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  • Jouir du superbe « Orfeo ed Euridice » de Gluck, dans l’interprétation superlative de Jakub Josef Orlinski et Elsa Dreisig, dirigés par Stefan Plewniak, à Varsovie…

    Ce fut une splendide surprise que le superbe CD Erato 5054197897535 « Orfeo & Euridice » de Gluck, avec Jakub Josef Orlinski et Elsa Dreisig, et Il Giardino d’Amore, sous la direction de Stefan Pewniak _ enregistré à Varsovie du 23 au 29 janvier 2023 ; et voici de quoi en écouter le podcast.

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    Voici le très juste article « Enfers éternels » que vient d’en proposer Jean-Charles Hoffelé le 30 août dernier :

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    ENFERS ÉTERNELS

    Le destin vocal de l’Orfeo de Gluck _ en son « Orfeo ed Euridice« … _ aura fini par échapper à sa voix originelle, ténor, mezzo-soprano ou contralto ont effacé la tessiture du créateur _ au Burgtheater de Vienne, le 5 octobre 1762 _ et son nom même _ le castrat Gaetano Guadagni (Lodi, 16 février 1728 – Padoue, 11 novembre 1792). Le temps des contre-ténors venus, ni Deller si loin de cette vocalité, ni même Russell Oberlin, ne tentèrent de renouveler les exploits de Gaetano Guadagni, il aura fallu attendre la génération suivante, René Jacobs, Michael Chance, tous deux renvoyés aux oubliettes pour cause de maniérismes _ hélas _ par l’incarnation stupéfiante _ en décembre 1987 _ de Jochen Kowalski _ écoutez ici son « Che puro ciel » (6′ 01) ; et ici son « Che faro senza Euridice » dirigés par Hartmut Haenchen (CD Capriccio 60008-2)…

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    Trente-cinq ans plus tard, Jakub Józef Orliński emprunte la voix initiée par son aîné. Un modèle ? Pour la vocalité, l’élan, certainement, mais lorsque Kowalski enflammait les vocalises, pensant à Guadagni, Orliński tend la ligne de chant, la déborde d’affects _ dramatiques, voilà. Un chanteur ?, un personnage _ c’est mieux ! _ qui porte dans la nature même de sa voix une douleur qui blesse son timbre _ regardez et écoutez ici la vidéo (d’une durée de 4′ 20) de son « Che faro sens Euridice ?« … La composition est faramineuse _ oui _, et culmine dans l’acte des enfers, kaléidoscope d’émotions saisi dans la moire, la pompe que Stefan Plewniak et son Giardino d’Amore déploient : ce Léthé ne s’oubliera plus.

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    Comprimari parfaits, tendre Euridice d’Elsa Dreisig, Amore impertinent et prévenant à la fois selon Fatma Said, mais allez, encore une fois ce « Che puro ciel » délétère, amer, à nul autre pareil _ écoutez-en  ici le podcast (d’une durée de 4′ 40)….

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Christoph Willibald Gluck(1714-1787)

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    Orfeo ed Euridice, Wq. 30
    (version italienne ; Vienne, 1762)

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    Jakub Józef Orliński, contre-ténor (Orfeo)
    Elsa Dreisig,
    soprano (Euridice)
    Fatma Said, soprano (Amore)

    Il Giardino d’Amore
    Stefan Plewniak, direction

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    Un album du label Erato 5054197897535
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    Photo à la une : le contre-ténor Jakub Józef Orliński –
    Photo : © Honorata Karapuda

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    Une interprétation et une réalisation discographique vraiment superlatives !

    Bravissimo !!!

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    Ce vendredi 6 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et l’achèvement de la sublime intégrale des Concertos pour piano de Mozart du magnifique Robert Levin avec, en l’ultime admirable CD, les Concertos n°25 K. 503 et n° 27 K. 595 (+ un merveilleux « Ch’io mi scordi di te ? » avec Louise Alder) avec l’Academy of Ancient Music, sous la direction, cette fois, de Richard Eggar : un CD admirable, vraiment…

    Et pour clôturer en beauté la sublime intégrale des 27 Concertos pour piano de Mozart du magnifique claviériste Robert Levin, avec, cette fois, les ultimes Concertos n°25 K. 503 et n° 27 K. 595 (+ un merveilleux « Ch’io mi scordi di te ? » K. 505 avec Louise Alder _ écoutez-le ici… _) avec l’Academy of Ancient Music, sous la direction, cette fois-ci, de Richard Eggar,

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    voici un somptueux radieux CD AMM 045  »Piano Concertos N° 25 & 27 » _ écoutez-en ici le podcast…

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    Avec ce justissime commentaire de Jean-Charles Hoffelé, en date du 22 août dernier, intitulé « Claviers d’épices » :

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    CLAVIERS D’ÉPICES

    Mazette !, pour le Concerto en fa majeur (K. 242), trois claviers différents. Robert Levin quitte son pianoforte pour un admirable tangentenflügel, laissant le pianoforte à Ya-Fei Chuang _ son épouse _, Laurence Cummings se chargeant du clavecin. Evidemment vous n’aurez jamais entendu cet opus malaimé, où trois pianos égaux souvent ratiocinent, avec autant de variétés d’accents, une telle palette de couleurs, des timbres si joueurs.

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    Pur plaisir qui s’ébroue dans un grand soleil, le même qui darde ses rayons sur les deux autres concertos où Robert Levin garde les deux claviers versicolores de son splendide tangentenflügel, une copie d’un instrument de 1794 (Spath & Schmahl) signée par Chris Maene : le giocoso du jeune Mozart s’incarne dans les teintes vives, les sons alertes de cette belle caisse.

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    Giocoso, et même jusqu’au démonstratif, le Concerto en ut majeur (K. 503) _ le n° 25 _ où Robert Levin retrouve son cher Anton Walter le sera, animé comme une folle journée, porté par un ton de grand divertissement où le soliste s’amuse dans des babilles d’ornement. Fabuleux _ oui ! _, et lorsque qu’une pincée de nostalgie _ comme souvent, sinon toujours, chez Mozart : juste une pincée, et sans atermoiements.. _ s’invite dans ce giocoso pour l’ultime concerto, ce Vingt-septième que les ânes croient faible, quelle émotion ! _ absolument !

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    Dans l’orchestre séraphique menée subtilement par Richard Egarr, Robert Levin déploie un chant tenu, mesure les ornements, clavier un rien crépusculaire qu’annonçait déjà Non temer, amato bene où Louise Alder, après les déchirements de Ch’io mi scordi di te ?, laissait assombrir de tristesse le lait _ oui, miellé… _  de sa voix.

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    Admirable _ mais oui, et il faut le clamer très haut !!! _nouveau volume, et peut-être ultime, mais l’Academy affichant dans les livrets les visuels des huit disques jadis enregistrés pour L’Oiseau-Lyre avec Christopher Hogwood, les reprendra-t-elle ? Question à ce jour non répondue.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Les Concertos pour clavier, Vol. 11

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    Concerto pour 2 pianos et
    orchestre [No. 7] en fa majeur, K. 242

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    Mouvement de concerto pour piano, violon et orchestre en ré majeur, K. Anh. 56/315f

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    Concerto pour 2 pianos et orchestre [No. 10] en mi bémol majeur,
    K. 365/316a

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    Robert Levin, pianoforte I
    Ya-Fei Chuang, pianoforte II
    Bojan Čičić, violon

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    Academy of Ancient Music
    Laurence Cummings, direction, clavecin

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    Un album du label Academy of Ancient Music AAM044
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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Les Concertos pour clavier, Vol. 13

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    Concerto pour piano et
    orchestre No. 25 en ut majeur, K. 503

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    Ch’io mi scordi di te? …
    Non temer, amato bene,
    K. 505

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    Concerto pour piano et orchestre No. 27 en si bémol majeur, K. 595

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    Robert Levin, pianoforte
    Louise Alder, soprano

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    Academy of Ancient Music
    Richard Egarr, direction
    Un album du label Academy of Ancient Music AAM045
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    Photo à la une : le pianofortiste Robert Levin – Photo : © DRRobe

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    Un sommet d’interprétation

    pour quelques-uns des sommets de l’œuvre mozartien…

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    N’hésitez pas à vous laisser réjouir !!!

    Robert Levin _ cf mon article «  » du 22 septembre 2022 _ est un interprète de toute confiance !

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    Ce dimanche 1er septembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir le sublime Klenke Quartett dans un époustouflant parfait CD « Ravel – Schulhoff – Erkin », en un programme magnifiquement composé et une lumineuse prise de son superlative…

    Découvrir le sublime Klenke Quartett dans un époustouflant parfait CD  Accentus music  ACC 30607 « Ravel – Schulhoff – Erkin«  _ enregistré au Studio Residence Paliesius, en Lithuanie, au mois de février 2023 _ :

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    quel choc musical !

    _ je n’en ai hélas pas pu dénicher de podcast ni de vidéo disponible sur la toile pour vous le faire partager ;

    si, l’ami Bernard Séve, auquel j’avais adressé à 9h 31 ce dimanche 1er septembre cet article, vient de me communiquer par retour presque immédiat de courriel, à 10h 00, le très précieux podcast de ce magistral CD, que lui a su trouver… Grand merci !

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    Quelle extraordinaire lumière !..

    _ restituée grâce à une prise de son d’une clarté somptueuse !

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    C’est ce matin que j’ai eu à ma disposition ce CD magnifique chez mon disquaire préféréré, auquel j’avais pris soin d’expressément le commander, suite à ma lecture gourmande de l’article « Deux mondes »  du toujours très avisé Jean Charles Hoffelé sur son blog Discophilia en date du 15 juillet dernier _ ne serait-ce que pour le sublime Quatuor de Ravel !!! Et en quelle interprétation ici ! Ainsi que quelle stupéfiante superlative prise de son, il faut le souligner…

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    DEUX MONDES

    La clarté féline _ oui _, où se diffractent les lumières de l’harmonie, quel saisissement _ absolu !!! _ dès la première page du Quatuor de Ravel selon les Klenke. Leur longue fréquentation de Mozart _ regardez et écoutez donc ici leur prestation mozartienne en cette brève vidéo (de 4′ 24) que j’ai pu dénichée sur le Net… _ a épuré leur jeu, précisé leurs polyphonies, élevé leurs chants. Fabuleux simplement _ oui, oui, oui _, et plaçant l’opus de Ravel dans le grand concert de la nouvelle musique du début du XXe siècle _ c’est tout à fait cela, en effet, et pour le plus grand bien de notre écoute excellemment renouvelée et tellement admirative de ce chef d’oeuvre de Ravel .. Les quatre amies _ Annegret Klenke, Beate Hartmann, Yvonne Uhlemann et Ruth Kaltenhaüser, il faut évidemment citer leus noms _ ne sacrifient pourtant pas la tendresse du « Très doux » de l’Allegro, ni la vigueur de l’Assez vif. Mais cette précision parfaite _ voilà, voilà ! _ fait entendre les audaces _ sidérantes _ de l’harmonie plus qu’aucune autre version depuis celle des Italiano _ mais oui, et c’est formidablement étonnant.

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    Tout bascule dans le Très lent, vrai « Schattenhaft », sorte de petite Nuit transfigurée où se dit un conte hanté. Magie noire des quatre archets murmurant, du Dutilleux déjà ? Mais non, après le raptus façon Scarbo du Final, j’aurai voulu m’immerger dans le Deuxième Quatuor de Schönberg, sa suite logique si l’on en croit le regard des Klenke.

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    Elles lui auront préféré les 5 Pièces _, superbissimes ! composées en 1923 : quel chef d’œuvre ! _ de Schulhoff _ Erwin Schulhoff :Prague, 8 juin 1894 – camp de Wülzburg, 18 août 1942… _, formidablement enlevées _ voilà ! _, et le Quatuor d’Erkin _ Ulvi Cemal Erkin : Constantinople, 14 mars 1906 – Ankara, 15 septembre 1972 ; un très important compositeur turc, qui a étudié à Paris entre 1925 et 1930, notamment auprès de Nadia Boulanger ; son très marquant « Quatuor« , composé en 1935-36, fut créé le 22 avril 1938… _,strict, même dans ses usages distanciés des musiques populaires, pièce maîtresse de son catalogue des années trente dont elles n’édulcorent pas les âpres beautés _ voilà, voilà. Pourtant Schönberg aurait parfaitement répondu et prolongé leur génial _ et c’est parfaitement juste ! _ Ravel

    _ peut-être, mais, quant à moi, je me réjouis pleinement de ré-écouter, aussi superbement interprétées ici par les Klenke, ces percutantes puissantes « Fünf Stücke für Streichquartett » de Schulhoff, de 1923 ; ainsi que de découvrir ce très beau « Quatuor«  d’Erkin, en un programme si magnifiquement composé par ces merveilleuses musiciennes, dont je découvre enfin par ce CD l’existence…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Quatuor à cordes en fa majeur, M. 35

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    Erwin Schulhoff (1894-1942)

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    5 Pièces pour quatuor à cordes, WV 68

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    Ulvi Cemal Erkin (1906-1972)

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    Quatuor à cordes

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    Klenke Quartett

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    Un album du label Accentus ACC30607
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    Photo à la une : les membres du Quatuor Klenke – Photo : © Uwe Arens

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    Bref, uu CD absolument indispensable !

    Et pas seulement pour ce « Quatuor » de Ravel à l’écoute génialement renouvelée ici…

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    Et par un Klenke Quartett dont il faut de toute urgence découvrir et parcourir l’entière discographie…

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    Et avec _ je le répète _ une superlative lumineuse prise de son de cet excellent label Accentus music !

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    Ce samedi 31 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le plus qu’admirable art de dire (et chanter) de Julian Prégardien, avec l’admirable art de l’accompagner au piano de Kristian Bezuidenhout, en un admirable très marquant CD Harmonia Mundi « Die schöne Müllerin » de Franz Schubert…

    Ne manquent certes pas d’innombrables interprétations au CD de « Die schöne Müllerin » de Franz Schubert D. 795 ;

    et je n’énumérerai pas, pour commencer ici, celles de ma  discothèque personnelle…

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    Mais il me faut absolument insister, d’entrée, sur le niveau de choc d’admiration éprouvé dès la première écoute de cet extraordinaire CD Harmonia Mundi HMM 902739, par la grâce de Julian Prégardien, ténor, et Kristian Bezuidenhout à un fortepiano de Christoph Kern, de 2019, d’après un Conrad Graf, à Vienne, en 1825, en un enregistrement réalisé à Stuttgart en novembre 2023…

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    A-t-on déjà joui d’un tel degré de perfection de l’art du dire et du chanter, et du jouer, dont font ici preuve et Julian Prégardien et Kristian Bezuidenhout ?..

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    Je ne peux donc qu’abonder pleinement dans ce qu’en commente en son article de Discophilia le cher Jean-Charles Hoffelé en son article de vendredi 23 août dernier « Aède« ,

    que voici :

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    AÈDE

    Julian Prégardien le sait bien, le narrateur-acteur de La Belle meunière _ de Franz Schubert, D. 795, sur un poème de Whilhelm Müller… _ est un poète, qualité qui le destine plus encore aux ténors qu’aux barytons, Aksel Schiøtz, Ernst Haefliger, Fritz Wunderlich l’ont prouvé chacun dans leurs nuances. Celles du nouveau venu sont emportées par cet élan _ oui _ que le timbre, toujours juvénile _ Julian Prégardien est né à Francfort le 12 juillet 1984 _, autorise : la passion le brûle, la désillusion le détruira, tant de drame qui font le mot égal de la note _ voilà, voilà ! _, et la note elle-même soumise à un espressivo qui pimente le texte, dans le soutien exact et lui aussi très orné de la belle copie d’un Graf que touche _ admirablement, lui de même _ Kristian Bezuidenhout _ né, lui, en 1979, en Afrique du Sud _ avec cet alliage de brio et de sensible _ oui _ qu’il mettait déjà à ses autres Schubert pour Mark Padmore.

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    Voyage fascinant, et qui renouvelle _ vraiment, en effet ! _ une œuvre courue, écoutez seulement le récit _ sublimissime, oui _ de Morgengrüss _ à défaut, regardez ici la vidéo (de 0′ 58) de cet extrait de « Der Neugierige« , à la plage 6 du CD… _, cet art de faire entendre différemment, plus encore par une volonté artistique que par le simple recours aux ossias.

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    Troublant au possible, comme le sera son Possente spirto où il ose la même intensité, le même espressivo, mais d’un chant à revers des virtuosités voyantes d’un Nigel Rogers. La prière au bord des Enfers se déploie à la lisière de l’espoir et de la fureur, cette fureur qu’il aura laissé exploser dans un Tu sei morta d’anthologie. Musique de mort, quel contraste avec son ivresse encore si proche qui lui faisait oser un Vi ricorda o bosch’ombrosi d’une folle insolence.

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    De Schubert à Monteverdi, il n’y aurait donc qu’un pas pour cette voix dont l’art est tout espressivo ? Cela pourra sembler vertigineux à certains, mais offre un portrait du poète monteverdien saisissant, rappelant l’audace mêlant chant noble et douleur humaine qu’y avait osé Eric Tappy, posant alors un modèle inaltéré.

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    Autour de Julian Prégardien, Stéphane Fuget dresse plus que des décors : la narration est dans son orchestre sombre, intense, qui, atteint au sublime pour les Enfers, et ose toutes les fantaisies des deux premiers actes. Il sait marier les fêtes madrigalesques des bergers à leurs lamentations, encorbelle les amours d’Orfeo et Euridice avec des myriades de timbres subtils, détaille les débats des Enfers (la Proserpine de Marie Perbost proche du sublime, mais tous font un quatrième acte exceptionnel), conduit à l’élévation finale dans cette alliance de la douleur et de la consolation qu’apaise le dialogue déchirant entre le père (Cyril Auvity, quel Apollon) et le fils.

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    Gravure magique, portée par une équipe de chant qui magnifie le second volume de cette trilogie Monteverdi de première force. Que nous réservera L’incoronazione di Poppea ? En attendant, je vais reprendre leur version d’Il ritorno d’Ulisse in patria.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Die schöne Müllerin, D. 795

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    Julian Prégardien, ténor
    Kristian Bezuidenhout,
    pianoforte
    Un album du label harmonia mundi HMM902739

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    Claudio Monteverdi (1567-1643)

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    L’Orfeo,
    SV 318

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    Julian Prégardien, ténor (Orfeo)
    Gwendoline Blondeel,
    soprano (La Musica, Euridice)
    Marie Perbost, soprano (Ninfa, Proserpina)
    Eva Zaïcik, mezzo-soprano (Messaggiera, Speranza)
    Cyril Auvity, ténor (Apollo, Eco, Un pastore, Un spirito)
    Luc Bertin-Hugault, baryton-basse (Plutone, Un pastore, Un spirito)
    Luidi De Donato, basse (Caronte, Un spirito)
    Vlad Crosman, baryton (Un pastore, Un spirito)
    Paul Figuier, contre-ténor (Un pastore)

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    Les Epopées (Chœur & Orchestre)
    Stéphane Fuget, direction

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    Un album du label Château de Versailles Spectacles CVS103
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    Photo à la une : le ténor Julian Prégardien – Photo : © DR

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    Tout simplement admirable !

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    Ce mardi 27 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa