Étiquette : Felix Mendelssohn

  • Goûter la pureté du timbre de la voix et de l’art de la délicieuse Fatma Said, tout spécialement d’abord en ses Schubert et ses Mendelssohn (Felix et aussi Fanny) ; ou ce que peut le charme d’une voix…

    C’est mon goût tout personnel, j’en conviens, pour Schubert – écoutez ici rien que ce divin « Pâtre sur le rocher » D. 965, ce must schubertien, il est vrai !.. – et les Mendelssohn – Felix, mais aussi sa sœur Fanny : je les chéris tout spécialement… – , qui me fait immédiatement adhérer à l’art du lied de la délicieuse Fatma Said, soprano, en son lumineux récital « Lieder« , du généreux CD Warner Classics 5021732459770,

    avec de nombreux excellents artistes – les pianistes Malcolm Martineau, Yonathan Cohen, Joseph Middelton, la clarinettiste Sabine Meyer, la harpiste Anneleen Lenaerts, le Quatuor Arod, le chœur d’hommes Walhalla zum seidlwirt, ainsi que le baryton Huw Montague Rendall (sur lui, cf mon article du 26 octobre dernier : « La merveille How Montague Rendall, baryton d’exception, en un phénoménal CD carte-de-visite « Contemplation »… »…) : goûtez ici, de Fanny Mendelssohn-Hensel, le délicieux « Suleika und Hatem » H-U 149, par Fatma Said et Huw Montague Rendall…  – qui l’y accompagnent.

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    Mais très vite je suis conquis aussi par ses interprétations de parfaite finesse des œuvres de Johannes Brahms et Robert Schumann – écoutez ici le duo « In der Nacht » Op. 74/4 de Robert Schumann, à nouveau avec le baryton splendide Huw Montague Rendall, qui clôt le programme de ce superbe récital… –, qui constituent la seconde partie – moins courue que les Schubert surtout… – de ce lumieux récital de « Lieder« , de Fatma Said…

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    Et voici l’article « Le saint des saints » de Jean-Charles Hoffelé en date du 28 février dernier, qui m’a fait me tourner vers ce délicieux CD de Fatma Said :

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    LE SAINT DES SAINTS

    À quoi tient le charme – voilà ! – d’une voix ? Haut placé, en voyelles claires _ oui, et totalement dépourvues d’aigus agressifs  _, le soprano de Fatma Said se risque au lied dans un entourage _ en effet _ relevé : trois pianistes et pas des moindres _ Malcolm Martineau, Yonathan Cohen, Joseph Middelton _, Sabine Meyer pour Le Pâtre sur le rocher _ magnifique ! _, en duo Huw Montague Rendall (magnifique dans le Liebeslied _ non, ici Jean-Charles Hoffelé fait une erreur de plage : c’est à la plage précédente du CD, pour le duo « Unterm Fernster » Op 34/3 de Robert Schumann, que se situe ce magnifique duo : écoutez-le ici…  _ de Schumann), les Arod pour les si rares Opheilia-Lieder de Brahms revus par Aribert Reimann, le clou du disque), Anneleen Lenaerts substituant sa harpe au piano pour quatre Brahms : on se doute que cela change la couleur d’Immer leiser wird mein Schlummer, soudain plus mystérieux.

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    Allez, avouons-le, elle est délicieuse _ voilà ! _ Fatma Said, virtuose sans trop d’exultation, hélas !, pour la coda du Pâtre sur le rocher, sans l’affect de Baker ou d’Heynis pour la sérénade avec chœur d’hommes de Schubert _ pour le « Ständchen » D. 920, à la plage 3 du CD : écoutez-la ici… _, broutilles _ oui _ car ce frémissement, cette jeunesse _ oui ! _, la pureté de la technique _ oui, oui _ remboursent de l’intensité que l’âge apportera. Mais ce frémissement lorsque l’aimée de Goethe _ Marianne von Willemer _ écrit dans les portées de Mendelssohn _ pour le superbe « Suleika » MWV K 92 de Felix, à la plage 8 du CD : écoutez-le ici…

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    Le plus beau est ce que les cordes des Arod apportent de corps à cette voix dans les Ophelia de Brahms, ce charme natif qui irait comme un gant aux mélodies de Ravel (sa voix est celle des Mallarmé, exactement,) de Delage, de Roussel. Demain peut-être.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Franz Schubert (1797-1828)

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    Schwanengesang, D. 957 (extrait : No. 4. Ständchen)
    Der Hirt auf dem Felsen,
    D. 965*
    Ständchen, D. 920**

    Auf dem Wasser zu singen,
    D. 774

    Der Zwerg, D. 771
    *Sabine Meyer, clarinette – Malcom Martineau, piano
    **Walhalla zum Seidlwirt, chœur d’hommes – **Yonatan Cohen, piano et direction

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    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)

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    6 Gesänge, Op. 86 (extrait : No. 3. Die Liebende schreibt, MWV K66)
    12 Gesänge, Op. 8 (extrait : No. 8. Hexenlied, MWV K33)
    6 Gesänge, Op. 34 (extrait : No. 4. Suleika, MWV K92)
    6 Duette, Op. 63* (extrait : No. 1. Ich wollt’, meine Lieb’ ergösse sich, MWV J5)

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    Fanny Mendelssohn Hensel (1805-1847)

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    Suleika und Hatem, H-U 149*
    Joseph Middleton, piano – *Huw Montague Rendall, baryton

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    4 Lieder, Op. 70 (extrait : No. 2. Lerchengesang)
    5 Lieder, Op. 105 (extrait : No. 1, Wie Melodien zieht es mir)
    49 Deutsche Volkslieder, WoO 33, Vol. 1 (extrait : No. 6, Da unten im Thale)
    5 Lieder, Op. 105 (extrait : No. 2, Immer leiser wird mein Schlummer)
    Anneleen Lenaerts, harpe
    5 Opheilia-Lieder, WoO 22 (version avec quatuor à cordes : Aribert Reimann)
    Quatuor Arod

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    Robert Schumann (1810-1856)

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    Myrthen, Op. 25 (extrait : No. 1. Widmung)
    Lieder und Gesänge aus « Wilhelm Meister », Op. 98a (extrait :
    No. 7. Singet nicht in Trauertönen)

    4 Duette, Op. 34 (extrait : No. 3. Unter’m Fenster)*
    5 Lieder, Op. 51 (extrait : No. 5. Liebeslied)
    Spanisches Liederspiel, Op. 74 (extrait : No. 4. In der Nacht)*
    Joseph Middleton, piano – *Huw Montague Rendall, baryton

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    Fatma Said, soprano

    Un album du label Warner Classics 5021732459770
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    Photo à la une : la soprano Fatma Said – Photo : © Simon Fowler

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    Une interprète déjà bien mieux que seulement prometteuse en ce lumineux récital de « Lieder » ;
    à suivre donc…

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    Ce lundi 10 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La délicate et délicieuse difficulté d’attribuer à l’oreille soit à Fanny soit à Felix Mendelssohn leurs merveilleux de poésie « Lieder für das pianoforte » et « Lieder ohne Worte » : le jubilatoire CD Alpha 1119 « Guess Who ? – Fanny et Felix Mendelssohn » de la magicienne Olga Pashchenko ; et la question de la singularité idiosyncrasique de ces magnifiques compositeurs à la jointure du classicisme éternel et du romantisme naissant…

    Quelle jubilation de re-découvrir (et s’enchanter à !) sous les doigs de fée d’Olga Pashchenko _ en un enregistrement à Hilversum au mois de mai 2023 _ un excellent choix de Lieder sans paroles (confiés au piano seul !) de Fanny Mendelssohn (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 juillet 1847), pour ses « Lieder für das pianoforte » _ publiés en 1846, 1847 et 1857 _ , et Felix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), pour ses « Lieder ohne Worte » _ publiés en 1830, 1835, 1837, 1841, 1844, 1845, 1851 et 1868 _,

    sœur et frère si proches dans leurs vies que Felix ne survit pas même 4 mois pleins _ 14 juillet – 4 novembre _ au décès, prématuré, de sa chère sœur aînée Fanny Hensel-Mendelssohn,

    en un tout simplement fantastique toucher de piano _ admirez cette vidéo-ci de la « Venetianische Gondellied » Op. 19b… _ de cette magicienne pianiste _ née à Moscou en 1986 _, du jubilatoire CD Alpha 1119 « Guess Who ? – Fanny & Felix Mendelssohn« , sur un superbement narratif idéal piano Conrad Graf de 1836 _ et apprécier aussi le très judicieux texte de la notice du livret du CD, rédigé par Olga Pashchenko elle-même, et explicitant ce genre inventé par eux deux de « Lieder sans paroles« …

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    Une bouleversante re-découverte de ces petites merveilles de musique _ intime, pas vraiment pour le concert _ à la jointure du classicisme intemporel et du romantisme naissant,

    en cette plus que parfaite incarnation-là par Olga Pashchenko : quelle artiste décidément accomplie !..

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    Chapeau bien bas, Madame !

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    La question de la singularité musicale de ces deux enfants Mendelssohn, Fanny et Felix, est précisément celle-là même sur laquelle je m’interrogeais déjà en mon article du 30 janvier 2022 : « L’élégance musicale exaltante, sublime, des Mendelssohn : Felix et Fanny ; et la question de la perception de la singularité de la voix de Fanny…« …

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    Et plus généralement,

    la personnalité musicale de Felix, au sein de cette remarquable famille Mendelssohn _ sur celle-ci, cf mon article en date du 28 janvier 2022 : « Sur la généalogie familiale des compositeurs Fanny (1805 – 1847) et Felix Mendelssohn (109 – 1847)« … ; Fanny et Felix avaient aussi une sœur, Rebecca (1811 – 1858), et un frère, Paul (1812 – 1874)… _, me passionne depuis bien longtemps, et j’y ai consacré, régulièrement, de nombreux articles de mon blog « En cherchant bien » : 

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    parmi lesquels j’extrais ici

    celui-ci « La pure joie Mendelssohn : une « somme admirable », un « coffret unique » de 40 CDs, le coffret « Mendelssohn – The Great Edition », de Warner Classics…« , en date du 8 avril 2024 _ une somme, déjà, où puiser quelques magnifiques pépites… _,

    et celui-là, à propos précisément de ses « Lieder ohne Worte« , « Ecouter une interprétation parfaite, par Roberto Prosseda, des Lieder ohne Worte, de Felix Mendelssohn« , en date du 3 mars 2018 _ Roberto Prosseda ayant su particulièrement excellemment attraper, à son piano, le merveilleux raptus Mendelssohn ; et je recommande donc très vivement toute sa discographie Mendelssohn…

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    Mais écoutez aussi de Felix Mendelssohn

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    _ son somptueux « Octuor » _ quel chef d’œuvre absolu ! ; cf par exemple mon article « La merveille des Octuors de Mendelssohn et Enesco : une bonne piqûre de rappel ! » en date du 29 juillet 2020 ; ainsi qu’auparavant « « , en date du 17 octobre 2009, et dans lequel je prenais soin d’ajouter : « Est parue aussi, cette année 2009, une très belle version de l’ » Octuor » de Georges Enesco, pour orchestre, réalisée par le chef Lawrence Foster, et interprétée tout aussi brillamment par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, dirigé par Lawrence Foster » (en un très beau CD Virgin Classics « Enescu String Octet – Violin Sonata N° 3 » : n° 50999 519312 2 3) » : une œuvre dans la filiation directe du chef d’œuvre de Mendelssohn… _ ;

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    _ son renversant _ à réveiller les morts ! _ « Concerto pour violon et piano« , et tout spécialement dans l’interprétation purement électrisante de Gidon Kremer et Martha Argerich et l’Orpheus Chamber Orchestra (DG 427 338-2, paru en 1989) _ cf par exemple mon article du 19 mars 2020 : « Musiques de joie (suite) : le Concerto pour Violon, Piano et Orchestre à cordes de Felix Mendelssohn, par Gidon Kremer, Martha Argerich et l’Orpheus Chamber Orchestra« … _ ;

     

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    _ ainsi que ses très très jouissives _ quelle sublime pétulance ! _ « Symphonies pour cordes » de jeunesse _ cf par exemple mon article en date du 24 mai 2020 : « Musiques de joie : l’allégresse bondissante des Symphonies pour cordes de jeunesse de Felix Mendelssohn, dans la filiation, via son maître Carl Friedrich Zelter, de Carl Philipp Emanuel Bach« … _ ; et certaines d’entre celles-ci, voire la totalité, ne seraient-elles pas plutôt de la plume de sa sœur Fanny, à un moment, c’est-à-dire une époque, où l’écriture musicale féminine n’était pas des mieux reçues par le public, comme on le sait ?.. La question de leur attribution demeure toujours ouverte… ;

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    _ et encore ses superbes et très attachants « Concertos pour piano« , par Lars Vogt, interprète formidable et à jamais inoubliable… _ cf mon article en date du 11 mars 2022 : « D’enthousiasmants Concertos pour piano (Op. 25 et Op. 40) de Felix Mendelssohn par un Lars Vogt, en état de grâce, au piano et à la baguette : un sublime à jamais juvénile CD !« …

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    J’aime les Mendelssohn, tout simplement…

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    Ce dimanche 23 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un décevant double CD Mendelssohn « Complete Works for violin and piano », par Denitsa Kazakova et Sylviane Deferne, et l’Orchestre des Jeunes de la Suisse romande, pour le label Aparté…

    C’est un bien décevant double CD Aparté AP 348 « Mendelssohn – Complete Works for violin and piano« , par Denitsa Kazakova, violon, et Sylviane Deferne, piano et direction de l’orchestre, et l’Orchestre des Jeunes de la Suisse romande,

    que vient de publier le label Aparté :

    tourné vers un romantisme larmoyant et excessif, au lieu d’être dans le droit fil, fluide et droit, classique, de Jean-Sébastien Bach et Mozart _ voire, mieux encore, de Carl-Philipp-Emanuel Bach, qui fur l’inspirateur des professeurs de Felix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847)…

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    Ce jeudi 24 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’intense superbe filiation musicale, et même réciproque, entre Carl-Philipp-Emanuel Bach (Weimar, 1714 – Hambourg, 1788) et Georg-Philipp Telemann (Magdebourg, 1681 – Hambourg, 1767), le filleul et le parrain : le passionnant CD cpo « Telemann – CPE Bach – Veni sancte spiritus – Festive Cantatas » des Rheinische Kantorei et Das Kleine Konzert dirigés par Hermann Max en 2014, et ses suites…

    C’est la trouvaille inattendue parmi les très divers CDs soldés en ce moment chez mon disquaire préféré d’un passionnant CD cpo 777 946-2 « Telemann – CPE Bach – Venice sancte spiritus – Festive Cantatas » _ enregistré à Magdebourg les 14 et 15 mars 2014, et paru chez cpo en 2016…  _ par les Rheinische Kantorei et Das Kleine Konzert sous la direction de leur chef Hermann Max (né à Goslar le 26 mars 1941) _ cf ici un intéressant compte-rendu critique (en anglais) de ce CD par Johan van Veen paru en 2018 ; je n’en ai pas trouvé en français…  _,

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    ainsi que le constat, toujours renouvelé, de la profonde filiation musicale entre Carl-Philipp-Emanuel Bach (Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788) et son très cher parrain Georg-Philipp Telemann (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 25 juin 1767), à l’écoute de de ce splendide CD _ qui, dois-je dire, était passé à sa parution en 2016, sous la vigilance de ma curiosité pourtant éminemment fidèle envers ces deux compositeurs que j’aime profondément, tous les deux _,

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    qui m’a vivement incité à revenir fouiller dans les rayons de ma discothèque personnelle _ riche d’environ 80 CDs CPE Bach patiemment thésaurisés au fil du temps… _ afin d’y retrouver, et bien sûr surtout ré-écouter _ et c’est chose faite, et bien faite, ce dimanche matin _, les albums des 4 principaux oratorios _ dixit le texte de présentation, par Eckardt van den Hoogen, du CD EMI des « Ultimes souffrances du Sauveur », paru en 1987… _ du cher CPE Bach, qui sont ainsi à ma disposition :

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    _ »Les Israélites dans le désert« , wq 238, composé en 1769 : il s’agit du CD Harmonia Mundi HMC 901321, par les Arts Florissants sous la direction de William Christie, enregistré à Lindlar au mois de décembre 1988 ;

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    _ « Les Ultimes souffrances de notre Sauveur« , wq 233, composé en 1770 _ un chef d’œuvre absolu (et musical et discographique !) que je porte au pinacle ; et dont je me stupéfie de ne lui avoir jamais jusqu’ici consacré le moindre article ; je n’en reviens d’ailleurs toujours pas… _ : il s’agit du prodigieux double CD EMI 7 47753 8, par La Petite Bande sous la direction de Sigiswald Kuijken, enregistré à Gemeende du 21 au 28 février 1986 _ je n’ai hélas trouvé ni podcast ni vidéo de cette magistrale interprétation, en 1986, de ce chef d’œuvre de Carl-Philipp-Emanuel Bach, par La Petite Bande, sur le web : voilà qui est proprement stupéfiant !.. _ ;

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    _ « Résurrection et Ascension de Jésus« , wq 240, composé en 1777-1778 : il s’agit du double CD Capriccio 10 206/207, par la Rheinische Kantorei et Das Klein Konzert dirigés par Hermann Max, enregistré à Wuppertal au mois d’octobre 1984 ;

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    _ « Chant matutinal pour la fête de la Création« , composé en 1783-1784 : il s’agit du CD Capriccio 10 208, par la Rheinische Kantorei et Das Klein Konzert dirigés par Hermann Max, enregistré à Wuppertal le 4 mai 1987.

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    De fait, me stupéfie aussi la filiation si je puis dire réciproque _ mais oui ! et pas à sens unique, donc… _ et absolument manifeste à l’écoute, pour ce qui concerne les dates de composition (1756, 1756, 1760, 1760 et 1762) des 5 œuvres de Georg-Philipp Telemann (1681 – 1767) et Carl-Philipp-Emanuel Bach (1714 – 1788) _ leur écart d’âge était donc de 33 ans ! _ interprétées ici en ce CD :

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    _ 1756 pour le « Gott hat den Herrn auferwecket » Wq 244 de CPE Bach _ je n’en ai hélas pas trouvé de podcast ni de vidéo disponible sur le web… _ ;

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    _ 1756 aussi pour le « Veni sancte spiritus » TWV 3:83 de Telemann ;

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    _ 1760 pour le « Veni sancte spiritus » TWV 3:84 de Telemann _ regardez-en ici la vidéo (d’une durée de 2′ 04) _ ;

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    _ 1760 encore pour le « Trauret ihr Himmel » TWV 1:1714 de Telemann _ regarder ici ces 3 vidéos-ci : 1 (de 3′ 31), 2 (de 49″) et 3 (de 48″) ; et écouter ces 2 podcasts-là : 1 (de 1′ 58) et 2 (de 48″) d’extraits de cette superbe cantate festive, de 1760… _ ;

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    _ et 1762 enfin pour le « Er neigte den Himmel » TWV 1:467 de Telemann _ regarder ici cette vidéo d’un extrait (d’une durée de 2′ 46) de cette autre très belle cantate festive de Georg-Philipp Telemann, composée, elle, en 1762…

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    en sachant qu’à ces date-là le parrain Georg-Philipp résidait, lui, et depuis 1721, directeur des 5 églises principales de la ville, à Hambourg,

    et son cher filleul bien aimé (et futur successeur, à Pâques 1768, au prestigieux siège de Hambourg), à la cour de Berlin…

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    Et sur ce précieux point historique, consulter l’éclairante très détaillée présentation, intitulée « Church Music by Georg Philipp Telemann and Carl Philipp Emanuel Bach » de Ralph-Jürgen Reipsch, de Magdebourg, aux pages 15 à 18 du livret de ce CD…

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    De tempérament heureux et généreux (et très ouvert !), Georg Philipp Telemann _ cf ici mon article «  » en date du 25 juin 2017 _ avait très grand souci de la transmission musicale particulièrement auprès des nouvelles générations, et n’a cessé sa vie durant d’entretenir les plus affectueux et encouragents rapports avec ses jeunes confrères compositeurs _ dont son génial filleul (et futur successeur expressément choisi par lui pour lui succéder à Hambourg après son décès) : Carl-Philipp-Emanuel Bach… _, et pas seulement en Allemagne…

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    Et c’est probablement la gloire posthume    à partir du revival de Bach par les soins de Felix Mendelssohn, à Berlin, en 1829… _ de son confrère et ami Johann-Sebastian Bach, qui, peu à peu, à l’époque romantique d’abord, a mis en recul et quasi effacé _ bien à tort ! _ la réputation et la gloire musicales de Georg-Philipp Telemann auprès des amoureux de la musique…

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    Et probablement doit-on en dire tout autant du rapport de réputation et gloire musicales existant aujourd’hui, en 2024, entre Carl-Philipp-Emanuel Bach, le fils (1714 – 1788), et Johan-Sebastian Bach, le père (1687 – 1750) : l’ombre portée du père fait bien à tort mésestimer encore maintenant l’œuvre magnifique du fils…

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    Ce vraiment passionnant CD cpo de « Festive Kantaten » de Telemann et CPE Bach, paru donc en 2016, est décidément un peu trop passé inaperçu de la plupart des critiques discographiques, au moins en France.

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    Ce dimanche 4 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa