Étiquette : intensité

  • Splendeur impressionnante du Requiem de Cristobal Morales (c.1559 – 1553) par l’ensemble De Profundis dirigé par Eamonn Dougan…

    Splendeur impressionnante du Requiem a 5
    de Cristobal Morales par l’ensemble De Profundis dirigé par Eamonn Dougan, avec le CD « Morales – Requiem à 5  – Officium Defunctorum « ,
    soit le CD Hyperion CDA 68467
    – enregistré à Londres du 24 au 26 avril 2023…

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    Écoutez ici le superbe Introitus de ce Requiem a 5…

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    Ce jeudi 22 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En parcourant très attentivement par la lecture les 9 livres jusqu’ici publiés de Jean-Marie Planes concernant son Bordeaux et son Sud-Ouest, c’est une œuvre qui a précisément pour sujet et pour cœur brûlant la ville de Bordeaux (et le Sud-Ouest limitrophe), consubstantiellement liés à la vie si sensuellement sensible, en son écriture, de son auteur, qui se découvre et nous atteint, à la lecture, au plus proche et délicatement intense de nous…

    En parcourant très attentivement par la lecture soigneuse, attentive aux moindres détails – assez souvent à décrypter… – les 9 livres jusqu’ici publiés de Jean-Marie Planes qui concernent – et émanent, à vif, de – son Bordeaux et son Sud-Oest – « Le Jardin public« , en 1994 (Confluences) ; « Une Ville bâtie en l’air« , en 1996 (Confluences) ; « Les Quinconces« , en 1999 (Confluences) ; « Tsanga, tsanga, fragments malgaches« , en 1999 (Mollat) ; « Une Chanson qui nous ressemble« , en 2001 (Confluences) ; « Reste avec nous car le soir tombe« , en 2004 (Mollat) ; « Le Chemin de Macau« , en 2017 (Arléa) ; « Une Vie de soleil« , en 2019 (Arléa) ; « En visitant les musées de Bordeaux« , en 2021 (Confluences)…  ; et restent à publier d’autres recueils de ses très nombreux articles, par exemple de critique littéraire, pour le journal Sud-Ouest – ,

    c’est une œuvre qui a précisément pour sujet et pour cœur brûlant la ville de Bordeaux (et le Sud-Ouest limitrophe), consubstantiellement liés à la vie – ressentie ainsi que remémorée : mais pourquoi donc écrire, sinon pour apprendre à être d’abord tellement mieux à soi, face à l »écoulement des jours qui filent, passent et fuient… – si sensuellement sensible, en son écriture, de son auteur, qui se découvre et nous atteint, à la lecture, au plus proche et délicatement intense de nous..

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    Et cela, dans un style, assez à la Chardonne, où règne une immense pudeur de fond de maintien, au final contrôlée ; en particulier concernant les personnes de son privé, le plus souvent, sinon toujours, minimalement indiquées, au très furtif passage, par une simple initiale – pas davantage – de prénom…

    Mais c’est l’enchantement profus et généreux, via le filtre-tamis des mots, du ressenti des impressions si nuancées et si délicates – sans la si petite que ce soit ombre-tache de mauvais goût de préciosité, ni encore moins le moindre soupçon d’exhibitionnisme : pouah ! – de l’auteur, ainsi qu’un art impressionniste parfait des touches fines de la palette raffinée et pourtant sobre – le mot précis toujours juste faisant instantanément et en finesse, j’y insiste, mouche en son phrasé svelte, vibrant et cursif… – de ses descriptions cursives – tout va toujours très vite, et file : à la Morand ; mais lui avait le cœur sec, et je remarque au passage que Jean-Marie Planes ne manquait jamais de le relever chaque fois qu’il évoque Morand… – de lieux et de paysages, qui  règne en l’écriture somptueuse – à la fois sobrement retenue et délicieusement épanchée : un oxymore réussi, qu’il s’autorise en s’y livrant à son écritoire… – de Jean-Marie Planes, pour enchanter, avec humilité et simplicité tempérée – c’est bien sûr là un très heureux effet du bienvenu climat dont nous jouissons à Bordeaux… – , la lecture à laquelle nous sommes ainsi, du coin de notre œil de lisant – et comme par-dessus l’épaule de l’écrivant à l’œuvre, juste en train, lui, à l’instant même, tout frais, de l’effectuer à sa plume sur le papier… – , autorisés à nous pencher, en lisant ce qu’il vient, consentant à peine, mais tout de même se livrant ainsi en ce filtre propice et incitateur de la joie de l’écriture, de nous laisser un peu regarder – et ainsi l’accompagner un peu aussi, lui, de notre complicité approbatrice de simple lecteur à distance, en temps en en lieu, de ce qu’il nous laisse, et a laissé, désormais, qu’il n’est plus là… – , au fil de la souplesse toute d’élégance foncière de la course respirante et maintenant, désormais, respirée, de ses phrases qui s’écrivaient alors, en son présent de vivant et écrivant – l’un après l’autre – à vif…

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    Beaucoup, beaucoup, nous est ainsi donné-laissé à recueillir, à notre tour de simple lecteur un peu attentif, en cette distance de délicatesse si magnifiquement retenue et millimétrée, en sa pudeur, d’épanchements, de sa délicieuse sprezzatura à l’écritoire, de Jean-Marie Planes – sur cette sprezzatura, lire l’indémodé et admirable « Livre du Courtisan«  de Baldassare Castiglione (1478 – 1529)…

    Le style, fluidissime, étant au service de l’extraordinaire précision – parfois pudiquement floutee… – , du rendu, par l’expression ainsi maîtrisée de l’écriture, du vécu même, fulgurant et à vif – jouissant et souffrant, brûlant même parfois, à l’occasion, tout à la fois tout cela, oxymoriquement, quasi en permanence… – , de l’auteur qui nous a quittés il y a maintenant un an, le 16 janvier 2025…

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    Ce lundi 19 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’intense, profond, et délicat à la fois, CD « The Last Breath – Frédéric Chopin » d’Alessandro Deljavan : un bienvenu cadeau d’intimité tragique..

    C’est un très bienvenu cadeau Chopin que constitue le très prenant, intense, profond et délicat à la fois CD Challenge Classics CC720007 – enregistré à Bassano, le 8 novembre 2024 – « The Last Breath – Frédéric Chopin » d’Alessandro Deljavan – né à Giulianova le 1er février 1987 ; et dont l’œuvre discographique m’avait jusqu’ici échappé… – , qui nous impressionne,

    et comporte la « Barcarolle » Op. 60, les 4 « Scherzos » Op. 20, Op. 31, Op. 39 et Op. 54, et les « Nocturnes » Op. 61 n°1 et n°2 .

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    Sur ce CD, lire le significatif article de Jean-Charles Hoffelé le 5 mai dernier, assez justement intitulé « Chopin révélateur » :

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    CHOPIN RÉVÉLATEUR

    Le dessin ample, les couleurs assombries – voilà – d’une Barcarolle quasi funèbre donnent le ton du disque : épique jusqu’à une certaine férocité qui convient bien à l’univers tourmenté des Scherzos, Alessandro Dejavan fouillant le clavier, éclairant dans de savants rubatos les polyphonies les plus enchevêtrées, et jouant en vrai romantique. Cela pourra surprendre, cet art de dire, de phraser jusque dans les passages méditatifs qu’un raptus soudain vient briser.

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    Je pense à Samson François qui lui aussi les faisait si amers – tragiques – , dans un piano d’encre, osant être singulier toujours. À son égal, Alessandro Deljavan a les moyens de sa politique, et l’art de faire sa grande technique invisible, comme à chaque fois qu’il aborde Chopin – ce que j’avais donc pour ma part ignoré jusqu’ici : honte à moi ! – : ses Études, ses Valses, ses Mazurkas l’avaient assez prouvé, mais il gagne ici une hauteur de vue, une intensité expressive – voilà ! C’est bien le premier qualificatif qui m’est venu à l’esprit ! – , preuve que Chopin lui aura ouvert les portes de cette maturité artistique qui saisit à l’écoute des deux Nocturnes, Op. 62, comme en écho à la section centrale du Premier Scherzo, fuligineux, fantasques, rêves éveillés dont les étranges beautés prennent sous ses doigts des élans baudelairiens.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Frédéric Chopin (1810-1849)

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    Barcarolle en fa dièse majeur, Op. 60
    Scherzo No. 1 en si mineur,
    Op. 20

    Scherzo No. 2 en si bémol mineur, Op. 31
    Scherzo No. 3 en ut dièse mineur, Op. 39
    Scherzo No. 4 en mi majeur, Op. 54
    2 Nocturnes, Op. 62

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    Alessandro Deljavan, piano

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    Un album du label Challenge Classics CC720007
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    Photo à la une : le pianiste Alessandro Deljavan –
    Photo : © Jean-Baptiste Millot, pour Artalinna

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    Un Chopin intense et profondément méditatif, justissime…

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    Un CD chopinien à la fois grand et intimissime,

    qui marque intensément,

    et fait date dans la discographie !

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    Un interprète d’exception, et que nous n’oublierons pas.

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    Ce mardi 13 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un délicieux bonbon baroque portugais : les « Responsoires du Vendredi Saint » de José Joaquim dos Santos (1747 – 1801), du CD « In Parasceve » de la Real Camara et l’Officium Ensemble, dirigés par Enrico Onofri : une réalisation d’une intensité et douceur saisissante…

    Ce mardi soir,

    j’ai très à cœur de présenter un délicieux bonbon baroque portugais musical : les « Responsoires du Vendredi Saint » de José Joaquim dos Santos (1747 – 1801),

    dans la réalisation du splendide CD Passacaille 1155 « In Parasceve » de la Real Camara et l’Officium Ensemble – et avec les chanteurs solistes Raquel Alao, Rita Filipe, Rodrigo Carreto et Hugo Oliveira,-, dirigés par Enrico Onofri – un CD enregistré à l’église do Menino Deus, à Lisbonne, du 22 au 25 juin 2024 – :

    une lumineuse et intense performance d’une douceur tragique tout à fait saisissante…

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    Ce mardi 18 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa