Étiquette : généalogies

  • Une nouvelle hypothèse à propos de l’identité de cette « Sabadin Quinior », la parente cibourienne dont parlait la mère de Maurice Ravel ; et au domicile de laquelle Marie Delouart-Ravel envisageait de se loger à Ciboure l’été 1911…

     

    Une autre possibilité qui vient me solliciter

    en réfléchissant au caractère phonétique des transcriptions auxquelles devait se livrer son fils pour transcrire ce que lui disait, sans jamais écrire _ ni, non plus, épeler : Marie Delouart était probablement analphabète… _, sa mère,

     

    …

    est que le nom « Quinior » que Maurice Ravel a cru percevoir prononcé par sa mère,

    désignerait peut-être, en réalité quelque dame cibourienne Dignargue ;

    d’une famille apparentée, en effet, et de très près, aux Delouart à Ciboure, via les Etchepare et les Delouart… 

    …

    Cf mon article du 1er mars 2020 : …

    …

    …

    En effet, le 21 décembre 1853, a eu lieu à Ciboure le double mariage de deux des enfants de Martin Etchepare, marin, âgé alors de 57 ans, et de son épouse Etiennette Dignargue, sans profession, âgée de 55 ans :

    …

    d’une part, le mariage de leur fille aînée Marie Etchepare, 30 ans, sans profession, née à Ciboure le 19 novembre 1823, avec Pasteur Marin, 35 ans, marin, né à Fontarabie le 9 août 1818 ;

    …

    et d’autre part, le mariage du frère de Marie, Guilhen Etchepare, 27 ans, marin, né à Ciboure le 8 juillet 1826, avec Marie Delouart, 26 ans, sans profession, née à Ciboure le 30 juin 1827, fille de Jean Delouart, 67 ans, marin _ il est né à Ciboure le 27 août 1788 _, et de feue son épouse Marie Larrea, décédée à Ciboure le 10 mai 1836.

    …

    Ce Jean Delouart (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1872), père de la mariée Marie Delouart (Ciboure, 30 juin 1827 – Ciboure, 17 mars 1917),

    étant rien moins que le benjamin de la fratrie Delouart issue de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse Sabine Laxague (Ciboure, 24 novembre 1758 – Ciboure, 27 février 1845) :

    …

    soit Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855),

    Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 26 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842),

    Marie Delouart (Ciboure, 17 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872)

    et Jean Delouart (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1872).

    …

    …

    Huit ans plus tard, et toujours à Ciboure, le 13 novembre 1861,

    une autre fille de Martin Etchepare et Etiennette Dignargue _ tous deux présents et consentants à ce nouveau mariage Etchepare-Delouart, après celui de 1853 entre Guilhen Etchepare (1826-1872) et Marie Delouart (1827-1917) ; et âgés, Martin Etchepare, de 65 ans ; et son épouse, Etiennette Dignargue, de 63 ans… _,

    Dominique Etchepare, 30 ans, sans profession, née à Ciboure en 1831 _ sans indication cette fois de son jour précis de naissance : Dominique Etchepare est née à Ciboure en 1831, et décédera à Ciboure le 16 avril 1897 _ épouse Jean Delouart _ le beau-frère de son frère Guilhen (8 juillet 1826 – 22 mai 1872) et frère de sa belle-sœur Marie Delouart (30 juin 1827  – 17 mars 1917) _, 28 ans marin, né à Ciboure en 1833 _ sans indication, non plus, de son jour de naissance ; Jean Delouart décèdera à Ciboure le 26 novembre 1888 _, fils de Jean Delouart (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1872), âgé maintenant de 73 ans ; et de feue son épouse Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844).

    …

    …

    Mon hypothèse présente, ce jour,

    est donc que la parente cibourienne « Sabadin Quinior » dont parlait, au mois de juin 1911, la bascophone Marie Delouart (1940-1917) à son fils Maurice Ravel (1875-1937),

    pourrait bien être une cousine cibourienne, qui se nommerait Sabine Dignargue…

    …

    À confirmer sur pièces d’archives, bien sûr !
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    Ce mardi 6 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Hypothèses sur deux noms de parents cibouriens de Marie Delouart (Sabadin Quinior et Eslonta Maicourné) dans une lettre de Maurice Ravel à Marie Gaudin du 22 juin 1911

    En suivant mon article d’hier ,

    …

    revient me solliciter, gardée bien au frais en un coin de ma mémoire, l’énigme toujours à vif des noms de « parents cibouriens » (sic) retranscrits phonétiquement par Maurice Ravel des paroles prononcées par sa mère _ qui « a la flemme d’écrire » (sic) ; de fait, celle-ci n’écrivait jamais… _, la cibourienne Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917),

    dans une lettre du compositeur à son amie luzienne Marie Gaudin du 22 juin 1911, quand celui-ci lui faisait part des souhaits assez urgents de sa mère pour « nous trouver un logement à Ciboure (…) à partir du 15 juillet, et resterions 3 mois« …

    …

    …

    « Il faut 2 chambres, dont l’une puisse contenir 2 lits. Bien entendu, pension comprise : je ne veux pas que maman fasse autre chose que se reposer. Nous préférerions que ce soient chez des parents (sic !). Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore _ en juin 1911 _ ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochoury ; chez les Goyenague _ qui sont bien des cousins très effectifs !.. A partir du mariage à Ciboure le 28 février 1821 de la Marie Delouart n°3 (Ciboure, 17 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872) et Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849). Ou bien autre part.« 

    …

    Soit la lettre 401 de la Correspondance de Maurice Ravel rassemblée par Manuel Cornejo, à la page 266

    de ce magnifique et si précieux recueil.

    …

    Pour ce qui concerne « Marie-Dominique Anchochoury » et « les Goyenague« , nous sommes moins perdus que pour ces hapax que sont ces noms retranscrits de « Sabadin Quinior » et « Eslonta Maicourné« …

    Quelles parentes de Marie Delouart peuvent-elles donc bien être ?

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    Et ici vient me solliciter l’hypothèse que Sabadin (= Sabine) Quinior et Eslonta (= Etiennette) Maicourné désigneraient peut-être, mais sous leurs noms d’épouses (? si tant est qu’elles se sont mariées…), deux sœurs Delouart, cibouriennes, filles de Jean Delouart (Ciboure, 1833 – Ciboure, 16-11-1888) et Dominique Etchepare (Ciboure, 1831 – Ciboure, 16-4-1897) :

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    de fait, Sabine (= Sabadin) Delouart, née à Ciboure le 5 septembre 1866, est décédée à Ciboure le 25 février 1952 _ mais j’ignore à ce jour si elle s’est mariée ! _ ;

    quant à Etiennette (= Eslonta), ce pourrait être _ mais c’est bien sûr à confirmer ! il ne s’agit ici que d’une hypothèse… _ une sœur Delouart de la précédente, dont, justement, une sœur aînée, mais décédée à l’âge de 4 ans, portait ce prénom d’Etiennette : celle-ci était née à Ciboure le 5 septembre 1866, et décédée à Ciboure le 8 novembre 1870…

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    Je me raccroche à ces deux prénoms basques, Sabadin et Eslonta, données par la bascophone Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel…

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    Mais jusqu’ici, ces transcriptions phonétiques, de l’aveu même de Maurice Ravel, des noms de Quinior (?) et Maicourné (?), n’ont pas donné lieu _ confinement post-Covid empéchant… _ à découvertes de ma part à Ciboure :

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    ni dans les pages des archives municipales de Ciboure _ mais il faudrait en entreprendre une lecture exhaustive ! _,

    ni, non plus, dans la lecture de quelques annuaires téléphoniques _ il est vrai bien trop récents : à la recherche d’éventuels descendants de ces familles…

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    À suivre…

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    Ce lundi 5 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Acotz », par Jakintza : troisième volet d’une passionnante série de beaux livres sur « Saint-Jean-de-Luz » et « Ciboure »

    Ce jour, un article de Sud-Ouest intitulé « Saint-Jean-de-Luz : retour sur l’histoire du quartier d’Acotz« 

    m’apprend la sortie d’un nouveau volet _ le troisième _ d’histoire locale,

    par la très féconde Association Jakintza,

    consacré cette fois au quartier _ luzien _ d’Acotz,

    situé au nord de Saint-Jean-de-Luz, et limitrophe, en sa frontière, de Guéthary.

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    Dès mon prochain passage, prochainement, à Ciboure,

    je ne manquerai pas, bien sûr, de me procurer ce beau livre…

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    « Vaste territoire au nom mystérieux, qui n’a jamais eu d’existence géographique, ni administrative déclarée »,

    « ni hameau, ni paroisse »,

    mais « tour à tour, berceau et grenier de Saint-Jean-de-Luz, avant de disparaître sous les pelleteuses du progrès« ,

    précise le journaliste présentant ici l’ouvrage ;

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    et désignant par cette dernière expression les aménagements assez récents de la zone industrielle et commerciale de Jalday,

    au débouché de la sortie « Saint-Jean-de-Luz – nord » de l’autoroute qui mène à la frontière de Biriatou…

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    03 septembre 2020

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    Parution du livre sur ACOTZ

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    ACOTZ-AKOTZ – Les origines de Saint-Jean-de-Luz…

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    Ce livre complète l’histoire de Saint-Jean-de-Luz parue dans deux volumes en 2018 et en 2019 intitulés « Saint-Jean-de-Luz, de Napoléon III à Charles de Gaulle » et « Chantaco, de la commune de Serrés à Saint-Jean-de-Luz et Ascain ». Ainsi le territoire communal de la cité des Corsaires a été étudié dans sa totalité de la partie urbaine autour du port à ses quartiers excentrés, et de la mer à la Nivelle.

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    Acotz, plus ancienne partie de Saint-Jean-de-Luz, appartient à la cité luzienne, mais ne se fond pas dans la ville. Ce vaste territoire au nom mystérieux, n’a jamais eu d’existence géographique définie, ni administrative déclarée. Ce n’est pas un hameau ni une paroisse, juste une zone _ voilà _ vallonnée de bois, landes, plages, terres cultivables. Les quartiers actuels, du nom des anciennes fermes qui s’y trouvaient, ont acquis une renommée internationale grâce au surf, au tourisme, et aussi pour la vie économique dans un secteur entrecoupé par la voie ferrée, la route d’Espagne et l’autoroute A 63.

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    Écrit par Monique Béristain, Jasques Ospital, Serge Harismendy et Guy Lalanne, ce gros (1,6 Kg !) livre , édité par « La Geste » comprend 250 pages et est vendu au prix de 35 euros.

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    Je me souviens, bien sûr, de nos promenades de vacances, le long des falaises entre la plage d’Erromardie et le territoire de Guéthary,

    et des buissons gorgés de mûres du chemin de Chibaou…

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    Et dans mes recherches généalogiques sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel,

    j’ai maintes fois rencontré cette domiciliation _ de paysans, pas de bourgeois… _ en ce quartier d’Acotz…

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    Ce vendredi 18 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Nouvelles questions ravéliennes autour des Delouart et Billac de Ciboure, et Gachucha Billac

    Le samedi 13 juillet dernier,

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    un correspondant-ami, le musicien Philippe Hattat, m’a signalé que la date de la naissance, le 2 juin 1819, d’une petite Engrâce Billac au foyer de Jacques Billac et son épouse Marie Delouart à Ciboure
    ne pouvait convenir pour la chère « Tante Gachuch » de Maurice Ravel,
    …
    car le lendemain de cette naissance, le 3 juin 1819, cet enfant nouveau-né avait été déclaré « décédé à l’âge d’un jour » ;
    et qu’il fallait préférer à cette date de naissance du 2 juin 1819, la date du 15 mai 1824 à laquelle naît une Gracieuse Billac au foyer de ces mêmes parents, Jacques Billac et Marie Delouart…
    …
    Ce que m’a en effet confirmé l’acte de naissance consulté aux archives de Ciboure vendredi après-midi dernier :
    15 mai 1824, Ciboure : naissance de Gracieuse Billac,
    fille de Jacques Billac, 52 ans, marin,
    et de Marie Delouart, 35 ans, poissarde…
    …
    Ce qui indique une différence de 17 ans entre les deux parents _ Jacques et Marie-Baptiste _ de cette enfant : Gracieuse…
    …
    Et l’acte de naissance de celle que j’ai nommée ailleurs la Marie Delouart n°1 _ soit l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel _ que j’ai pu consulter lui aussi à la mairie de Ciboure
    déclare que celle-ci, fille _ aînée, semble-t-il _ de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _ leur mariage a eu lieu à Ciboure le 28 janvier 1778 _, est née à Ciboure le 29 juin 1782.
    …
    Ce qui supposerait,
    si l’on se fie à cette différence de 17 ans d’âge entre Jacques Billac et Marie Delouart indiquée ici,
    que Jacques Billac serait né vers 1765…
    …
    Un acte de pension de reversion, en date du 16 novembre 1840,
    dont la bénéficiaire est la veuve du quartier-maître Jacques Bilac (sic), décédé le 11 mars 1839,
    indique que celle-ci, Marie Delouart, est effectivement née le 29 juin 1782.
    Mais n’est _ hélas _ pas indiquée ici la date de naissance de Jacques Billac ,
    seulement celle de son décès, survenu le 11 mars 1839,
    et de l’ouverture, ainsi, des droits de reversion de sa demi-pension de quartier-maître pour sa veuve, Marie Delouart.
    …
    Mais un précédent document de pension – décisif !!! – , en date du 14 juillet 1838, établit l’existence d’une pension de quartier-maître de manœuvre à 36 francs en faveur de ce même Jacques Bilac (re-sic) né à Ciboure le 5 septembre 1772, et domicilié à Ciboure, pour avoir atteint sa 65éme année.
    …
    …
    Voici donc la date de naissance de Jacques Billac, le mari (le 14 septembre 1814, à Ciboure) de la première Marie Delouart,
    et père (le 15 mai 1824) de Gracieuse Billac, la future « Tante Gachuch » de Maurice Ravel…
    …
    La différence réelle d’âge entre Jacques Billac (né le 5 septembre 1772) et Marie Delouart (née le 29 juin 1782) est donc de presque dix ans : 9 ans, 10 mois et 6 jours…
    …
    …
    Sur un autre très intéressant document
    _ à décrypter très soigneusement ! _,
    …
    Jacques Billac, marin, habitant la maison Moutanearguinenia,
    est indiqué comme ayant à cette date « 40 ans » ;
    et son épouse, Marie Deloirte (sic), « 24 ans » :
    soit cette fois un écart d’âge de 16 ans…
    …
    Ce qui impliquait une date de naissance de Jacques Billac vers 1766…
    …
    Comme on a pu le lire dans l’article de mon blog
    que j’ai publié avant-hier dimanche 22 septembre,
    ma visite vendredi dernier – 20 septembre – aux archives municipales de Saint-Jean-de-Luz
    m’a permis de découvrir _ sans le moindre doute possible _ la date de décès de la « chère Tante Gachuch » de Maurice Ravel – en fait la tante de sa mère Marie Delouart, et sœur de sa grand-mère, Sabine Delouart – ;
    un décès survenu au domicile familial des Gaudin 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz :
    le 17 décembre 1902.
    …
    Les déclarants de ce décès sont _ en effet _ Charles, « capitaine au long cours, âgé de vingt-sept ans », et Pierre Gaudin, « employé âgé de vingt-quatre ans » _ indiqués dans l’acte comme « voisins » de la défunte _, 
    deux des enfants de la maisonnée Gaudin que Gachucha a très grandement contribué à élever 
    _ Engrâce Billac est dite ici « domestique » dans cet acte de décès signé par le maire de Saint-Jean-de-Luz, Dominique Larrea.
    …
    C’est donc bien de la « chère Tante Gachuch » de Maurice Ravel – c’est qu’il s’agit ici, en cet acte officiel de décès ;
    elle qui fut le lien premier et majeur de Ravel avec les Gaudin, amis luziens de toute sa vie
    _ existe aussi, ne la négligeons pas, l’amitié de jeunes filles entre Annette Bibal (née à Saint-Jean-de Luz le 28 avril 1845) et Marie Delouart (née à Ciboure le 24 mars 1840), avant leurs mariages respectifs en 1873 les deux, avec Edmond Gaudin et Joseph Ravel… 
    …
    Engrâce et Gracieuse sont des prénoms équivalents en français, 
    et leur diminitutif basque est bien « Gachucha » ou encore « Gachuch ».
    …
    Maurice Ravel parlait très couramment basque,
    avec sa mère Marie, avec sa grand-tante et marraine Gachucha, avec ses amis luziens Gaudin,
    comme me l’a encore confirmé vendredi Madame Maylen Gaudin-Lenoir à Saint-Jean-de-Luz.
    …
    Si la date de naissance de la défunte Engrâce Billac n’est hélas pas indiquée dans cet acte d’état-civil de décès du 17 décembre 1902,
    est mentionné cependant son âge : « quatre-vingt-trois ans »…
    Ce qui donne comme année de naissance … 1819 !
    …
    Encore un point qu’il faudra éclaircir…
    Comment cette date de 1819 a-t-elle pu être indiquée par Charles et Pierre Gaudin ?..
    …
    Enfin, l’acte de naissance de Maurice Ravel établi le 8 mars 1875 par le maire de Ciboure Joseph Besselère,
    l’a été sur la déclaration de Gracieuse Billac 
    _ au domicile de laquelle a accouché sa nièce Marie-Delouart-Ravel la veille, le dimanche 7 mars _,
    « âgée de cinquante ans, marchande de poissons, domicilée dans cette commune » (de Ciboure).
    Ce qui fixe la naissance de Gachucha Billac en 1824, ou du moins avant le 8 mars 1825…
    Ce qui concorde bien avec l’acte de naissance de Gracieuse Billac du 15 mai 1824.
    …
    …
    Me reste donc à revenir aux archives de la mairie de Ciboure
    rechercher l’acte de naissance de Pierre Billac :
    …
    plutôt qu’en 1765 ou 66 comme j’avais pu le supposer,
    le 5 septembre 1772…
    Je le vérifierai.
    …
    …
    Avant de découvrir bientôt le document officiel de l’acte de naissance de Jacques Billac,
    je savais jusqu’ici seulement _ par le document de l’acte de son mariage avec Marie Delouart le 14 septembre 1814 à Ciboure _ que Jacques Billac était fils d’un Pierre Billac et d’une Sabine dont je n’arrivais pas à lire le nom : quelque chose comme Malac… : en fait Sabine Recalde ! Ou plutôt Errecalde,
    ainsi que me l’indique très gentiment Philippe Hattat…
    …
    Et à essayer de recenser le plus complètement possible, dans les registres des naissances conservés dans l’armoire des archives d’état-civil, à la mairie de Ciboure,
    les divers enfants Delouart et Billac nés à Ciboure entre 1778 _ l’année de mariage de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _ et 1830 _ Marie Delouart atteignant là ses 48 ans _ : beaucoup d’enfants mouraient alors à la naissance ou en bas-âge ;
    et beaucoup portaient les mêmes prénoms (Marie, Marie-Baptiste, Sabine, Jean, Jean-Baptiste, Pierre, Jacques)…
    …
    …
    En la maison Moutanearguinenia du quartier de Pocalette à Ciboure, selon un acte de recensement en date du 1er janvier 1806,
    auprès de Jacques Billac et son épouse Marie Deloirte (sic),
    demeuraient,
    outre « Chabadin Lasaga » (= Sabine Laxague, la veuve de Gratien Delouart) _ indiquée ici comme « tante » : tante de qui ?.. _,
    trois filles prénommées, pour deux d’entre elles, Marie _ sans précision de nom de famille _ et la troisième Marie-Baptiste _ celle-ci Deloirte _, âgées de 32, 25 ans et 1 an (soit nées en 1774, en 1781, et en 1805),
    une fille prénommée Sabine _ sans précision de nom de famille _, âgée de 8 ans (soit née en 1798),
    et un garçon prénommé Jean _ Deloirte _, âgé de 28 ans (soit né en 1798).
    …
    Ce sont ces dates de 1772, 1774, 1781 et 1798 qui m’ont fait douter de la validité de la date de ce recensement : 1806…
    Et sur lesquelles dates je continue de fortement m’interroger…
    …
    …
    Tout cela est à confronter à l’arbre généalogique que j’ai pu esquisser-établir de la descendance de Gratien Delouart et Sabine Laxague :
    Marie-Baptiste Delouart, née le 29 juin 1782 ;
    Marie-Baptiste Delouart, née le 17 juin 1784 ;
    Marie Delouart, née le 17 août 1786 ;
    Jean Delouart, né le 27 août 1788.
    Reste aussi un Baptiste-Jean Delouart  _ dont parle Jean-Noël Darrobers _,
    et dont je ne me suis pas encore occupé : petit dernier (semble-t-il) de la fratrie de ces enfants de Gratien Delouart ; il est né plus tard,
    et semble ne pas avoir eu de descendance avec son épouse Gracieuse, née Casabon.
    …
    Gratien Delouart (né à Ciboure le 1er mai 1748, marié à Ciboure le 28 janvier 1778 à Sabine Laxague) est décédé, lui, à Ciboure le 21 août 1798.
    …
    Pour Sabine Laxague, mes références documentées sont encore lacunaires :
    je n’ai pas réussi à identifier sa date de naissance (peut-être vers 1758), ni sa date de décès (semble-t-il après 1823 : elle est en effet présente au mariage de son fils Jean Delouart avec Marguerite Larrea, le 30 avril 1823 à Ciboure).
    …
    …
    Mais voici que Philippe Hattat me propose pour date de décès de Sabine Laxague, l’épouse de Gratien Delouart, la date du 27 février 1845 : « à l’âge canonique de cent ans« .
    Voilà deux autres dates à aller rechercher à lire dans les archives de la mairie de Ciboure…
    …
    …
    Tout cela est aussi à confronter aux documents concernant les enfants nés de la première Marie Delouart, avec ou sans Jacques Billac (qu’elle a épousé à Ciboure le 14 septembre 1814)…
    …
    Le premier enfant né de cette première Marie-Baptiste Delouart, la fille aînée de Gratien Delouart et Sabine Laxague, est-il, ou pas, cette Sabine Delouart, née à Ciboure, le 11 mars 1809 _ et future grand-mère de Maurice Ravel _ ?
    Et la dernière née de Marie-Baptiste Delouart, épouse de Jacques Billac, serait-elle la très chère « Tante Gachuch » de Maurice Ravel _ décédée à Saint-Jean-de-Luz le 17 décembre 1902 _, cette Gracieuse Billac née à Ciboure le 15 mai 1824 ?
    …
    Cela reste à établir documentairement. 
    …
    …
    En espérant toucher si peu que ce soit la curiosité
    de tous ceux qui s’intéressent à la biographie un peu singulière de ce créateur atypique et merveilleux qu’est Maurice Ravel
    par ces découvertes et questionnements progressifs _ l’enquête, passionnante, avance _,
    ….
    …
    ce mardi 24 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa