Étiquette : Discophilia

  • Que 2026 soit une année mozartienne ! Que nous accompagne et que se multiplie à l’envi une joie pure telle que celle que vient nous donner la « Sinfonia concertante » KV 364 de Mozart comme viennent de nous l’offrir à un tel degré de jubilation Julien Chauvin, le Concert de la loge et l’altiste Amihai Grosz en le si beau CD Alpha 996…

    Que 2026 soit une année mozartienne !

    Que nous accompagne et que se multiplie à l’envi une joie pure telle que celle que vient nous donner la somptueuse rayonnante « Sinfonia concertante » KV 364 de Mozart comme viennent de nous l’offrir, et à un tel degré de jubilation, Julien Chauvin, le Concert de la Loge et l’altiste Amihai Grosz – quel somptueux altiste ! – , en le si beau CD Alpha 996 – enregistré en avril 2023 à l’Auditorium du Louvre, et en octobre 2023 à la Cité de la Musique et de la Danse à Soissons…

    …

    Mozart, interprété comme ici, fait si grand bien !!! Quelle lumière !!!

    …

    Et admirez ici, au passage, ce qu’offre cette superbe vidéo (de 2′ 05) de ces superbes interprètes…

    …

    …

    Et comme pour adouber mon enthousiasme à l’écoute en boucle de ce magique CD Alpha 996, est venue s’ajouter la lecture hier 31 décembre 2025, sur le site Discophilia, du justissime article de Jean-Charles Hoffelé, intitulé « Théâtre d’orchestre« ,

    que voici, comme à l’appui de mon émoi envers ce magique CD :

    …

    THÉÂTRE D’ORCHESTRE

    …

    Si – merveilleusement ! – vive – enchanteresse ! – cette Ouverture de Così fan tutte ! Julien Chauvin en fait virevolter les sentiments avec une pointe d’humour qui précipite les cordes, fait persifler les bois, comme j’aurais aimé entendre la suite – c’est-à-dire l’opéra tout entier : absolument, moi aussi ! – , un jour peut-être, car ce Mozart si alerte – de tout ce CD, oui, oui ! –  est bien celui des opéras – absolument !, j’adhère ! – , ce que la Symphonie concertante, lancée comme une sérénade de plein air – cette musique si quintessentiellement mozartienne ! : qu’on se rapporte à ce chef d’œuvre absolu de bonheur de plein air qu’est la Gran Partita KV. 361 : écoutez ceci ! – affirmera aussi – avec un bonheur fou…

    …

    La beauté des timbres réunis du violon de Julien Chauvin et de l’alto – merveilleux! – d’Amihai Grosz fait de vrais duos lyriques, émotion à fleur d’archet qui culminera dans un Andante éperdu – oui, oui – , pas entendu porté par une tel degré d’espressivo – voilà ! – depuis les versions de Joseph et Lillian Fuchs.

    …

    Impétueuse – elle aussi… – , prise large sans renoncer aux apports d’une interprétation historiquement informée, la 39e Symphonie retrouve pourtant le ton majestueux des grands aînés, Klemperer, Krips : le paradoxe vaut d’être souligné, preuve que Julien Chauvin aura apporté à la trilogie finale, qui se boucle ici – cf l’article de Jean-Charles Hoffelé « Cour et jardin » en date du 2 février 2023, consacré aux 2 précédents CDs mozartiens de Julien Chauvin et le Concert de la Loge, les CDs Alpha 776 et Alpha 875 – , un éclairage inédit – et magnifique ! à joindre aux somptueux (de vie, eux aussi !) CDs de Maxim Emelyanychev et Il Pomo d’Oro pour Aparté : à ce jour les CDs AP 307, AP 328 et AP 349 : de pures merveilles !!!  – dans le sérail des « baroqueux ».

    …

    J’espère bien – et moi aussi… – qu’Alpha Classics le fera poursuivre chez Mozart.

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …


    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)
    Così fan tutte, KV 588 –
    Ouverture

    Sinfonia concertante pour
    violon, alto et orchestre en mi bémol majeur, K. 364/320d

    Symphonie No. 39 en
    mi bémol majeur, K. 543

    …

    Julien Chauvin, violon, direction musicale
    Amihai Grosz, alto
    Le Concert de la Loge, direction

    …

    Un album du label Alpha Classics 996

    …

    Photo à la une : le violoniste Julien Chauvin – Photo : © Franck Juery

    …

    Oui, que la joie mozartienne ainsi partagée aux CDs nous accompagne tout le long de cette année 2026 qui débute musicalement si jubilatoirement ainsi…

    …

    Ce jeudi 1er janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les beaux Dowland et Purcell de Thomas Dunford et Léa Désandré, avec l’Ensemble Jupiter, dans le double album « Songs of passion »…

    Ce sont de beaux Dowland et de beaux Purcell que Thomas Dunford et Léa Désandré, avec l’Ensemble Jupiter, viennent maintenant nous donner à partager dans un double album Erato 5021732828453 « Songs of passion«  – enregistré à Rouen du 23 au 29 septembre 2024 – ,

    qui, selon les mots mêmes de Jonathan Dunford et Sylvia Abramowicz – les parents de Thomas – à la page 15 du livret, « n’est ni une rétrospective, ni une vitrine d’exposition« , mais « un mode de vie reflété par une musique qui est toujours demeurée en toile de fond : une musique faite pour être jouée, partagée et transmise« …

    Voilà qui est bel et bien fait ici.

    …

    Sur cet album bi-frons à intense dominante mélancolique, on peut lire l’article bienvenu « Janus » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia…

    …

    Je note aussi la brève participation, pour « If Love’s a sweet passion » de Purcell – à la plage 1 du CD Purcell – , du remarquable baryton qu’est Huw Montague Rendall, qui m’a vivement impressionné naguère : cf mon article « La merveille How Montague Rendall, baryton d’exception, en un phénoménal CD carte-de-visite « Contemplation »… » en date du 26 octobre 2024…

    …

    Ce samedi 20 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et encore Anna Lucia Richter, à Bamberg, dans la 4ème de Malher, sous la direction de Jakub Hrusa : quelque chose de magique…

     Sans l’avoir vraiment recherché, voici que je tombe sur le CD « Malher IV « des Bamburger Symphonîker dirigés par l’excellent chef tchèque Jakob Hrusa, avec la mezzo-soprano Anna Lucia Richter,

    une interprète qui tout particulièrement m’intéresse…

    …

    Je suis en effet irrité – eh oui cela m’arrive ! – par l’article que, à la page 86 du numéro 7505 de ce mois de décembre 2025, et sous la plume de Jean-Philippe Grosperrin, le magazine Diapason consacre au CD Myrios classics MYR 036 « Malher – Songs of Fate « de la mezzo-soprano Anna Lucia Richter, dont j’ai fait un vibrant éloge sur mon blog le 17 novembre dernier – « La magie  des métamorphoses magnifiques d’Anna Lucia Richter… «  – :

     » un disque inutile « , y assène in cauda venenum ce critique…

    …

    Et voici que maintenant je peux tout à loisir déguster sur ma platine ce CD Accentus Music ACC 30502 « Mahler IV « des Bamberger Symphoniker et Anna Lucia Richter, soous la direction de Jakob Hrusa – enregistré à Bamberg au mois de juillet 2020…

    …

    À propos de ce CD,

    je peux renvoyer aussi à l’excellente très fine écoute de Jean-Charles Hoffelé en son article « Himmlische « en date du 13 février 2021 :

    …

    …
    …

    La « Pastorale » de Mahler tombe naturellement dans les cordes et plus encore dans les bois des Bamberger Symphoniker, orchestre historiquement composé de souffleurs et de violonistes sudètes, cette minorité allemande des bois et des vallons de Bohème et de Tchéquie – voilà ! – ; après la Philharmonie Tchèque, le plus idiomatique des orchestres mahlériens, peut-être même avant Vienne ou le Concertgebouw, car Mahler aura nourri son imaginaire sonore aux timbres singuliers des formations symphoniques bohémiennes – c’est dit. Jonathan Nott grava avec eux une intégrale trop peu goûtée à mon sens, mais dès 1971, István Kertész délivrait in loco une limpide et fantasque 4e Symphonie où l’exactitude le disputait à l’inspiration, écho d’un concert révélé dans le coffret édité pour les soixante-dix années de l’orchestre par Deutsche Grammophon (17 CD 4795805).

    …

    Un demi-siècle plus tard, les Bambergeois remettent l’œuvre sur le métier. L’enregistrement, réalisé avec le protocole sanitaire imposé par la pandémie, est l’aboutissement d’une longue série d’exécutions de la Quatrième Symphonie données durant l’édition 2020 de la « Mahler Competition », fameux concours de direction d’orchestre.

    …

    Chaque compétiteur la dirigea sous l’œil attentif de Jakub Hrůša – voilà – qui finalement signe ici ce qui pourrait être l’amorce d’une seconde intégrale des dix symphonies. Les équilibres funambules, les attaques imparables, le délié des cordes, l’imagination des phrasés qui se plient dans un sens du rubato venu d’un autre temps, tout ici tient du miracle, la poésie – le pianissimo impondérable d’où sourd la coda du premier mouvement – comme la fulgurance : le grand fortissimo subito du Ruhevoll, ordonné par l’élan insensé des violons.

    …

    Je crois bien que depuis les grandes versions historiques, notamment celles de Bruno Walter, peu auront trouvé à ce point de suggestion et d’incarnation à la fois, tous les mystères de cette partition. Pour le lied du Paradis – le 4ème mouvement « Wir geniessen die himmlischen Freuden« … – , et au contraire de ce que je craignais, Anna Lucia Richter est une heureuse surprise, joueuse, mutine jusqu’au fantasque, et très enfantine dans les appuis, les effets, les coquetterie, ah oui !, c’est certain, elle a entendu le concert de Bruno Walterà Vienne qui avait Seefried pour dire les joies célestes.

    …

    Version magique – voilà ! – qui commande en effet que l’intégrale des neuf autres symphonies suive, pandémie ou pas !

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    Gustav Mahler (1860-1911)

    …
    Symphonie No. 4

    …

    Anna Lucia Richter, soprano
    Bamberger Symphoniker
    Jakub Hrůša, direction

    …

    Un album du label Accentus Music ACC30532
    …

    Photo à la une : le chef d’orchestre Jakub Hrůša – Photo : © Petra Klackova

    …

    Ce mercredi 10 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le détonant CD « Gypsy Melodies » du Talich Quartet : une nouvelle reconnaissance de la verve virtuose si ardente des Talich en un répertoire très épatant…

    Comme en renfort à ma reconnaissance admirative de ce que, le 17 septembre dernier, en mon article « Amour de la Bohème (II) : les sublimes « Gypsy Melodies » du Talich Quartet, Dvorak, Janacek, Bartok, etc. : une fête !..« , je qualifiais très évidemment de « fête !« ,

    …

    voici que ce lundi 24 novembre 2025, sur son site Discophilia, en un article intitulé « Kaléidoscope« , Jean-Charles Hoffelé vient comme confirmer l’admiration portée à ce splendide CD La Dolce Volta LDV 129 « Gypsy Melodies » par le Talich Quartet – enregistré à Ceské Budejovice les 24-25 février et 29-30 juillet 2024.

    …

    KALÉIDOSCOPE

    …

    Les quatre arrangeurs – Jiri Kabat, Miroslav Kolacia, Tomas Ille et Alexej Asiamas – sont les héros discrets d’un disque détonant – voilà ! – , où le cymbalum de Ľubomír Gašpar convoque tour à tour la nostalgie de la puszta et les envols des danseurs de village, les Talich se régalant – oui ! – de ce voyage balkanique où les mélodies de Georges Boulanger – Ghita Bulencea – ne parviennent pas à faire hiatus : sa Chanson tzigane rappelle sa roumanité.

    …

    Merveille, les Chants tziganes – Op. 54, B. 104 – de Dvořák si savoureusement repris par la plume de Jiří Kabát, chez Janaček une poésie supplémentaire qui emplit les Chansons de poésie morave montre quels raffinements, quelles élégances ils mettent derrière le brio, même pour le spumante de l’œuvre de Grigoraș Dinicu – 1889 – 1949.

    …

    Le plus étonnant, et à vrai dire la perle – oui ! – de cet album irrésistible – absolument – sera le cahier des Danses populaires roumaines – Sz. 56 – où Béla Bartók herborise les rythmes et les mélodies de la Transylvanie, quasi coda d’un voyage où l’émotion le dispute à l’effervescence – voilà ! – , rappelant la verve virtuose si ardente – voilà, voilà ! – des Talich.

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    Gipsy Melodies

    …

    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Mélodies tsiganes, Op. 55,
    B. 104 (version pour quatuor à cordes : Jiří Kabát)

    Duos moraves, Op. 32, B. 62
    (2 extraits : Nos. 11, 4 ; version pour quatuor à cordes : Jiří Kabát)

    …
    Leoš Janaček (1854-1928)
    Poésie populaire morave mise en mélodies, JW 5/2 (extraits : Nos. 27, 18, 14, 1, 2, 25, 7, 19, 44, 36, 5, 46, 51, 52, 39, 17, 8, 45, 50 ; version pour quatuor à cordes : Jiří Kabát)

    …
    Béla Bartók (1881-1945)
    Danses populaires roumaines, Sz. 56 (version pour quintette à cordes et cymbalum : Jiří Kabát)

    …
    Georges Boulanger (1837-1891)
    Sérénade tzigane (version pour quintette à cordes : Tomáš Ille)
    Avant de mourir (version pour quintette à cordes et cymbalum : Tomáš Ille)

    …
    Grigoraș Dinicu (1889-1949)
    Hora Mărţişorului (version pour quintette à cordes et cymbalum : Tomáš Ille)

    …
    Ivan Vasiliev (ca. 1810-ca. 1870)
    Deux guitares (version pour quintette à cordes et cymbalum : Alexej Aslamas)
    +
    It’s Morning
    Let’s Go Home
    When I Was a Little Boy I Told You
    And I Have (version pour quatuor à cordes : Miroslav Kolacia)

    …

    Quatuor Talich
    Filip Herák, contrebasse
    Ľubomír Gašpar, cymbalum

    …

    Un album du label La Dolce Volta LDV 129
    …

    Photo à la une : les musiciens du Quatuor Talich –
    Photo : © Radek Kalhous

    …

    Une fête !!!

    …

    Ce lundi 24 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa