Étiquette : hommage

  • Comment réaliser un bel hommage à Ravel qui soit aussi assez original : l’exemple à relever du CD « Bertrand Chamayou – Ravel fragments », en son regard renouvelé sur sa modernité…

    Comment réaliser un hommage à Ravel qui soit assez original ?..

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    Un excellent exemple à relever est celui du très intéressant CD Erato 5021732601230 « Bertrand Chamayou – Ravel fragments«  – enregistré aux Studios Miraval du 19 au 21 décembre dernier (2014) – ; que j’ai commencé à effleurer en appendice – « Autre ravelienne chose, mais musicale et discographique celle-là…« , écrivais-je alors – à mon article en date du 7 mars dernier « De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)…« …

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    Et l’article bien détaillé de Jean Lacroix intitulé « Bertrand Chamayou célèbre les 150 ans de Ravel par un hommage kaléidoscopique » paru le 19 mars dernier sur le site de Cescendo Magazine, m’en fournit une très bonne occasion :

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    Bertrand Chamayou célèbre les 150 ans de Ravel par un hommage kaléidoscopique 

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    LE 19 MARS 2025 par Jean Lacroix
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    Fragments. Maurice Ravel (1875-1937) : Extraits de Daphnis et Chloé, La Valse, transcriptions de Maurice Ravel ; Trois Beaux Oiseaux du paradis, Chanson de la mariée, Pièce en forme de habanera, transcriptions de Bertrand Chamayou. Joaquín Nin (1879-1949) : Mensaje a Ravel. Salvatore Sciarrino (°1947) : De la nuit. Alexandre Tansman (1897-1986) : Prélude n° 5 (Hommage à Maurice Ravel). Frédéric Durieux (°1969) : Pour tous ceux qui tombent (Hommage à Maurice Ravel). Ricardo Viñes (1875-1943) : Menuet spectral (à la mémoire de Maurice Ravel). Xavier Montsalvatge (1912-2002) : Elegia a Maurice Ravel. Betsy Jolas (°1926) : Signets (Hommage à Ravel). Arthur Honegger (1892-1955) : Hommage à Ravel, extrait des 3 Pièces. Bertrand Chamayou, piano. 2024. Notice en français, en anglais et en allemand. 61’ 17’’. Érato 5021732601230.

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    Bertrand Chamayou a travaillé au Conservatoire de Paris avec Jean-François Heisser, un élève de Vlado Perlemuter, qui fut proche de Ravel. Il y a une dizaine d’années, il signait, déjà pour Érato, une – excellente – intégrale de la musique pour piano seul de Maurice Ravel, dont on avait aimé, entre autres qualités, la maîtrise technique, la lisibilité et le souci des détails. Dans la notice qu’il signe lui-même – aujourdhui -, Chamayou précise qu’il avait alors laissé de côté l’un ou l’autre inédit, des travaux d’étudiant et des pages de jeunesse, ainsi que des transcriptions de la main du compositeur. Sous le titre Fragments, qui évoque la brièveté, il réunit ici des pages adaptées par Ravel, d’autres qu’il a arrangées lui-même, ainsi qu’un florilège d’hommages par huit compositeurs, du temps de Ravel jusqu’à notre époque. Tout cela forme un kaléidoscope riche et original que Chamayou domine avec facilité et un sens affirmé des différents climats – en effet. On y retrouve – oui – les qualités énoncées pour caractériser l’intégrale de 2015.

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    Transcrits par Ravel lui-même, Chamayou propose plusieurs moments issus de Daphnis et Chloé. On retrouve les sensations presque picturales de l’œuvre symphonique, avec son lyrisme sensuel, sa dimension mystérieusement raffinée et cette ivresse qui naît de la mise en évidence de la lumière et de l’esthétique liée aux rythmes. Le pianiste y insuffle une vie intense, qu’il porte à son comble – voilà ! voilà ! probablement l’acmé de cet hommage-ci… – dans La Valse – cf ce que j’en disais (et surtout donnais à écouter) en ajout terminal à mon propre article du 7 mars dernier « De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)… » : « Ecoutez donc ici le podcast (de 12′ 58) de cette un peu anguleuse – ici – « Valse », notamment – ça dépote !! « … -, version solo impressionnante et envoûtante – oui – de virtuosité – et de modernité, aussi, qui en renouvelle, et de façon très bienvenue, l’approche… _ , à la sonorité généreuse, mêlée à un parfum d’irréalité qui lui confère une aura où la tension est permanente. Chamayou apporte sa propre contribution en transcrivant des mélodies : les Trois beaux oiseaux du paradis, tirés des 3 Chansons de 1915, écrites en temps de guerre, la Chanson de la mariée, l’une des 5 Mélodies populaires grecques de 1904/06, et l’obsédante Pièce en forme de habanera de 1907. Ce sont de petites pièces suggestives et expressives, jouées avec un raffinement sans ostentation.

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    L’idée d’intercaler, entre les pièces ravéliennes, une série d’hommages à lui adressés par d’autres compositeurs, au fil des années, est ingénieuse. Nous faisons nôtres les termes utilisés par Chamayou pour caractériser les accents hispaniques du Mensaje de Joaquín Nin, la douceur énigmatique de l’Elegia de Xavier Montsalvatge, le néo-classicisme lumineux d’Arthur Honegger, ou les cloches envoûtantes d’Alexandre Tansman. – un compositeur que personnellement j’aime beaucoup. Il s’agit, à chaque fois, de brefs morceaux dont l’entrelacement avec les pages ravéliennes crée un climat de complicité, qui trouve, dans le Menuet spectral de 1938 de Ricardo Viñes, proche du compositeur, l’émotion la plus profonde suscitée par la disparition de son ami.

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    Une belle place est réservée aussi à des pages plus contemporaines – accentuant par là une certaine modernité de Ravel, et qui, sans nul doute, lui aurat plue. Elles sont signées Betsy Jolas, qui utilise dans Signets des motifs de la fantasmagorie de Gaspard de la nuit, ou Frédéric Durieux, qui a étudié avec Betsy Jolas et Ivo Malec, et livre en 1997, dans Pour tous ceux qui tombent, un message au climat glacial et blafard – oui – qui fait allusion au Gibet. De son côté, le Sicilien autodidacte Salvatore Sciarrino offre, en 1971, un impressionnant collage de plus de six minutes qui, comme l’explique Chamayou, met bout à bout des bribes d’« Ondine » et de « Scarbo », se jouant de notre mémoire et nous donnant l’impression d’une hallucination.

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    Ce programme original et inédit, conçu avec imagination, est joué par Chamayou avec une fluidité – oui – que l’on trouvait déjà dans son intégrale, à savoir une dimension pointilliste, mêlée à une clarté des lignes – un trait éminemment ravelien ! – et un souci des détails. Une belle manière de saluer cette année dédiée au souvenir de Ravel.

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    Son : 9    Notice : 9    Répertoire : 10    Interprétation : 10

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    Jean Lacroix

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    Un bel hommage ravelien, qui séduit,

    et nous aide aussi, de façon très intéressante, à porter nous-même un autre regard, un peu de biais, sur le génie même, à la fois singulier, mais aussi très français, de Ravel, dans la ligne de son sublime « Tombeau de Couperin« – même si Bertrand Chamayou, en cet hommage, prend plutôt l’angle de son « Gaspard de la nuit« …

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    Ce dimanche 23 mars 2025, Titus Curiosus – Franncis Lippa

  • Lars Vogt, sublime brahmsien, dès sa prime jeunesse, d’octobre 1998 à juin 2003, déjà, et à jamais…

    Avant hier samedi 4 novembre, j’ai rédigé un article intitulé « Lars Vogt, sublime brahmsien« , qui a étrangement disparu…

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    Ainsi y constatais-je simplement la puissante présence de l’œuvre de Johannes Brahms dans la riche discographie de Lars Vogt ; et cela dès les années de sa prime jeunesse, entre 1998 et 2003 ;

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    ce qui donne ceci, en suivant l’ordre chronologique des séances d’enregistrement, rien que pour les CDs restitués en le passionnant récent coffret « Lars Vogt – The complete Warner Classics Edition » :

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    _ 1) la « Sonate pour piano » n°3 Op. 5 et les « Quatre Ballades » Op. 10 (in CD n° 5 du coffret), enregistrées à Cologne les 25, 26 et 28 octobre 1998 ;

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    _ 2) le « Quatuor avec Piano » n° 3 Op. 60 (in CD n° 11 du coffret), enregistré au Festival ‘Spannungen’ à Heimbach le 12 juin 1999 _ présent aussi dans le coffret ‘Spannungen’ publié par CAvi-Music en 2007 (CD n° 7) _ ;

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    _ 3) le « Trio avec Piano » n° 1 Op. 8 (in CD n° 10 du coffret), enregistré au Festival ‘Spannungen’ à Heimbach le 18 juin 2000 _ présent aussi dans le coffret ‘Spannungen’ publié par CAvi-Music en 2007 (CD n° 4) _ ;

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    _ 4) le « Quatuor avec Piano » n°1 Op. 25 (in CD n° 11 du coffret), enregistré au Festival ‘Spannungen’ à Heimbach le 18 juin 2001 _ présent aussi dans le coffret ‘Spannungen’ publié par CAvi-Music en 2007 (CD n° 7) _ ;

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    _ 5) les « Sonates pour Piano » n°1 Op. 1 et n°2 (in CD n° 4 du coffret), enregistrées à Cologne du 4 au 6 décembre 2001 ;

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    _ 6) les 3 « Sonates pour Piano et Violon » Op. 78, 100 et 108 (in CD n° 7 du coffret), enregistrées au Festival ‘Spannungen’ à Heimbach du 3 au 5 septembre 2002 ;

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    _ 7) les 2 « Sonates pour Violoncelle et Piano » Op. 38 et 99 (in CD n° 8 du coffret), enregistrées au Festival ‘Spannungen’ à Heimbach du 6 au 8 septembre 2002 ;

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    _ 8) les 2 « Sonates pour Clarinette et Piano » Op. 120 n°1 et n°2 (in CD n° 9 du coffret), enregistrées au Festival ‘Spannungen’ à Heimbach le 11 septembre 2002 ;

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    _ 9) les « 3 Intermezzi » Op. 117 et les « Klavierstücke » Op. 118 et 119 (in CD n° 6 du coffret), enregistrées à Cologne les 4 et 5 novembre 2002 ;

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    _ 10) le « Quatuor avec Piano » n° 2 Op. 26 (in CD n° 12 du coffret), enregistré au Festival ‘Spannungen’ à Heimbach le 5 juin 2003 _ présent aussi dans le coffret ‘Spannungen’ publié par CAvi-Music en 2007 (CD n° 11)…

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    Et parmi la série des 16 albums d’œuvres enregistrées live au Festival ‘Spannungen’ de Heimbach avec la participation de Lars Vogt au piano,

    un double album « Brahms – Piano Quintet op. 34 – Sextett op. 36 » (CAvi-Music 553049) _ enregistrés au Festival ‘Spannungen’ à Heimbach les 6 et 12 juin 2005 _, vient compléter les enregistrements disponibles de Lars Vogt, lors de ces mémorables concerts donnés à Heimbach…

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    Auxquels nous devons bien sûr joindre, pour le label Ondine :

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    _ le double album « Brahms – The Piano Trios« , ODE 1271-2 , avec Christian et Tanja Tetzlaff _ enregistrés à Brème, du 27 au 29 mai 2014 _, paru en 2015 ;

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    _ le CD « Brahms – Piano Concerto N° 1 – Ballades Op. 10″, ODE 1330-2, avec le Royal Northern Sinfonia _ enregistré à Sage Gateshead le 30 novembre et le 1er décembre 2018 ; et à Cologne, le 20 janvier 2019 _, paru en 2019 ;

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    _ et le CD « Brahms – Piano Concerto N° 2  – Handel Variations« , ODE 1346-2, avec le Royal Northern Sinfonia  _ enregistré à Sage Gateshead les 15 et 16 février 2019 ; et à Cologne, du 17 au 19 décembre 2019 _, paru en 2020.  

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    Sans oublier le merveilleux « In memoriam Lars Vogt« , avec un extraordinaire « Double Concerto pour violon, violoncelle et orchestre« , Op. 102 de Johannes Brahms, interprété de manière bouleversante par les amis Christian et Tanja Tetzlaff, et le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin sous la direction de Paavo Järvi, le CD d’hommage de ses amis, le CD Ondine ODE 1423-2 _ enregistré à Berlin du 21 au 23 décembre 2022 : Lars Vogt est décédé à Erlangen le 5 septembre 2022… _ :

    Lars Vogt y est extraordinairement présent…

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    En écouter les podcasts _ ici le 1er mouvement Allegro (de 16′ 16), ici le 2d mouvement Andante (de 6′ 35), et ici le 3e mouvementent Vivace non trop (de 8’07) _ donnés en mon article «  » du 12 octobre dernier…

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    Ce lundi 6 novembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un émouvantissime hommage à l’humanité si vraie de l’admirable « plus que vivant » Lars Vogt par les musiciens de l’Orchestre de Chambre de Paris…

    Et en magnifique hommage _ par l’Orchestre de Chambre de Paris _  au « plus que vivant« , et à jamais, Lars Vogt (1970 – 2022),

    lire ceci _ qui me tire des larmes des yeux ! _ :

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    Lars Vogt

    1970 – 2022

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    Une étoile brille au firmament

    La disparition de Lars Vogt, notre directeur musical, le 5 septembre dernier _ 2022 _ nous a tous plongés, membres du Conseil d’administration, artistes musiciens, personnels administratifs et techniques de l’orchestre, dans une profonde tristesse, tant la relation que Lars avait su construire avec chacun et chacune était empreinte d’une profonde humanité _ et c’est bien là le fond, si rare, des choses !.. Si les mots continuent à nous manquer, nous voudrions lui rendre hommage par ces quelques lignes.

    Lars était, chacun le sait _ et le mélomane passionné que je suis, aussi, dès ma première écoute ; je renvoie ici à mon article du 14 novembre 2009 : « « … _, un artiste d’exception _ oui ! _ : soliste international, chambriste recherché, chef d’orchestre…
    Il y a bien sûr le pianiste qu’on ne présente plus depuis 1990 et sa révélation lors du concours de piano de Leeds. Déjà à cette époque, Sir Simon Rattle lui prédisait un futur vers la direction d’orchestre. Ce n’est pourtant que bien des années plus tard, en 2014, qu’il devient directeur musical
    du Royal Northern Symphonia Newcastle. Et c’est en 2018 qu’il fait sa première rencontre avec les musiciens de l’Orchestre de chambre de Paris, au cours de laquelle il joue le Concerto pour piano de Schumann et dirige la Quatrième symphonie de ce même compositeur lors d’un concert mémorable.

    Nommé à la direction musicale de l’Orchestre de chambre de Paris en juillet 2020, il a pu y développer encore ses talents artistiques indéniables, son appétence pour le joué-dirigé et pour la direction d’orchestre. Bien au-delà de ses qualités de directeur musical, nous avons découvert un véritable leader. Fidèle à l’homme qu’il était dans la vie, sa direction était remplie de bienveillance et d’humanité _ oui, oui, oui. Il savait établir avec chaque musicienne et musicien une relation particulière et individuelle pour faire en sorte que leur communauté d’artistes s’épanouisse dans une excellence partagée _ voilà. En à peine quelques mois, il était parvenu à gagner non seulement la confiance mais l’adhésion totale de ses musiciens.

    Son mandat à la direction musicale de l’orchestre, malgré la pandémie, aura été un condensé de temps forts artistiques. Dès l’été 2020, il marque son arrivée avec un formidable concert capté du Concerto dit « Jeunehomme » de Mozart tourné dans les jardins de l’hôtel de Sully, Centre des monuments nationaux à Paris, et diffusé sur France télévisions. Plus tard encore, il illuminera de son talent une retransmission du Concerto pour piano en la mineur de Schumann dirigé depuis le piano à la Philharmonie de Paris. En janvier 2021, il retrouve les ténors Christoph et Julian Prégardien dans un concert « Père et Fils » chorégraphié par Thierry Thieû Niang. Lars Vogt avait conquis en très peu de temps les publics du théâtre des Champs-Élysées et de la Philharmonie de Paris, les deux principaux lieux de résidence de l’orchestre.

    Son activité d’enregistrement fut elle aussi intense. Un premier enregistrement Mendelssohn est paru chez Ondine en mars 2022 avec un accueil unanime. Un enregistrement autour des concertos nos 9 et 24 de Mozart reste à paraitre. Cette même énergie _ si manifiquement contagieuse _ se retrouve dans le plaisir _ formidable _ qu’il prenait à jouer en formation chambriste avec les musiciens de son orchestre comme avec ses amis tels que Christian Tetzlaff ou Antje Weithaas.

    Comme il aimait à le dire « En musique, beaucoup de choses sont une question d’alchimie ». Lui qui « voulait aller encore plus loin dans l’intensité de l’orchestre et décrocher la lune » nous manque cruellement. Il est aujourd’hui pour nous tous une étoile qui brille au firmament de l’orchestre, dont la lumière continuera à nous éclairer pour toujours.

    À son épouse Anna _ Anna Reszniak _ qui l’a tant soutenu, à ses filles et à sa famille, nous adressons toutes nos pensées, toute notre affection et nos sincères condoléances.

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    Brigitte Lefèvre, présidente du Conseil d’administration

    Nicolas Droin, directeur général

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    « Il voulait aller encore plus loin dans l’intensité de l’orchestre et décrocher la lune. »

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    Lars Vogt par Christian Merlin

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    Lars Vogt est né à Düren, dans la Ruhr, à côté de Cologne, le 8 septembre 1970. C’est sa première professeure de piano, à Aix-la-Chapelle, qui instille en lui l’idée que non seulement il est fait pour la musique, mais que celle-ci pourrait devenir son métier. Une pédagogue très artiste, qui développe énormément son imagination, mais pas assez sa solidité technique. Solidité technique qui lui sera donnée par son second maître, puisqu’il n’en aura jamais eu que deux : Karl-Heinz Kämmerling, légende de l’enseignement du piano en Allemagne. Professeur d’Igor Levit et d’Alice Sara Ott, pour n’en citer que deux parmi l’incroyable cohorte d’élèves à qui il a permis de se réaliser _ voilà _, il enseigne alors à Hanovre. Ayant école un samedi sur deux, le petit Lars prend, chaque samedi libre, le train pour Hanovre : quatre heures de trajet. Il reçoit ses deux heures de leçon et rentre en Rhénanie : à nouveau quatre heures de train. Kämmerling lui apprend qu’un pianiste doit creuser par deux côtés en même temps : le côté technique et le côté artistique, la technique n’étant qu’un moyen pour exprimer l’artistique. Plus tard, Kämmerling apprendra à l’une des filles de Lars, encore toute petite, que chaque note a sa vie propre. Patient, il ne le tance même pas lorsqu’il se met à imiter Horowitz : « C’est une phase, ça te passera. » Vogt lui succédera naturellement comme professeur à la Hochschule de Hanovre en 2012, année de la mort de Kämmerling.

    Le jeune Vogt est un jeune soliste nerveux et traqueur. Cela se sent encore à son début de carrière au sommet. On a pu, à l’époque (on s’en veut rétrospectivement !), trouver son jeu abrupt par son aspect minéral, tout d’une pièce. Déjà un souci de sérieux et de rigueur, comme pour échapper à toute superficialité. Allemand ? Cela n’a pas empêché le jury du Concours de Leeds de lui attribuer en 1990 un deuxième prix, ni Simon Rattle de le prendre sous son aile dans l’écurie EMI en lui faisant enregistrer Beethoven, Schumann et Grieg avec lui et le City of Birmingham Symphony Orchestra.
    Il avait perçu, derrière ce jeu encore brut, tout le potentiel d’un artiste qui se remet constamment en question et interroge les textes avec un sens de la profondeur et du tragique _ voilà _ qui explique son affinité élective avec Brahms _ et Schumann _ et son clair-obscur mélancolique. En se détendant (sans se relâcher !), son jeu gagne alors de plus en plus en souplesse et en arrière-plans, ajoutant à sa sonorité puissante et sans concession une science particulière des contrastes, quand un pianissimo d’une grande douceur succède soudain à la tempête.

    Il ne va pas plus vite que la musique. À rebours de la mode des intégrales, il préfère laisser mûrir les œuvres et ne les jouer que quand il se sent prêt.
    Il aura attendu la cinquantaine pour aborder la sonate Hammerklavier de Beethoven, dans laquelle beaucoup se lancent avec l’intrépidité de leurs vingt ans. Assez vite se dessine une constante dans son approche de la musique : le partage _ voilà. Chambriste naturel _ oui, oui, oui ! _, il semble n’aimer rien tant que jouer avec d’autres. C’est dans cet esprit qu’il fonde dès 1998 son propre _ admirable !!! _ festival _ Spannungen _ dans l’ancienne centrale hydroélectrique de Heimbach, dans l’Eifel, à quelques kilomètres de sa ville natale. Là, il invite ses meilleurs amis à faire de la musique de chambre : les violonistes Christian Tetzlaff et Isabelle Faust, le violoncelliste Boris Pergamenchtchikov en font partie. Un critique allemand a écrit qu’il n’était « jamais aussi bon que quand il vacillait » : autrement dit quand il oubliait l’assurance robuste de son jeu pour le faire vivre et réagir dans l’instant. L’interaction de la musique de chambre est pour cela le lieu idéal _ oui _, mais pas seulement : la direction d’orchestre aussi, où tant de choses se décident dans l’instant _ voilà.

    « Lorsque je joue du piano, j’ai l’impression de diriger un orchestre, en quelque sorte », disait-il au micro de France Musique. « Je joue avec mes doigts, mais dans ma tête il y a un chef d’orchestre. J’aspire à obtenir le son d’un violon, d’une flûte, d’un hautbois, d’un basson, des couleurs qui ne sont pas uniquement les couleurs d’un piano », répondait-il à Jean-Baptiste Urbain sur la même antenne. Ce jeu orchestral allait le conduire à diriger les concertos du piano, tout en continuant à être l’un des solistes préférés de l’Orchestre Philharmonique de Berlin (dont il est artiste en résidence en 2003-2004), mais aussi de Mariss Jansons, Herbert Blomstedt, Christian Thielemann ou Paavo Järvi. Fort de cette nouvelle expérience, il est nommé en 2014 directeur musical du Royal Northern Sinfonia, un orchestre de formation Mozart basé au bord du fleuve Tyne, dans le nord de l’Angleterre. Et voici qu’il s’attaque à forte partie, enregistrant les deux concertos de Brahms qui, avec leur réputation de symphonies avec piano obligé, semblent exiger la double présence d’un soliste et d’un maestro. Non seulement ça marche, mais on y découvre des allégements et des couleurs insoupçonnées, sans perdre en substance. Il emmène l’orchestre en Asie et aux « Proms » de Londres.

    Pendant ce temps, l’Orchestre de chambre de Paris est à la recherche d’un successeur à Douglas Boyd comme directeur musical. Pour une formation de cet effectif se pose la question du profil : un maestro symphonique risquerait d’y être disproportionné, un soliste sans expérience suffisante de la direction d’y être contre-productif. Vogt apparaît alors comme une solution possible. Le courant passe si bien avec les musiciens que l’option envisageable devient une évidence. Dans les concertos de Mozart, Beethoven ou Schumann, bien sûr, qu’il dirige du piano comme si cela allait de soi. Mais aussi, et ce n’était pas gagné d’avance, seul face à l’orchestre dans des symphonies. On se souvient en particulier de la Deuxième symphonie de Brahms qui couronnait son concert inaugural en septembre 2020 : si sa gestuelle n’avait pas le délié de maestros aguerris, le flux musical coulait de source _ oui _, avec une parfaite logique des enchaînements et maîtrise des équilibres, jouant le jeu chambriste sans édulcorer l’éloquence de l’orchestre brahmsien. Testamentaire _ oui _, leur enregistrement des concertos de Mendelssohn (Ondine) reste pour témoigner de cette trop brève _ hélas _ alchimie _ merveilleuse : la grâce même… On se souvient aussi de son engagement bienveillant dans ses fonctions, par exemple pour superviser le concours Play-Direct pour jeunes pianistes dirigeant du clavier, organisé par l’Orchestre de chambre de Paris.

    En mars 2021 est diagnostiqué un cancer de l’œsophage ayant déjà métastasé au foie. Lorsque les médecins lui expliquent que le traitement auquel il sera soumis risque de lui faire perdre la sensibilité dans les doigts, il répond : « Je préfère être en vie plutôt que jouer du piano. » Quand certains préfèrent se terrer dans leur tanière, lui n’hésite pas à parler de la maladie, en interview et sur les réseaux sociaux. Le partage _ toujours formidablement généreux _  de la musique et de l’amitié _ les deux allant très évidemment de pair… _ semble décupler son énergie vitale _ puissante _, sans parler de l’apport de sa seconde femme, la violoniste d’origine polonaise Anna Reszniak, premier violon de l’Orchestre symphonique de Nuremberg où ils vivent, et de ses filles, dont la petite dernière a quatre ans et demi et à qui il voudrait encore laisser des souvenirs de père. Chacun de ses concerts semble gagné contre la maladie, il y fait passer des émotions décuplées _ oui, et sans jamais rien forcer… _, tantôt rageuses (Beethoven), tantôt tendres (Brahms), tantôt les deux à la fois (Mozart) : humaines, tout simplement _ voilà ! Lars Vogt, ou l’humanité la plus vraie… Il joue à son festival le 24 juin 2022, donnant en bis cet Intermezzo op. 117  n°1 de Brahms _ en regarder ici la vidéo (d’une durée de 5′ 42), titrée « Letzter Soloauftritt von Lars Vogt bei SPANNUNGEN« … _ qui est une invitation _ selon ses mots… _ à s’endormir paisiblement, et dirige encore du piano l’Orchestre de chambre de Paris à l’hôtel de Sully les 9 et 10 juillet. Son visage s’est creusé, mais reste ce menton volontaire qui pourrait être intimidant s’il n’était adouci par un regard lumineux et intense _ oui _ et un sourire désarmant _ voilà. Dans les premiers jours de septembre il envoie un message d’au revoir à ses amis, pour leur dire combien ils ont compté pour lui, et s’éteint le 5 septembre 2022 à la clinique d’Erlangen, trois jours avant son 52e anniversaire, laissant le monde musical désemparé mais nourri du souvenir de son rayonnement.

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    « Lorsque je joue du piano, j’ai l’impression de diriger un orchestre, en quelque sorte. »

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    Lars Vogt et l’Orchestre de chambre de Paris en 2021 à la Philharmonie de Paris

    À Lars

    Ta lumière, ta bienveillance, ton talent, ta capacité à mettre tous les sentiments humains _ oui _ dans ta musique, ton authenticité, ta générosité _ sans compter _, ton humour, ta liberté, ta souplesse, ton ouverture _ tout cela allant très simplement de pair _, ta tolérance, ton courage, ton désir d’amener tout le monde sur un terrain d’entente, ton talent pour réunir _ oui _, ton sourire chaleureux et communicatif, tes expressions tendres et uniques font de toi une des personnes, si rares _ oui ! _, capables en si peu de temps – en trop peu de temps ! – de nous guider et de changer nos vies.

    La musique, entre tes mains, était comme la matière du sculpteur, chez toi, une matière infinie. À propos d’une phrase sublime d’un concerto, tu nous disais un jour que Mozart ouvrait une fenêtre sur le monde du divin : en fait, c’est toi qui ouvrais cette fenêtre, avec simplicité _ oui _, sur un monde immense. Toujours dans la joie _ voilà ! la plus rayonnante et pure joie… _, tu as partagé avec nous ton amour absolu pour la musique.

    Tu laisses, en chacun de nos cœurs, une empreinte magnifique, et nous sommes tous conscients de la chance inouïe _ en effet _ d’avoir pu cheminer avec toi, d’apprendre de toi en musique comme dans la vie. Nous allons continuer de t’honorer et de grandir comme groupe, unis par la force tellurique _ oui _ que tu nous as transmise _ voilà _, sachant que tu aurais sans doute voulu que l’on te chante plutôt que l’on te pleure.

    Que ton extraordinaire lumière nous inonde éternellement, cher Lars !

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    Les musiciens de l’Orchestre de chambre de Paris

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    Lars Vogt et l’Orchestre de chambre de Paris en quelques dates…

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    20 DÉCEMBRE 2018

    Théâtre des Champs-Élysées

    Premier concert de Lars Vogt avec l’orchestre autour d’une œuvre de Schumann qu’il affectionne particulièrement, le Concerto pour piano. Le chef et pianiste est rapidement séduit par le travail en profondeur de l’orchestre et ce premier contact avec les musiciens.

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    26 SEPTEMBRE 2019

    Théâtre des Champs-Élysées

    De nouveau invité par l’orchestre, Lars Vogt donne le Concerto pour piano no 1 de Mendelssohn, œuvre qui le suit dans les moments importants de sa vie musicale. Il indique à plusieurs reprises s’être toujours senti très proche de l’esprit du compositeur _ et c’est absolument évident.

     

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    24 JUIN 2020

    Extrait du Concerto « Jeunehomme », Mozart

    Confinés et isolés lors de la crise sanitaire, Lars Vogt et les musiciens et musiciennes de l’orchestre interprètent à distance un extrait du Concerto pour piano no 9 en mi bémol majeur de Mozart. Cette prouesse musicale et technique aboutit à une vidéo mise en ligne et contribue à rassembler virtuellement les artistes et le public.

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    11 ET 12 JUILLET 2020

    Hôtel de Sully

    Dans le cadre exceptionnel des jardins de l’hôtel de Sully – Centre des monuments nationaux à Paris, Lars Vogt donne en joué-dirigé le Concerto pour piano n° 9 en mi bémol majeur, dit « Jeunehomme », de Mozart. Ce concert est capté et diffusé par ARTE Concert.

     

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    30 SEPTEMBRE 2020

    Théâtre des Champs-Élysées

    Lars Vogt donne son premier concert en tant que directeur musical de l’Orchestre de chambre de Paris, avec son ami violoniste Christian Tetzlaff.

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    « Ma relation avec Lars est intense, c’est ma plus profonde amitié musicale. Il est mon « artiste-héros » et aussi mon meilleur ami dans la vie. »
    Christian Tetzlaff

     

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    5 OCTOBRE 2020

    Philharmonie de Paris

    Premier concert de Lars Vogt dans la Grande salle de la Philharmonie en tant que chef d’orchestre. Aux côtés d’un chef-d’œuvre de la musique classique, le Requiem de Mozart, il était heureux de présenter la création d’une jeune compositrice française, Clara Olivares.

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    6 JANVIER 2021

    Philharmonie de Paris

    A travers la production « Père et fils » mêlant danse, théâtre et musique avec les ténors Christoph et Julian Prégardien et le chorégraphe Thierry Thieu Niang sur de la musique de Beethoven et Schubert, Lars Vogt témoigne de son approche intimiste et personnelle de la musique. En raison de la situation sanitaire, ce concert fait l’objet d’une captation et d’une diffusion sur les sites ARTE Concert et Philharmonie Live.

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    1ER FÉVRIER 2021

    Philharmonie de Paris

    Lars Vogt se sentait proche de Schumann et exprimait son bonheur de transmettre cette musique au public, ce jour-là sous forme
    de captation diffusée sur Philharmonie Live. Une musique pleine de joie, d’amour et de poésie mais aussi de tristesse, qu’il aimait particulièrement.

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    AVRIL 2021

    Philharmonie de Paris

    Lars Vogt et l’orchestre enregistrent le Concerto pour clarinette de Mozart avec le clarinettiste Raphaël Sévère, pour le label Mirare.

    « J’ai beaucoup d’admiration pour Lars Vogt car il déborde d’une énergie foisonnante qui toujours se conjugue avec naturel vers les bonnes choses. Dans tout ce qu’il fait il est profondément sincère et il a cette flamme qui fait vivre la musique. Jouer avec lui est un bonheur. »

    Raphaël Sévère

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    5 – 9 SEPTEMBRE 2021

    Philharmonie de Paris / Paris Play-Direct Academy

    Profondément investi dans les actions de transmission, Lars Vogt parraine cette 10ème édition de l’académie de joué-dirigé de l’orchestre consacrée au piano. Au cours de masterclasses, il accompagne et conseille les jeunes instrumentistes dans cette pratique.

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    16 OCTOBRE 2021

    Théâtre des Champs-Élysées

    Lors de ce concert, Lars Vogt réunit une nouvelle fois l’entente personnelle et artistique en invitant un ami de longue date, le violoncelliste Alban Gerhardt. Ce lien que Lars Vogt entretient avec les musiciens sur scène, toujours sincère et fort, offre au public des instants musicaux de grâce.

    « Mon vieil ami, colocataire et partenaire de musique de chambre Lars Vogt est l’un des musiciens avec lesquels je préfère travailler. »
    Alban Gerhardt

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    2-5 NOVEMBRE 2021

    Philharmonie de Paris

    Lars Vogt enregistre avec l’Orchestre de chambre de Paris un premier disque qui aurait dû marquer le début du cycle Mendelssohn, paru au printemps 2022 chez Ondine.

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    17 DÉCEMBRE 2021

    Philharmonie de Paris

    Kurtàg était pour Lars Vogt le plus grand compositeur vivant de notre époque. Lors de cette soirée consacrée à Bach, le directeur musical met en relation ses courtes pièces avec celles du « dieu de la musique » comme il appelait alors Bach.

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    13 JANVIER 2022

    Théâtre des Champs-Élysées

    Invité par l’orchestre pour ce concert consacré à Mahler, Strauss, Fauré et Britten, le ténor Ian Bostridge est frappé par la merveilleuse atmosphère de collaboration et d’amitié que Lars Vogt a réussi à créer avec les musiciens.

     

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    10 MARS 2022

    Théâtre des Champs-Élysées

    Lars Vogt retrouve son complice Alban Gerhardt, violoncelliste, dans le Premier concerto pour violoncelle de Chostakovitch. Avec l’orchestre, il interprète la Symphonie classique de Prokofiev et la Sérénade pour cordes de Tchaïkovski.

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    12 MARS 2022

    Salle Cortot

    Lors de ce concert de retrouvailles avec les solistes de l’orchestre, Lars Vogt et les musiciens interprètent un mémorable quintette de Schumann et le premier quatuor avec piano de Mozart.

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    21 MARS 2022

    Philharmonie de Paris

    Intégralement dédié à Mendelssohn, ce concert accompagne la sortie du disque Mendelssohn consacré aux œuvres concertantes et annonce de futurs projets d’enregistrement du répertoire symphonique.

    « Les mouvements lents des œuvres de Mendelssohn m’émeuvent aux larmes. »
    Lars Vogt

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    21 AVRIL 2022

    Théâtre des Champs-Élysées

    Antje Weithaas, artiste associée de la saison 2021/2022, joue sous la direction de Lars Vogt, le Concerto pour violon de Beethoven.

    Antje Weithaas dit de Lars Vogt qu’il est probablement le meilleur musicien qu’elle connaisse pour interpréter la musique de Schumann.

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    « Les musiciens de l’Orchestre de chambre de Paris et moi sommes déjà parvenus à développer une authentique et forte relation musicale et humaine. » Lars Vogt

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    22 AVRIL 2022

    Philharmonie de Paris / Académie de jeunes compositrices

    Lors de la première lecture publique de l’Académie de jeunes compositrices de l’Orchestre de chambre de Paris, Lars Vogt dirige quatre œuvres nouvelles pour ensemble instrumental. Désireux de « trouver l’expression et la voix de la jeunesse de notre temps », il incite les jeunes compositrices à présenter leurs œuvres – voire à les diriger.
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    9-10 JUILLET 2022

    Hôtel de Sully

    Empreints d’une émotion palpable, ces concerts sont les derniers de Lars Vogt avec l’Orchestre de chambre de Paris. Il y dirige du piano l’ultime concerto pour piano de Mozart et a choisi pour bis l’Andante du deuxième concerto pour piano de Chostakovitch.

    Sensible à la démarche citoyenne de l’orchestre à l’adresse des plus fragilisés, engagé dans le programme de transmission et fervent chambriste, Lars Vogt a entamé avec l’orchestre une riche aventure à la fois humaine et musicale.

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    Retrouvez les concerts de Lars Vogt en vidéo

    ARTE rend hommage au pianiste et chef d’orchestre Lars Vogt et rediffuse trois concerts sur ARTE Concert.

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    Lars Vogt dans le Concerto « Jeunehomme » de Mozart.
    Lors de ce concert enregistré en juillet 2020 dans les jardins de l’Hôtel de Sully, Lars Vogt, à la direction de l’Orchestre de chambre de Paris et au piano,
    a également donné le Concerto pour piano n° 21 de Mozart.

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    Lars Vogt dirige Beethoven et Schubert

    Les ténors Christoph et Julian Prégardien ont interprété avec l’Orchestre
    de chambre de Paris des lieder de Beethoven et de Schubert en janvier 2021 à la Philharmonie de Paris.
    Diffusé également sur Philharmonie Live.

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    Concerto pour piano n° 3 de Beethoven
    Invité du HR-Sinfonieorchester en avril dernier à Francfort, Lars Vogt a interprété le Concerto pour piano n° 3 de Beethoven sous la direction de Karina Canellakis.

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    Retrouvez ces concerts pendant plusieurs mois sur ARTE Concert : arte.tv/larsvogt

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    Également disponible :

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    Lars Vogt dans Schumann

    Une histoire particulière liait Lars Vogt au Concerto pour piano de Schumann, « l’une des œuvres les plus splendides du répertoire pour piano ». Lors de ce concert Lars Vogt a également dirigé l’Orchestre de chambre de Paris dans la Deuxième Symphonie.

    Enregistré en avril 2021 à la Philharmonie de Paris par France Musique et diffusé sur Philharmonie Live : philharmoniedeparis.fr/fr/live

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    LARS VOGT VU PAR LA PRESSE

    « Gestuelle élégante et souple, corps mobile et visage ouvert, capacité à être à la fois un soliste habité et un chef très présent. »
    Sophie Bourdais, Télérama

    « Un artiste authentique, simple et chaleureux. »
    Emmanuelle Giuliani, La Croix

    « Son jeu vigoureux et naturel ignore la tentation virtuose, déployant au contraire un sens raffiné des couleurs et des nuances. Que ce soit dans Bach, Mozart, Brahms ou Mendelssohn, le musicien déploie un toucher ductile, capable de passer de l’ombre à la lumière, de la poésie à l’humour, du tragique à la joie. » Marie-Aude Roux, Le Monde

    « Si sa gestuelle de chef n’était pas la plus académique, le résultat sonore était passionnant, obtenant dans Mendelssohn, Schumann ou Brahms une richesse sonore, un sens de l’architecture et une pulsation naturelle qui promettaient énormément. Sans parler de son énergie communicative et de son attention aux autres. »
    Christian Merlin, Le Figaro

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    orchestredechambredeparis.com

    RETROUVEZ-NOUS SUR CRÉATION : HOULTONSMETS

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    Crédits : Couverture © Giorgia Bertazzi P. 3 © Jean-Baptiste Pellerin
    P. 6-7 © Jean-Philippe Raibaud P.8-9©D.R.

    P.10-11 © Jean-Baptiste Pellerin

    P.12 © Jean-Baptiste Pellerin
    P. 13 © Jean-Philippe Raibaud,
    © Giorgia Bertazzi
    PG14©D.R. ©Jean-BaptisteMillot, © Hans Morren

    P. 15 © MattDine, © Bernard Talgo P. 16 © Gil Lefauconnier
    P. 17 © D. R., © MarcoBorggreve P.18©D.R.

    P. 19 © Jean-Baptiste Pellerin

    L’Orchestre de chambre de Paris utilise pour ses supports de communication des papiers recyclés (Papier FSC : gestion responsable des forêts) et de l’encre végétale.

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    De bien merveilleux témoignages  sur un musicien à jamais plus que vivant

    en sa naturelle humanité généreuse vraie !

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    Ce vendredi 7 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter l’hommage, ce lundi 16 mai, de France-Musique et Lionel Esparza, à l’immense Teresa Berganza…

    Ce lundi 16 mai 2022, Lionel Esparza a consacré la majeure partie de son émission cet après-midi, à un hommage _ parfaitement justifié et complet autant que cela peut être en 2 heures… _ à la très grande Teresa Berganza, qui nous a quittés vendredi dernier, 13 mai.

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    Quel immense plaisir de l’écouter à nouveau _ 118′ durant _ dans les plus grandes performances du répertoire de l’immense chanteuse qu’elle a su être, qu’elle a été, et demeure pour l’éternité, pour nous…

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    Une personnalité singulière,

    tout à fait unique !..

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    Merci, Madame.

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    Ce lundi 16 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa