Étiquette : délicatesse

  • Un sublime rétrospectif « L’odyssée des petites îles italiennes » de l’ami Plossu : une incontournable magie d’images saisies toujours avec délicatesse (et puis choisies), à contempler admirativement page après page…

    C’est un sublime rétrospectif _ ainsi que l’indique le choix même du mot « odyssée » ; mais Ulysse n’est-il pas lui-même passé en son périple par ces si sensuelles îles de la Méditerranée aujourd’hui italiennes ?.. _ « L’odyssée des petites îles italiennes« , paru le 16 octobre dernier aux Editions Textuel,

    que je tiens à très chaleureusement saluer aujourd’hui :

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    l’Italie de Plossu, de même que la série de ses iles de la Méditerranée _ îles grecques également comprises, bien sûr… _, ainsi que ses sublimissimes « Couleurs Fresson« , constituant _ et de loin parmi mes affections-prédilections en l’œuvre photographique de l’ami Plossu ; cf aussi le podcast (de 50′) de notre entretien à partir de son « L’Abstraction invisible  » en date du 31 janvier 2014, dans les salons Albert Mollat de la Librairie Mollat ; ainsi que mon article, en suivant, du 16 février 2014 : « « … _ mes admirables Plossu préférées…

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    Et c’est, bien évidemment, quasi rien de seulement le dire :

    il faut plutôt passer de longs moments à leur fabuleuse magique contemplation, page après page, image après image, scène après scène ainsi saisies, toujours avec délicatesse, et comme en dansant…

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    Ou ce que Bernard Plossu nous livre, une fois à nouveau en un livre, de l’essentiel de son monde hyper-sensible _ et si délicatement profond, humain, et sensuel…

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    En complément,

    l’écouter effleurer pour nous un peu de son art de regarder _ en toute humilité et pudeur, toujours un minimum à distance _ via l’objectif de son appareil photo, en cette extraordinaire vidéo « Bernard Plossu – Couleurs Fresson » (de 7′ 46) en date du 12 novembre 2015…

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    Ce dimanche 22 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La poésie toute de délicatesse de Tanguy de Williencourt brossant de son art du piano les paysages vaporeux de Franz Liszt (2)…

    Comme en réponse à mon article «  » du 30 septembre dernier _ il y a 3 jours… _,

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    voici ce jeudi 3 octobre l’article « Grand Liszt » de Jean-Charles Hoffelé,

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    qui permet de comparer nos approches respectives de cette superbe réalisation discographique, le CD Mirare MIR 746 « Muses – Franz Liszt » de l’excellent Tanguy de Williencourt…

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    GRAND LISZT

    Les héroïnes _ égéries, en fait _ de Liszt sont le prétexte _ seulement ?.. Peut-être : j’ai éprouvé moi aussi ce soupçon… _ de ce voyage qui s’attarde longuement _ et très heureusement _ en Suisse. La nature dorée du beau Steinway du Kulturzentrum de Toblach _ oui, et il faut en effet insister sur son apport… _ est un parfait miroir pour l’élégance native _ oui ! _, la fluidité _ oui _, le grand son ouvert _ oui _ que Tanguy de Williencourt dispense au long de l’album.

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    Au lac de Wallenstadt atmosphérique, jeux d’eau quasi ravéliens d’Au bord d’une source, méditation et orage appassionato pour une ombreuse Vallée d’Obermann dont la donnée romanesque ne s’absente jamais, Cloches de Genève irréelles à force de nuances, quatuor parfait _ oui ! _ qui fait regretter _ c’est très juste _ de ne pas avoir toute la Première Année de pèlerinage sous de tels doigts de poète _ si sensible aux atmosphères des lieux.

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    L’art de phrasé emplit le Liebestraum, plus encore l’Impromptu en fa dièse majeur qui lui répond en ajoutant un rossignol, il envolera une saisissante Bénédiction de Dieu dans la solitude avant d’anoblir les tourments et les visions de la Sonate _ que j’ai personnellement resssentie comme plus abstraite… _, dont l’arche est mise en lumière avec une rare science de la tension harmonique, qui déjà surprenait dans la Vallée d’Obermann : ce piano si kaléidoscopique ne craint pas l’épique, infuse une poésie et un lyrisme qui empêchent _ très justement _ de tonitruer, vraie leçon de style _ oui… _ d’un musicien dont chaque disque surprend en bien.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Liszt (1811-1886)

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    Liebestraum en la bémol majeur, S. 541/3 (Oh Lieb, so lang du lieben kannst)
    Années de pèlerinage I, S. 160 – Suisse (4 extraits : II. Au lac de Wallenstadt, IV. Au bord d’une source, VI. Vallée d’Obermann, IX. Les cloches de Genève)
    Impromptu en fa dièse majeur, S. 191 (Nocturne)
    Bénédiction de Dieu dans la solitude, S. 173/3
    Sonate pour piano en si mineur, S. 178

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    Tanguy de Williencourt, piano

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    Un album du label Mirare MIR746
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    Photo à la une : le pianiste Tanguy de Williencourt –
    Photo : © Jean-Baptiste Millot

     

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    Une nouvelle fois merci !

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    Ce jeudi 3 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une délicieuse évocation musicale de Marie-Françoise Certain, claveciniste du Grand Siècle, appréciée notamment de Jean de La Fontaine…

    Le très joli CD Seulétoile SEIO « Le Salon de la rue du Hasard – Melle Certain claveciniste du Grand Siècle« , de Mathilde Mugot _ regardez et écoutez cette vidéo de présentation de 3′ 13 _,

    vient délicieusement rappeler à mon souvenir le passionnant travail de recherche que j’avais réalisé en 1994-1995 pour le CD « Jean de La Fontaine – Un Portrait musical » de La Simphonie du Marais et Hugo Reyne _ l’enregistrement avait eu lieu en l’abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache pour EMI – Virgin au mois d’août 1995 ; et le CD était sorti en mars 1996 _,

    dans lequel j’avais pour la première fois croisé ce nom de Melle Certain (1662 – 1711), dans un vers de la très précieuse « Épître à M. de Nyert » (en 1677) de Jean de La Fontaine :

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    « Certain, par mille endroits également charmante,

    Et dans mille beaux art également savante,

    Dont le rare génie et les brillantes mains 

    Surpassent Chambonnières, Hardel, les Couperins. »

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    Le programme de ce délicieux disque de Mathilde Mugot nous invite dans l’intimité musicale d’une femme d’exception, qui côtoya La Fontaine et Lully, et sut rester libre en vivant de son art _ ce qui n’est pas rien…

    Sur cette Melle Certain, lire ceci de Bertrand Porot, en 2005…

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    Mathilde Mugot fait ici entendre la musique que Marie-Françoise Certain et les plus grands musiciens de l’époque interprétaient dans le salon de celle-ci, rue du Hasard à Paris, improvisant et rejouant au clavecin en particulier les airs à succès des derniers opéras.

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    Œuvres et transcriptions pour clavecin seul de Jean-Henri d’Anglebert, Jacques Hardel, François Couperin, Élisabeth Jacquet de La Guerre, Mlle de Ménetou, Jean-Baptiste Lully.

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    Tout un beau monde _ parisien, du Grand Siècle _ revit ainsi, délicatement, en délicieuse musique…

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    Ce jeudi 23 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le génie de Reynaldo Hahn : le charme fou du « Ruban dénoué » sous les doigts de velours d’Eric Le Sage et Frank Braley aux pianos…

    Le génie musical de Reynaldo Hahn (Caracas, 4 août 1874 – Paris, 28 janvier 1947) est encore très, très injustement méconnu, et incroyablement sous-estimé,

    à de trop rares exceptions près,

    tel l’excellemment bienvenu chapitre « Reynaldo Hahn. Le Parisien du Venezuela » que lui consacre l’ami Karol Beffa, aux pages 35 à 59 de son si beau et si juste « L’Autre XXème siècle musical » _ cf la magique vidéo de mon entretien avec Karol Beffa sur ce si nécessaire ouvrage à la Station Ausone, le 25 mars 2022…

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    Mais voici que le charme fou du « Ruban dénoué » _ écoutez ça… _ de Reynaldo Hahn, composé en 1915, risque de déboucher enfin les préventions de certaines oreilles…

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    Ce que vient appuyer le commentaire comme si souvent très lucide de Jean-Charles Hoffelé en son article d’hier 12 janvier, « Le seul amour« , sur son excellent site Discophilia, à propos du merveilleux CD d’Eric Le Sage et Frank Braley, aux pianos, en leur magique CD « Le Ruban dénoué – Valses – Hahn & Chabrier« ,

    soit le CD Sony Music 19858862602 qui vient tout juste de paraître :

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    LE SEUL AMOUR

    Quelle nuance de poésie _ légèrement, à peine _ mélancolique rend Le Ruban dénoué si attachant ? Quelque chose de Proust y passe, plus particulièrement dans la pièce finale de ce collier de perles, Le seul amour _ écoutez ici… _ que Reynaldo Hahn demande de jouer « très senti », valse lente qui se perd comme un parfum dans l’atmosphère, où se dissout sous le canon et dans l’ombre des forêts meurtries par la Grande Guerre, tout un monde, celui de Proust justement. Merveille _ absolument ! _ qui semble se mirer dans les modèles laissés par Schubert, et faire un écho assourdi à celles _ les « Valses nobles et sentimentales« … _ que Ravel avait composées en 1911 sous le même parrainage.

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    Éric Le Sage et Frank Braley y sont émouvants à force de pudeur _ et de délicatesse vraie _, jouant deux très beaux pianos : aigus sans clairon, médiums ambrés, basses grondeuses _ oui, oui, oui _, tout un univers où s’invite en conclusion du Ruban dénoué Sandrine Piau pour un des poèmes _ « Puisque j’ai mis ma lèvre« … _ d’Hugo, nous faisant pleurer de ne pas avoir par cette voix de diseuse d’autres Chants du crépuscule.

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    Deux autres pièces mélancoliques signée Hahn, puis ce petit trésor que sont les Trois Valses (faussement) romantiques de _ toujours délicieux et plein d’esprit _ Chabrier. Les deux amis s’y régalent, doigts légers, accents canailles, du brio et de la tendresse _ oui, très françaises… _, ah !, ils ont entendu Marcelle Meyer et Francis Poulenc et sans les copier savourent le même esprit.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Reynaldo Hahn (1874-1947)

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    Le ruban dénoué (Intégrale)
    Caprice mélancolique
    Pour bercer un convalescent

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    Emmanuel Chabrier (1841-1894)

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    3 Valses romantiques

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    Éric Le Sage, piano
    Frank Braley, piano
    Sandrine Piau, soprano

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    Un album du label Sony Classical 19658862602
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    Photo à la une : les pianistes Éric Le Sage et Frank Braley – Photo : © DR

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    Un bijou !

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    Ce samedi 13 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa