Étiquette : interprétation

  • Sur le riche CD Bartok-Korngold du Goldner String Quartet et Piers Lane…

    Ce jour,

    lundi 24 février 2020,

    sur son très riche blog Discophilia,

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    Jean-Charles Hoffelé

    consacre un bel article intitulé Quintettes du Danube

    au CD Hyperion CDA 68290

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    des Quintettes avec piano

    de Bela Bartok (1881 – 1945)

    et Eric Wolfgang Korngold (1897 – 1957,

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    par le Goldner String Quartet et Piers Lane…

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    À relier à mes articles

    du 30 août 2019 :  ;

    et 9 février 2020 :  .

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    QUINTETTES DU DANUBE

    Le Quintette de Bartók a enfin _ oui ! _ de la chance au disque _ en effet ! Tout juste hier, Vilde Frang et ses amis _ dont le pianiste Alexander Lonquich _ lui offraient une lecture tempétueuse _ impressionnante, magnifique ! Cf mon article du 30 août 2019 :  _, Piers Lane et les Goldner le replacent plus aisément _ probablement _ dans la filiation brahmsienne _ et viennoise, des circonstances de sa composition, en 1903-1904 _, adoucissant les hungarismes _ oui _, donnant aux harmonies une tonalité dorée _ oui _ plutôt nouvelle Vienne _ déjà.

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    Feraient-ils l’œuvre trop belle ? En tous cas, j’écoute fasciné ces jeux de timbres savamment composés, ces danses suggérées, l’étoffe plus soie que velours _ sans doute… _ de cet ensemble qui prend la lumière dans une œuvre si volontiers sombre. Mais les cinq amis savent aussi que Bartók flirte ici avec les audaces _ oui _ de la Vienne nouvelle, la sensualité des archets _ oui _ évoquent parfois le monde de Joseph Marx.

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    Le couplage avec le grand Quintette de pure fantaisie qu’Erich Wolfgang Korngold composa en 1923 (soit vingt ans après celui de Bartók) après le succès remporté par Die tote Stadt semblait une évidence, mais les deux œuvres regardent dans des directions contraires _ en effet ! _, Bartók imaginant un nouveau monde alors même qu’il est encore immergé dans Brahms, Korngold jouant les équilibristes _ voilà _ entre un monde de fantaisie et des instants abyssaux _ oui.

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    De cette ambivalence _ voilà _, Piers Lane et les Goldner rendent compte avec un brio certain, rendant justice à une œuvre qui se sera entendue jusque-là pour échapper à ses interprètes _ comme à ses potentiels auditeurs.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Béla Bartók (1881-1945)

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    Quintette avec piano en ut majeur, Sz. 23, BB 33

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    Erich Wolfgang Korngold(1897-1957)

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    Quintette avec piano en mi majeur, Op. 15

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    Piers Lane, piano
    Quatuor Goldner, direction

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    Un album du label Hypérion CDA68290
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    Photo à la une : © DR

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    Ce lundi 24 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une apothéose d’Adam Laloum ? La douceur naturelle renversante de ses Schubert D. 894 et 958…

    Il y a déjà bien longtemps que j’aime _ tout simplement _ le piano _ naturel, sans la moindre affèterie ! _ d’Adam Laloum

    _ cf mon article du 21 janvier 2019 : …

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    Alors que je ne suis pas sans réticence

    devant les sonates pour piano de Schubert _ et leurs redoutables infinies longueurs…

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    Eh bien ! Adam Laloum nous livre semble-t-il ici la clé

    _ renversante ! _

    de l’intimité de Schubert lui-même à son piano

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    en son interprétation d’une douceur absolue

    des Sonates

    en Sol majeur « Fantaisie » D.894

    et en Ut mineur D. 958

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    en un admirable CD Harmonia Mundi HMM 902660.

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    Voici ce qu’en a dit le 18 février dernier Jean-Charles Hoffelé

    en son blog Discophilia,

    sous le titre Schubert enfin.

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    SCHUBERT ENFIN

    Adam Laloum se sera beaucoup cherché d’un éditeur l’autre, un talent pareil devait trouver bon port, sa venue chez harmonia mundi, les micros si attentifs d’Hugues Deschaux dans l’Eglise du Bon Secours et un Steinway réglé au cordeau lui font mieux qu’un cadre idéal : ils lui donnent la liberté de réaliser à plein ce qu’il promettait _ et avait donné, à l’occasion ! Je trouve ici Jean-Charles Hoffelé bien sévère !

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    Le défi n’était pas aisé : pas de Sonate plus difficile (chez Schubert et ailleurs) que la « Fantasie ». Vladimir Ashkenazy l’aura adorée, et le premier aura su y respirer ce chant qui hésite, ne se configure pas, s’arrête, se répète, dévie. Une sonate ? Quatre poèmes _ distincts _ qui ne peuvent s’incarner sans un autre “compositeur” qui saura les respirer _ à la Radu Lupu, aussi….

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    Et ici, Adam Laloum est simplement saisi par le génie si particulier de cette musique qui n’a jamais eu d’équivalent en termes de poésie pure. Alors il ne m’en voudra pas trop tôt de rappeler que peu ont su trouver les notes justes, et qu’il me semble qu’il s’y souviendrait peut-être d’Ashkenazy et de Kempff. Il est surtout lui-même, timbrant, respirant, ombrant, chantant pour lui _ oui : Adam Laloum chante pour lui, et avec quelques partenaires chambristes, aussi… _  dans cette éloquence secrète qui est le cœur de Schubert. Avec une palette de timbres composée par un peintre.

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    Cette sol majeur est impérissable, jouée ainsi pour soi-même, et portée dans un son qui veut aussi parler à d’autres. La pondération relative qu’il met aux escarpements de la Sonate en ut mineur le montre non pas plus prudent, mais comme saisi par une conscience de ce qui s’y joue.

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    Richter l’emportait dans un combat digne d’un Roi des aulnes, Laloum _ lui _ la construit avec ce qui serait un sentiment tragique, quelque chose d’irrémédiable que l’on veut éviter et qui surviendra quand même. Tout cela fait dans un clavier qui évoque _ oui _ plutôt qu’il ne proclame _ jamais rien de péremptoire chez Laloum, en effet. À mesure, l’œuvre étend son aile, les paysages se dévoilent, tout cela se construit, implacable et pourtant secret _ oui, à partager ainsi. Adam Laloum serait-il devenu cet aigle du piano _ est-ce le symbole qui convient ? Par ce qu’il peut surplomber ?.. _ que j’espérais ? Ce disque est grand _ absolument.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Sonate pour piano No. 18 en sol majeur, D. 894
    Sonate pour piano No. 19 en ut mineur, D. 958

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    Adam Laloum, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM 902660
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    Photo à la une : le pianiste Adam Laloum – Photo : © Harald Hoffmann/Sony Music Entertainment

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    Ce samedi 22 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’élégance merveilleuse de Rudolf Firkusny : dans Beethoven et Schubert, comme dans de somptueux Martinu…

    Le 29 septembre dernier,

    en mon article ,

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    Rudolf Firkušný 1960.jpg
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    Rudolf Firkušný

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    je m’étais déclaré un peu déçu par ses diverses interprétations d’œuvres de Leoš Janáček (Hukvaldy, 3 juillet 1854 – Ostrava, 12 août 1928) 

    _ dont Rudolf Firkušný (Napajedla, 11 février 1912 – Staatsbourg, 19 juillet 1994) fut, très jeune, l’élève ! _,

    celles de ce compositeur accessibles dans le très beau coffret Sony The Complete RCA and Columbia Album Collection (19075922812) de 18 CDs… :

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    car « je m’attendais à un jeu un peu plus râpeux, brut, presque sauvage« 

    dans l’incomparable _ et unique _ Janáček…

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    Janáček et Firkušný étant tous deux natifs _ Hukvaldy et Napaledja : qu’on consulte une carte ! _ de Moravie

    _ Hukvaldy (aujourd’hui 820 habitants, se trouve à 23 kms au sud d’Ostrava ; et Napajedla, aujourd’hui 7234 habitants, au bord de la rivière Morava, se trouve à 66 kms à l’est de Brno…

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    Suite à l’audition d’une superbe interprétation du Concerto n° 1 pour violoncelle H. 191, de Bohuslav Martinů (Polička, 8 décembre 1890 – Liestal, 18 août 1959)

    par l’immense violoncelliste János Starker (Budapest, 5 juillet 1924 – Bloomington, 28 avril 2013) et le Czech Radio Symphony, dirigé par John Nelson _ in le proprement merveilleux CD In Memoriam Janos Starker de Praga Digitals PRD 250 304 : une prise live à la Radio Tchèque le 19 mars 1990 ;

    avec, aussi, le Concerto en mi mineur, op. 58, de Serguei Prokoviev (1891 – 1953), et le Konzertstück pour Violoncelle et Orchestre en ré Majeur, op. 12, de Ernö Dohnányi (1877 – 1960) _,

    j’ai éprouvé le vif désir de venir jeter une oreille un peu attentive

    aux interprétations de Bohuslav Martinů par Rudolf Firkušný,

    en ce coffret Sony.

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    Le CD 18 et dernier _ somptueux ! _, intitulé Rudolf Firkušný Tribute de ce coffret

    est tout bonnement admirable :

     

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    enregistré dans la _ superbe _ salle du Rudolfinum, à Prague, du 14 au 20 juin 1993,

    ce CD comporte les Concertos pour Piano et Orchestre n° 2 H. 237, n° 3 H. 316 et n° 4 H. 358 de Martinů,

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    Firkušný étant accompagné par le Czech Philharmonic, dirigé par le chef Libor Pešek.

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    J’ai aussi écouté le CD 16 de ce coffret Rudolf Firkušný The Complete RCA and Columbia Album Collection :

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    les Sonates pour Violoncelle et Piano n°1 H. 277, n° 2 H. 286 et n° 3 H. 340 de Bohuslav Martinů, interprétées par Rudolf Firkušný et János Starker,

    enregistrées à New-York les 8, 9 et 11  octobre 1990 _ j’aime décidément beaucoup ce compositeur.

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    Et en fouillant plus avant parmi les piles de ma discothèque,

    j’ai mis la main

    d’abord sur un admirable CD Beethoven d’une Édition Firkušný, par EMI _ 7243 5 66064 2 5 _, en 1996,

    comportant les Sonates

    n° 8, op. 13, « Pathétique » ,

    n° 14, op 27, « Clair de lune »,

    n° 21, op. 53, « Waldstein » _ une interprétation parfaite de vie et de naturel ! _

    et n° 30, op. 109…

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    J’ai découvert aussi un extraordinaire _ vraiment ! _ inédit en CD de Firkušný,

    dans la série des indispensables de Diapason,

    le n° 97 :

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    un enregistrement _ merveilleux ! magistral en sa lumineuse évidence  _ datant de 1948

    des sublimes Impromptus D 899, op. 90, et Impromptus D 935, op. posthume 142, de Schubert ;

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    à distinguer du CD n°5 du coffret Rudolf Firkušný The Complete RCA and Columbia Album Collection

    comportant ces mêmes Impromptus,

    enregistrés, eux, chez Columbia en octobre 1951 et février 1952 :

    incontestablement moins bien réussis…

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    Rudolf Firkušný _ quel chic ! quel naturel ! _ est un des très grands interprètes

    du XXème siècle.
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    Ce vendredi 21 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Filippo Gorini reconnu « nouveau prophète » de Beethoven _ et c’est si juste !

    En un superbe _ à nouveau _ article de son Discophilia

    intitulé Ultima verba,

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    Jean-Charles Hoffelé baptise, ce jour, Filippo Gorini,

    de l’expression « nouveau prophète » de Beethoven.

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    Cf mon propre article du 30 janvier dernier :

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    Voici ce très juste article _ une nouvelle fois _ de Jean-Charles Hoffelé :

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    ULTIMA VERBA

    Schnabel laissait des notes sous le clavier, mais il osait le « più presto possibile » _ oui, car péremptoire ! _ des premières mesures de la Hammerklavier : il faut se jeter ici _ et le tout premier accord, inaugural, de Filippo Gorini, est tout simplement magistral : quelle grandeur, d’emblée ! _, d’ailleurs plus corps qu’âme (pour l’âme ce sera plus tard, l’Adagio se veut sostenuto) _ oui : Beethoven est, tout particulièrement ici, un géant qui donne sans compter _, dans cet absolu _ oui, oui ! _ où Beethoven défiait _ oui _ même l’instrument _ quelle force ! quelle puissance ! Peu _ d’interprètes _ l’auront _ en effet : c’est magnifiquement juste ! _ osé à ce point depuis Kempff jeune certainement, ayant l’art de faire voler les timbres _ oui _ et créant une illusion _ qui nous emporte infiniment loin et pour longtemps.

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    Filippo Gorini, qui nous avait délivré de si stupéfiantes _ mais oui !!! _ Variations Diabelli _ le CD Alpha 296 _ le fait, les doigts volent, pas une note ne s’échappe de ces fusées qui, malgré le contrôle, sont l’ivresse même _ oui, et c’est un bel oxymore. Et le vertige suit, les divagations des mondes nouveaux qui emportent aussi _ voilà _ ce sostenuto, nocturne étoilé sous les doigts de ce jeune homme ; les espaces sont soudain absolument cosmiques _ parfaitement ! Et c’est là que le génie de Beethoven a quelque chose d’unique ; et bien peu d’interprètes sont en mesure de l’incarner à ce point… _, ouverts sur vingt-et-une minutes durant lesquelles la musique-même entreprend un voyage tout spirituel.

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    L’Opus 111 pourra venir ensuite, coda d’ailleurs presqu’inutile _ en effet, et nous n’en revenons pas… _ malgré la flamboyante proclamation du Maestoso. Mais l’Arietta priée, tenue, montre qu’en cet anniversaire, Beethoven aura reconnu un nouveau prophète _ voilà qui est parfaitement dit.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Ludwig van Beethoven(1770-1827)

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    Sonate pour piano No. 29 en si bémol majeur, Op. 106 « Hammerklavier »
    Sonate pour piano No. 32 en ut mineur, Op. 111

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    Filippo Gorini, piano

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    Un album du label Alpha Classics 591

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    Photo à la une : le pianiste Filippo Gorini – Photo : © Dan Hannen

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    Un CD proprement indispensable, je me permets de le répéter.

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    Ce jeudi 20 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa