Étiquette : Enrico Gatti

  • Musiques de joie : la radieuse lumière des 2 Cantate per Il Santissimo Natale, d’Alessandro Stradella

    Pour en revenir _ un moment _ aux marquantes inventions du Baroque italien du Seicento,

    …

    voici ce jour la radieuse lumière des 2 Cantate per il Santissimo natale,

    Si apra al riso & Ah ! Troppo è ver,

    d’Alessandro Stradella

    (Rome, 3 avril 1639 – Gênes, 23 février 1682) ;

    …

    dans l’interprétation _ une nouvelle fois parfaite ! _ d’Enrico Gatti,

    au goût si sûr !

    …

    dans le CD Arcana A 331,

    enregistré les 21, 22 et 23 décembre 1997,

    en l’église paroissiale de Collegara (à Modène)…

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    …

    avec ici le podcast,

    mis en place par Enrico Gatti lui-même sur youtube,

    de l’Aria Sovrano mio bene, de la Vierge Marie _ que chante Lavinia Bertotti, soprano _, à la plage 28 du CD,

    avec l’Orchestra Barocca della Civica Scuola di Musica di Milano.

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    Le très riche et passionnant texte de présentation du livret de ce CD

    signé Carolyn Gianturco,

    Présidente de la Commission Nationale des Œuvres complètes d’Alessandro Stradella,

    ajoute à la très grande qualité de ce CD.

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    Ce vendredi 5 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : les Sonate et Concerti d’Evaristo Felice Dall’Abaco (Vérone, 1675 – Munich, 1742)

    J’ai découvert la musique très marquante d’Evaristo Felice Dall’Abaco (Vérone, 12 juillet 1675 – Munich, 12 juillet 1742)

    le samedi 25 avril 1992 à Barbaste,

    lors d’un merveilleux concert de fin de stage _ de musique baroque _ du passionnant atelier (annuel) de Philippe Humeau, en la petite église du hameau de Lausseignan

    _ y participaient les flûtistes à bec Claire Michon et Jean-Marc Andrieu, Philippe Allain-Dupré à la flûte traversière, Alfredo Bernardini au hautbois, Odile Edouard et Enrico Gatti aux violons, Nicolas Pouyanne au basson, Hendrike Ter Brugge au violoncelle et Elisabeth Joyé et Pierre Hantaï aux clavecins : excusez du peu ! _,

    …

    ainsi que l’indique mon post-scriptum, en date du 27 décembre 2008, à mon article de la veille, le 26 décembre, , à propos d’un très beau CD Dall’Abaco qui était paru en 2007 : le double CD Stradivarius 33746 des Concerti à píù Istrumenti _Opera Sesta d’Evaristo Felíce Dall’Abaco, par Il Tempio Armonico, Orchestra Barocca di Verona, dirigé par Alberto Rasi (et avec Davide Monti comme premier violon).

    …

    …

    Désirant en connaître davantage sur ce compositeur

    qui décidément me charmait et m’intriguait aussi _ je le découvrais _,

    je me reportais alors à une très précise _ et donc très intéressante (!) _ notice,

    rédigée par un musicologue italien, Salvatore Carchiolo, dans le livret d’un autre CD Stradivarius : le CD Stradivarius 33740 des Sonate op. I et op. III d’Evaristo Felice Dall’Abaco, par l’Insieme Strumentale di Roma, sous la direction de Giorgio Sasso, enregistré en avril 2005.

    …

    …

    J’en apprenais ici davantage sur l’histoire du goût français d’Evaristo Felice Dall’Abaco,

    d’abord lors de ses années d’apprentissage à la cour de Modène, auprès d’un violoniste et compositeur français, Jean-Baptiste d’Ambreville _ dont sont plus connues les deux filles cantatrices Rosa, soprano, épouse du célèbre ténor Francesco Borosini, et Anna, contralto, épouse du violoniste et compositeur Giovanni Perroni : je remarque que Rosa et Anna d’Ambreville ont toutes deux participé aux représentations du fastueux Constanza e Fortezza de Fux, à Prague, en 1723… _ ;

    puis, et surtout, lors de ses séjours prolongés en France dès 1709 et jusqu’en 1714, au service de l’Electeur de Bavière Maximilien-Emmanuel (Munich, 11 juillet 1762 – Munich, 26 février 1726), que le compositeur a suivi dans les péripéties de son exil, à la suite de la défaite des franco-bavarois à la seconde bataille d’Höchstädt, le 13 août 1704 : dans les Pays-Bas espagnols, à Bruxelles, Namur, Mons ; puis en France, à Rambouillet, Paris, Versailles, Meudon, Saint-Cloud, Suresnes, Compiègne ; avant de retourner à Bruxelles et Namur. Et c’est en 1714, après les traités d’Utrecht et de Rastatt, que Maximilien-Emmanuel retrouve ses États et son titre de prince-électeur de Bavière, et regagne Munich.

    Evaristo Felice Dall’Abaco devient à ce moment Konzertmeister à la cour de Munich…

    …

    …

    Et je l’ai rappelé encore très récemment en deux de mes articles de ce mois de mars 2020,

    le 7 et le 8 mars :

    …

    ,

    à l’occasion de la parution d’un beau CD _ le CD Passacaille 1069, d’Elinor Frey, Mauro Valli, Federica Bianchi et Giangiacomo Pinardi _ consacré à de très belles Sonates pour violoncelle de Giuseppe Clemente Dall’Abaco (Bruxelles, 27 mars 1710 – Vérone, 31 août 1805),

    le fils, né à Bruxelles, d’Evaristo  Felice Dall’Abaco ;

    …

    et ,

    à l’occasion du décès de l’épouse de Christophe Coin ;

    lequel avait lui aussi interprété et dirigé une œuvre de ce même Evaristo Felice Dall’Abaco; à l’église de Saint-André de Cubzac, toujours au mois d’avril 1992.

    …

    Je n’étais pas près d’oublier ce compositeur véronais…

    …

    De même que je me souviens fort bien de l’interprétation à la flûte traversière, à Barbaste, de Philippe Allain-Dupré…

    …

    …

    Pour goûter l’idiosyncrasie du génie musical d’Evaristo Felice Dall’Abaco _ et tout particulièrement la place singulière, en sa musique, du goût français _,

    je retiens les très bons CDs suivants :

    …

    l’excellent CD , de Concerto Köln, en 1998, le CD Teldec 3984-221166-2 ;

    les Sonate op. I e op. III, de l’Insieme Strumentale di Roma, direction Giorgio Sassa, en 2006, le CD Stradivarius 33740 ;

    les Concerti à piu istrumenti Opera Quinta, de Il Tempio Armonico, direction Alberto Rasi, en 2007, le CD Stradivarius 33746 ;

    et les magnifiques brillants Concerti à piu istrumenti Opera Sesta, de Il Tempio Armonico, direction Alberto Rasi, en 2008, le double CD Stradivarius 33791.

    …

    Et aussi le beau Padre e Figlio, du violoncelliste Bruno Cocset et ses Basses réunies, en 2013, le CD Agogique AGO 011.

    …

    En désirant de nouveaux enregistrements plus copieux,

    tout particulièrement des Sonates op. 1 et op. 3,

    de ce compositeur admiré du musicologue allemand Hugo Riemann (1849 – 1919)…

    …
    …
    Ce lundi 6 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : l’ami Telemann, encore, ses raffinés Quatuors parisiens…

    De l’ami Telemann,

    voici, encore,

    les merveilleux Quatuors parisiens

    parus en 1730, pour les six premiers d’entre eux (dits 6 Quadri), publiés à Hambourg ;

    et parus en 1738 pour les six suivants (dits Nouveaux Quatuors parisiens), publiés à Paris.

    …

    Par exemple

    dans l’interprétation de l’excellent Ensemble _ particulièrement fin _ Florilegium,

    que dirige le flûtiste Ashley Solomon,

    …

    soient les 3 CDs Channel Classics :

    CCS 13598 (paru en 1999),

    CCS SA 20604 (paru en 2004)

    et CCS SA 21005 (paru en 2005).

    …

    …

    Ou bien dans l’interprétation _ de référence _

    des frères Kuijken (Barthold, Sigiswald et Wieland) et Gustav Leonhardt,

    dans le coffret de 3 CDs Sony Vivarte S3K 63115,

    enregistré en 1997.

    …

    …

    Ou encore par

    Wilbert Hazelzet et le trio Sonnerie (composé de Monica Hugget, Sarah Cunningham et Mitzi Meyerson),

    en 3 CDs Virgin Classics :

    VC 7 91450-2 (paru en 1991)

    VC 7243 5 45020 2 6 (paru en 1994)

    et VC 7243 5 45045 2 5 (paru en 1995).

    …
    …

    Et je n’aurai garde d’oublier le CD des Quatuors n°1, 4 et 6 des Nouveaux Quatuors en six suites de 1738

    mon ami Philippe Allain-Dupré

    avec Enrico Gatti, Marianne Müller et Jan-Willem Jansen,

    le CD ADDA Révérence RV 89006,

    enregistré à Cordes-sur-Ciel, au mois d’octobre 1988 ;

    …

    depuis novembre 2017,

    cet enregistrement superbe est accessible à l’écoute sur you tube..

    …

    …

    Une musique de goûts réunis

    d’une élégance raffinée…

    …

    …

    Ce dimanche 5 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la paix radieuse, à dimension d’éternité, du classicisme baroque apollinien d’Arcangelo Corelli, par Enrico Gatti, Gaetano Nasillo et Guido Morini

    Après l’époustouflant versant dyonisiaque

    des virtuosités baroques

    …

    de Carlo Farina (Mantoue, 1600 – Vienne, 1639)

    _ cf mon article du mercredi 1er avril : … _,

    …

    de Heinrich Ignaz Franz Biber (Wartenberg, 1644 – Salzbourg, 1704)

    _ cf mon article du lundi 30 mars : … _,

    …

    ou de Johann Adam Reincken (Deventer, 1643 – Hambourg, 1722)

    _ cf mon article du samedi 28 mars : … _,

    …

    …

    voici l’admirable versant apollinien 

    du Baroque _ romain _ :

    …

    je veux parler du classicisme

    pacifié et radieux

    _ formidablement réconfortant : mais oui !!! _

    d’Arcangelo Corelli

    (Fusignano, 17 février 1653 – Rome 8 janvier 1713

    _ Corelli est inhumé au Panthéon, ou la chiesa Santa Maria della Rotonda : un lieu lui-même magique !

    le plus beau de Rome ! _) ;

    …

    pour lequel j’ai choisi le double CD Arcana A397 de l’Opera Quinta (Sonate a violino et violone o cimbalo)

    par le magnifique _ et toujours parfait ! _ Enrico Gatti, violon,

    et ses amis Gaetano Nasillo, violoncelle,

    et Guido Morini, clavecin ;

    …

    l’enregistrement de ces 12 admirables Sonates de l’Op. 5

    _ qui ont immédiatement fait le tour de l’Europe musicale ! et continuent d’enchanter le monde entier !!! _

    a été effectué à la Badia Cavana, à Langhirano (Parma) du 25 mai au 2 juin 2003.

    …

    …

    Cette interprétation _ de 126′ 30 _ est elle-même la perfection absolue ;

    …

    et irradie une paix profonde

    _ de réconciliation avec tout, ou presque… _

    qui fait un bien fou !!!

    …

    …

    Et c’est là le miracle de la dimension d’éternité

    de quelques œuvres (et interprétations),

    comme ici…

    …

    …

    Ce jeudi 2 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa