Étiquette : Gachucha Billac

  • Engrace et Gracieuse Billac : parmi les enfants de Marie-Baptiste Delouart et Jacques Billac, à Ciboure

    Samedi 13 juillet dernier,

    alors que je me trouvais à Saint-Jean-de-Luz,

    je reçois un nouveau message _ je l’avais remercié de son aide généreuse et désintéressée : celle d’un vrai curieux passionné ! et pas d’un carriériste égocentré _ du remarquablement curieux musicien et compositeur qui venait de me révéler _ le 11 juillet _ la date de naissance de Bernardine Billac :

    …

    « Dernière pièce que j’ai dénichée, en date du 2 juin 1819 dans les registres de naissances de Ciboure (l’acte lui-même est daté du 3 juin) la naissance d’une Engrace BILLAC, fille de Jacques BILLAC et Marie DELOUART, que j’ai pensé _ d’abord _ être la fameuse Gracieuse BILLAC, mais _ voici bientôt que _ une (sans doute la !) Gratieuse BILLAC naît à Ciboure le 15 mai 1824 des mêmes parents (tandis que la petite Engrace BILLAC décède le 3 juin 1819)« …

    …

    J’avais bien constaté, certes, des variations de date de naissance concernant la cibourienne Gracieuse Billac en divers documents au moment du début de mes recherches _ par exemple entre les dates du 2 juin 1819 et 15 mai 1824… _,
    mais j’ignorais encore alors la pratique _ découverte à propos des trois sœurs Marie-Baptiste Delouart (de 1782, 84 et 86), puis des deux sœurs Marie Etcheverry (de 1817 et 1824) _ de donner le même prénom à diverses sœurs (ou frères) en une même fratrie…
    …
    Et bien des enfants morts en bas âge (voire à la naissance) ne sont pas, non plus, pris en compte dans beaucoup de généalogies,
    où je prenais mes informations, à défaut de disposer de liens commodes et rapides _ immédiats _ avec les archives d’état civil numérisées…
    …
    …
    Plusieurs autres enfants Billac _ dont un (ou deux) Pierre (nés en 1817 et 1821) et une Baptiste-Marie _ sont nés de Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855) et son mari Jacques Billac (Ciboure, 1774 – Ciboure, 11 mars 1839) :
    mais tout cela mérite plus rigoureuses vérifications !
    …

    …

    Bien sûr, cette révélation de la date de naissance de la « Tante Gachucha » de Maurice Ravel, est capitale pour se faire une idée juste des liens familiaux au sein de la famille Delouart-Billac-Ravel.

    …

    En attendant de découvrir la date du décès _ à Saint-Jean-de-Luz, très probablement, plutôt qu’à Ciboure ; et peut-être à la maison des Gaudin, 41 rue Gambetta, avant 1916… _ de la « chère Tante Gachuch » de Maurice Ravel.

    …
    …
    Ce lundi 15 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

    …

    …

    Un grand merci encore à la curiosité vigilante et active de Philippe Hattat.

  • Et maintenant, voici le prénom de « Tante Bibi » Bibal : Bernardine…

    Ce mercredi 10 juillet,

    je reçois un décisif courriel du Président des Amis de Maurice Ravel

    qui me permet de faire un pas de plus _ une confirmation supplémentaire _ vers la résolution de l’énigme de l’identité de cette « Tante Bibi« 

     

    …

    dont a parlé Maurice Ravel dans trois de ses lettres _ des 20 octobre 1921, 15 août 1930 et 3 janvier 1933 _ à Marie GAUDIN

    _ et que certains commentateurs-biographes (dont Étienne Rousseau-Plotto en son Ravel _ Portraits basques) ont un peu imprudemment (sans vérifier, ni seulement s’interroger assez…) confondu avec la grand-tante de Maurice Ravel, Gachucha Billac, née en 1819, et décédée avant 1916 (cf la lettre à Marie Gaudin du 20 septembre 1916, page 537 de la Correspondance, qui parle d’elle au passé : l’imparfait)…

    …
    …

    Pour cela, je renvoie à mes deux précédents articles des samedi 1er

    et samedi 8 juin derniers :

    …

    …

    Car non seulement, « Tante Bibi«  est une BIBAL _ sœur d’Annette BIBAL, la défunte ; et pas une Billac _,

    …

    mais le faire-part du décès de cette dernière, Madame Edmond Gaudin, née Annette Bibal,

    que m’adresse très obligeamment Manuel Cornejo,

    nous apprend cette fois

    _ à la différence du communiqué (plus succinct) de « Remerciements » publié dans la presse locale à la suite de la cérémonie des obsèques d’Annette Bibal, veuve d’Edmond Gaudin, qui ne donnait, lui, que l’initiale du prénom : « B. Bibal« …  ; je n’avais jusqu’ici déniché que ce « Remerciement« , bien moins détaillé… _

    le prénom de la sœur _ demeurée célibataire _ de la défunte : « Bernardine BIBAL« .
    …

    …

    Voici le document que m’adresse en effet ce jour Manuel Cornejo,

    issu de ses archives personnelles

    _ dont il n’avait pas gardé le souvenir lors de nos précédents échanges de courriels aux mois de mai et juin derniers _ :

    …

    …

    Mademoiselle Marie GAUDIN, Monsieur Henri COURTEAULT, Directeur des Archives, Officier de la Légion d’Honneur, et Madame Henri COURTEAULT, Madame Charles GAUDIN ;

    Monsieur Edmond GAUDIN, Ingénieur Agricole, Géomètre Expert, et Madame Edmond GAUDIN, Monsieur Pierre COURTEAULT, Avocat à la Cour de Paris, et Madame Pierre COURTEAULT, Mademoiselle Anne-Marie COURTEAULT ;

    Mademoiselle Bernardine BIBAL, Madame Charles GAUDIN ;

    Monsieur et Madame François BIBAL, Mesdemoiselles Marie et Elise BIBAL, Monsieur et Madame Grégoire BIBAL, Monsieur Joseph BIBAL, Monsieur et Madame Paul GAUDIN, Mademoiselle Marie GAUDIN, Monsieur et Madame Marcel GAUDIN et leurs enfants, Monsieur l’Abbé Jean GAUDIN, Mademoiselle Thérèse GAUDIN, en religion Sœur Thérèse du Christ, Monsieur et Madame Henri GAUDIN et leur fille ;

    Mademoiselle Jenny BORDES ;

    Madame Marie DUPOUY, Dame du Sacré Cœur ;

    les familles CAMPET, DOUGIER, MANES et RIBIS,

    Ont l’honneur de vous faire part de la perte douloureuse qu’ils viennent d’éprouver en la personne de

    Madame Edmond GAUDIN,

    née Annette BIBAL,

    leur mère, belle-mère, grand-mère, sœur, belle-sœur, tante, grand-tante et cousine, pieusement décédée en son domicile, le 21 novembre 1936, dans sa 92e année, munie des Sacrements de l’Eglise.

    Priez Dieu pour elle !

    Saint-Jean-de-Luz, Villa Mirentchu,

    Paris, 60, rue des Francs-Bourgeois, Paris (3e),

    Paris, 11, rue du Cherche-Midi (6e).

    …

    …

    Ce faire-part est en effet bien plus détaillé que le « Remerciement » publié dans la presse locale le lundi 23 novembre 1936 ;

    en nous apprenant aussi,

    _ outre le prénom, Bernardine, de Mademoiselle B. BIBAL _,

    par exemple,

    que les deux petits-fils de la défunte que sont Edmond GAUDIN (Ingénieur agricole, Géomètre-Expert) _ Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988 _ et Pierre COURTEAULT (Avocat à la Cour de Paris) _ Paris, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006 _

    sont tous deux à cette date du 21 novembre 1936 déjà mariés :

    Edmond GAUDIN à Angela Rossi _ en 1935 et probablement à Saint-Jean-de-Luz _,

    et Pierre COURTEAULT à Janine Mérigeault _ à Paris, le 16 juillet 1936.

    …

    Ou que Grégoire BIBAL était marié ; et pas son frère Joseph : tous deux neveux de la défunte (fils du frère de celle-ci, Pascal Bibal, déjà décédé, lui, à la date du 20 décembre 1920 _ mais déjà, aussi, en 1910 _, ainsi qu’en témoigne le faire-part de décès d’Edmond Gaudin, le mari d’Annette) ;

    j’ignorais jusqu’ici les situations matrimoniales de Gregorio et Jose BIBAL Iburuzqueta, qui ont vécu _ le premier, architecte, et le second, banquier : la presse cubaine mentionne le nom de ce dernier en 1958…  _, à La Havane, à Cuba _ et qui y sont probablement décédés, en dépit de la révolution castriste ; sans plus de précision.

    …

    Mais j’apprends aussi par déduction de l’absence de son nom sur ce faire-part de novembre 1936,

    qu’est désormais décédée Madame Pascal Bibal, née Dorotea Iburuzqueta, la mère de François, Marie, Élise, Grégoire et Joseph BIBAL. 

    …

    Du côté de la famille de Charles Gaudin, le beau-frère d’Annette Gaudin-Bibal (le frère aîné d’Edmond Gaudin, son mari),

    une ambiguïté apparaît à propos de la veuve de Charles Gaudin, Louisa Gaudin-Schlaegel : en effet une belle-sœur d’Annette Bibal-Gaudin, la défunte, apparaît dans ce faire-part, à côté de _ et sur le même rang que _ la sœur de la défunte, Mademoiselle Bernardine BIBAL : Madame Charles GAUDIN ;

    or je sais par ailleurs que Louisa Gaudin-Schlaegel, la veuve du frère aîné d’Edmond Gaudin _ qui vivait encore le 20 décembre 1920 au moment du décès d’Edmond Gaudin _, est désormais décédée _ ce fut au mois d’août 1929, à Hasparren, je l’ai déjà indiqué.

    Qui désigne donc en ce faire-part ce nom de Madame Charles GAUDIN, au rang de belle-sœur de la défunte, Madame Edmond GAUDIN, née Annette BIBAL ? Et qui n’est pas la veuve du fils aîné de la défunte, Charles Gaudin, décédé à Bimbo le 12 septembre 1910 : Magdeleine Hiriart-Gaudin, citée, elle, dans le même rang que les deux filles et le gendre de la défunte : Mademoiselle Marie GAUDIN, Madame Henri COURTEAULT, et Henri COURTEAULT : cette Madame Charles GAUDIN-là, veuve du fils aîné de la défunte, étant la bru de la défunte.

    Existe donc bien là une ambiguïté dans ce faire-part…

    …

    …

    Et j’apprends aussi que parmi les enfants de ce couple de Charles Gaudin et Louisa Schlaegel-Gaudin,

    Mademoiselle Thérèse GAUDIN est en religion Sœur Thérèse du Christ ;

    et que, leur dernier né, Henri GAUDIN, loin d’être célibataire _ comme je l’avais supposé à tort _, est marié et a une fille, à cette date du 21 novembre 1936.

    …
    …

    Voilà donc quelques progrès de notre connaissance de la famille des amis Gaudin de Maurice Ravel, de Saint-Jean-de-Luz.

    …

    A son décès, le samedi 21 novembre 1936, Madame veuve Edmond GAUDIN, la défunte, était toujours domiciliée à la Villa Mirentchu, à Saint-Jean-de-Luz.

    …
    …

    Quant aux dates de naissance et de décès de Mademoiselle Bernardine BIBAL, ou à son lieu de sépulture,

    nous les ignorons toujours pour le moment _ je ne vais pas tarder, cependant, à apprendre sa date et son lieu de naissance ; et plus tard, sa date et son lieu de décès.

    …

    …

    N’empêche :

    est confirmée ici la résolution de l’énigme de l’identité de la « Tante Bibi » _ BIBAL, et non Billac… _

    des trois lettres _ conservées (et publiées) la mentionnant, en 1921, 30 et 33… _ de Maurice Ravel à sa grande amie luzienne, Marie GAUDIN.

    …
    …

    Ce mercredi 10 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Qui donc est la tante Bibi des lettres de Maurice Ravel à Marie Gaudin ? Voici la réponse…

    Poursuivant plus que jamais, ce samedi 1er juin, mes recherches

    sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel,

    …

    voici que,

    après mes découvertes _ déjà surprenantes _

    de l’existence des trois sœurs cibouriennes Delouart toutes les trois nommées Marie Delouart,

    filles de Gratien Delouart et Sabine Laxague

    _ j’ai un moment résisté à reconnaître qu’il s’agissait bien là de trois personnes distinctes

    possédant le même nom... _,

    …

    puis de l’existence des deux sœurs luziennes nommées toutes les deux Marie Etcheverry,

    filles de la seconde Marie Delouart et Jean Etcheverry

    _ je suis venu un peu plus vite à reconnaître le fait _,

    …

    puis, tout récemment _ le 25 mai dernier, il y a juste une semaine _,

    du faire-part de décès (daté du 9 juillet 1932) de Marianne Imatz  _ née à Saint-Jean-de-Luz le 28 octobre 1845, et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 9 juillet 1932 _,

    l’épouse-veuve de Dominique Hiriart,

    me révélant le maillon qui manquait encore entre les ascendants cibouriens Delouart-Etcheverry et les descendants luziens Hiriart-Gaudin _ c’est-à-dire la personne même de Dominique Hiriart, comme étant et le fils de la première Marie Etcheverry-Hiriart (née de la seconde Marie Delouart), en remontant en l’amont du temps ; et le père de Magdeleine Hiriart-Gaudin (la mère à venir du second Edmond Gaudin), en descendant en l’aval des années ; et il fallait absolument pouvoir relier effectivement tout cela : l’aval avec l’amont _,

    …

    …

    voici que je viens de découvrir aussi, cet après-midi,

    grâce au faire-part de Remerciements (daté du lundi 23 novembre 1936, et publié par la Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz)

    consécutif aux obsèques, à Saint-Jean-de-Luz _ le jour précis du décès n’y est pas indiqué… _, de Madame Edmond Gaudin _ née Annette Bibal, le 29 avril 1845, à Saint-Jean-de-Luz _,

    faire-part que voici,

    …

    qui était bien, en fait, la _ mystérieuse _ « Tante Bibi« 

    des lettres _ en octobre 1921, août 1930 et janvier 1933 _ de Maurice Ravel à Marie Gaudin ! :

    …

    …

    Mademoiselle Marie GAUDIN ;

    Monsieur et Madame Henri COURTEAULT ;

    Mademoiselle BIBAL ;

    Madame Charles GAUDIN ;

    Monsieur et Madame Edmond GAUDIN :

    Monsieur et Madame Pierre COURTEAULT ;

    Mademoiselle Annie COURTEAULT ;

    Parents et alliés ;

    Remercient bien sincèrement toutes les personnes qui leur ont fait l’honneur d’assister aux obsèques de

    Madame Edmond GAUDIN.

    …

    …

    Précisons ici qui est qui

    en ce très éclairant faire-part :

    …
    …

    Mademoiselle Marie GAUDIN (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)

    est la fille aînée survivante de la défunte,

    Madame Edmond Gaudin, née Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 29 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, novembre 1936),

    …

    et la grande amie (luzienne) _ avec sa sœur Jane (parisienne, elle) : voir ci-après _ de Maurice Ravel ;

    …

    Madame Henri COURTEAULT

    est Jane Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1er octobre 1880 – Paris 17e, 28 mars 1979), épouse _ à Saint-Jean-de-Luz le 22 avril 1908 ; et veuve à venir, l’année qui suit : le 2 novembre 1937 _ de Henri Courteault,

    et, sœur cadette de la précédente, l’autre fille survivante de la défunte ;

    de même que Monsieur Henri COURTEAULT (Pau, 26 août 1869 – Saint-Jean-de-Luz, 2 novembre 1937)

    _ Henri Courteault, frère de Paul Courteault, couronna sa brillante carrière d’archiviste aux Archives Nationales, à Paris, au poste de Directeur, de 1929 à 1936) _

    est le gendre _ unique _ de la défunte ;

    …

    Mademoiselle BIBAL _ dont j’ignorais jusqu’ici l’existence _

    est la sœur cadette _ ici sans prénom _ de la défunte, Annette Bibal-Gaudin

    _ celle-ci et Annette sont en effet les deux filles survivantes des enfants de Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1810 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855) et son épouse Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – ?  _ j’ignore la date de son décès _) ; Pierre Bibal, maître au cabotage, et Victoire Dupous, qui se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843, eurent de nombreux enfants (au moins huit), tous nés à Saint-Jean-de-Luz et dont pas mal sont décédés précocement : Jean-Baptiste (1844 – Rochefort, 18 février 1871, matelot) ; Annette (29 avril 1845 – novembre 1936, l’épouse, puis veuve, en 1920, du premier Edmond Gaudin) ; Pascal (1846 ou 47 – ? _ j’ignore la date de son décès : avant 1910 _, le peintre, mari de Dorotea Iburuzqueta, et père du peintre François-Ignace Bibal) ; Marie (1847) ; Léon-Pierre (1849 – 28 avril 1884, peintre lui aussi) ; Justine (1850 – 31 mars 1854) ; Marie (1852 – 13 septembre 1855) ; Marie-Martine (1853 – 15 octobre 1870) ;

    j’ignore le rang (et l’année de naissance : 1851 ? 1854 ? 1855 ?) de cette demoiselle Bibal (et « Tante Bibi« ), la seconde et maintenant ultime survivante, en ce mois de novembre 1936, au sein de cette très resserrée fratrie des enfants Bibal-Dupous… _ ;

    …

    soit _ et voici l’énigme résolue ! _ la fameuse « Tante Bibi«  _ son prénom n’est pas indiqué ici : elle doit être très âgée (née au plus tard, en 1855, elle a donc autour de 81 ans ; et peut-être est-elle à traiter avec des pincettes : en conclusion de sa lettre à Marie Gaudin, du 20 octobre 1921, Maurice Ravel n’écrit-il pas ceci :

    « Je vous embrasse goxoki _ tendrement, en basque _ toutes les trois _ Marie Gaudin (née en 1879), la destinataire de cette lettre ; puis la mère de Marie, Annette Bibal-Gaudin (née en 1845) ; et enfin sa nièce Annie Courteault (née en 1913), qui vivent toutes les trois à Saint-Jean-de-Luz : Annie est en effet élève au cours Sainte-Odile à Saint-Jean-de-Luz… _, ainsi que la tante Bibi, si elle s’y prête » (= se laisse embrasser !)… _

    que ne manquait pas de saluer, chaque fois un peu malicieusement, dans ses lettres à son amie Marie Gaudin _ cf outre cette lettre du 20 octobre 1921 (page 764 de la Correspondance), celles du 15 août 1930 (page 1250) et du 3 janvier 1933 (page 1300) ; ainsi que les remarques là-dessus en mon article du 27 mars 2019 : … _, Maurice Ravel

    _ et que j’avais pris, à tort, pour la tante _ certes côté Bibal, et non pas côté Gaudin, ni encore moins côté Ravel-Billac ! _ Dorotea Ibuzurqueta-Bibal, l’épouse de Pascal Bibal, et donc la belle-sœur d’Annette : j’ignore les dates des décès de Pascal Bibal (peintre important, pourtant !) et Dorotea Iburuzqueta-Bibal ; de même que j’ignore celle du décès de cette vieille demoiselle Bibal _ ; mais en un cas comme celui de la belle-sœur Dorotea Iburuzqueta-Bibal, le faire part aurait dit « Madame Bibal« , ou « Madame Pascal Bibal« , ou « Madame veuve Bibal« , et pas « Mademoiselle Bibal« , comme c’est mentionné ici ! ; cette formulation-ci est donc décisive !

    …

    et celle-ci pouvait encore moins (!!) être la tante Billac, la chère « tante Gachucha«  de Maurice, née le 15 mai 1824, et décédée avant 1916 (cf la lettre à Marie Gaudin du 20 septembre 1916, page 537 de la Correspondance, qui parle d’elle au passé : l’imparfait) : quel âge aurait donc atteint la tante Gachucha Billac en 1921, 1930 et 1933 ?! : 97 ans, 106 ans, 109 ans… Que ne s’en est-on donc pas rendu compte !

    Fin de l’incise.

    Et je reprends le commentaire-identification des personnes présentes sur ce faire-part de Remerciements consécutif aux obsèques de novembre 1936… _ ;

    …

    Madame Charles GAUDIN

    veuve du fils aîné de la défunte, Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – disparu dans le fleuve Congo, 13 septembre 1910)

    est Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968),

    la bru _ unique _ de la défunte ;

    …

    Monsieur Edmond GAUDIN (Saint-Jean-de Luz, 3 octobre 1903 – Saint-Jean-de Luz, 28 décembre 1988),

    fils _ unique _ de Charles Gaudin, l’aîné (Saint-Jean-de-Luz, 1875 – Bimbo, fleuve Congo, 1910) des enfants de la défunte,

    et de son épouse Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 1968)

    est le premier petit-fils de la défunte ;

    et Madame Edmond GAUDIN est Angela Rossi-Gaudin (Trivia, en Ligurie, 12 septembre 1905 – Saint-Jean-de-Luz, 18 décembre 1999), l’épouse _ en 1935 _ de celui-ci ; 

    …

    Monsieur Pierre COURTEAULT (Paris 17e, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006),

    fils de Jane Gaudin et son époux Henri Courteault,

    est le second petit-fils de la défunte ;

    et Madame Pierre COURTEAULT, née Jeannine Mérigeault (Chamalières, 8 septembre 1917), est l’épouse, à Paris 3e, le 15 juillet 1936, de celui-ci ; 

    …

    et Mademoiselle Annie COURTEAULT (Paris 17e, 26 septembre 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 21 août 1994)

    est la petite-fille _ unique _ de la défunte

    _ Maurice Ravel ne manquait jamais de lui faire des cadeaux à l’occasion de fêtes telles que Noël, le jour de l’an, ou son anniversaire. Et le 2 mai 1947, à Neuilly-sur-Seine, Annie Courteault épousera Monsieur Edouard Vidal. Je remarque aussi, au passage, que c’est à Saint-Jean-de-Luz que décèdera Annie Courteault le 21 août 1994…

    …
    …

    Avancer dans la recherche

    demande de la constance, persévérance et patience,

    ainsi qu’un minimum de chance _ et sérendipité _ dans la quête de documents,

    ou de témoignages…

    …

    …

    Mais on ne trouvera rien

    si on se décide pas à se mettre à chercher !!!

    avec un bon angle et une bonne envergure de prise…

    …

    Et une intuition juste _ et féconde à terme… _  de départ…

    …
    …

    Ce samedi 1er juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa