Étiquette : Gachucha Billac

  • Mise au point de la « Présentation générale » de « Sur les pas des parents basques de Maurice Ravel »…

    Présentation générale de « Sur les pas des parents basques de Maurice Ravel », avec ses principales étapes marquantes, de mars 2019 à juillet 2025

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    Francis LIPPA

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    Pour parvenir à marcher très effectivement, par les rues de Ciboure, mais aussi de Saint-Jean-de-Luz, sur les pas des divers parents basques – ancêtres Delouart, mais aussi nombreux cousins : Delouart, Billac, Etcheverry, Hiriart, Dargaignaratz, Gaudin, Goyenague, Passicot, Cerciat, Etchepare, Sagarzazu, Larrarte, etc.  – des natifs eux-mêmes de Ciboure Maurice Ravel, en 1875, et sa mère Marie Delouart, en 1840, il a fallu d’abord mener une longue enquête, patiente et ultra-attentive, à partir d’abord de ce qu’il était possible d’induire des moindres indices que pouvait fournir une lecture très méthodique – débutée le 12 mars 2019, ainsi qu’en témoignent les articles de mon blog « En cherchant bien » – de la Correspondance de Maurice Ravel telle que celle-ci a été réunie et publiée par les soins de Manuel Cornejo – une première édition au mois d’octobre 2018 aux Editions du Passeur, puis une seconde, très enrichie, au mois de mars 2025, aux Editions Gallimard, collection Tel, en deux volumes – : un travail de lecture-déchiffrage minutieux qui a été mené, donc, depuis le 12 mars 2019 jusqu’à ce mois-ci de juillet 2025, soit en 6 années et 4 mois…

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    Puis, et à partir d’une réunion, le 24 octobre 2024, au Centre culturel Peyuco Duhart à Saint-Jean-de-Luz, de diverses associations luziennes ainsi que cibouriennes invitées, dont l’Association Jakintza – et c’est là que, peu avant, son président Guy Lalanne m’a proposé de l’y accompagner, en tant que « spécialiste » de Ravel, et un peu luzien aussi… – , en vue de mettre au point de quoi rendre hommage en son pays natal à Maurice Ravel pour le 150e anniversaire de sa naissance, le 7 mars 1875, à Ciboure, en cette « Année Ravel 2025 » qui s’annonçait.

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    Décision fut prise alors par nous deux, Guy Lalanne et moi-même, de réaliser ce livre sur la parenté basque de Maurice Ravel, en nous focalisant sur le repérage – que j’avais effectué au long de ces 6 années passées, depuis mars 2019 – des maisons où ont résidé les ancêtre basques de Maurice Ravel, ainsi que les divers cousins, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, de sa mère, Marie Delouart-Ravel.

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    Et c’est alors que le concours très actif, hyper-compétent et ultra-riche de ressources de l’infatigable Guy Lalanne, le président de la dynamique et très féconde association Jakintza, a permis de localiser très effectivement – et maintenant aussi, photographier – , sur le terrain, les maisons de ces parents ainsi que cousins de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel, telles qu’elles sont aujourd’hui, ces maisons, à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, elles-mêmes si elles n’ont pas ou guère changé, ou bien celles qui, sur leur emplacement, les ont remplacées, afin d’aboutir à réaliser un parcours – pouvant être fléché… – de localisation par les rues de Ciboure et de Saint-Jean-de-Luz, devenant, ainsi matérialisé, aisé à suivre pour qui s’intéresserait à venir se rendre compte de visu, sur le terrain, en de passionnantes promenades – je pense en particulier ici aux maisons situées dans le superbe quartier aujourd’hui de Bordagain – de ces diverses maisons liées à Maurice Ravel et sa mère Marie Delouart, et à leur parenté – leurs cousins – basque, à Ciboure ainsi qu’à Saint-Jean-de-Luz, par exemple lors de futures « Journées du patrimoine » …

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    Et je veux mettre ici spécialement un focus, car c’est un des apports – majeur et spectaculaire – de notre recherche, sur cette découverte que Guy Lalanne et moi-même Francis Lippa, avons réalisée, de situer, les premiers avec exactitude et sur place – ce fut, pedibus, le vendredi 2 mai 2025 – , la maison de ce qui a été, de mère en fille – Françoise Benoît (1786 -1855) épouse Dupous, Victoire Dupous (1922-1903) épouse Bibal, Annette Bibal (1844-1936) épouse Gaudin – , le domicile – avant même 1844 pour la naissance le 7 février 1844, en cette maison du n° 21 de la Grand-Rue, du fils aîné de Victoire Dupous et son mari Pierre Bibal : Jean-Baptiste Bibal (qui décèdera à l’hôpital de Rochefort le 18 février 1871) – de la famille des Benoît-Dupous-Bibal-Gaudin – ces Benoît et ces Dupous exerçaient le métier de boulanger – , chez lesquels Maurice Ravel a maintes fois, et cela dès son enfance et son adolescence, séjourné lors de vacances, auprès de sa chère grand-tante Gachucha : Engrace Billac (1819-1902), qui y était domestique, en cette maison – incorrectement localisée jusqu’alors du fait d’un changement de numérotation advenu vers 1930, et négligé jusqu’ici par les chercheurs ! – , en charge tout particulièrement des enfants, depuis au moins 1862, et peut-être dès 1855, pour ce qui concerne les enfants Bibal, avant de s’occuper, à partir de 1875 et jusqu’à son décès en décembre 1902, des enfants Gaudin… En cette maison qui, de n° 21 de la Grand-Rue, en 1844, est devenue, entre le 31 janvier 1883 (Pascal Gaudin naît ce jour-là au n° 21 de la Grand-Rue) et le 28 avril 1884 (son oncle Léon-Pierre Bibal décède ce jour-là au n° 41 de la rue Gambetta), le n° 41 de la rue Gambetta – ce nom de rue Gambetta ayant été donné alors à la Grand-Rue de Saint-Jean-de-Luz afin d’honorer le grand républicain Léon Gambetta, décédé le 31 décembre 1882) ;et  là-dessus, lire mon article en date du 2 novembre 2019 « Pour suivre l’histoire des Bibal et des Gaudin au XIXe siècle à Saint-Jean-de-Luz : les changements de numérotation ainsi que de dénomination des rues de Saint-Jean-de-Luz » – ; et cela avant qu’intervienne, vers 1930, un nouveau changement de numérotation des maisons de cette rue Gambetta : ce sera alors que le n° 41 de cette rue Gambetta deviendra le n° 49 ! Et cela jusqu’à ce que courant août 1924 la maîtresse de cette très belle maison, Annette Bibal-Gaudin (1844-1936) vende cette maison devenue désormais trop vaste (et peuplée de trop de souvenirs des morts tragiques de ses 4 fils…), pour déménager avec sa sœur célibataire Bernardine Bibal (1855-1943), sa fille célibataire elle aussi Marie Gaudin (1879-1976) et sa petite-fille (fille de Jane Gaudin-Courteault) Annie Courteault (1913-1994) – Annie Courteault, dont sa grand-mère Annette avait tenu à s’occuper de l’éducation, à Saint-Jean-de-Luz ; Annie suivait alors les cours de la Pension Sainte-Odile… – pour la plus modeste Villa Mirentchu, située Rue du Midi…

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    Et ce travail de localisation actuelle des diverses maisons, sur les bases des indications de repérage des domiciles de ces divers parents et cousins de Marie Delouart et Maurice Ravel, je l’ai synthétisé peu après ce 24 octobre 2024 de réunion au Centre culturel Peyuco Duhart, dans deux articles commodes, les plus précis et complets possibles, en date des 5 et 6 novembre 2024 : « Essai de répertoire des maisons mentionnées dans les actes d’état-civil de naissance et de décès des individus membres des lignées issues de Gratien Delouart (1748 – 1798) et son épouse Sabine Laxague (1745 – 1845), pour parfaire la connaissance des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel… »  et « Essai de répertoire de mentions dans des actes d’état-civil de maisons indiquées par un nom, et pas un numéro, situées en divers quartiers de Ciboure (Pocalette, Bordagain, La Place…), maisons de naissance ou de décès de membres des lignées issues de Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798), ou apparentés par mariage aux descendants de celui-ci…» .

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    Il me faut aussi préciser que c’est à partir de l’article, de visée panoramique, intitulé « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022, de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel… », rédigé un peu auparavant, le 18 octobre 2024 dans la perspective justement de cette rencontre du 24 octobre 2024, préparatoire à ce livre à venir, que je me suis mis à l’effort de récapituler les étapes marquantes de ma recherche d’élucidation de ces parentés basques de Maurice Ravel, via les divers cousins – méconnus ou ignorés jusqu’alors par les chercheurs – de sa mère, la cibourienne Marie Delouart (1840-1917), fille et petite-fille de deux filles-mères : Sabine Delouart (1809-1874) et Marie-Baptiste Delouart (1782-1855) : d’où la transmission de ce nom de Delouart de Gratien Delouart (1748-1798), par cette filiation exclusivement féminine – Marie-Baptiste, puis Sabine – , jusqu’à la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart (1840-1917)…

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    Et je me permets donc ici de renvoyer les lecteurs les plus patients et courageux à cet article-florilège du 18 octobre 2024 « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022, de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel » , qui a le mérite d’offrir un recueil-documentaire récapitulatif de 11 autres articles de mon blog « En cherchant bien » constituant un témoignage commode des progrès de ma recherche,

    et qui sont en date :

    • du 13 mai 2019 « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel » 
    • du 26 mai 2019 « La confirmation officielle du cousinage luzien de Maurice Ravel avec les Hiriart-Gaudin (et les deux Marie Etcheverry) » ;
    • du 28 mai 2019 « Les blancs questionnants de la mémoire familiale des cousins luziens de Maurice Ravel : pour continuer à progresser dans la recherche… » ;
    • du 19 août 2019 « Pour commenter mes toutes récentes recherches sur le contexte familial (des Hiriart-Gaudin) des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel » ;
    • du 31 août 2019 « Les parentés des Hiriart-Gaudin de Saint-Jean-de-Luz : un récapitulatif commode cette fin août 2019, dans le prolongement de mes recherches sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel » ;
    • du 2 septembre 2020 « Récapitulatif commode de mes recherches sur les parentés cibouro-luziennes de Maurice Ravel (12 mars 2019 – 1er mars 2020) »  ;
    • du 4 octobre 2020 « Les parents cibouro-luziens de Marie Delouart-Ravel contemporains de la naissance de Maurice Ravel, le 7 mars 1875, à Ciboure : un provisoire panorama sur une très méconnue généalogie familiale… » ;
    • du 11 octobre 2020 : « A propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel : quelques corrections et précisions à mon article du 28 mai 2019 : « Les blancs questionnants de la mémoire familiale des cousins luziens de Maurice Ravel : pour continuer à progresser dans la recherche… » ;
    • du 7 octobre 2021 « Un bilan prospectif afin de progresser dans la recherche des cousinages luziens (et cibouriens) de Maurice Ravel, à partir de la descendance de Gratien Delouart (1748-1798) » ;
    • du 11 octobre 2021 « Pour être un peu plus précis sur le déni de reconnaissance, par Edmond Gaudin (1903-1988), de son cousinage effectif avec Maurice Ravel (1875-1937), une ébauche de quelques pistes à explorer… A propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel : quelques corrections et précisions à mon article du 28 mai 2019 : « Les blancs questionnants de la mémoire familiale des cousins luziens de Maurice Ravel : pour continuer à progresser dans la recherche… » ;
    • du 17 août 2022 « Un commode tableau des liens de parenté (Delouart) de Maurice Ravel (1875-1937) et Magdeleine Hiriart (1875-1968), mère d’Edmond Gaudin (1903-1988) ; et du cousinage (Bibal) de ce dernier avec Pierre Courteault (1910-2006) ; descendants des ancêtres Gratien Delouart (1748-1798) et Jean Bibal (1725-1795) » ;
    • et du 18 août 2022 « Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante (mais pas marraine !) du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902… » ,

    Tous ces articles pouvant être tenus comme autant d’avancées de la connaissance de ces divers liens de parenté en cette patiente et tenace recherche, avec ses tournants marquants et ses étapes de progrès…

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    Je dois aussi mettre dès maintenant l’accent sur un article important – en partie généalogique, mais pas seulement : de réflexion originale aussi – , rédigé tout récemment, le 11 juillet dernier, 2025 : « Sur les liens familiaux en la fratrie des cibouriens Sabine Delouart (1809-1874), Marie-Baptiste Billac (1815-1855), Engrace-« Gachucha » Billac (1819-1902), Pierre-Jacques Billac (1821-après 1840) et Gracieuse Billac (1824- 1897), et les liens amicaux entre Marie Delouart et son fils Maurice Ravel avec Victoire Dupous-Bibal (1822-1903), sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845- 1936) et la fratrie des enfants Gaudin, dont tout spécialement Marie Gaudin (1879-1976)… ».

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    Et avant d’aller plus loin, je tiens à reprendre et compléter ici ce que j’ai commencé à détailler le 1er juin dernier, 2025, en mon article de réflexion lui aussi « Question sur les liens en la fratrie des cibouriens Sabine Delouart (1809-1874), Marie-Baptiste Billac (1815-1855), Engrace « Gachucha » Billac (1819-1902), Pierre-Jacques Billac (1821-?) et Gracieuse Billac (1824-1897) ; et le mariage à Ciboure le 14 septembre 1814 des cibouriens Jacques Billac (1772-1839) et Marie Delouart (1782-1855), l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel (1875-1937)… » , à propos, d’une part, des liens familiaux entre la désormais parisienne Marie Delouart – à partir de 1871, 1872, 1873 ? (une ambiguïté d’identification d’année demeure encore ici…) : en tout cas Marie Delouart épouse Pierre-Joseph Ravel à Paris le 3 avril 1873 – et ses deux tantes Billac, la cibourienne Gracieuse Billac (1824-1897) et celle qui, cibourienne de naissance, est devenue luzienne peut-être dès 1855, et en tout cas dès 1862, en étant désormais au service des Dupous-Bibal, Engrace-Gachucha Billac (1819-1902) ; et, d’autre part, à propos des liens amicaux cette fois, et sur lesquels il me paraît devoir falloir insister, ayant existé entre Marie Delouart (1840-1917) ainsi que son fils Maurice Ravel (1875-1937), avec les luziens Victoire Dupous-Bibal (1822-1903), sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845-1936), et les enfants Gaudin, dont, tout spécialement, Marie Gaudin (1879-1976), car ces divers liens affectifs sont tout à fait décisifs pour mieux comprendre les rapports de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel tant avec leurs tantes Billac, d’une part, qu’avec leurs amis luziens Dupous, Bibal et Gaudin, d’autre part, qui ont été les employeurs de la tante (et grand-tante) Gachucha Billac ; avec, à la base, le lien d’amitié qui a existé entre Marie Delouart et Annette Bibal…

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    En creusant la généalogie des Billac et celle des Errecalde – Jacques Billac (1772-1839), époux à Ciboure le 14 septembre 1814 de Marie-Baptiste Delouart (1782-1855), est le fils de Pierre Billac (?-?) et Sabine Errecalde (1726-1806), mariés à Ciboure le 17 janvier 1769) – , je me suis en effet aperçu que Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel, avait conservé, depuis son installation à Paris, des rapports privilégiés avec sa tante Engrace-Gachucha Billac. Celle-ci était devenue luzienne, je viens de le dire,  dès avant 1862, et probablement dès l’automne 1855, suite au décès soudain, à Saint-Jean-de-Luz, chez lui, au 41 Grand Rue, le 13 septembre 1855, de Pierre Bibal, au plus fort de l’épidémie de choléra (qui emporta aussi, à Ciboure cette fois, et Marie-Baptiste Billac (ce fut le 17 août 1855), et Marie-Baptiste Delouart veuve Billac, la grand-mère de Marie Delouart et arrière-grand-mère de Maurice Ravel  (ce fut le 23 août suivant, en 1855 : c’est-à-dire la sœur et la mère d’Engrace-Gachucha Billa, décédées le 17 et le 23 août 1855, en la maison Lamacenia, au n° 137 du quartier de la Place, à Ciboure)… En effet, cette disparition soudain le 12 septembre 1855 de Pierre Bibal, maître au cabotage de profession à son décès, laissait sa veuve Victoire Dupous-Bibal ayant à sa charge les 6 enfants encore vivants des 9 qui leur étaient nés (entre 1844 et 1855), dont la dernière, Bernardine Bibal (la future « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à ses amies Jane et Marie Gaudin…), venait tout juste de naître le 22 août 1855. C’est très probablement alors, dès 1855, qu’Engrace-Gachucha Billac, vint de sa Ciboure natale, seconder, au n° 41 de la Grand Rue de Saint-Jean-de-Luz, Victoire Dupous-Bibal, pour de toute urgence l’aider à s’occuper d’élever ses 6 enfants devenus orphelins de leur père. Cette Engrace Billac qui, au décès de son fils naturel Romain Billac (Ciboure, 9 août 1844 – Ciboure, 2 août 1862), à l’âge de 18 ans, le 2 août 1862 – sur l’acte de décès de celui-ci, il est mentionné que le jeune Romain Billac exerçait la profession de charpentier de marine – , est déclarée résider, elle, à Saint-Jean-de-Luz – voilà ! – , alors que son fils Romain résidait, lui, à Ciboure, au n° 146 du quartier de Pocalette ; et en ce mois d’août 1855 de la grande épidémie de choléra, Romain Billac venait d’avoir 11 ans. Et je me suis aperçu, donc, que Marie Delouart-Ravel, devenue parisienne, n’avait eu, semble-t-il, plus guère de rapports, du moins connus par quelque témoignage qui ait été  conservé : la tante et la nièce ne savaient pas écrire, avec son autre tante Billac, la cibourienne Gracieuse Billac (1824-1897), laquelle avait aidée Marie Delouart-Ravel à accoucher, à la maison San Esteven, rue du Quai à Ciboure, du petit Maurice Ravel le 7 mars 1875, et avait été la marraine de l’enfant à l’église saint-Vincent de Ciboure le 13 mars 1875. Et il se trouve que  beaucoup de biographes de Ravel continuent très malencontreusement de confondre encore les deux sœurs Billac, Engrace-Gachucha et Gracieuse Billac : Engrace et Gracieuse (et Gachucha) constituant des prénoms équivalents…

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    La troisième tante cibourienne de Marie Delouart, Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 17 novembre 1815 – Ciboure, 18 août 1855), étant, elle, décédée à l’âge de 39 ans en 1855, cinq jours avant sa mère Marie-Baptiste Delouart Billac (1782-1855), en la maison Lamacenia n° 137 au quartier de la Place, lors de l’épidémie de choléra qui décima les populations de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz !

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    Et quant à l’oncle Pierre-Jacques Billac (Ciboure, 5 juillet 1821 – ?, ?), qui résidait en 1840 en la maison Beloquenia au quartier de Pocalette à Ciboure, j’ignore ce qu’il est devenu après 1840 : était-il encore vivant en 1855 ? et en 1862 ? Je n’ai trouvé aucun document là-dessus…

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    Marie Delouart-Ravel – analphabète sa vie durant : son fils Maurice transcrivait comme il le pouvait les noms de parents que sa mère prononçait, et en basque : par exemple Sabadin Quinior (?) et Eslonta Maicourné (?) en la lettre adressée à Marie Gaudin en date du 22 juin 1911 ; toutefois, enfin parvenu à être mobilisé lors de la Grande Guerre, Maurice Ravel finit par obtenir de sa mère, alors âgée de 76 ans,, qu’elle lui écrive ; et il lui demande alors : « Ecris-moi souvent, tous les jours, même illisiblement » , ainsi qu’il répondit le 29 mars 1916 à la toute première lettre reçue d’elle ; « Si tu avais pu voir ma joie lorsque j’ai enfin reçu une lettre de toi ! Qu’est-ce que ça peut faire qu’elle ne soit pas calligraphiée ? Ecris-moi souvent, tous les jours si tu peux. Fais mettre l’adresse par Edouard (tu n’as qu’à lui en faire écrire plusieurs d’avance). Et dis-moi tout ce que tu fais » (page 660 du Tome 1 de la Correspondance) … – ;  Marie Delouart-Ravel, donc, n’écrivant, et pour cause, presque pas : pour l’excuser auprès de ses correspondants de ne pas répondre elle-même à leurs courriers, son fils Maurice expliquait que sa mère était ou bien « un peu fatiguée et trop âgée », ou bien « un peu paresseuse » … Et de fait nous ne disposons à ce jour que de très peu de lettres manuscrites de Marie Delouart-Ravel : une unique à son fils Maurice pendant la guerre, le 21 septembre 1916 (page 811 du tome I de la Correspondance), et donc rien qui soit un peu détaillé sur les rapports que Marie Delouart-Ravel a pu entretenir, depuis Paris, avec sa parenté la plus proche demeurée au Pays basque, telles ses deux tantes Billac, la cibourienne Gracieuse et la luzienne Engrace-Gachucha…

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    Toutefois en l’importante lettre de Maurice Ravel à son amie Marie Gaudin du 22 juin 1911 – m’y voici ! – , où il prie sa chère amie luzienne Marie Gaudin de bien vouloir se charger de trouver un logement à Ciboure pour à partir du 15 juillet et environ 3 mois, pour sa mère, lui-même et son frère Edouard, Maurice Ravel précise : « Nous préférerions que ce soit chez des parents (sic). Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) ; chez Marie-Dominique Anchochury ; chez les Goyenague… ou autre part »… Maurice n’était donc pas sans savoir qu’existaient encore à Ciboure, en 1911, des parents de sa mère Marie Delouart, qui a alors 71 ans…

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    Mon hypothèse est ici que la proximité avérée de Marie Delouart-Ravel (1840-1917) avec sa tante Gachucha Billac (1819- 1902) tient en grande partie au fait de l’amitié forte que Marie Delouart a pu nouer – via Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des enfants de Victoire Dupous-Bibal… – à Saint-Jean-de-Luz, avant son mariage à Paris avec Pierre-Joseph Ravel, avec la luzienne Annette Bibal-Gaudin (1845-1936). Laquelle Annette Bibal-Gaudin, après sa mère Victoire Dupous-Bibal (1822-1903 : devenue veuve de Pierre Bibal le 12 septembre 1855), qui avait employé Gachucha Billac pour être la gouvernante de 6 de ses 9 enfants Bibal, employa à son tour – et cela dès son mariage avec Edmond Gaudin et la naissance de son premier enfant Charles Gaudin, les deux advenus en 1875 – , cette très précieuse et efficace Gachucha Billac pour être la gouvernante des 7 enfants Gaudin qui allaient lui venir, de 1875 à 1886 : une tâche qui rendit Gachucha, à la très forte personnalité, très présente en la demeure du 41 Grand Rue – puis 41 rue Gambetta – à Saint-Jean-de-Luz ; ainsi que me l’ont confirmé les récits détaillés d’anecdotes mémorables (le jeu « de chat »  au piano du petit Maurice encore enfant, ou l’assiette un peu ébréchée qui lui était réservée, etc., de Maylen Gaudin-Lenoir se souvenant de ce que lui ont transmis son père Edmond Gaudin (1903-1988) et sa grand-mère Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875-1968)…

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    Cette Annette Bibal, donc, qui, en demandant à Marie Delouart de bien vouloir prendre sa place en 1871 , ou plutôt 1870, désirait en effet demeurer à Saint-Jean-de-Luz auprès de son fiancé Edmond Gaudin, qui avait été blessé lors de la guerre de 1870 contre la Prusse, pour accompagner à Madrid, à sa place, la modiste parisienne Madame Félix, qui allait y présenter, comme chaque année, sa prestigieuse collection de mode ; en effet, Annette Bibal avait accompagné celle-ci à Madrid à plusieurs reprises déjà… Et c’est cela qui donna l’occasion à Marie Delouart, la nièce de la domestique de la maison, Gachucha Billac, de faire la connaissance là-bas, en Espagne, de son futur mari Pierre-Joseph Ravel (1832-1908) : un événement bien évidemment crucial dans l’existence de Marie Delouart !..

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    Or, Maurice Ravel a lui aussi à son tour, et toute sa vie durant, entretenu de très précieux et forts liens d’amitié avec la famille luzienne d’Annette Bibal-Gaudin (1845-1936), sa mère Victoire Dupous-Bibal (1822 1903) – la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz  jusqu’à son décès en 1903 – , qui ont été les employeurs successifs, et en la même maison, Grand-Rue (puis rue Gambetta), de sa chère grand-tante « Gachucha » Billac (1819-1902)…, ainsi qu’avec la fratrie des enfants Gaudin, et tout spécialement, la plus proche de son cœur, toute leur vie durant, j’y insiste, Marie Gaudin (1879-1976).

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    Et il reste, aussi, à en découvrir davantage sur cet oncle unique Billac de Marie Delouart – le seul fils de sa grand-mère Marie-Baptiste Delouart-Billac (1782-1855), mère de 4 filles : Sabine Delouart (1809-1974), d’abord, puis Marie-Baptiste Billac (1815-1855), Engrace-Gachucha Billac (1819-1902) et Graciense Billac (1824-1897) – qu’est Pierre-Jacques Billac (1821-?) : s’est-il marié ? A-t-il eu une descendance Billac ? – et peut-être ailleurs qu’à Ciboure, où jusqu’ici je n’ai rien trouvé d’accessible (où Pierre-Jacques Billac est-il donc décédé ?), du moins via Internet… Il faudrait revenir explorer de plus près les archives d’état-civil d’un peu plus loin que Ciboure pour découvrir le lieu et la date de son décès…

    …

    Et je peux revenir ici sur la découverte toute récente, par conjugaison de nos savoirs respectifs, Guy Lalanne et moi-même, Francis Lippa, de la localisation actuelle de ce qui avait été le domicile des Benoît et des Dupous, boulangers, puis des Bibal et des Gaudin, en la Grand-Rue qui deviendra en 1883 la rue Gambetta à Saint Jean-de-Luz, telle que vient de le retracer mon article significatif du 15 juillet dernier, 2025, « Cinq dates retraçant l’historique de la localisation actuelle, in situ, de la maison des Gaudin du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz : du 2 novembre 2019 au 5 mai 2025… » que je me permets de reproduire tout simplement ici en cette présentation gênérale :

    1°) le 2 novembre 2019, mon article « Pour suivre l’histoire des Bibal et des Gaudin au XIXe siècle à Saint-Jean-de-Luz : les changements de numérotation ainsi que de dénomination des rues de Saint-Jean-de-Luz » , affirmant la propriété de la maison de l’ancien n° 21 Grand-Rue, puis n° 41 Grand-Rue, et ensuite n° 41 rue Gambetta, comme étant celle celle de la famille Benoît-Dupous – en l’espèce Françoise Benoît (Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1886 – Saint-Jean-de-Luz, 13 septembre 1855, décédée en cette maison du 21 Grand-Rue), épouse Dupous (Françoise Benoît et Jean-Baptiste Dupous se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1821), et son mari Jean Baptiste Dupous (Béhobie-Urrugne, 26 juin 1800 – Saint-Jean-de-Luz, 11 avril 1865, décédé en cette même maison du désormais 41 Grand-Rue), tous les deux décédés en leur domicile du n° 21, puis n° 41 Grand-Rue à Saint-Jean-de-Luz : au rez-de-chaussée de cette maison, se tenait leur boulangerie… – , puis de la famille Dupous-Bibal – en l’espèce celle de leur fille et héritière Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845, née en cette maison du 21 Grand-Rue – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936, décédée en la villa Mirentchu, rue du Midi), épouse, puis veuve d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844, né Rue Neuve n° 39 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920, décédé en cette maison du 41 rue Gambetta) – , d’au moins à partir du 7 février 1844 – la naissance du fils aîné de Victoire Dupous et son mari Pierre Bibal : Jean-Baptiste Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1844, né en cette maison du 21 Grand-Rue et décédé à Rochefort, à l’hôpital militaire, 18 février 1871) – , et cela jusqu’à la vente de cette maison, par sa propriétaire Annette Bibal, veuve Gaudin, au cours du mois d’août 1924 – une date que j’ai déduite des indications présentes en la correspondance entre Maurice Ravel et Marie Gaudin…

    Et pour le détail des naissances et décès des divers membre des familles Benoît, Dupous, Bibal et Gaudin, ainsi que les domestique Engrace-Gachucha Billac, on pourra se reporter à la foultitude de détails de mon article « Pour suivre l’histoire des Bibal et des Gaudin au XIXe siècle à Saint-Jean-de-Luz : les changements de numérotation ainsi que de dénomination des rues de Saint-Jean-de-Luz » en date du 2 novembre 2019…

    …

    2°) le vendredi 4 avril 2025 – une date importante ! – , ce courriel-ci que m’adresse Guy Lalanne :

       Bonjour Francis

    J’ai enfin la confirmation de l’emplacement de la maison des Gaudin indiquée partout 41 rue Gambetta sur les fiches d’état-civil.

    Avec le changement de numérotation vers 1930, le 41 correspond au 49 actuel à côté du magasin de chaussures Larralde (n° 39 en 1923 et n° 47 de nos jours). La maison Gaudin est la très belle maison labourdine aux volets verts dont le rez-de-chaussée est occupé par le magasin Adam, succursale de celui de la rue de la République.

          Guy

    …

    3°) le vendredi 2 mai 2025, intervient la résolution visuelle pour moi de l’énigme, sur place, rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, en nous rendant ensemble, pedibus, Guy et moi-même, au 47 rue Gambetta, où nous rencontrons le patron de la boutique de chaussures, M. Larralde, qui nous confirme l’ancienne numération, au n° 39 de la rue Gambetta, de son magasin de chaussures avant 1930 : la maison voisine était donc numérotée n° 41 : CQFD…

    …

    4°) le samedi 3 mai 2025, le puzzle finit de s’ajointer complètement pour moi par ma consultation de visu, à Ciboure, du très précieux « Plan d’alignement de la traverse de Saint-Jean-de-Luz passé par l’ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées Isidore Daguenet, Bayonne le 10 mai 1847, approuvé par ordonnance royale du 7 septembre 1847 » concernant cette Grand-Rue de Saint-Jean-de-Luz, dont la parcelle n° 400 porte effectivement bien inscrit le nom de son propriétaire : DUPOUS. CQFD bis…

    …

    5°) le lundi 5 mai 2025, je peux rédiger mon article décisif là-dessus, « Petit aperçu historique luzien sur la maison Dupous, 21 Grand-Rue en 1846, et 41 rue Gambetta en 1903, et encore en 1924… » …

    Mon article en date du 2 novembre 2019 avait déjà eu l’insigne intérêt de passer en revue les diverses naissances et décès qui sont advenus en cette maison de la famille Benoît-Dupous-Bibal-Gaudin ;  y compris celui de leur vieille domestique Gachucha Billac, la grand-tante de Maurice Ravel, qui est décédée le 17 décembre 1902, elle aussi en cette maison Dupous de la Grand-Rue, devenue dès avril 1884 la rue Gambetta… Une boucle se trouvait ainsi bouclée…

    …

    Mais ce qui constitue probablement le chef d’œuvre de tout ce travail, formant sa base et son socle, ainsi par conséquent que celui de ce livre « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » , qui en est à la fois le fruit et le couronnement, c’est le patient et tenace travail de généalogie, mené depuis le mois de mars 2019, des quatre lignées distinctes de descendance Delouart, via :

    • Marie-Baptiste Delouart n° 1 (1782-1855), mère célibataire de Sabine Delouart,, puis épouse de Jacques Billac,
    • Marie-Baptiste Delouart n° 2 (1884-1842), épouse de Jean Etcheverry,
    • Marie Delouart n° 3 (1786-1872), épouse de Michel Goyenague,
    • et Jean Delouart (1788-1872) époux de Marguerite Larrea ;

    soient les 4 enfants – ayant chacun une descendance – de Gratien Delouart (1748-1798) et son épouse Sabine Laxague (1752-1845), qui sont à l’origine de 3 lignées cibouriennes, soient la branche aînée d’où sont issus, via Sabine Delouart (1809-1874), Marie Delouart (1840-1917) et son fils Maurice Ravel (1875-1937), ainsi que les deux autres branches cibouriennes des Goyenague et des Delouart ;

    mais aussi de la branche luzienne Etcheverry – non repérée, elle, jusqu’à notre travail ! – , qui a donné des Hiriart et des Dargaignaratz, et des Gaudin, jusqu’à Charles-Paul Gaudin (1938-1936) et ses descendants, et sa sœur Maylen Gaudin-Lenoir (1942) et ses descendants…

    Et j’ai grand plaisir à rappeler ici la surprise de celle-ci, très aimable – et avec laquelle je suis en correspondance et que je revois à Saint-Jean-de-Luz – , quand le 29 mai 2019 je lui ai appris son cousinage bien effectif  – et pas seulement affectif, comme l’affirmait son père Edmond Gaudin (1903-1988)…  – avec Maurice Ravel :

     Cher Monsieur,

    Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin, nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère « cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint-Jean-de-Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations.

    Encore merci,

    Recevez, cher Monsieur, mes meilleures salutations 

    Maylen Lenoir

    …

    Tel est donc présenté ici ce parcours, allant de l’idée initiale de recherche à mener et son début de mise en train, en mars 2019, jusqu’à ce livre bien effectif, l’été 2025, pour Jakintza, « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel », à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz : un parcours passionnant !!!

    Et maintenue, chers lecteurs, à votre tour : excellentes lectures, aidées de belles photos !

    Et excellents parcours sur les pas des parents – ancêtres et cousins – basques de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel, par les rues chargées d’histoire des belles cités de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz !!!

    …

    …

    Ce dimanche 27 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un premier essai de début d’introduction à une présentation générale du livre à venir…

    Présentation générale de ce « Sur les pas des parents basques de Maurice Ravel »,
    avec ses principales étapes marquantes, de mars 2019 à juillet 2025…
    …
    …
    Voici, en forme d’ouverture-présentation générale, un début de formulation du propos de ce livre, destiné à illustrer d’une manière originale et complètement inédite l’ »Année Ravel 2025 » (du 150e anniversaire de la naissance du compositeur, à Ciboure, le 7 mars 1875),
    par l’exploration méthodique des racines familiales basques de Maurice Ravel, complètement méconnues jusqu’ici, probablement du fait que sa mère Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris 1917) était fille et petite-fille de deux filles-mères : sa mère Sabine Delouart (Ciboure, 1809 – Ciboure, 1874) et sa grand-mère Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 1782 – Ciboure, 1855) ; le premier ancêtre masculin de cette lignée cibourienne des Delouart est l’aïeul Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798) – d’où la frilosité sur ce chapitre généalogique basque des biographes locaux de Maurice Ravel : le chanoine Pierre Narbaitz (Ascarat, 1910 – Ascarat, 1984), et le chercheur-enseignant au CEG de Saint-Jean-de-Luz, Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 1910 – Ciboure, 2004) – ,
    …
    ainsi qu’un résumé historique des étapes de la recherche entreprise dès le mois de mars 2019 – dès ma toute première lecture minutieuse et exhaustive (réalisée du 14 mars au 17 mars 2019) de la 1ère édition, par les soins de Manuel Cornejo, de la Correspondance intégrale de Maurice Ravel – , et jusqu’à la récente découverte par Guy Lalanne et moi-même, le 2 mai dernier, à Saint-Jean-de-Luz, de la localisation, sur le terrain, de la maison Dupous-Bibal-Gaudin autrefois indiquée au 41 rue Gambetta, où vint séjourner dès son adolescence le petit Maurice Ravel (né à Ciboure le 7 mars 1875, mais parisien dès son quatrième mois de vie), venant rendre visite à la tante de sa mère Engrace-Gachucha Billac (1819-1902) qui y était, jusqu’à son décès le 17 décembre 1902, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin (nés entre 1875 et 1886), comme elle avait été, peut-être dès 1855, et en tout cas dès 1862 – au moment du décès à Ciboure, le 2 août 1862, de son fils naturel Romain Billac (Ciboure, 9 août 1844 – Ciboure, 2 août 1862), Gachucha Billac résidait à Saint-Jean-de-Luz au domicile de Victoire Dupous, veuve Bibal, 41 Grand Rue… – , la domestique-gouvernante de 6 des 9 enfants Bibal – le 12 septembre 1855, Pierre Bibal (1806-1855) était décédé (lors de l’épidémie de choléra), laissant sa veuve Victoire Dupous (1822-1903), la maîtresse de la maison héritée de ses parents Benoît, avec 6 de leurs 9 enfants Bibal (nés entre 1844 et 1855) encore vivants à élever, et ayant urgemment besoin d’une aide efficace…
    …
    …
    Soit un travail très précis, illustré de nombreuses photographies, à partir des explorations décisives de Guy Lalanne sur le terrain, tant à Ciboure – rue Pocalette, au cimetière du Belvédère, au quartier d’Achotarreta et Bordagain, principalement – qu’à Saint-Jean-de-Luz :
    …
    que d’étonnantes inédites découvertes en ont découlé !!!
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    Avec, aussi, un passionnant travail panoramique et de surplomb très circonstancié de Guy Lalanne sur l’historique des voies de circulation tant à Saint-Jean-de-Luz qu’à Ciboure, qui constitue rien moins, cartes géographiques à l’appui, qu’un capital apport d’éclairage, rien moins, qu’à l’histoire de ces 2 cités !
    …
    …
    Et par là, en nous étant mis simplement, Guy Lalanne et moi-même, sur les pas très effectifs – à travers le repérage sur le terrain, pedibus, des divers domiciles – de plusieurs générations – depuis la fin du XVIIIe siècle – de parents et cousins basques – que j’ai très vite dénommés « cibouro-luziens« … – de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel – des maisons repérées principalement grâce au dépiautage patient et exhaustif, depuis mars 2019, d’indications de domiciles mentionnées dans les actes d’état-civil des naissances et décès de ces personnes apparentées à Marie Delouart, la mère cibourienne de Maurice Ravel… – ,
    …
    et avec les tournants décisifs qu’ont constitué, pour cette recherche et ces découvertes, d’abord, et dès le 7 avril 2019, la compréhension qu’existaient trois, et non pas deux sœurs Delouart – comme l’avait pensé à tort le chercheur luzien Jean-Noël Darrobers – , sœurs Delouart toutes les trois nommées Marie (ou Marie-Baptiste) – nées respectivement en 1782, 1784 et 1786 – , ayant donné, ces trois sœurs Delouart, trois lignées : deux cibouriennes et une luziennne – celle-ci complètement insoupçonnée par ceux auxquels je l’ai révélée : ce fut le 29 mai 2019 ; et grande fut la surprise !.. – ;
    …
    et puis ensuite, tout récemment, le 1er juin 2025, la rectification d’une confusion datant d’un courriel reçu d’un ami en date du 18 mai 2019, assimilant à tort  « Gachucha » Billac à sa sœur Gracieuse Billac, la marraine de Maurice Ravel !, une malencontreuse confusion entre deux des sœurs Billac, cette fois, Engrace-Gachucha – née en 1819 et décédée en 1902 à Saint-Jean-de-Luz – et Gracieuse – née en 1824 et décédée en 1897 à Ciboure – : l’une, la « chère Tante Gachuch« , qui recevait son petit-neveu Maurice Ravel au domicile de ses employeurs Dupous-Bibal-Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ; et l’autre, Gracieuse – Gracieuse, Engrace : les deux prénoms sont certes confondables… ; comme étaient confondables les trois sœurs Marie Delouart de 1782, 1784 et 1786… – , qui, ayant aidé à l’accouchement de sa nièce Marie Delouart au 12 Quai de la Nivelle à Ciboure, en la belle maison San Estebania, avait été déclarer la naissance du petit Maurice Ravel à la mairie de Ciboure le 7 mars 1875, et avait été sa marraine sur les fonts baptismaux de l’église saint-Vincent de Ciboure, le 13 mars suivant ;
    …
    il s’est trouvé aussi, et bien plus largement que ce traçage minutieux et patient de cette généalogie méconnue – peut-être un peu anecdotique eu égard à l’œuvre musical de Maurice Ravel… – des Delouart, descendants et apparentés, que ce sont là aussi, vus de plus haut, des pans assurément importants de l’histoire générale de ces deux villes de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz qui – à travers le repérage des diverses maisons qui ont servi de domiciles aux membres de ces familles toutes issues des cibouriens Gratien Delouart (1748-1798) et son épouse Sabine Laxague (1752-1845), puis leur minutieuse localisation par nous, pedibus, aujourd’hui – se voient, par ce travail de fond géographico-historique, mené par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, très finement réactualisés !
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    C’est magnifique !
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    Ce mardi 8 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Quelques réflexions à propos des silences de Marie Delouart sur la période de sa vie de jeunesse passée à Ciboure (1840 – 1872), ajoutés à l’absence de curiosité de Maurice Ravel à l’égard de la généalogie familiale de sa mère, ainsi que son extrême discrétion sur sa propre vie privée…

    Voici quelques réflexions à propos des silences de Marie Delouart sur la période de sa vie de jeunesse passée à Ciboure (1840 – 1872), ajoutés à l’absence de curiosité assumée de Maurice Ravel à l’égard de la généalogie familiale de sa mère, ainsi que son extrême discrétion sur sa propre vie privée…

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    Nous sommes en effet réduits à pas mal de conjectures sur les fréquentations familiales, au pays basque – essentiellement à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz – , de Maurice Ravel, avec les parents Delouart et Billac (ainsi que les divers cousins) basques de sa mère Marie Delouart-Ravel.
    …
    Du double fait :
    …
    _ d’une part, du silence de sa mère Marie Delouart (comme en témoigne la quasi totale absence de correspondance de celle-ci) :  Marie Delouart, comme la plupart des membres de sa famille Delouart et Billac, était analphabète : une réalité bien sûr infiniment douloureuse, que son fils très aimant s’est toujours efforcé de cacher avec la plus extrême délicatesse – Maman est trop fatiguée pour vous écrire elle-même… ; ou même, « elle a la flemme« … – à ses divers correspondants. Et il s’avère en effet que les actes d’état-civil concernant les Delouart et les Billac au XIXe siècle ne sont, pour la plupart, pas signés d’eux, faute tout simplement pour eux de savoir écrire… ;
    …
    _ et d’autre part, du fait aussi de l’extrême discrétion et pudeur de Maurice Ravel lui-même, toute sa vie durant, à propos de sa vie intime personnelle, et de son incuriosité très assumée à l’égard de l’histoire de la famille des Delouart et Billac (et ses cousins collatéraux – tant cibouriens que luziens – ), par profond respect filial pour les silences douloureux de sa mère…
    …
    …
    C’est en cela que l’extraordinaire travail de recension que mène depuis des années – et de par le monde entier – Manuel Cornejo, de la Correspondance – du moins celle qui n’a pas été détruite, mais demeure, collectionnée en divers lieux plus ou moins longtemps cachés de par le vaste monde… – de Maurice Ravel, nous offre un irremplaçable témoignage, qui est souvent à décrypter, à partir de quelques petits indices qu’elle peut – indirectement – livrer, mais qu’il faut, chaque fois, apprendre à contextualiser, de la vie, au jour le jour, de Maurice Ravel – qui ne tenait pas de journal intime (!) : la composition ultra-minutieuse de son œuvre de musique étant son exclusive et très jalouse priorité ! Le temps lui étant quasi en permanence compté… – ;
    …
    et cela du moins à dater de la première lettre (ou carte) conservée et retrouvée de Maurice Ravel : celle du 11 juillet 1895 ; les premières lettres vraiment un peu consistantes connues jusqu’ici de Maurice Ravel datant des années 1899 (au nombre de 3) – 1900 (3) – 1901 (4) – 1902 (9) – 1903 (5) – 1904 (4) – dont 6 sont adressées à l’amie luzienne Jane Gaudin (aux dates des 2 août 1901, 16 octobre 1902, 30 novembre 1902, 16 mai 1903, 17 mai 1903, 11 septembre 1903).
    …
    A partir de l’année 1905, les lettres conservées de Maurice Ravel – et publiées dans le recueil rassemblé par Manuel Cornejo – sont beaucoup plus nombreuses : au nombre de 55 l’année 1905 – dont 5 sont adressées cette année-là à Jane Gaudin ; et toujours à Jane Gaudin, une lettre le 8 février 1906, une autre le 28 juillet 1906, et une autre encore le 16 août 1907… Puis, d’un coup, plus de lettres à Jane Gaudin, qui épouse Henri Courteault le 22 avril 1908, et devient à son tour parisienne…
    …
    A partir de l’année 1908, la correspondante de Maurice Ravel avec les Gaudin de Saint-Jean-de-Luz sera désormais  Marie Gaudin – cf la très éloquente lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911, la première des lettres conservées de Maurice Ravel à Marie Gaudin : beaucoup d’autres ayant hélas disparu, prêtées et non rendues… – ;
    Marie Gaudin, la grande amie de toute la vie de Maurice Ravel.
    …
    …
    Ce que nous savons des séjours de Maurice Ravel – né à Ciboure le 7 mars 1875 – en son pays basque natal au cours de son enfance et de son adolescence, disons jusqu’en 1902 – Ravel a alors 27 ans – et plus précisément au domicile de la maison familiale des Dupous-Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz (au 41 rue Gambetta),
    nous le savons seulement par les récits transmis oralement dans la famille Gaudin ; et ils concernent les visites rendues par le petit Maurice à sa grand-tante Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin (nés entre le 14 novembre 1875, Charles, et le 23 février 1886, Louis), après avoir été auparavant – et c’est très important – la domestique-gouvernante des 9 enfants Bibal (nés entre 7 février 1844, Jean-Baptiste, et le 22 août 1855, Bernardine ; le père des 9 enfants Bibal, Pierre Bibal, étant décédé à Saint-Jean-de-Luz le 12 septembre 1855, et laissant alors la charge de sa nombreuse famille à sa veuve, Victoire Dupous – et c’est possiblement alors que la cibourienne Gachucha Billac rendit un très grand service à Victoire Dupous, veuve Bibal, en devenant la domestique-gouvernante des enfants de Victoire Dupous-Bibal, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ! pour l’aider à s’occuper très activement de sa nombreuse progéniture… – ,
    bien sûr du vivant de Gracieuse-Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la domestique-gouvernante des Bibal puis des Gaudin,
    et du vivant de Victoire Dupous-Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), la maîtresse de cette maison – et mère d’Annette Bibal-Gaudin qui, au décès de sa mère, étant l’aînée des enfants Bibal survivants, lui succèdera à la tête de cette belle maison du 41 rue Gambetta…
    …
    …
    Cette absence de correspondance entre Marie Delouart-Ravel, devenue parisienne en 1972-73 par son mariage (le 3 avril 1873 à la mairie de Montmartre) avec Joseph-Pierre Ravel – rencontré en Espagne, à Madrid ou peut-être Aranjuez… – , et son oncle et ses tantes Billac, – je les nomme ici : Pierre-Jacques Billac, l’oncle de Marie Delouart, est né à Ciboure le 25 juillet 1821 ; en 1840, il réside à Ciboure ; mais j’ignore le lieu et la date de son décès (de même que si il a eu ou pas une descendance…) ; Marie-Baptiste Billac, née à Ciboure le 17 novembre 1815, est décédée, célibataire, à Ciboure le 18 août 1855, Maison Lamacenia (où décède aussi le 23 août de la même année Marie-Baptiste Delouart, veuve Billac, la mère des membres de cette fratrie Billac (et de Sabine Delouart), et la grand-mère de Marie Delouart) ; Gracieuse Billac, la marraine du petit Maurice à l’église Saint-Vincent de Ciboure le 13 mars 1875, et née à Ciboure le 15 mai 1824, est décédée, célibataire elle aussi, à Ciboure le 24 décembre 1897 ; quant à la tante Gracieuse-Gachucha Billac, celle qui reçoit lors de vacances le jeune Maurice Ravel au domicile de ses patrons Gaudin au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, celle-ci est née à Ciboure le 2 juin 1819, et elle décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, le 17 décembre 1902 ; et c’est probablement grâce aux Gaudin, lettrés, qu’une correspondance a pu être établie et maintenue entre Gachucha Billac et sa nièce Marie Delouart, et les Ravel parisiens ; et permettre le contact à distance, à une époque où n’existe pas encore le téléphone… –
    ainsi qu’avec le reste de sa parenté les cousins luziens Etcheverry-Hiriart-Dargaignaratz, ainsi que les cousins cibouriens Goyenague-Passicot, et les cousins cibouriens Delouart-Cerciat-Etchepare,
    a eu pour conséquence que Maurice Ravel lui-même était assez peu au fait – du moins il n’en fait jamais vraiment part dans sa Correspondance : il ne cherche pas à les rencontrer… – de ses propres relations de cousinage à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz ;
    même s’il savait fort bien – cf l’échange des correspondances « Ma chère cousine » et « Mon cher Maurice – Votre cousine Madeleine » des 8 octobre 1910 et 24 novembre 1914 – que l’épouse – à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 – du fils aîné des Gaudin, Charles (né le 19 novembre 1875), Magdeleine Hiriart (née le 10 mars 1875), était bien sa cousine au troisième degré…
    …
    …
    On ignore donc, semble-t-il jusqu’ici, si jamais Joseph-Pierre Ravel et son épouse Marie Delouart ont fait ou pas le voyage – en train ou en automoblle : Joseph Ravel, remarquable ingénieur, en possédait une – de Paris à Saint-Jean-de-Luz, ne serait-ce que pour accompagner le petit Maurice au domicile des Gaudin, où résidait la tante de Marie Delouart la domestique Gracieuse-Gachucha Billac, celle de ses tantes Billac avec laquelle Marie Delouart avait maintenu – par lettres écrites de la main d’autres personnes qu’elles deux… – le lien de fait le plus solide, au point de lui adresser à plusieurs reprises, pour des vacances, son fils Maurice, au 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz – au point que Marie Gaudin dira qu’elle considérait que Maurice Ravel était le cinquième de ses frères, avec Charles (1875 – 1910), Pierre (1878 – 1914), Pascal (1883 – 1914) et Louis Gaudin (1886 – 1899)…
    …
    …
    Et cela, en sachant aussi tout ce que Marie Delouart devait personnellement à Victoire Dupous-Bibal (1822 – 1903), et à sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936), que Marie Delouart avait remplacée, en 1872 – ou 1871 : Annette Bibal désirait en effet rester à Saint-Jean-de-Luz, soigner son fiancé Edmond Gaudin (1844 – 1920 : leur mariage aura lieu à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875), qui se remettait difficilement d’une blessure reçue à la guerre contre la Prusse en 1870… – , pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix – son magasin, à Paris, était situé 15 rue Faubourg-Saint-Honoré, à l’angle de la rue Boissy d’Anglas : cette boutique parisienne de mode était célèbre : c’est là que fut formée un peu plus tard (1880 – 1885) la célèbre Jeanne Lanvin (1867 – 1946)…  – , amie – j’ignore dans quelles circonstances… – de Victoire Dupous-Bibal ;
    Madame Félix – qui faisait chaque fois halte à Saint-Jean-de-Luz, à mi-chemin de son trajet entre Paris et Madrid – que plusieurs années précédentes Annette Bibal avait accompagnée à Madrid, pour l’assister dans la présentation annuelle, là-bas, de la dernière collection de chapeaux de cette célèbre modiste parisienne…
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    A suivre…
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    Ce dimanche 29 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • D’une recherche sur la parenté basque de Maurice Ravel, à une enquête de terrain par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz sur les traces des ancêtres Delouart et les cousins collatéraux de Marie Delouart et Maurice Ravel

    D’une recherche sur la parenté basque de Maurice Ravel à une enquête de terrain par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz sur les traces des ancêtres Delouart et les cousins collatéraux de Marie Delouart et Maurice Ravel.
     

    Au départ, au mois de mars 2019, à la lecture minutieuse de la première édition (au Promeneur) par Manuel Cornejo de la Correspondance integrale de Maurice Ravel – accessible désormais dans le coffret (très enrichi) de 2 volumes de la collection Tel Gallimard – ,

    c’est mon double attachement personnel à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et le pays basque, d’une part, et d’autre part à l’œuvre musical enchanteur de Maurice Ravel, qui m’a fait immédiatement relever minutieusement et exhaustivement tout ce qui, en cette Correspondance de Ravel – réunie par les soins infinis et inlassables de Manuel Cornejo – , concerne le pays basque, à l’occasion des diverses venues et séjours – 21 semble-t-il à partir de celui de 1901… – de Maurice Ravel, de ses rencontres avec des amis, tels que, au premier chef, les Gaudin, du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, ou bien des musiciens et artistes de sa connaissance…

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    Je me suis ensuite très vite intéressé aussi et surtout à la recherche des ancêtres cibouriens Delouart de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) :
    ainsi sa mère Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), née de père inconnu ; sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), née elle aussi de père inconnu ; son arrière-grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855) ; ainsi que les parents de cette dernière : Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et Sabine Laxague (Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, 27 février 1845)… Gratien Delouart se révélant ainsi constituer le premier ancêtre masculin identifié en remontant cette généalogie Delouart de la branche maternelle de Maurice Ravel…
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    Ainsi qu’à la recherche de ce que j’ai très vite nommé, un peu plus tard, « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, en redescendant cette fois, des sœurs et frères Delouart de son arrière-grand-mère Marie Delouart (1882 – 1855), aux successives générations des descendants, tant cibouriens que luziens, de ceux-ci :
    des cousinages auxquels nul jusqu’ici ne s’était – assez étonnamment pour moi ! – , avisé de poursuivre la moindre recherche, du fait probablement de cette a priori assez dissuasive généalogie marquée par plusieurs naissances d’enfants nés de père inconnu ; et m’étonnant aussi, un peu, de la sorte d’incuriosité de Maurice Ravel lui-même à l’égard de la parenté basque de sa mère, lors de ses divers séjours à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, séjours évidemment dominés par le goût de la plage et de la natation, ainsi que des virées en voiture, parfois de plusieurs jours, vers l’intérieur du pays basque, surtout, ou, et à d’assez rares exceptions, le souci ultra-exigeant et presque permanent chez lui de la composition et de sa perfection (!), comme pour le « Trio » et le début du « Tombeau de Couperin », réalisés à Saint-Jean-de-Luz l’été 1914, quand Ravel résidait rue Sopite, à la pension Ongi Ethori, comportant un piano…
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    Maurice Ravel ne cherchait donc pas à rencontrer les cousins basques de sa mère, même si il n’en ignorait pas l’existence ; ses liens affectifs – intenses et fidèles – étant réservés aux membres de la famille luzienne des Gaudin, au domicile desquels, et à diverses reprises, il a résidé, dès son enfance pour des vacances, où il rendait visite à sa chère grand-tante Gachucha Billac, leur domestique, en leur domicile du 41 rue Gambetta…
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    Effectuant alors des recherches généalogiques – notamment à la mairie de Ciboure où sont précieusement conservés les registres d’état-civil (naissances, mariages et décès) de la ville – , et les confrontant aux travaux sur les ascendants Delouart de Maurice Ravel réalisés par le chanoine Narbaitz (Ascarat, 25 mars 1910 – Cambo, 16 août 1984) et le professeur de collège luzien Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 25 décembre 1910 – Saint-Jean-de-Luz, 23 mai 2004),
    je me suis vite rendu compte que le chanoine Narbaitz s’intéressait surtout aux plus prestigieux des ancêtres Delouart des 16e, 17e et 18e siècles, riches capitaines de navires, et beaucoup moins aux branches secondaires pauvres des Delouart, aux XVIIIe et XIXe siècles, dont celle d’où est issu le simple marin qu’était Gratien Delouart (1748 – 1798), et à sa suite, sa descendance, via ses trois filles Marie Delouart et ses deux fils Jean Delouart…
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    Et j’ai aussi dû constater alors – ce fut le 7 avril 2019 : un tournant très précoce de mes recherches – que le très scrupuleux (et laïque) Jean-Noël Darrobers avait malencontreusement confondu les deux premières des trois filles de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, toutes les trois, il est vrai, prénommées Marie (ou Marie-Baptiste), nées respectivement en 1782, 1784 et 1786, à Ciboure – les archives d’avant 1789 étant il est vrai de lecture-déchiffrage assez malcommode – :
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    _ Marie Delouart n° 1, l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel : née à Ciboure le 29 juin 1782, et qui décèdera à Ciboure le 23 août 1855, mère à Ciboure le 11 mars 1809 de sa fille aînée Sabine Delouart (née de père inconnu), puis épouse, à Ciboure le 14 septembre 1814, du marin cibourien Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1772 – Ciboure, 10 mars 1839), et mère alors de 4 enfants Billac :
    Marie-Baptiste Billac (née à Ciboure le 17 novembre 1815, et qui décèdera à Ciboure le 18 août 1855) ; Engrace-Gachucha Billac (née à Ciboure le 2 juin 1819, et qui décèdera à Saint-Jean-de Luz le 17 décembre 1902, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta – de ces Gaudin luziens dont Gachucha Billac était la domestique-gouvernante des 7 enfants – ; Pierre-Jacques Billac (né à Ciboure le 25 juillet 1821 – j’ignore le lieu et la date de son décès – ) ; et Gracieuse Billac (née à Ciboure le 15 mai 1824 et qui décèdera à Ciboure le 24 décembre 1897 : celle qui assistera sa nièce Marie Delouart-Ravel en son accouchement en la maison Estebenia le 7 mars 1875, et qui sera la marraine du petit Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure, le 13 mars 1875 ;
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    _ Marie Delouart n° 2 : née à Ciboure le 17 juin 1784 et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 3 janvier 1842, épouse à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 du marin Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – noyé en mer, 15 novembre 1841), et mère d’une descendance luzienne (Etcheverry – Hiriart – Dargaignaratz, Gaudin…) demeurée méconnue de Jean-Noël Darrobers – je l’apprendrai le 29 mai 2019 à Maylen Gaudin-Lenoir qui ignorait ce cousinage effectif sien : via sa grand-mère paternelle Magdeleine Hiriart-Gaudin, arrière-petite-fille de cette Marie Delouart n°2 – avec Maurice Ravel ; et elle en accusera aussitôt réception :
    « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur, mes meilleures salutations« … Et nous nous rencontrerons très amicalement à plusieurs reprises en son domicile à Saint-Jean-de-Luz… – ;
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    _ Marie Delouart n° 3 : née à Ciboure le 6 août 1786 et  qui décèdera à Ciboure le 15 décembre 1872, épouse à Ciboure le 28 février 1821 de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 12 novembre 1849), et mère de 3 enfants Goyenague : Simon Goyenague (né à Ciboure le 29 novembre 1829, et qui décèdera à Ciboure le 18 avril 1890 ; et c’est lui qui, aux côtés de Gracieuse Billac la marraine, a remplacé le parrain absent sur les fonts baptismaux lors de baptème du petit Maurice Ravel…) ; Jacques Goyenague (né à Ciboure le 16 octobre 1823) ; et Marie Goyenague (née à Ciboure le 28 juillet 1827, et qui épousera, à Ciboure le 17 juillet 1850, Martin Passicot (Ciboure, 24 octobre 1824 – Buenos-Aires, 22 octobre 1888) ;
    et quand dans sa lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911 Maurice Ravel écrit « les Goyenague« , c’est au couple formé par les époux – à Ciboure le 20 août 1890 – en même temps que cousins Pierre-Paul Goyenague et Nicolasse Goyenague, résidant rue du Quai qu’il fait allusion : Pierre-Paul Goyenague (Ciboure, 19 mars 1854 – Ciboure, 6 mars 1929) est fils de ce Simon Goyenague et son épouse Josèphe-Joachine Albistur (Fontarabie, 4 février 1828 – ?) ; et Nicolasse Goyenague (Ciboure, 11 juillet 1864 – Ciboure, 1er juin 1945) est fille de ce Jacques Goyenague et son épouse Catherine Larrea (Ciboure, 9 octobre 1832 – Ciboure, 9 décembre 1895).
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    Gracien Delouart et son épouse Sabine Laxague (1752 – 1845) ont aussi eu deux fils, tous deux prénommés Jean,
    nés respectivement en 1788 et 1790, à Ciboure :
    …
    _ Jean Delouart n° 1 : né à Ciboure le 26 août 1788 et qui décèdera à Ciboure le 21 septembre 1872, époux à Ciboure le 30 avril 1823 de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844), et père de 3 enfants Delouart : Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825, et qui épousera à Ciboure le 12 août 1852 Bernard Cerciat (Ciboure, 9 octobre 1824 – noyé en mer, le 9 mars 1863) ; Marie Delouart (née à Ciboure le 30 juin 1827, et qui épousera à Ciboure le 21 décembre 1853 Guilhen Etchepare (Ciboure, 5 février 1825 – Ciboure, 22 mai 1872) ; et Jean Delouart (né à Ciboure le 3 juin 1833, et qui épousera à Ciboure le 13 novembre 1861 Dominique Etchepare (Ciboure, 12 décembre 1828 – Ciboure, 16 avril 1899) ;
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    _ Jean Delouart n°2 : né à Ciboure le 4 octobre 1790 ; sans descendance semble-t-il…
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    Pour les plus curieux soucieux d’un peu de recul de synthèse sur l’historique de ma recherche, 
    voici les références à six commodes récents articles récapitulatifs de mon blog « En cherchant bien » à propos de ce que j’ai nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel :
     
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    La mère de Maurice Ravel (1875 – 1937), Marie Delouart (1840 – 1917), petite-fille et fille de deux filles-mères, Marie Delouart (1782 – 1855) et Sabine Delouart (1809 – 1874), de condition très modeste, n’a jamais beaucoup insisté sur son ascendance familiale Delouart, et, quasi analphabète, elle a probablement eu un certain mal, après son installation et son mariage à Paris le 3 avril 1873 avec Joseph-Pierre Ravel (1832 – 1908 : né à Versoix, le 19 septembre 1832, celui-ci décèdera à Levallois-Perret le 13 octobre 1908), à maintenir des liens – épistolaires (!) ainsi que physiques, à l’occasion d’éventuels voyages depuis ses successifs domiciles parisiens – avec les quelques membres de sa famille du pays basque :
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    _ d’abord avec les membres de sa fratrie Billac – à l’exception, probable, cependant, de Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, auprès de laquelle, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, Maurice enfant s’est à plusieurs reprises rendu – des anecdotes transmises dans la famille Gaudin (l’assiette ébréchée, le jeu des sauts de chat du petit Maurice sur le piano) en témoignent – à diverses reprises, donc, et probablement par le moyen du train, et y a séjourné lors de vacances… ; ce lien entre Marie Delouart-Ravel, puis son fils Maurice Ravel, avec la tante (et grand-tante) Gachucha Billac (1819 – 1902), étant probablement lié à l’amitié de Marie Delouart (1840 – 1917) avec Annette Bibal (1845 – 1936) – fille de Victoire Dupous (1822 – 1903) et Pierre Bibal (1806 – 1855) – , la future « Madame Gaudin » – épouse d’Edmond Gaudin (1844 – 1920), fils de Catherine Goyetche (1799 – 1875) et Martin Gaudin (1788 – 1864) – , que Marie Delouart avait au pied levé remplacée, en 1872, au moment de partir accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix, qui, chaque année, allant à Madrid présenter sa nouvelle collection de chapeaux, faisait halte à Saint-Jean-de-Luz, et se faisait accompagner à Madrid, afin de se faire assister, par la luzienne Annette Bibal, encore célibataire ; ce qui avait ainsi permis la rencontre – peut-être surprise… – , là-bas en Espagne, de Marie Delouart avec Joseph-Pierre Ravel (1832 – 1908), son futur mari : à Paris le 30 avril 1873… – ,
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    _ et ensuite avec ses cousins luziens Hiriart et Dargaignaratz – la seconde Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1900, épouse, puis veuve de Bernard Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 17 juin 1815 – Le Havre, 29 janvier 1865), était à son décès, en 1900, la directrice de l’hôpital de Saint-Jean-de-Luz ; et leur fille Marie-Clotilde Dargaignaratz, née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860 et qui décèdera à Urrugne, Maison Elizartzea le 26 février 1943 : bonne pianiste, celle-ci possédait plusieurs très beaux pianos, m’a confié Maylen Gaudin-Lenoir, d’après les récits de son père Edmond Gaudin (1903 – 1988) et sa grand-mère Magdelaine Hiriart Gaudin (1875 – 1968) : la cousine Marie-Clotilde légua l’un d’entre eux à son cousin Edmond Gaudin, arrière-petit-fils de la première Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850, épouse à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846 de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859), les parents de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926) et grands-parents de Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968)… – ,
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    _ de même qu’avec ses cousins cibouriens Goyenague – Marie Delouart les mentionne cependant oralement quand elle désire résider trois mois à Ciboure l’été 1911 : « nous préférerions que ce soit chez des parents », écrit, pour elle et sous sa dictée, son fils Maurice à la chère amie luzienne Marie Gaudin, en date du 22 juin 1911, « Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochury ; chez les Goyenague… », en une lettre qui débute très significativement ainsi : « Ma chère Marie, D’abord, veuillez prier Madame Gaudin – née Annette Bibal ; et la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, héritée en 1903 de sa mère Victoire Dupous… – d’excuser maman. Tous les jours elle a l’intention d’écrire à votre mère pour la remercier de sa gentille lettre dont elle a été très touchée. Mais elle a la flemme. A son âge, c’est excusable » (pages 401-402 de la Correspondance de Maurice Ravel) ; Pierre-Paul Goyenague (1854 – 1929) ayant, lui, fini sa carrière directeur général du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, et conseiller municipal – adjoint au maire de Ciboure, et propriétaire d’une des plus belles demeures du Quai… ;
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    _ et ses autres cousins cibouriens Delouart, Cerciat, Etchepare, Passicot…
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    Quant à Maurice Ravel lui-même, « pudique de nature, n’aimant guère parler de lui-même et se mettre en avant », sollicité par Henri Dubois, directeur artistique de la maison discographique AEolian, de rédiger une autobiographie (artistique, musicale) aux alentours du 10 octobre 1928, il demanda à Roland-Manuel de lui faire office de secrétaire, à Montfort-l’Amaury, pour rédiger une « Esquisse autobiographique » (pages 2169 à 2176 de la Correspondance) ; mais il faut tout de suite remarquer que cette esquisse d’autobiographie s’en tient exclusivement aux œuvres musicales du compositeur…
    Et Maurice Ravel reconnait aussi quelque part n’avoir jamais procédé à des recherches généalogiques, tout particulièrement au pays basque, du côté de sa mère…
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    Et c’est à partir de ces recherches que j’ai menées menées depuis le mois de mars 2019, que j’ai pris l’habitude de venir les samedis de ma présence à Saint-Jean-de-Luz aux réunions de l’Association Jakintza, et d’en apprécier la très grande qualité des travaux…
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    C’est donc ainsi qu’est né ce projet d’enquête-promenade (avec cartes et photographies à l’appui) sur les pas (et sur les traces) de la parenté basque – côté Delouart – de Maurice Ravel, à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, avec le très efficace cibourien Guy Lalanne :
    avec notamment deux actives et très fécondes séances d’arpentage des rues de Ciboure (rue Pocalette et quartier de Bordagain), le jeudi 28 novembre 2024 – un grand moment de découvertes de terrain, pour moi ; avec notamment l’exploration, par Guy, des pierres tombales aux inscriptions à désenfouir et décrypter (!) du cimetière dit du Belvédère ! – , et de Saint-Jean-de-Luz (rue Gambetta, rue Saint-Jacques, Piace Ramiro Arrué), le vendredi 2 mai 2025 – avec en particulier la découverte-révélation (!) de l’adresse actuelle de l’ancienne maison des Gaudin, notée autrefois 41 rue Gambetta : là encore un extraordinaire moment de révélation…
    Et cela afin de repérer les demeures – ou emplacements des maisons pour celles qui ont été démolies et depuis reconstruites – des divers parents et cousins collatéraux de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel, pour les photographier…
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    De même j’ai rencontré à diverses reprises en son domicile luzien Maylen Gaudin-Lenoir, à laquelle j’avais appris – le 29 mai 2019 ; nous nous sommes revus ensuite à diverses reprises et avons beaucoup échangé… – le cousinage parfaitement effectif – et pas seulement « affectif » – de sa grand-mère paternelle la luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) et le cibourien Maurice Ravel (1875 – 1937), qui s’échangent des lettres de condoléances le 8 octobre 1910 (« Ma chère cousine », signé « Maurice Ravel », à l’occasion du décès de Charles Gaudin (1875 – 1910), l’époux de Magdeleine Hiriart-Gaudin, et père d’Edmond Gaudin, aux pages 373 – 374 de la Correspondance ; et le 24 novembre 1914 (« Mon cher Maurice », signé « Votre cousine Madeleine ») à l’occasion des terribles décès conjoints à leur arrivée sur le front, le 12 novembre 1914, des frères Gaudin Pierre (1878 – 1914) et Pascal (1883 – 1914), les beaux-frères de Madeleine – auxquels Maurice Ravel dédie le très jubilatoire Rigaudon de son sublime « Tombeau de Couperin » – , aux pages 608 – 609…
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    Un cousinage étrangement consciemment dénié – j’ai abordé la question en mon blog « En cherchant bien » les 10 et 11 octobre 2021 – auprès de ses enfants Charles-Paul Gaudin et Maylen Gaudin-Lenoir, par leur père Edmond Gaudin (1903 – 1988)…
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    La recherche procède et avance nécessairement à partir de plus ou moins opportunes questions…
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    Ce dimanche 15 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa