Étiquette : Hélène Cixous
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Une modeste toute petite réflexion sur le « Par delà » de l’écrire, en un effort quasi sur-humain et si irréaliste de rattrapage…
« Par delà » :ou l’effort de surmonter, par l’écriture de successifs « je me souviens » – de blessures endurées (et indurées) – , ce qui continuait encore – un peu trop douloureusement sans doute – , de durer, induré : un surpassage-rattrapage envisagé et dévisagé – de face – en l’effort engagé d’oser enfin affronter – en face – , et par les infimes pourtant ressources-retouches de l’écrire, un passé jusqu’alors, dans un mutisme subi, demeuré indépassé, et ainsi laissé irréparé s’indurer, enkysté, sournoisement purulent et obscurément bien trop à vif encore…Se trouver une forme sensible et vivable de réparation-apaisement-pacification, ce fut le grand travail d’écriture lumineuse de leur mémoire réactivée en mille précisions, formidablement réussi, et chacun à sa façon d’inventer-découvrir la sienne, de Cervantes (« Don Quichotte »), Montaigne (« Essais : III, 13, De l’expérience »), Spinoza (« Éthique »), Kafka (« Le Procès »), Proust (« À la recherche du temps perdu : Le Temps retrouvé »), Derrida (« Glas »), et encore aujourd’hui la grande Hélène Cixous («1938 – nuits ») – qui tous ont quelque chose à voir avec une native judéité – ;ou aujourd’hui, aussi, mon ami René de Ceccatty (« Enfance, dernier chapitre »), ou le formidable Philippe Forest (« Toute la nuit »), ou l’immense Jean Clair (« Dialogue avec les morts »)…Comme hier, bien sûr, le geste d’amplitude immanent-transcendant du si marquant Nietzsche (« Par delà le bien et le mal »)……Ce jeudi 14 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Mes grands chocs de littérature : William Faulkner, Antonio Lobo Antunes, Imre Kertész, Hélène Cixous…
Le titre même de mon article d’hier jeudi 5 mars « Décès ce 5 mars 2026 d’un des plus grands écrivains contemporains, que nous avons ardemment lu, et rencontré même chez lui, à Lisbonne, le 19 février 2004 : Antonio Lobo Antunes (Lisbonne, 1942 – Lisbonne, 2026)… » m’a assez évidemment conduit à m’interroger sur les noms que je mettais au nombre « des plus grands écrivains contemporains« , à côté d’Antonio Lobo Antunes, à partir de ma lecture, à sa parution en traduction française, en 1987, de « Fado Alexandrino« , puis, en poursuivant, mes lectures, ses romans suivants…
Je parle donc de la Littérature…
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Et je mets ici à part, puisque j’ai employé le mot de « choc« , Marcel Proust : une sublime évidence, lui, de la littérature de langue française ;
hors concours…
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En amont, bien sûr, et dès la classe de Première au lycée – je lisais aussi « À la recherche du temps perdu« … – , la découverte jubilatoire de l’écriture de William Faulkner : « Le Bruit et la Fureur« , « Sanctuaire« , « Lumière d’Août« , « Absalom, Absalom« , etc.
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Plus tard, bien plus tard, la rencontre de l’écriture d’Imre Kertész : « Être sans destin« , « Le Chercheur de traces« , et l’extraordinaire « Liquidation« , sur lequel je me suis permis d’écrire un commentaire de lecture bien plus long que le texte même de Kertész : « Lire Liquidation d’Imre Kertész, ou ce qui dure d’Auschwitz« , achevé de rédiger le 13 janvier 2006 ;
ce que j’ai retranscris en entier en mon article en date du 22 novembre 2022 : « Découvrir (ou, pour quelques uns, relire) « Lire ‘Liquidation’ d’Imre Kertész : ou ce qui dure d’Auschwitz », ma lecture-commentaire fouillée, achevée de rédiger le 13 janvier 2006, et quasi miraculeusement retrouvée, grâce à une sauvergarde quasi oubliée, de Nathalie Lambrichs, éminente lectrice passionnée de Kertész, ce mardi 8 novembre 2022…« …
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Et enfin, et à part, avec les conseils hyper-avisés de mon ami René de Ceccatty, les livres absolument merveilleux d’Hélène Cixous…
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Ce vendredi 6 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
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Une très brève réflexion sur l’art de l’entretien, à l’occasion du 400ème visionnage, hier soir 20 octobre, de la vidéo enregistrée le jeudi 17 avril 2025 à la Station Ausone de la Librairie Mollat à Bordeaux, de l’entretien magnifique avec Manuel Cornejo sur sa merveilleuse nouvelle édition, en Tel-Gallimard, de la Correspondance de Maurice Ravel (1875 – 1937), abordée ici sous l’angle des liens de celui-ci avec son cher Pays basque natal : Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…
En 176 jours, entre sa sortie sur youtube le 27 avril 2025, et hier soir 20 octobre 2025, le franchissement des 4000 vues de la vidéo en moins de 6 mois,
la vidéo sur youtube – d’une durée de 73′ 36 – de l’entretien de Manuel Cornejo et moi-même, Francis Lippa, enregistré à la Station Ausone de la Librairie Mollat le jeudi 17 avril 2022, à propos de la nouvelle édition – Gallimard, collection Tel, en 2 volumes, parus le 13 mars 2025 – , par Manuel Cornejo, de la Correspondance de Maurice Ravel, envisagée ici sous l’angle des liens puissants de Maurice Ravel avec son Pays basque natal – Ciboure et Saint-Jean-de-Luz – , vient de franchir hier soir lundi 20 octobre, pour 176 jours de mise en ligne par la libraire Mollat, le seuil des 4001 vues sur youtube…
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Soit en 25 semaines, une moyenne de 16 vues par semaine.
Wow !
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Nous nous rapprochons ainsi, en cette année Ravel 2025, des 4550 vues à ce jour de la vidéo sur YouTube également, de mon entretien – superbe, lui aussi ! – du 23 mai 2019 à la Station Ausone de la librairie Mollat, mise en ligne le 7 juin 2019, avec la chère Hélène Cixous à propos de son « 1938 – nuits » – paru aux Éditions Galilée le 24 janvier 2019 – : une autre merveille d’entretien fécond !
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Tout l’art de l’entretien – pour le modérateur ; cf ici, en le magnifique « L’Art de la conversatiion« , les analyses lucidissimes de Marc Fumaroli… – consistant à se faire le plus sobre, discret (et bref) possible, afin de servir de son mieux – par sa préparation hyper-sérieuse et exhaustive en amont, et la vivacité heureuse de l’improvisation de ses questions sur le vif, en fonction de son écoute hyper-attentive de ce que vient de développer son interlocuteur en réponse à sa question précédente : c’est capital ! – la parole si précieuse à faire surgir-survenir, hic et nunc, de son interlocuteur, en un dialogue si possible inventif et profond – pas pauvrement communicatif et bassement utilitaire, misérablement intéressé (et inintéressant !) – , riche et fécond : ouvrant de vraies pistes de réflexion pour chacun et pour tous, et peut-être même de recherches à ouvrir pour quelques uns plus vaillants…
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Ce mardi 21 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
