Étiquette : interprétation

  • Au petit bonheur des soldes : Un enthousiasmant CD d’Arcangelo (direction Jonathan Cohen) qui m’avait jusqu’ici échappé, le CD Hyperion « Bach Violin Concertos », avec la violoniste virtuose Alina Ibragimova…

    Toujours au petit bonheur des soldes,

    la trouvaille du jouissif CD Hyperion CDA 68068 « Bach – Violin Concertos » d’Alina Ibragimova et Arcangelo – Jonathan Cohen _ enregistré à Londres du 8 au 10 août 2014…

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    J’apprécie beaucoup beaucoup l’ensemble Arcangelo et la direction toujours vive et juste de Jonathan Cohen :

    un ensemble et un chef auquels j’ai consacré déjà maints articles ;

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    par exemple, mes articles des 18 avril 2018, 10 juin 2018, 19 juin 2018, 25 janvier 2019, 4 décembre 2022, 31 décembre 2022, ou 23 janvier 2023 :

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    Je suis donc tout récemment tombé, parmi les CDs mis en soldes par mon disquaire préféré, sur un CD qui avait jusqu’alors échappé à mon attention _ probablement avant qu’Arcangelo et Jonathan Cohen aient retenu mon attention, et déclenché mon enthousiasme : en juin 2018, avec le spendide CD « Magnificats«  de Johann-Sebastian Bach, Carl-Philipp-Emanuel Bach & Johann-Christian Bach, le CD Hypérion CDA 68112, enregistré, lui, à Tetbury (Gloucestershire) du 4 au 6 octobre 2015 : un CD que je vénère !!!... _, le CD Hyperion CDA 68068 « Bach – Violin Concertos » _ BWV 1041 et 1042 + de belles transpositions pour le violon des Concertos pour clavier BWV 1052, 1055 et 1956 _ d’Alina Ibragimova et Arcangelo – Jonathan Cohen, un CD enregistré à Londres du 8 au 10 août 2014…

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    Et dont voici une assez éloquente et jubilatoire vidéo de présentation (d’une durée de 5′ 03) du label Hyperion.

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    Tout aussitôt les noms d’Arcangelo et Jonathan Cohen m’ont parlé !!!

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    Bravissimo, les interprètes !

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    Une musique et une interprétation enthousiasmantes, qui font vraiment beaucoup de bien…

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    Ce mardi 9 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos du CD « La Tragédie de Salomé – Chant élégiaque » de Florent Schmitt par Alain Altinoglu dirigeant l’Orchestre symphonique de la radio de Francfort : une réalisation discographique somptueuse…

    En complément à mon article du 14 juin dernier «  « ,

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    deux très intéressants commentaires sur le superbe CD Alpha 941 « Florent Schmitt – La Tragédie de Salomé – Chant élégiaque« , dont je partage l’avis de l’un, mais pas du tout de l’autre,

    le 3 juillet sous la plume de Jean-Charles Hoffelé intitulé « L’Autre tragédie« ,

    et hier 7 juillet sous la plume de Pierre Degott intitulé « À découvrir absolument : La Tragédie de Salomé de Florent Schmitt dans sa version originale » :

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    L’AUTRE TRAGÉDIE

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    Etrange partition : pour Loie Füller et le Théâtre des Arts de Robert d’Humières, Florent Schmitt dût réduire son orchestre à une vingtaine d’instruments, lui qui venait de faire éclater un effectif pléthorique, orgue compris, pour son Psaume. La pantomime imaginée par la danseuse aux voiles demandait de toute façon une sorte de musique muette propre à envelopper l’évanescence de ses danses. Schmitt écrivit donc un long commentaire sans beaucoup de relief _ tiens donc... _ : il faut attendre la Danse de la terreur pour que soudain son génie éclate. Ce geste ultime sera augmenté dans la Suite de ballet de 1910 pour grand orchestre, autrement fascinante.

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    Alain Altinoglu fait tout ce qu’il peut pour créer des images sonores capable d’évoquer le mimodrame, direction élégante, suggestive _ et bien davantage que cela !!! _ , à l’égal de celle de Julien Masmondet et de ses Apaches ; elle ne saurait donner le relief qui manque à ce long exercice _ ce jugement est très sévère ! Je ne le partage pas du tout !

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    Magnifique _ oui ! _ le Chant élégiaque où le plus sombre de l’orchestre de Schmitt entoure le beau violoncelle de Philipp Staemmler, mais refermant cet album utile _ scrogneugneu… _, je songe à ce que Alain Altinoglu et ses Francfortois feraient d’Oriane et le prince d’amour, du Palais hanté, de la somptueuse Légende avec saxophone obligé…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Florent Schmitt(1870-1958)

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    La Tragédie de Salomé, Op. 50 (version originale 1907)
    Chant élégiaque, Op. 24

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    Ambur Braid, soprano
    Philipp Staemmler, violoncelle
    Orchestre Symphonique de Francfort
    Alain Altinoglu, direction

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    Un album du label Alpha Classics 941
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Alain Altinoglu –
    Photo : © Marco Borggreve…

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    À découvrir absolument, La Tragédie de Salomé de Florent Schmitt dans sa version originale

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    Superbe enregistrement de la part d’ et de son . Couleurs chatoyantes, rythmes lascifs et harmonies subtiles _ oui ! Une partition à se réapproprier, et sans doute des mises en scène à prévoir.

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    Initialement composé pour un effectif d’une vingtaine de musiciens, le ballet La tragédie de Salomé de  avait été destiné à accompagner le mimodrame de la danseuse Loïe Fuller, laquelle créa l’œuvre au Théâtre des Arts en 1907. Celle-ci fut ensuite arrangée en suite orchestrale, raccourcie et entièrement réécrite pour grand orchestre symphonique, et c’est cette dernière version que Stravinsky, dédicataire, entendit et apprécia quelques années plus tard. Il eut lui-même l’occasion de l’écrire dans une lettre adressée au compositeur. L’enregistrement figurant sur ce CD marque un retour à la version originale de 1907 _ voilà ! _, rarement entendue et enregistrée, une version composée de 22 numéros pour la plupart dansés par Salomé devant Hérode. Il s’agit donc d’une musique éminemment descriptive et programmatique _  oui _, dont la lascivité et la sensualité _ voilà _, le clinquant orientalisant en moins, n’ont rien à envier à la Danse des sept voiles de la _ célébrissime _  Salomé de Strauss, laquelle venait d’être créée à Paris _ voilà _ lorsque Schmitt y donna son propre ballet. À noter que dans ce dernier, la protagoniste ne réclame pas comme récompense pour sa danse la tête de Jean-Baptiste, elle la découvre à son grand effarement dans le numéro final, intitulé « Danse de l’Effroi ».

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    On reste pantois _ mais oui ! _ devant les couleurs, l’énergie et la volupté qui émanent de ces pages _ ainsi que de cette interprétation-ci sous la baguette d’Alain Altinoglu _, dans lesquelles on pourra sans doute sentir les influences orientales subies par Schmitt lors de ses voyages au Maroc et à Constantinople. À ce titre le « Chant d’Aïça », air oriental chanté par une voix de soprano vers la fin du mimodrame, marque résolument l’influence des derviches tourneurs découverts par Schmitt lors de ses voyages _ oui, oui. Certes, on pourra arguer également que diverses influences se font sentir, de Wagner à Rimski-Korsakov pour les sources étrangères, de Dukas à Debussy pour les influences françaises ; le tableau « Les enchantements de la mer » n’est sans doute pas sans quelques liens avec La Mer de Debussy, et l’on pourra ici et là entendre des échos du Prélude à l’après-midi d’un faune. Il n’en reste pas moins que nous avons affaire à une partition littéralement envoûtante _ vraiment ! _, autant par la luxuriance de son instrumentation que la richesse de ses harmonies ou l’audace de ses rythmes. Parmi les moments de choix, on pourra citer « La Danse du paon » et « La Danse des serpents », qu’on rêverait évidemment de voir comme elles avaient été représentées lors de la création.

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    À la tête de l’ _ excellentissime _ , dont il est le directeur musical depuis 2021, fait des merveilles _ tout simplement. De toute évidence, ce n’est pas avec vingt musiciens qu’il a réalisé cet enregistrement, et les pupitres de cordes ont visiblement été renforcés. Les instruments solistes – magnifiques solos de hautbois et de cor anglais, notamment, interventions jouissives de la harpe – jouent avec toute la transparence d’une formation de chambre, et le compromis ici atteint entre les couleurs de la version originale et un effectif légèrement étoffé donne entière satisfaction _ oui. Le superbe Chant élégiaque, dans la version pour violoncelle et grand orchestre réalisée en 1911, complète fort habilement ce programme, grâce notamment au jeu du violoncelliste . La soprano prête elle aussi son concours à La Tragédie de Salomé, pour laquelle elle trouve des accents eux aussi capiteux et ensorcelants. Une œuvre indispensable _ en effet _, qu’on s’étonne de ne pas entendre plus fréquemment.

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    Instagram

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    Florent Schmitt (1870-1958) : La Tragédie de Salomé op. 50. Chant élégiaque op. 24.

    Ambur Braid, soprano ; Philipp Staemmler, violoncelle.

    Orchestre symphonique de la radio de Francfort, direction : Alain Altinoglu.

    1 CD Alpha.

    Enregistré en janvier 2021 et juin 2022 à la Sendesaal de la Hessischer Rundfunk de Francfort.

    Notice de présentation en allemand, anglais et français.

    Durée : 69:41

     

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    Une réalisation discographique absolument merveilleuse !

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    Ce lundi 8 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Au hasard des soldes, un merveilleux CD Apex « Stravinsky – Bartok » du plus-que-parfait Dezsö Ranki : son admirable parfaite ligne claire dans Bartok…

    Au hasard des soldes, et grand amateur surtout de Bartok, je suis tombé ce matin sur un CD Apex 0927 40911-2 « Stravinsky – Bartok » _ un CD Apex paru en 2006, mais enregistré bien auparavant ! _ du plus-que-parfait Dezsö Ranki, un pianiste singulier que j’admire et révère tout spécialement ;

    un CD qui à l’écoute sur ma platine s’est révélé tout simplement merveilleux…

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    Qu’on en juge ici même avec cette miraculeuse vidéo (d’une durée de 9′ 13) de la Suite Op. 14, Sz 62 de Bela Bartok _ né le 25 mars 1881 à Nagyszentmiklós en Autriche-Hongrie (aujourd’hui Sânnicolau Mare, en Roumanie) et mort le 26 septembre 1945 à New-York _, composée en 1916 :

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    et admirez ici donc la perfection de la ligne claire et absolument impeccable _ idoinement bartokienne ! _ de ce pianiste génial qu’est Dezsö Ranki (né à Budapest le 8 septembre 1951)…

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    On peut trouver aussi, par ce même Dezsö Ranki presque l’intégralité, par lui, des œuvres pour piano seul de Bela Bartok _ soient les CDs 9 à 12 _ dans le splendide coffret Warner Classics 0190296729317 (de 20 CDs) « Bela Bartok – The Hungarian Soul » :

    quelle aubaine, là aussi !..

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    Une merveille !

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    Ce jeudi 4 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et retrouver Magdalena Kozena chantant (en 2007) Bohuslav Martinu : cette fois-là les « Songs on Two Pages » : le profond mystère du charme, en des rencontres chaque fois singulières…

    En  forme de poursuite de la joie musicale intense éprouvée récemment _ cf mon article «  » du 25 juin dernier… _,

    je suis revenu rechercher si la collection des CDs de Magdalena Kozena de ma discothèque personnelle _ j’avais procédé auparavant à un récapitulatif de mes CDs Martinu… _ ne recelaient pas, déjà, quelques mélodies de Bohuslav Martinu (1890 – 1959) par Magdalena Kozena _ née à Brno le 26 mai 1973 _, qui me seraient sortis, ces CDs Martinu/Kozena, de ma mémoire…

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    Et là j’ai retrouvé un CD Deutsche Grammophon paru en 2008, le CD DG 477 6665 « Magdalena Kozena – Songs My Mother Taught me« , avec le piano de Malcolm Martineau _ enregistré à Berlin au mois de mars 2007, déjà… _, comportant aux plages 26 à 32 les 7 mélodies _ une nouvelle fois au nombre de 7 ! _ du recueil « Songs on Two Pages » (H. 302), de 1944, composées, de même que les « Songs on One Page » (H. 294) de 1942-43, du CD Pentatone PTC 5187 077, aux États-Unis…

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    Celles-là, en 2008, m’avaient donc moins marqué,

    alors même que je suis, et depuis longtemps, un admirateur fervent de la musique de Bohuslav Martinu…

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    Pour quelles raisons ? Cela m’est difficile à dire… Peut-être le timbre de la voix de Magdalena Kozena, un peu moins mordoré alors, en cet enregistrement de 2007, en ces « Songs on Two Pages« … Ou bien l’accompagnement du piano de Malcom Martineau, au lieu du tendrissime accompagnement du Czech Philharmonic, en l’enregistrement de 2023, dans cette version _ superbement _ orchestrée par Jiri Teml, de ces « Songs on One Page« … 

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    Ou bien le simple mystère de la grâce de l’instant unique de l’enregistrement, ajouté à celui de la prise de son ?..

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    C’est très difficile à cerner, même après plusieurs écoutes comparées répétées, ce jour, de ce que viennent nous offrir ces deux CDs, l’un avec le piano de Malcom Martineau, et l’autre avec l’orchestre du Czech Philharmonic dirigé par Simon Rattle, de la merveilleuse Magdalena Kozena, née à Brno le 26 mai 1973…

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    Une affaire de charme…

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    Ainsi que de rencontre(s), à chaque fois singulières…

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    À suivre…

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    Ce mardi 2 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa