne Jardin ! 

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    Et à 4h 23 , j’adresse dare-dare le courriel suivant à Guy Lalanne et Martine Blandin :

    « Voici la réponse de Manuel Cornejo – je la retransmets telle quelle… – à la question que je lui ai adressée hier soir, sur son répondeur, à 20h 20,

    en l’assortissant du commentaire suivant :

    L’extraordinaire de cette affaire est que je connais très bien Étienne Jardin  : c’est lui qui a été rien moins que le correcteur de mes 2 contributions au colloque sur le compositeur Lucien Durosoir (1878-1955) qui s’est tenu au Palazetto Bru-Zane à Venise les 19 et 20 février 2011 ; et nous continuons depuis lors de correspondre…  
    J’ai cherché aussi à faire inviter Étienne Jardin en 2022 chez Mollat pour un entretien avec lui à la Station Ausone ; mais hélas sans succès : son passionnant livre « Exposer la musique Le festival du Trocadéro (Paris 1878) » (aux Éditions horizonsd’attente, en 2022) a été jugé un peu trop pointu pour intéresser un public suffisamment nombreux pour remplir la Station Ausone où ont lieu les enregistrements de conférences et entretiens, comme celui que j’ai eu, le 17 avril dernier avec Manuel Cornejo sur son édition de la Correspondance de Ravel… Une pile d’exemplaires du livre sera cependant bien exposée au rayon Musique de la librairie Mollat…
    Et en mon article « Ecouter Anne-Charlotte Rémond présenter, en son Musicopolis, « L’Exposition de 1878, un panorama musical de son époque », à partir du passionnant travail d’Etienne Jardin en son « Exposer la musique _ Le Festival du Trocadéro (Paris 1878) » » en date du 12 novembre 2022, on trouvera des liens aux 4 précédents articles, en date des 17 juin, 22 juin, 1er juillet et 5 juillet 2022, que j’ai consacrés, sur mon blog encherchantbien.fr  , à ma lecture commentée du très riche travail qu’offre l’enquête parfaitement originale de ce livre d’Étienne Jardin…
    Étienne Jardin est aimable et très compétent.
     Je vais donc immédiatement lui demander à lui aussi l’origine de la présence de ce nom de Mme Blanchet sur cette photo conservée au Palazzetto Bru Zane !
    Et en cherchant sur les archives de mon blog le nom d’Étienne Jardin, on trouvera la mention des divers articles que je lui ai consacrés, à propos de ses travaux de recherche, ou bien dans lesquels simplement je le mentionne…. 
    À suivre…
    Francis »
    …

    Et à 4h 25, dans la foulée de mon enthousiasme, j’adresse à l’ami Manuel Cornejo le courriel suivant :

    « Merci, cher Manuel.

    Étienne Jardin est un ami à moi !

    C’est lui qui a été le correcteur des articles de mes 2 contributions au colloque sur Lucien Durosoir au Palazetto Bru-Zane à Venise en février 2011…

    Nous continuons de correspondre.

    J’avais cherché à le faire inviter chez Mollat pour un entretien à la Station Ausone.
    Mais son livre « Exposer la musique Le festival du Trocadéro (Paris 1878) » avait été estimé trop pointu pour pouvoir réunir suffisamment de public à la Station Ausone…

    Je vais donc lui adresser un courriel à propos de cette photo du 24 août 1930 conservée au Palazetto Bru-Zane…

    À suivre…

    …

    Et il me faut ajouter surtout que Suzanne Blanché (Saint-Jean-de-Luz, 21 janvier 1896 – Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1958), épouse (le 16 mars 1929 à Saint-Jean-de-Luz)  du fameux peintre Ramiro Arrué (1892-1971) – consulter ici son acte de naissance sur lequel ont été rajoutées les dates de son mariage, en 1929, et de son décès, en 1958… – , est aussi liée de près à Dominique Hiriart (1849-1926), qui a été témoin à la fois au mariage des parents de Suzanne : Joseph Blanché et Marie-Thérèse Malbos, à Saint-Jean-de-Luz, le 17 février 1892 – consulter ici l’acte de leur mariage – , ainsi qu’à sa naissance, le 21 janvier 1896 – éplucher ici l’acte de naissance de Suzanne Blanché – , à Saint-Jean-de- Luz ; les Hiriart domiciliés au 30 rue Gambetta, et les Blanché domiciliés au 34 rue Gambetta, étaient aussi des voisins…

    Et Dominique Hiriart (1849 – 1926) est le cousin au second degré de Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel (1875 – 1937) ; et il est aussi le père de Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), l’épouse de Charles Gaudin (1875 – 1910), la grand-mère paternelle de mon amie et correspondante luzienne Maylen Gaudin-Lenoir (1942)…

    Le monde est petit….

    Francis »

    …

    Et mardi soir, en réponse à mon envoi d’un courriel à Guy Lalanne indiquant ces découvertes de l’identité de Suzanne Blanché, fille  de Joseph Blanché et Marie-Thérèse Malbos, libraire à Saint-Jean-de-Luz, et épouse du fameux Ramiro Arrué, Guy me répondra, enthousiaste :  « J’ai bien connu la librairie Malbos qui était dans une rue perpendiculaire à la rue Gambetta vers le marché à proximité du magasin Hiriart« .

    …

    Et de retour à Bordeaux mardi après-midi, et ayant un peu repris mes esprits,

    c’est à 5h 27 ce mercredi 1er octobre que j’adresse le courriel suivant à l’ami Étienne Jardin :

    …

    « Cher Étienne,

    de retour à Bordeaux de 3 jours passés à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure d’ultimes mises au point avec la lectrice-correctrice, Martine Blandin, du texte de mon livre avec Guy Lalanne « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, qui doit partir incessamment chez l’imprimeur, le nom de Suzanne Blanché (orthographe correcte) est finalement apparu afin de réussir à légender correctement une des photos prises lors des festivités d’hommage à Maurice Ravel le 24 août 1930…
     
    Et c’est mon ami l’infatigable Manuel Cornejo qui a relevé sur le site du Palazetto où est conservée la photo le nom de cette « Madame Blanchet », en réalité Suzanne Blanché, épouse de Ramiro Arrué, grâce au légendage d’un exemplaire de cette photo conservée en effet au Palazzetto…
     
    Voici la question que j’ai, cher Étienne, à te poser :
    qu’en est-il du légendage de cette photo conservée au Palazzetto ?
    Et de la présence de ce nom mal orthographié (pour quelles raisons ?..) « Mme Blanchet » ?
    pour désigner la luzienne Suzanne Arrué, née Blanché…
     
    Les autres personnes présentes sur cette photo sont :
    le violoniste Jacques Thibaud, Maurice Ravel, la chanteuse Maria Barrientos, Mesdames Turgeon mère et filles (qui sont-elles donc ?..) et la chanteuse Madeleine Grey…
    La photo pourrait avoir été prise au restaurant « La Réserve de Biarritz », situé en fait sur le territoire limitrophe de la commune d’Anglet, le soir du 24 août 1930…
     
    Le repas de midi de ce 24 août 1930, organisé par Charles Mapou, avait eu lieu, lui, au restaurant « La Réserve » de Ciboure : Guy Lalanne possède même le plan de table des convives dessiné de la main de Charles Mapou, et que lui a aimablement remis Jérome Cézard, un des petits-fils de celui-ci – le luzien Jérôme Cézard (né à Saint-Jean-de-Luz le 12c avril 1976) est en effet le fils de Micheline Mapou (Paris 16e, 15 juin 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 4 mai 2004) et Maurice Cézard (Paris 7e, 23 juin 1914 – Évreux, 27 janvier 1983)… Cf ici mon article « Qui sont les membres de la famille de Charles Mapou présents au déjeuner festif de 26 convives, organisé à la Réserve à Ciboure le 24 août 1930 en l’honneur de Maurice Ravel…«  en date du 23 avril dernier.
    Et le concert du soir de ce 24 août, s’était tenu, lui, à l’Hôtel du Palais à Biarritz,
    pas très loin du restaurant « La Réserve de Biarritz« , qui se situe un peu plus haut sur le plateau, non loin du phare de Biarritz…
     
    Bien à toi, cher Étienne,
     
    Francis,
    à Bordeaux« 
    …
    Avec alors cette réponse d’Étienne Jardin, magnifique, à 9h 40 ce mercredi matin 1er octobre :

    « Cher Francis,

    Merci pour les nouvelles. 
    Pour répondre à ta question : une copie de la photo en question se trouve dans le fonds des éditions Leduc que nous avons récupéré il y a quelques années. Au dos de cette photo, de la main de Madeline Grey – voilà ! – il y a une identification – par Madeleine Grey elle-même – des différentes personnes présentes, notamment cette « Mme Blanchet, amie mélomane de Saint Jean-de-Luz ».
    La faute – d »avoir ignoré qu’il s’agissait de Suzanne Arrué, née Blanché – vient donc d’ici – en fait de Madeleine Grey, l’autrice du légendage griffonné au verso de la photo – , mais je vais corriger la page Bru Zane Mediabase selon tes découvertes – avec, au départ, la lecture, puis les très justes intuitions de recherche, de Martine Blandin : et c’est ensuite, et pour obtenir confirmation, que je vous ai joints, Manuel Cornejo et toi-même, cher Étienne, et que j’ai recherché avec les outils de recherche dont j’ai un usage familier les généalogies de Suzanne Blanché (fille de Joseph Blanché et son épouse Marie-Thérèse Malbos) et de Ramiro Arrué ; Suzanne Blanché et Ramiro Arrue se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 16 mars 1929…
    Amitiés,
    Etienne »

    …

    Avec aussi, en forme de cerise sur le gâteau de ces divers féconds échanges, ce beau courriel conclusif de Martine Blandin, magnifique interlocutrice !, reçu ce mercredi 1er octobre à 12h 31 :

    « Bonjour Francis,

    Que de lecture ce matin ! – certes. Tout ce que vous m’avez envoyé est absolument passionnant ! Quand on commence à tirer un fil…, toute la pelote suit – voilà ! Ce qui est pour le curieux un indice devient aussi pour lui une piste ouverte de recherche !
    J’ai découvert beaucoup de choses
    – oui ! – ces derniers jours, dont l’existence du Palazzetto Bru-Zane et le site. Et c’est le seul endroit je crois qui mentionnait – parce que celui qui le gère, l’ami Étienne Jardin, est ultra-compétent, hyper-sérieux et parfaitement rigoureux – le nom de « Mme Blanchet, amie mélomane à Saint-Jean-de-Luz« , alors que cette photo circule partout, avec de fausses informations (dans la Revue musicale de décembre 1938, la légende est seulement « Maurice Ravel entouré d’un groupe d’amis« ) – sans parler du légendage défectueux de cette photo à la page 234 du trop désinvolte « Ravel – Portraits basques«  : bourré d’erreurs..
    Mais encore fallait-il faire le lien
    – tout est là ! – avec Suzanne Blanché-Arrue, et je crois quand même, en toute modestie, que c’est moi qui l’ai supposé d’abord – mais oui ! Vous en avez eu l’idée… Encore fallait-il en avoir la preuve – apportée d’une part par mes recherches généalogiques menées illico presto sur la biographie et la famille de la luzienne Suzanne Blanché (c’est moi qui ai découvert l’orthographe correcte de son nom de jeune fille) ; puis, d’autre part, par mes échanges sur le vif de demandes de précisions avec mes amis les formidables chercheurs que sont Manuel Cornejo et Étienne Jardin…
    Donc, nous avons bien travaillé ensemble ?
    – très bien même, avec cette très belle découverte sur Suzanne Arrué, dont la famille luzienne était amie avec les luziens et voisins Hiriart, cousins, et ce n’est pas peu,  des Delouart-Ravel…

    J’aime bien la devise : « La RAVELOPHILIE est un BONHEUR ! »…

    Martine Blandin ».

    …

    …

    Voilà comment en prenant soin de nous parler et d’échanger avec le plus de précisions possibles nos connaissances et nos intuitions de recherches avec des amis à la fois curieux, rigoureux et compétents, nous parvenons en toute modestie et humilité vraies à aider à faire progresser, pas après pas, step by step, pièce après pièce, patiemment et avec suivi, la connaissance…

    Et c’est en effet passionnant.

    …

    Ce mercredi 1er octobre 2025, Titus Curiosus- Francis Lippa