Étiquette : idiosyncrasie

  • L’élégance musicale exaltante, sublime, des Mendelssohn : Felix et Fanny ; et la question de la perception de la singularité de la voix de Fanny…

    Ce dimanche,

    j’ai désiré percevoir davantage l’élégance musicale sublime des Mendelssohn,

    Felix ainsi que sa sœur aînée Fanny.

    …

    Ainsi que la singularité, à découvrir-distinguer, de la voix spécifique, de compositrice, de Fanny Mendelssohn-Hensel (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 mai 1847)…

    …

    …

    Aussi, à cette fin, j’ai essayé de rassembler _ et c’est un défi ! _ les divers CDs de ma discothèque personnelle comportant une association d’œuvres de Felix et de Fanny…

    …

    Et je dois bien reconnaître que jusqu’à ce jour _ et bien à tort ! _ je n’avais prêté toute l’attention qu’elle mérite à l’œuvre personnelle de Fanny Mendelssohn ;

    …

    dont il faut bien admettre aussi que le réflexe des  producteurs de disques consistait à faire de l’œuvre de la sœur un simple « appoint » en quelque sorte anecdotique aux réussites éminentes _ elles, et universellement reconnues… _ de son cadet ;

    …

    ou bien _ et c’est, bien sûr, pire encore _ de simples exemplaires de certaines capacités de « réalisation artistique » de femmes compositrices :

    …

    en associant assez souvent Fanny Mendelssohn, par exemple, à Clara Wieck, l’épouse de Robert Schumann… 

    …

    Comme si notre attention envers certaines œuvres de ces femmes compositrices ne se justifiait, in fine, que comme une modeste toute petite « réparation » à l’encontre du sexisme endémique dont celles-ci avaient été, de leur vivant d’abord, et ensuite de la part de la postérité _ et encore toujours aujourd’hui… _ victimes, du point de vue de tout un chacun confronté à leurs noms, plutôt qu’à l’écoute vraie _ et en quelque sorte à l’aveugle _ de leurs œuvres…

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    …

    Voilà.

    …

    Donc, j’ai entrepris de réunir les divers CDs de ma collection personnelle comportant au moins une œuvre de Fanny Mendelssohn,

    afin d’écouter vraiment, et pour elle même seulement, la voix et l’idiosyncrasie de Fanny Mendelssohn – Hensel que l’on peut y percevoir…

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    …

    Après, il faut absolument bénéficier d’une interprétation qui soit vraiment à la hauteur de l’œuvre ; et pas seulement anecdotique…

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    Mais est-ce si fréquent ?..

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    Et voilà que je suis tombé sur un magnifique CD de 2019, du label Pentatone _ PTC 5186 781 _, le CD « Felix & Fanny Mendelssohn _ Works for Cello and Piano« , par le violoncelliste Johannes Moser _ je l’apprécie beaucoup ! _ et le pianiste Alasdair Beatson _ regarder et écouter cette brève présentation par Johannes Moser…

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    Et je prends assez vite conscience que j’ai consacré deux articles de mon cher blog « En cherchant bien » à ce magnifique CD-ci :

    …

    _ l’article «   » du 11 septembre 2019 ;

    …

    _ et l’article «  » du 6 novembre 2019.

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    Retour au splendide Mendelssohn de Johannes Moser et Alasdair Beatson : une fête de fées…

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    — Ecrit le mercredi 6 novembre 2019 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.
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    En un article de ce jour de son blog Discophilia,

    par un article intitulé Ivresse,

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    Jean-Charles Hoffelé me permet de revenir

    _ cf mon article du mercredi 11 septembre :  _

    au très beau CD consacré

    par le violoncelliste Johannes Moser et le pianiste Alasdair Beatson

    à des œuvres de Fanny et Felix Mendelssohn :

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    le CD Pentatone intitulé Felix & Fanny Mendelssohn : PTC 5186781 _ regarder et écouter ceci pour percevoir la magnifique qualité de leur jeu si idoine…

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    Ivresse

    IVRESSE

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    Le giocoso qui ouvre la Deuxième Sonate de Mendelssohn a un petit côté Songe d’une nuit d’été, c’est une pure musique de plaisir _ voilà, comme si souvent dans l’œuvre de Mendelssohn, surtout en sa jeunesse ; mais il est mort à l’âge de 38 ans seulement … _ où le violoncelle se fait chanteur _ oui _ avant que faire paraître Puck dans les pizzicatos du scherzando.

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    Il n’aura jamais sonné aussi enjoué et léger _ c’est là sa marque de famille ; d’où une certaine étrangeté en une période de romantisme assez souvent enclin au dolorisme et à un certain appesantissement… _ qu’ici, Alasdair Beatson jouant un Erard magique, piano-harpe éolienne qui fait la musique de Mendelssohn ce qu’elle est, celle des fées _ voilà ! Felix est aussi et peut-être d’abord un héritier en ligne directe, via ses maîtres à Berlin, de l’Empfindsamkeit de Carl-Philipp-Emanuel Bach _, bonnes ou mauvaises.

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    Dans un clavier si leste, l’archet de Johannes Moser ne pèse pas, qui envole _ oui _ la sonorité de grand alto du magnifique Guarneri joué à cette occasion. Et si l’on tenait enfin _ OUI !!! _ le duo parfait qu’attendaient les deux Sonates ? La Première est tout aussi réussie, comme les Variations concertantes si rarement enregistrées, et les deux amis ajoutent une Romance sans parole, un Feuillet d’album et deux pièces de Fanny Mendelssohn délicieuses à force de fantaisie discrète _ oui. Quelle fête ! _ c’est cela ! _, qui inaugure bien des futurs disques de ce duo inspiré.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)

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    Sonate pour violoncelle et piano No. 2 en ré majeur,
    Op. 58, MWV Q 32

    Variations concertantes,
    Op. 17, MWV Q 19

    Lied ohne Worte,
    Op. 109, MWV Q 34

    Sonate pour violoncelle et piano No. 1 en si bémol majeur, Op. 45, MWV Q 27
    Albumblatt en si mineur, MWV Q 25

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    Fanny Mendelssohn-Hensel (1805-1847)

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    Sonata o Fantasia in G Minor, H-U 238
    Capriccio in A-Flat Major, H-U 247

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    Johannes Moser, violoncelle
    Alasdair Beatson, piano Erard

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    Un album du label PentaTone PTC5186781
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    Photo à la une : le violoncelliste Johannes Moser et le pianiste Alasdair Beatson – Photo : © DR

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    Mendelssohn, sublime dans la joie…

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    Ce mercredi 6 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Outre l’immense plaisir de jouir de la Fantaisie en sol mineur et du Capriccio en La bémol Majeur de Fanny Mendelssohn _ deux œuvres composées en 1829 ou un peu avant _,

    j’en retire la toute petite satisfaction d’avoir reconnu, même sans m’y être vraiment attardé, comme le mérite le génie propre _ à explorer vraiment ! _ de Fanny Mendelssohn.

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    Laquelle, Fanny, de cinq ans l’aînée de son frère Felix, avait elle-même été formée par l’excellent Carl-Friedrich Zelter (Berlin, 11 décembre 1758 – Berlin (15 mai 1832),

    lui-même élève de Carl-Friedrich Fasch (Zerbst, 18 novembre 1736 – Berlin, 3 août 1800),

    lui-même formé par son père Johann-Friedrich Fasch (Buttelstädt, 15 avril 1688 – Zerbst, 5 décembre 1758), un excellent compositeur _ une œuvre à explorer, avec ravissement assidu assuré ! ; à commencer par ses magnifiques Ouvertures… _,

    qui lui-même avait été l’élève, à Leipzig, de Johann Kuhnau (Geisig, 6 avril 1660 – Leipzig, 5 juin 1722), le prédécesseur de Johann-Sebastian Bach à Saint-Thomas de Leipzig…

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    Le génie musical de Fanny avait ainsi été, très tôt, formé-aidé à s’épanouir à la même vraiment excellente école que son frère Felix.

    …

    et c’est à l’école des descendants musicaux  _ berlinois : Zelter, donc, au tout premier chef… _ de CPE Bach et de l’empfindsamkeit, dont on perçoit les splendides échos de vie, en résonance, en les œuvres et de Felix et de Fanny, que leur merveilleuse élégante vivacité jubilatoire rayonnante, de chacun d’eux, s’est formée, à Berlin _ suite à l’installation en cette capitale de la Prusse, en 1811, de la famille Mendelssohn-Bartoldy venue de Hambourg… Même si, en une lettre à Fanny, en date du 16 juillet 1820, son père Abraham lui a écrit : « la musique deviendra peut-être pour lui [Felix] son métier, alors que pour toi elle doit seulement rester un agrément, mais jamais la base de ton existence et de tes actes »…

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    Il nous reste maintenant à mieux percevoir, au disque, ou, plus rarement, au concert, la singularité idiosyncrasique _ pardon de la redondance _ du génie propre de Fanny Hensel – Mendelssohn,

    en d’autres œuvres, et en d’autres CDs que ce sompteux CD d’œuvres pour violoncelle et piano interprétées si lumineusement par Johannes Moser et Alasdair Beatson _ ici,

    pour lui donner-rendre, à elle, Fanny, la plus juste écoute possible…

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    …

    Ainsi, aussi, qu’espérer que de nouveaux interprètes s’intéresseront à incarner maintenant, au concert comme au disque, l’œuvre entier, en la diversité de ses facettes et en toute sa richesse d’inspiration, de Fanny Mendelssohn-Hensel, pour d’enfin bonnes raisons, je veux dire des raisons enfin exclusivement musicales ! :

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    donner à nous faire entendre et partager la joie de l’épanouissement du génie musical de celle-ci en toute sa spécificité.

    …

    Et non simplement _ anecdotiquement, bien pauvrement _ parce qu’elle est la sœur de ;

    ou une femme compositrice _ parmi quelques rares autres…

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    À suivre, donc…

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    Ce dimanche 30 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un Rameau tout simplement idéal de Justin Taylor, en merveilleux « esprit de la danse », ou l’enthousiasmant CD « La Famille Rameau »…

    Saisir l’idiosyncrasie de la musique française, est sans doute une gageure pour tout interprète,

    que ce soit au concert, ou au disque…

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    Voilà ce que vient tout simplement de réussir, et à la perfection, en son CD « La Famille Rameau » _ le CD Alpha 771 _ le jeune Justin Taylor !

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    …

    Rameau, ou l’esprit de la danse,

    en toute son inventive variété.

    …

    Délicatesse, fluidité, refus des maniérismes et pesanteurs…

    Vivacité heureuse.

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    …

    Ce que le génial Rameau a réussi en son écriture sur la partition,

    l’interprète doit réussir à le saisir et l’incarner en son jeu,

    …

    que l’ingénieur du son, le toujours parfait Hugues Deschaux _ il y a maintenant bien longtemps que je l’ai vu à l’œuvre pour Jean-Paul Combet (et Alpha)… _, doit aussi retenir et rendre, à l’enregistrement ;

    …

    avec l’indispensable concours, aussi, bien sûr, de l’instrument : ici le magique clavecin Donzelague du château d’Assas !

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    …

    À titre d’exemple,

    voici ce qu’en chronique un des membres de l’équipe de Res Musica en son article du 3 mai dernier, au titre simplement un peu trop anecdotique, « Justin Taylor recompose la famille Rameau au clavecin« …

    L’écoute commentée des pièces de Jean-Philippe Rameau qu’a choisies l’interprète, me paraît, en effet, d’une très bonne justesse…

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    Et mieux encore,

    voici une vidéo (de 4′ 08) de Justin Taylor interprétant Les Tendres Plaintes, sur le Donzelague, au château d’Assas.

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    Justin Taylor _ en Ariel ailé du clavecin _

    et Rameau

    sont de merveilleux parfaits pourvoyeurs de joie,

    à la française…

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    Ce CD repasse en boucle sur ma platine, et j’en redemande à chaque fois…

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    L’esprit _ le plus enthousiasmant _ de la danse nous emporte !

    Avec toute la délicatesse de son infinie variété, jamais répétitive _ ni, a fortiori, mécanique…

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    Ce que Debussy avait, l’oreille très fine, lui aussi, su parfaitement repérer dans l’œuvre de Rameau…

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    Ah, cet unique, et si délectable _ si simple et immédiatement sensible en sa merveilleuse complexité _, goût français !

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    Ce dimanche 23 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La part du « tempérament anxieux » hérité, de Pierre Bergounioux, « cause, pour une bonne part, de ses ennuis » cardiaques persistants… _ ou deux types de « déterminations »…

    Ce jour, à 19h 40,

    fin de ma première lecture attentive des 917 pages du Carnet de notes (2016 – 2020) de Pierre Bergounioux.

    …

    …

    Je retiens peut-être des remarques finales du dernier trimestre de l’année 2020,

    la confirmation, par la plume même de Pierre Bergounioux,

    de mon intuition de la place de ce que lui-même nomme _ à date du 30 novembre 2020, page 906 _ son « tempérament hérité »

    dans la responsabilité de la permence quasi quotidienne de ses troubles cardiaques,

    au point de « s’en sentir mourir« :

    …

    Déjà,

    le 26 novembre 2020 _ page 904 _,

    relisant les épreuves de ce Carnet 2016 – 2020, jusqu’à la date du « 6 juin dernier«  _ page 903 _, qu’il vient de recevoir _ à corriger… _, le 23 novembre, des Éditions Verdier,

    Pierre Bergounioux note :

    …

    « Guère de jour, ces cinq dernières années, qui ait été exempt de troubles cardiaques,

    où je ne me sois pas senti mourir.

    C’est lundi prochain que je dois revoir le médecin qui m’avait prescrit, en août, l’IRM sous stress« …

    …

    …

    Et voici ce que,

    « reçu par le même jeune cardiologue qui m’avait prescrit l’IRM« ,

    Pierre Bergounioux conclut, le 30 novembre 2020 _ à la page 906 _ de cette consultation au centre cardiologique de Massy,

    à la page 906 de ce Carnet :

    …

    « Le verdict est « rassurant ».

    Le tempérament anxieux dont j’ai hérité

    serait cause, pour une bonne part _ au moins _, selon lui _ le cardiologue _, de mes ennuis.

    Reste l’infarctus dont j’ai été victime, un jour, et qui pourrait récidiver.

    J’en serai avisé par une douleur intolérable dans la poitrine« …

    …

    …

    Voilà donc une première remarque, de ma part de lecteur, concernant à la fois

    le final de ce cinquième volume du Carnet de notes, poursuivi depuis 1980, de Pierre Bergounioux,

    et cette thématique constante, en effet _ sinon quasi quotidienne, en ses angoisses renversantes… _, de l’idiosyncrasie de son auteur…

    …

    …

    Ce qui amène même Pierre Bergounioux,

    évoquant ce qui constitue pour lui l’incroyable miracle de la présence à ses côtés de sa compagne Cathy,

    à cette remarque-ci, le 28 septembre 2020 _ à la page 881 _ :

    …

    « Ce qui a pu la déterminer _ Cathy _ à souffir mon voisinage

    continue de m’échapper.

    Il me plaît de croire que le féroce dessein _ sien _ de combattre ma déplorable nature, mon imperfection, dont il paraissait peut-être _ immédiatement _ quelque chose _ quand ils se sont connus, très jeunes tous deux _,

    a pu parler en ma faveur et qu’il y allait de ma vie.

    Je me souviens d’avoir protesté, en secret, contre le sort qui nous faisait nous rencontrer après m’avoir fait tel _ idiosyncrasiquement _ qu’elle n’avait rien à attendre, quant à elle, d’un type de ma sorte.

    J’avais envisagé, assez vite et avec un luxe terrifiant de détails, les voies et moyens d’abréger l’affaire

    et, contre toute attente, n’ai pas eu à y recourir« …

    …

    …

    Comme on peut le constater ici, il y a « détermination » et « détermination » :

    la détermination _ subie _ de la causalité,

    et la détermination _ ouverte, et qui peut s’avérer féconde et fertile _ du caractère.

    …

    …

    À suivre…

    …

    …

    Ce vendredi 21 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pierre Bergounioux et le « réel comme obstacle, contrariété, opacité, privation (…) à tenter d’aplanir, d’éclairer, d’obtenir »…

    Ce jeudi soir,

    j’en suis à la note du 5 novembre 2019, à la page 741, du Carnet de notes (2016 – 2020) de Pierre Bergounioux.

    …

    …

    Je relèverai pour le moment cette cruciale _ très discrète _ révélation,

    notée _ au vol de la plume, et sans s’y attarder, et encore moins apesantir… _ le 5 avril 1919, à la page 648 :

    …

    « Je couvre trois pages supplémentaires sur les chasses enfantines au jardin de grand-père,

    leur peu de résultat,

    mes grandes déconvenues,

    leur contribution _ et là est bien l’essentiel ! _ à la genèse _ en (et pour) Pierre Bergounioux, en son idiosyncrasie d’identité personnelle singulière en formation _ du réel comme obstacle, contrariété, opacité, privation

    que j’emploierai le restant de mon âge _ voilà : au-delà de la mort même, ou la décrépitude : « tant qu’il y aura de l’encre et du papier« , disait le compère périgourdin Montaigne : un voisin du briviste… _ à tenter d’aplanir, d’éclairer, d’obtenir« …

    …

    …

    Car c’est cela qui lui donne vraiment tout son allant ! Ainsi que sa constance inépuisable dans l’effort…

    …

    …

    Un formidable moteur, en effet, d’activité extrêmement féconde _ ininterrompue _ d’écriture à jamais affrontée à l’étrangèreté foncière du réel,

    qui constitue l’idiosyncrasie même _ admirable ! quelle force ! et increvable ténacité, face au néant du vide qui menace en permanence nos vies… _ de Pierre Bergounioux auteur…

    …

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    Ce jeudi 20 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa