Étiquette : France-Musique

  • Le délice d’écouter Noel Coward chanter « Mad dogs and Englishmen »

    Il y a quelques jours,

    lors d’une semaine « britannique » _ du 7  au 13 octobre derniers _ sur France-Musique,

    j’ai entendu Noel Coward (1899 – 1973) chanter _ en 1932, en une Revue musicale intitulée Words and Music _ Mad dogs and Englishmen,

    avec un art de la prononciation proprement délicieux.

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    Je l’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir

    en un coffret Warner Classics de 4 CDs intitulé Noel Coward His HMV Recordings (Warner 0825646574940).

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    Noel Coward fut un brillant touche-à-tout,

    acteur brillant,

    mais aussi auteur multivoque savoureux ;

    et pas que de chansons _ on se souvient de Brève rencontre de David Lean.

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    Merci de nous offrir parfois de telles fenêtres

    de singularité…

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    Ce mardi 12 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le nostalgique et bienvenu « Trésors et raretés d’une radio de légende _ Emissions et voix mythiques » : un double album de Classica consacré à France-Musique

    Le numéro de Classica de cette rentrée de septembre 2019

    nous offre un donble CD

    intitulé Trésors & Raretés de France-Mustque _ Emissions et voix mythiques,

    qui nous donne l’occasion de ré-écouter les voix

    de passionnants passeurs _ radiophoniques _ de musique,

    sur l’antenne de France-Musique :

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    Armand Panigel (Bursa, 15 octobre 1920 – Saint-Rémy-de-Provence, 28 décembre 1995), Jacques Bourgeois (1912 – Paris, 30 août 1996), Claude Lehmann et Antoine Goléa (Vienne, 30 août 1906 – Paris, 12 octobre 1980), en l’émission La Tribune des Critiques de disques, en 1975 ;

    Micheline Banzet (18 novembre 1923), en l’émission Trois jours avec…, en 1963 ;

    Pierre Barbizet (Arica, 20 septembre 1922 – Marseille, 18 janvier 1990), en l’émission Les jeunes Français sont musiciens, en 1971 ;

    Claude Maupomé (Talence, ? – 31 mars 2006), en l’émission Le Concert égoïste, en 1975 ;

    Claude Samuel (Paris, 23 juin 1931), en l’émission Mémoire retrouvée, en 1997 ;

    Jacques Merlet (Sainte-Foy-la-Grande, 5 décembre 1931 – Paris, 2 août 2014), en l’émission Le Matin des Musiciens, en 1986 ;

    François Serrette (1927 – Paris, 7 avril 1999), en l’émission Musiciens français témoins de leur temps, en 1970 ;

    Patrick Szersnovicz, en l’émission La Règle du jeu, en 1977 ;

    Pierre Bouteillet (Angers, 22 décembre 1934 – Paris, 10 mars 2017), en l’émission Comme de bien entendu, en 1999.

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    Ces passeurs passionnés et immensément cultivés

    nous manquent beaucoup…

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    J’ai eu l’occasion de rendre hommage sur mon blog

    _ cf mon article du 31 août 2014 :  ; celui du 11 décembre 2015 :  ; ainsi que le podcast de mon entretien-hommage à Jacques Merlet, du 12 décembre 2015, avec Marcel Pérès : Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet… _

    et à Jacques Merlet ;

    et à Claude Maupomé,

    dont le dominical Comment l’entendez-vous ? _ que je n’aurais manqué, sinon pour rien, du moins pour pas grand chose au monde… _ m’a tellement appris à écouter (et partager) la musique…

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    La plupart de ses invités étaient des mélomanes passionnés et compétents ;

    et quand ce n’était pas le cas _ rarement _, cela ne s’entendait que trop…

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    Claude Maupomé,

    Jacques Merlet,

    Micheline Banzet :

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    des Bordelais mélomanes…

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    Ce jeudi 5 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter mieux les silencieux, avec Laurent Vilarem

    Samedi dernier matin, à la toujours intéressante émission Sous la couverture de Philippe Venturini sur France Musique,

    je découvrais le livre Les Silencieux _ sous-titré Les Compositeurs à l’épreuve du silence _ de Laurent Vilarem ;

    qui a vivement intéressé l’amoureux de la Musica callada de Federico Monpou (1893 – 1987) que je suis.

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    Et voilà que sur le site de Res Musica,

    et sous la plume de Vincent Guillemin,

    je découvre un article consacré à ce travail…

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    Le voici.

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    LES SILENCIEUX, DE LAURENT VILAREM

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    Les Silencieux. Les compositeurs à l’épreuve du silence. Laurent Vilarem. Éditions Aedam Musicae. 99 p.

    12,90€. Avril 2019

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    Les-silencieux-Les-compositeurs-a-l-epreuve-du-silenceAxé sur le silence, choisi ou forcé, le premier livre de Laurent Vilarem soulève de nombreuses questions sur des personnalités musicales de tous temps, principalement de la musique classique, mais aussi du XXe siècle dans la variété et le rock, pour tenter de comprendre pourquoi ou comment un compositeur peut devenir muet _ pas seulement, et même loin, très loin de là ! ; car une telle interprétation du sens du propos de Laurent Vilarem serait terriblement réductrice de ce que l’auteur veut signifier là ! Car il est des œuvres, et parmi les plus belles, qui nous donnent à percevoir le silence (non vide, loin de là !) lui-même… au point que l’on peut même se demander si la musique (et plus largement toute vraie œuvre d’art) n’a pas pour but de rompre avec le discours et le bavardage afin de nous donner à accéder à la qualité de parole et de vie de ce qui pourtant ne dit rien et se tait…

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    Quatre-vingt-dix-neuf pages, quarante-six sous-parties, douze chapitres ouverts par un prologue et clôturés par un épilogue, une brève et luxueuse introduction de Philippe Jaroussk. C’est avec cette matière et un style d’écriture extrêmement fluide et rapide _ le même qu’à l’oral dans l’émission de Philippe Venturini : alerte et très vivant _ que notre ancien collaborateur _ dont acte _, Laurent Vilarem, tente _ mais c’est presque péjoratif… _ de traiter une question rarement abordée d’une manière globale _ vraiment ? _  : celle du silence chez les compositeurs _ cette formulation manque terriblement de précision.

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    Jamais trop vulgarisateur, ni en même temps jamais trop pointu ou limité à une partie de la musique ou du répertoire, le propos passe en quelques instants de Brel à Wolf, de Schumann à Gorecki. L’ouvrage ne se veut pas exhaustif et surtout, il ne tombe pas dans la facilité d’une psychanalyse de bon aloi, tellement habituelle aujourd’hui pour expliquer avec des concepts actuels des actes ou sentiments d’une autre époque et d’autres mœurs. Évidemment, l’auteur ne peut en si peu de mots couvrir intégralement le sujet, et ne chercher à établir aucune démonstration scientifique. Il pose des questions plus qu’il n’y répond, et tente par l’accumulation de thèmes et d’histoires _ c’est vague ; un thème, c’est un cliché ; et une histoire, c’est une anecdote : rien que du superficiel ! _ de faire ressortir de nombreux cas particuliers, parfois relativement similaires _ et confus. L’article ne nous fait pas entrer dans le détail du livre…

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    Ainsi se plonge-t-on dans un univers de névroses, de faiblesses ou de problèmes, jusqu’à la mort, cause la plus évidente _ certes… _ de silence _ mais ce sont bien davantage les silences des musiques elles-mêmes que les péripéties de vie des compositeurs qui sont porteuses de sens… C’est l’histoire de la Symphonie n° 8 de Jean Sibelius, de l’album Les Marquises de Jacques Brel, de Charles Ives qui arrête d’écrire lorsqu’il quitte son métier d’assureur pour la retraite, de Gioachino Rossini et son boursicotage des dernières années. L’histoire des femmes aussi, trop longtemps bloquées par la société, ou par leurs maris, à l’image d’Alma Mahler. Toutes ces tranches de vies sont énoncées succinctement, sans interruption, d’une main parfois lapidaire, mais toujours haletante _ ou passionnante ? _, à même de capter l’attention _ dans quel but ? Nous proposer d’y penser ? _ à chaque ligne, pour un parcours centré sur le vide _ mais les vides ne sont pas nécessairement déserts, bien au contraire _, celui du silence.

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    J’ai commandé le livre de Laurent Vilarem il y a une semaine.

    Et j’attends avec une certaine impatience d’en découvrir et me pencher sur son détail…

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    Ce samedi 29 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’humanité magnifique d’Andras Schiff

    Cette semaine,

    Les Grands Entretiens de France Musique

    _ et menés ici par son excellent confrère musicien-pianiste Alain Cassard _

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    ont été consacrés à Andras Schiff,

    le magnifique pianiste hongrois

    _ né à Budapest le 21 décembre 1953.

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    Voici de quoi écouter

    les podcasts de ces cinq superbes et profondément émouvants entretiens

    (des 26, 27, 28, 29 et 30 novembre) :

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    « L’Académie Franz Liszt, c’était comme un refuge« 

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    « Camarade Schiff, vous irez à Moscou !« 

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    « Sandor Vegh a été mon exemple« 

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    « En musique de chambre, c’est très important de ne pas se parler trop souvent« 

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    « Viktor Orban menace la démocratie« 

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    L’homme qui parle ici

    est aussi magnifique

    que le pianiste-musicien qui joue.

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    Je connaissais l’amitié qui a uni

    Imre Kertész, l’écrivain,

    (Budapest, 9 novembre 1929 – Budapest, 31 mars 2016)

    et Andras Schiff, le musicien,

    (né, donc, lui aussi à Budapest, le 21 décembre 1953)

    _ et Kertész s’en est ouvert à diverses reprises,

    tant dans ses livres autobiographiques les plus récents qu’en divers entretiens ;

    ce qui m’a d’ailleurs personnellement incité à prêter meilleure attention à Schiff… _ ;

    …

    je comprends bien

    _ au delà du mystère forcément singulier de l’alchimie d’une amitié _

    sur quel terrain d’humanité profonde

    leur amitié a fleuri…

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    Ce vendredi 30 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa