Étiquette : idiosyncrasie

  • Ravel et le rare trésor des correspondances privées : d’étranges réticences à la recherche des cousinages cibouro-luziens du génial (et si discret et si humble) compositeur basque

    La passion des correspondances privées m’est arrivée un peu par surprise :

    par l’idée-désir de participer activement (et assez originalement – dans les pas (humbles) d’un Sainte-Beuve se passionnant pour les liens discrets (voire secrets) entre l’œuvre et la vie d’un créateur – à la composition d’un programme de concert et de disque, à l’occasion du 300e anniversaire – un anniversaire, déjà ! – de la mort de Jean de La Fontaine, en 1995, à un moment où j’étais « conseiller artistique » de La Simphonie du Marais et son chef Hugo Reyne, et sur la proposition qui lui avait été faite, en ma présence – j’étais récitant pour un concert de La Simphonie du Marais donné dans l’abbatiale de Saint-Michel-en-Thiérache – , par Jean-Michel Verneiges, pour le Conseil général de l’Aisne, le département de naissance de La Fontaine, natif de Château-Thierry, à l’extrémité méridionale de ce département… ;

    soit bâtir tout un programme – de concert, et éventuellement de disque : les deux furent réalisés ! – sur le fil conducteur de la très puissante passion de La Fontaine, avérée toute sa vie, de sa première à sa dernière lettre (toutes deux étant adressées à son ami de jeunesse Maucroy !), pour la musique…

    En conséquence de quoi, j’ai immédiatement commencé par lire les biographies existantes de La Fontaine – 1621 – 1695 – , et, surtout, j’ai entrepris de relever très méthodiquement, dans les deux volumes des Œuvres complètes de La Fontaine, tout – absolument tout ! – ce qui concernait, sous la plume de l’écrivain-poète, et sous le moindre des rapports, la musique : les rapports de La Fontaine et de la musique, voilà ce que je mis passionnément à rechercher-traquer alors…

    …

    Et en ont résulté plusieurs concerts importants de La Simphonie du Marais – à l’Auditorium de la Bibliothèque Nationale, pour la clôture solennelle de l’année La Fontaine 1995 ; à Laon, la préfecture du département de naissance de La Fontaine, l’Aisne ; etc. – , pour cette « année La Fontaine 1995 » ;

    et tout particulièrement le CD – tout simplement merveilleux, même si tout n’y est pas parfait –  EMI-Virgin « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine« , louangé unanimement par la critique à sa parution au printmps 1996…

    …

    …

    Puis, sur la lancée de ce travail sur La Fontaine et la musique,  j’ai entrepris un semblable chantier de recherche sur Madame de Sévigné et la musique, à partir des diverses biographies disponibles de la célèbre marquise – 1626 – 1696 – , et surtout des trois volumes de la Bibliothèque de la Pléïade de sa Correspondance – principalement, mais pas exclusivement, à sa fille, Madame de Grignan ; la mère, la fille, ainsi que le gendre, Monsieur de Grignan, tous trois très mélomanes, étaient curieux tout spécialalment des airs de Lully… – pour ce qui concernait sa passion, à elle aussi, la marquise – qui adorait chanter ! – , comme pour La Fontaine – la marquise et le poète ayant été, tous deux, des amis très fidèles leur vie durant de cet homme de très grand goût qu’était le Sur-Intendant Nicolas Fouquet – de la musique, en vue d’un semblable projet de programme de concerts et de CD : au fil du quotidien des jours de la marquise, accessible qu’il était, ce quotidien des jours, par sa Correspondance…

    …

    …

    Ce projet, in fine, n’a pas abouti jusque là ; ne s’est pas réalisé – pas de concerts, ni de CD – ; mais j’avais découvert, pour ce qui me concernait, et pour toute ma vie, la valeur inestimable des correspondances intimes et privées, pour obtenir un juste regard « de côté« , et qui soit profond, sur un créateur singulier, à côté – et lui servant de contexte en partie nourricier, voire parfois fécond… (ajout du 16 juillet 2025) – de l’œuvre principale elle-même…

    …

    …

    Quand donc, au mois de mars 2019, est parvenue entre mes mains la Correspondance de Maurice Ravel réunie et publiée par les soins de Manuel Cornejo, c’est une nouvelle fois un angle un peu de biais que j’ai choisi pour orienter mon regard sur Ravel : retenir tout ce qui relevait, en ses lettres, de la présence, et sous quelque forme que ce soit, du contexte du Pays basque ; soit le pays (presque par hasard) natal de Maurice Ravel, né le 7 mars 1875 à Ciboure, la ville natale déjà de sa mère, Marie Delouart – Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917 – , qui avait fait, enceinte de six mois, le voyage de Paris, où elle était domiciliée avec son mari, Joseph-Pierre Ravel, jusqu’à Ciboure, peut-être pour revoir une dernière fois et dire adieu à sa mère Sabine Delouart – Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874 – dont elle avait appris qu’elle était très gravement malade – celle-ci est en effet décédée à Ciboure le 22 décembre 1874 : soit 2 mois et 13  jours avant l’accouchement, par sa fille Marie Delouart, du petit Maurice Ravel, à Ciboure… – , puis s’occuper des quelques affaires que peut-être sa mère laissait ;

    et ensuite demeurer à Ciboure auprès de sa tante Gachucha – non : pas auprès de sa tante Gachucha, mais auprès de son autre tante Billac : sa tante Gracieuse Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Ciboure, 24 décembre 1897) – dans le logement de laquelle, Gracieuse Billac, une petite loge de concierge au rez-de-chaussée de la superbe maison Estebenia, Marie Delouart-Ravel accouchera du petit Maurice le 7 mars 1875… – en fait, son autre tante Billac, aînée de 5 ans de Gracieuse, Engrace-Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), résidait, elle, et depuis plusieurs années (1862 ? 1855 ?) à Saint-Jean-de-Luz, Grand-Rue n° 41, au domicile de la famille Dupous-Bibal : Gachucha Billac était en effet la très active domestique de Victoire Dupous veuve Bibal (dont elle s’occupait des enfants depuis le décès de leur père Pierre Bibal le 12 septembre 1855), et de la fille de celle-ci, Annette Bibal, qui venait d’épouser à Saint-Jean-de Luz le 27 janvier précédent (1875), Edmond Gaudin (1844-1920) ; et il est tout à fait possible que Marie Delouart-Ravel, enceinte de six mois de Maurice, ait pu assister à ce mariage luzien d’Annette Bibal, qu’elle avait remplacée en 1971 ou 72 pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix qui y allait présnter sa collection de l’année ; ce qui avait été l’occasion pour Marie Delouart de rencontrer à Madrid (ou Aranjuez) Pierre-Joseph Ravel, qu’elle épousera à Paris le 3 avril 1873… D’où le lien fort qui unissait Marie Delouart et Maurice Ravel, non seulement avec leur tante et grand-tante Gachucha Billac, mais avec cette famille luzienne des Dupous, Bibal et Gaudin du 41 rue Gambetta (ajout du 16 juillet 2025).

    …

    …

    L’intérêt magnifique (et inestimable !) des correspondances privées et intimes, est en effet qu’elles témoignent, plus ou moins directement et volontairement du détail le plus quotidien de la vie, des préoccupations, sentiments et pensées de leur auteur, se mêlant et s’entremêlant, plus ou moins joliment – comme c’est le cas pour les lettres pleines de charme et de fantaisie de Madame de Sévigné ; Ravel, lui, écrit plus bref, et le plus souvent sous la pression de l’urgence (ajout du 16 juillet 2025) – , à ce que l’auteur désire le plus explicitement signifier à son destinataire ; et qu’y abondent ainsi, au passage, même dans les plus brèves missives, quelques passionnants détails qui n’intéressent en rien la plupart des lecteurs, et même de sérieux biographes, focalisés qu’ils sont sur ce qu’eux jugent constituer l’essentiel de la vie, de la personne et de la personnalité, ainsi que de l’œuvre – admirable – de leur auteur ; mais qui recèlent, pour qui vient s’y focaliser un peu, d’infiniment précieux trésors révélateurs, quand on parvient à extraire ces détails très secondaires de la gangue de leur banalité apparente, pour venir les faire palpiter d’éclats magiques de lumière – soit l’art du biographe lucide ; dans l’esprit si riche d’un Sainte-Beuve…  

    …

    …

    Je suis donc un traqueur de détails, et même de micro-détails ; qui me feront de judicieux indices afin de découvrir un peu plus loin, et un peu à côté de ce que beaucoup de biographes jugent le principal, des facettes plus discrètes – et parfois même quasi secrètes – de l’auteur de la lettre, au-delà, alors, de la quotidienneté prosaïque, inessentielle apparemment, de celle-ci…

    …

    …

    Dans le cas de la vie – en tant que contexte qui peut parfois être très signifiant de l’œuvre même – de Maurice Ravel, et de son enracinement familial, par l’ancrage foncièrement basque – et cibourien surtout – de sa mère, Marie Delouart,  je demeure tout simplement stupéfait que personne jusqu’ici, à Ciboure comme à Saint-Jean-de-Luz, n’a jamais manifesté la moindre curiosité un tant soit peu perspicace envers ce que je nomme « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel ; même si, et j’y viens, l’affaire était certes un peu délicate dans la mesure où la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart, était née – le 24 mars 1840, à Ciboure – de père inconnu ; ainsi que sa propre mère Sabine Delouart, née elle aussi – le 11 mars 1809 à Ciboure – déjà de père inconnu ; l’arrière-grand-mère maternelle de Maurice Ravel, Marie-Baptiste Delouart – née le 29 juin 1782 – étant la première – en remontant vers l’amont cette lignée féminine de Delouart dont Maurice Ravel est le fruit, à Ciboure, le 7 mars 1875 – à être née d’un père connu et légitime : Gratien Delouart – Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798 – , marin, fils de marin, époux, à Ciboure le 28 janvier 1778, de Sabine Laxague – Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, 27 février 1845…

    …

    …

    Cette stupeur mienne, d’ouvrir une telle recherche des parentés basques de Maurice Ravel, étant renforcée de l’assez faible niveau de coopération rencontrée jusque là – mais le temps allait bientôt venir, en 2024 ! (ajout du 16 juillet 2025) – de la part de la pourtant extrêmement active et féconde Association de recherche patrimoniale Jakintza, dont le siège se trouve à Ciboure, et justement au rez-de-chaussée de la maison même où est né Maurice Ravel !, en ma recherche patiente et assidue – depuis le mois de mars 2019 où je l’ai entreprise… – de ces « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel…

    …

    …

    Ce qui laisse émerger, en quelques recoins de mon cerveau, peut-être d’autres raisons, non dites _ solidement retenues probablement par eux… _, à pareille réticence de leur part à une telle recherche des cousins basques « cibouro-luziens » de ce génial _ et modeste, et humble, et discret, et même secret sur sa vie personnelle _ artiste musicien qu’a été Maurice Ravel…

    …

    …

    À suivre…

    …

    …

    Ce mercredi 7 avril 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Et en venir à proposer son choix, principalement méditerranéen, ici …

    Hier,

    j’ai commencé à répondre bien plus précisément, enfin !, à ma question initiale, du 3 novembre dernier _ … _,

    …

    en me résolvant, en trois _ bien difficiles ! _ étapes successives, à des choix plus drastiques,

    …

    d’abord de 12 images _ à comparer aux 13 de ma première liste d’images préférées du 5 novembre (in l’article …) _,

    …

    puis de 4 _ « Palerme, Italie, 2008« , « Port-Cros, France, 2011« , « Purroy, Espagne, 2018 » et « Giverny, France, 2010« , aux pages 18, 53, 68 et 80, de l’album… _,

    …

    et enfin l’image ultime de « Purroy, Espagne, 2018« , à la page 68 _ une page de gauche, pourtant, de l’album _ de ce sublime recueil de 80 « Tirages Fresson« .

    …

    …

    Avec ce bref commentaire d’image-ci, de ma part :  » « Purroy, 2018 » :  une image merveilleusement  pure _ ce bleu (d’une première porte, de face, et du ciel), ce rose (d’un toit de tuiles), ce blanc lumineux (des murs des diverses maisons), ce beige (d’une haute paroi, jusqu’au ciel : un clocher ? une tour ?..) _, en même qu’assez structurée, mais de guingois _ avec la pente, au centre, de quelques marches, à peine perceptibles, qui descendent et aspirent la dynamique du regard ainsi que du mouvement (nous aussi allons descendre ces quelques marches), vers une porte sur laquelle flotte au vent un rideau de protection ; avec le contre-champ, au premier plan et sur la gauche, du noir de l’ombre qui vient illuminer ce qui est ensoleillé, et qu’accompagnent, aussi, les amorces, courbes, d’un sentier montant vers la gauche ; et, de l’autre côté, l’oblique de ce très haut et massif mur beige (d’une tour ?), sur la droite et jusqu’en haut… Une image sublime !« …

    …

    …

    De même que je me suis demandé

    si ce sublime « Tirages Fresson » de 2020, ne consistait pas,

    après les merveilleux « Plossu couleurs Fresson » de 2007, et « Couleurs Plossu _ séquences photographiques 1956 – 2013« , de 2013,

    en un  simplement nouveau choix récapitulatif, en 2020, par Bernard Plossu, de ses extraordinaires _ vraiment ! _ « tirages couleurs » par trois générations de Fresson, Pierre, Michel, Jean-François, à Savigny-sur-Orge.

    …

    …

    Comme si ce nouveau superbissime album venait tout simplement « remplacer » _ en tenant compte, bien sûr aussi, de quelques nouvelles superbes images réalisées entretemps, tel par exemple ce « Purroy, Espagne, 2018 » d’il y a deux ans ; 14 nouvelles images, d’entre 2014 et 2019, sont en effet ici présentes, parmi la sélection des 80…) _, les deux précédents albums récapitulatifs, désormais épuisés en librairie, et donc indisponibles… 

    …

    Et je profite de cette remarque pour rappeler, au passage, le lumineux article, sur son blog, de Fabien Ribéry, en date du 24 octobre dernier : « Michel Fresson, le traducteur, par Bernard Plossu, photographe« …

    …

    …

    L’opération de choisir est, et bien sûr en la moindre de ses occurrences _ et cela dès le règne animal ; j’ignore si les végétaux ont eux aussi, ou pas, à opérer des choix : la question est à creuser par les étiologues… _, cruciale, voire vitale :

    vivre, c’est forcément choisir ;

    avoir à opérer, et en permanence, des choix _ à commencer par vers où se déplacer, où mettre son prochain pas, pour tout individu animal qui se déplace…

    …

    Et c’est donc opérer des préférences…

    Celles-ci étant particulièrement difficiles à réaliser en situations _ comme ici _ de très grand embarras du choix…

    …

    …

    D’autant que les images ici en concurrence _ de prédilection _ présentent déjà une merveilleuse réjouissante variété ;

    que je me suis efforcé de classer un peu en la répartissant, cette « variété plossuienne« , en divers « genres » d’images :

    …

    les images « d’extérieurs » (« de nature«  _ plus ou moins vierge et sauvage, ou cultivée _ ; « de villages«  _ Bernard aime y percevoir (et comme ressusciter, re-soudre) des traces lumineuses de vie ! pas encore complètement définitivement tarie… _ ; « de villes et métropoles«  _ entre agitation débridée et oasis de silence… _ ; ainsi que de « avec vue sur la mer« …) ;

    les images « d’intérieurs«  _ marquées par une très profonde poésie d’étrangèreté du plus banal et quotidien, qui touche au cœur le simple banal spectateur que nous sommes… _,

    ainsi, aussi, que des images « tendant vers l’abstraction«  _ qu’apprécie tout spécialement Bernard Plossu lui-même, tel un étai quasi invisible (cf son « L’Abstraction invisible« , aux Éditions Textuel) de la fabrique complètement intériorisée de la moindre de ses images…

    …

    …

    Après,

    il revient bien sûr à chacun

    d’opérer son propre choix de préférences _ un choix plus ou moins idiosyncrasique, bien sûr, aussi ; et idéalement à rebours de « clichés« … _

    parmi le richissime compendium proposé ici par les 80 images, si variées _ donc _, de ce somptueux « Tirages Fresson« …

    …

    …

    Et en y réfléchissant,

    j’ai fini par écarter en mes propres choix _ terminaux ? pas vraiment : tout regard peut s’enrichir et s’affiner, devenir plus perspicace… _ les « images d’intérieur » qui me touchent tant, elles aussi, pourtant,

    au profit de 4 « images d’extérieur » _ « Palerme, Italie, 2008« , « Port-Cros, France, 2011« , « Purroy, Espagne, 2018 » et « Giverny, France, 2010« … _

    …

    probablement parce que le regard de Plossu constitue d’abord pour moi, regardeur,

    une fastueuse ouverture sensible _ et sensorielle ; que servent, bien évidemment, aussi, les si extraordinaires opérations de tirage, en leur atelier artisanal, de rien moins que trois générations de Fresson… _ sur les beautés _ d’abord visuelles, et comme en avant-goût de sensations de plaisir des autres sens… _ que viennent possiblement nous offrir nos sorties physiques _ hors de nous et nos étroits égocentrismes narcissiques _ « dans le monde » ;

    et tout particulièrement, pour moi, le monde éminemment chaleureux de la civilisation de la Méditerranée,

    avec les exemples, ici, de Palerme, Port-Cros, Purroy.

    …

    Un monde, même comme ici, quasi vierge de personnes ;

    et pourtant la vie y est omni-présente, portée et sublimée en ces silences lumineux et colorés comme à son comble…

    …

    …

    J’attends, aussi, toujours _ et avec la jubilation qu’on peut deviner ! _, l’album fabuleux que sera « Les Îles de la Méditerranée (Grèce, Italie, Espagne, France)« 

    dont m’a parlé maintes fois l’ami Bernard Plossu

    _ ici, en ce « Tirages Fresson« , nous disposons de 3 images d’îles méditerranéennes : « Palerme, 2008« , « Port-Cros, 2011 » et « Ventotene, 2010« , aux pages 18, 53 et 68 : soient 2 îles italiennes et une île française…

    …

    J’espère ardemment, bien sûr, que ce projet idéal de publication est bien toujours présent, sinon déjà dans les pré-tuyaux _ mentaux… _ de quelque éditeur, au moins en quelque recoin, bien ferme et assuré, de la tête de Bernard Plossu !..

    …

    Surtout après l’éclatant succès parisien, chez Artazart _ 83 Quai de Valmy, Paris 10e _, ce récent 12 novembre,

    de la signature par Bernard d’un somptueux Collector _ à tirage limité _ du magazine De l’Air :

    …

    cf ici la vidéo (de 7′ 46) de cet événement réjouissant…

    …

    …

    Un tel album des « Îles de la Méditerranée » par le regard unique (!) de Bernard Plossu

    ferait un événénement à la fois iconique et éditorial somptueux et considérablement marquant !!!

    …

    Et je veux croire qu’un des divers _ et assez nombreux _ éditeurs-amis de l’œuvre photographique de Bernard Plossu,

    se laissera convaincre d’entreprendre la réalisation

    de pareil chef d’œuvre !

    …

    …

    Ce dimanche 22 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La respiration océanique de Silvia Baron Supervielle en son « En marge », en contrechant des toiles ouvertes et nettes de son amie peintre Geneviève Asse

    La collection Points-Seuil s’enrichit,

    ce mois de mai 2020,

    d’une importante édition, de 720 pages, de « Poèmes choisis » _ à méditer ! _ de Silvia Baron Supervielle,

    …

    réunis sous le titre de En marge (Points-Seuil P5212) ;

    …

    et avec une lucidissime préface parfaite _  de 7 pages, sans gras, et tirée au cordeau _ de René de Ceccatty,

    intitulée _ coucou, Yves Bonnefoy _  « L’arrière-pays« …

    …

    …

    Ces poèmes ont tous été écrits en français ;

    …

    mais certains d’entre eux ont déjà connu l’honneur d’une parution en recueil, à Buenos-Aires, en 2013, aux Éditions Adriana Hidalgo,

    en une édition bilingue français – espagnol (traduits, pour cette occasion-là, du français).

    …

    …

    Cette édition-ci, En marge,

    reprend l’écriture originelle des poèmes, en français

    _ parus, isolés, dans des revues, seulement,

    ou bien en de précédents recueils : Lectures du vent, en 1988 ; L’Eau étrangère, en 1993 ; Après le pas, en 1997 ; Essais pour un espace, en 2001 ; Pages de voyage, en 2004 ; Autour du vide, en 2008 ; et Sur le fleuve, en 2013 _ ;

    mais leur sélection, ici, par l’auteur, est « sensiblement différente » de celle de 2013.

    …

    …

    La préface de René de Ceccatty,

    toujours magnifiquement analytique et synthétique tout à la fois,

    saisit d’emblée l’idiosyncrasie de la poïétique même de Silvia Baron Supervielle ;

    …

    qui ne distingue pas vraiment ce qui est prose ou poésie en son œuvre ;

    …

    et qui,

    par son inscription _ particulièrement choisie _  dans l’espace à la fois très ouvert et délimité de la page

    _ mais avec beaucoup de blanc : pour la respiration… _,

    trouve un contrechant avec l’œuvre si singulière et tout simplement belle

    des tableaux si impressionnants en leur sobriété et nuances de couleur

    de son amie peintre Geneviève Asse.

    …

    …

    Une parution poétique marquante,

    et singulière ;

    …

    œuvre de toute une vie de respiration par et dans la poïesis même de l’écriture ;

    …

    ainsi que son inscription géographique

    _ sur et dans la page, qui en est comme soulevée de mille brises océaniques et/ou souffles de chair _

    à la fois ferme et nette,

    et aussi estompée,

    …

    livrée, page après page, au lecteur fasciné et rêveur du livre.

    …

    …

    Ce mercredi 1er juillet 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : CPE Bach, ou l’allégresse même : les Concertos pour hautbois WQ. 164 et 165, par Xenia Löffler et l’Akademie für Alte Musik Berlin

    L’allégresse consubstantielle _ c’est une affaire de tempérament, d’idiosyncrasie… _ de CPE Bach (1714 – 1788)

    m’enflamme chaque fois…

    …
    …
    Comme ici dans ces deux splendides Concertos pour hautbois
    en Si bémol Majeur (Wq. 164, H.466) et Mi bémol Majeur (Wq. 165, H. 468),
    composés à Berlin en 1765 ;
    …
    dans le CD Harmonia Mundi HMM 902601 intitulé Oboe Concertos
    …
    par la hauboïste virtuose Xenia Löffler,
    et l’Akademie für Alte Musik Berlin, dirigée par Georg Kallweit,
    …
    en un enregistrement en 2019, à Berlin.
    …
    …
    Déjà que j’aime tout spécialement le hautbois…
    …
    …
    Ce dimanche 17 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa