Étiquette : interprétation

  • Une bien belle année discographique Ravel 2023 : 6 passionnants articles du Discophilia de Jean-Charles Hofffelé, qui m’ont porté à me procurer les CDs ainsi superbement chroniqués…

    Découvrir au jour le jour les récentes parutions discographiques, n’est pas chose forcément très aisée…

    …

    …

    En plus de magazines tels que « Diapason » ou « Classica« ,

    et en plus, biensûr, de fréquents passages _ et entretiens avisés et ultra-compétents : de confiance ! _ chez mon disquaire préféré _ Vincent Dourthe a l’oreille musicale quasi infaillible !!! Et nous nous trouvons vraiment très rarement en désaccord… _,

    …

    existent les sites accessibles sur le web,

    tels le Discophilia (d’Artamag), de Jean-Charles Hoffelé, ArsMusica ou Crescendo, que je consulte quotidiennement…

    …

    …

    Aujourd’hui,

    je tiens à saluer la qualité d’excellence des régulières chroniques de la discographie ravélienne de Jean-Charles Hoffelé ;

    dont je vais ici donner les liens à 6 articles, parus entre le 14 mai dernier et le dernier, tout récent, à la date d’hier 1er août 2023 :
    …

    …

    _ l’article « Nocturnes« , en date du 1er août 2023, à propos du CD « Correspondances Enescu Ravel Scott » (le CD Antartica Records AR 043),

    par le pianiste Christian Sandrin,

    et comportant de Maurice Ravel « Miroirs«  M. 43 ;    

    …

    _ l’article « Poèmes et Contes« , en date du 19 juillet 1023, à propos du CD « Poétiques de l’instant II Ravel Mantovani » (le CD Alpha 933),

    par le Quatuor Voce, ainsi que Juliette Hurel, flûte, Rémi Delangle, clarinette, et Emmanuel Ceysson, harpe,

    et comportant de Maurice Ravel le « Quatuor à cordes en fa majeur » M. 35, ainsi que « Ma mère l’oye » M. 60, et « Introduction et Allegro » M. 46, en transcriptions pour septuor d’Emmanuel Ceysson ;        

    …

    _ l’article « Pour le disque« , en date du 12 juillet 2023, à propos du CD « Hough, Dutilleux & Ravel String Quartets » (le CD Hyperion CDA68400),

    par le Quatuor Takacs,

    et comportant de Maurice Ravel le « Quatuor à cordes en fa majeur » M. 35 ;       

    …

    _ l’article « Les deux mondes« , en date du 5 juillet 2023, à propos du CD « D’un matin de printemps Saint-Saëns Ravel Boulanger » (le CD Mirare MIR 564),

    par le Trio Hélios,

    et comportant de Maurice Ravel le « Trio pour violon, violoncelle et piano en la mineur » M. 67 ;    

    …

    _ l’article « Fantaisie française« , en date du 16 juin 2023, à propos du CD « Maurice Ravel L’Heure espagnole Bolero » (le CD Harmonia Mundi HMM 905361),

    par Les Siècles sous la direction de Fançois-Xavier Roth,

    et comportant de Maurice Ravel « L’Heure espagnole » M. 52 et le « Bolero » M. 81 ;      

    …

    _ et l’article « En trio« , en date du 24 mai 2023, à propos du CD « Maurice Ravel In search of Last Dance » (le CD CAvi music 8553526),

    par le Linos Piano Trio,

    et comportant de Maurice Ravel le « Trio pour violon, violoncelle et piano en la mineur » M. 67, et, en transcriptions pour trio avec piano, la « Pavane pour une infante défunte » M 19 et « Le Tombeau de Couperin » M. 68.     

    …
    …

    De telles très heureuses interprétations renouvellent ainsi magnifiquement notre réception, de mieux en mieux acérée, de la musique plus que jamais merveilleuse de Maurice Ravel,

    en nous offrant, par leur jeu subtil, profond, et juste, une perception toujours plus raffinée et précise de l’idiosyncrasie _ en la plénitude de sa verve la plus pure, et en chaque œuvre si diverse… _ du génie musical du compositeur (1875 – 1937) cibourien…

    …

    …

    Et de telles médiations, qu’elles soient par la lecture d’articles pertinents, ou par de vivants entretiens et de vivantes écoutes de CDs, constituent un indispensable maillon de la curiosité, et de la qualité juste et affinée de l’écoute et de la réception esthétique…

    …

    Et sans ces maillons-là, la culture vraie s’asphyxie…

    Au profit du désert et de la barbarie.

    …

    …

    Ce mercredi 2 août 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour approcher et apprécier la singularité de l’art du chant de Benjamin Appl, un comparatif de l’art d’interpréter, sur la chanson du folklore traditionnel anglais « I will give my love an apple », qui ouvre le formidable « Forbidden Fruit » de Benjamin Appl et James Baillieu…

    Afin d’approcher ce qui fait la singularité marquante _ et très musicalement touchante _ de l’art du chant de Benjamin Appl,

    …

     

    je me propose ici un petit comparatif avec d’autres interprètes d’une chanson traditionnelle anglaise « I will give my love an apple » _ collectée dès 1906, dans le Dorset… _,

    celle qui, précisément, fait l’ouverture de son formidable CD « Forbidden Fruit » (Alpha 952) _ cf le détail (et les écoutes) donné(es) en mon article d’avant-hier dimanche 30 juillet : « « … 

    …

    …

    Voici donc à écouter ici, successivement, les interprétations de cette toute simple chanson traditionnelle du folklore anglais, « I will give my love an apple » :

    …

    …

    Alfred Deller, avec Desmond Dupré, au luth, en 1955 (1′ 45),

    …

    Peter Pears, avec Julian Bream, à la guitare, en 1963 (1′ 53) _ l’adaptation pour voix haute et guitare de cette chanson traditionnelle du folklore anglais a été réalisée par Benjamin Britten entre 1956 et 1958, et publiée en 1961 _,

    …

    Robert Tear, avec Timothy Walker, à la guitare, en 1975 (1′ 46),

    …

    Philip Langridge, avec Carlos Bonell, à la guitare, en 1995 (1′ 20),

    …

    Andreas Scholl, avec Andreas Martin, au luth, en 1996 (1′ 46),

                                et avec Tamar Halprin, au piano, en 2012, (2′ 20),

    …

    et enfin Benjamin Appl, avec James Baillieu, au piano, en 2020 (1′ 31)…

    …

    …

    Il me semble que l’interprétation dont, par son art du chant, s’approche le plus le baryton Benjamin Appl, en 2020 _ avec le piano de James Baillieu : tous deux sont nés en 1982 _,

    est celle, bouleversante elle aussi, en sa simplicité expressive, du génialissime haute-contre Alfred Deller (Margrate, 31 mai 1912 – Bologne, 16 juillet 1979) _ avec le luth de Desmond Dupré (Londres, 19 décembre 1916 – Tonbridge, 16 août 1974)…

    …

    …

    Chapeaux bien bas, en votre honneur, les artistes !

    …

    …

    Ce mardi 1er août 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • La perfection superlative de l’ « A Chloris » de Reynaldo Hahn par Benjamin Appl en le très original programme de son CD « Forbidden Fruit », avec son compère pianiste James Baillieu _ ou atteindre l’acmé de sérénité du plaisir…

    Qu’on commence par écouter _ en boucle si nécessaire… _ la plage 11, d’une durée de 3’10, de l’assez extraordinaire CD « Forbidden Fruit » du baryton allemand Benjamin Appl _ Ratisbonne, 26 juin 1982 _ et de son compère pianiste James Baillieu _ Afrique-du-Sud, mars 1982 _,

    le très original CD Alpha 912, enregistré à Lugano du 27 au 30 juillet 2020, et paru seulement _ du fait de sa marquante a priori peu commerciale singularité ?!? _ le 23 juin 2023 ;

    …

    soit une interprétation plus que parfaite

    _ entre bien d’autres enregistrées d’excellente qualité ; cf par exemple mon article du 23 mai 2020 : « « ,

    dans lequel je donnais à écouter deux interprétations très réussies de la sublime « À Chloris » de Reynaldo Hahn (Caracas, 9 août 1874 – Paris, 28 janvier 1945), sur un poème de Théophile de Viau (Clairac, 1590 – Paris, 25 septembre 1626 ; le poète avait été condamné à mort pour libertinage…) ;

    un poème lui-même sublimissime (on découvrira l’entièreté de 100 vers des Stances « À Cloris«  aux pages 64 à 67 du passionnant « Après m’avoir tant fait mourir Œuvres choisies«  de Théophile de Viau, paru en 2002 en la collection Poésie-Gallimard… ; le poème datant de 1621)

    …
    S’il est vrai, Chloris, que tu m’aimes,
    Mais j’entends, que tu m’aimes bien.
    Je ne crois point que les rois mêmes
    Aient un bonheur pareil au mien.
    Que la mort serait importune
    De venir changer ma fortune
    Pour la félicité des cieux !
    Tout ce qu’on dit de l’ambroisie
    Ne touche point ma fantaisie
    Au prix des grâces de tes yeux.

    …

    _ une interprétation, assez étonnante, par Philippe Jarrousky, en sa voix pour une fois non pas de haute-contre, mais de ténor, en son très réussi CD « Opium«  (Virgin Classics 50999 216621 2 6, un CD sorti en 2009) ;

    _ et une autre, celle-ci, par Véronique Gens, en son très réussi, lui aussi, CD « Néère«  (Alpha 215, un CD sorti en 2015) ;

    en un article que je concluais par ces mots « Reynaldo Hahn sait être prodigieusement simplement délicieux« … _

    …

    soit une interprétation plus que parfaite de ce chef d’œuvre insurpassable de la mélodie française qu’est le si délicatement fondant « À Chloris » du cher Reynaldo Hahn…

    …

    …

    Quelle diction française ! et au service de quel chant ! à un tel degré admirables !

    Quel art superlatif de si merveilleusement incarner ce qu’il chante _ en français comme en anglais, et, bien sûr, en allemand ; et cela en des genres aussi divers, voire carrément opposés, aux antipodes les uns des autres, tels que la mélodie, le lied ou la chanson canaille de cabaret !… _ possède ainsi ce décidément prodigieux interprète chanteur-diseur qu’est Benjamin Appl, avec la complicité radieuse, elle aussi _ attentivissime ! _, du magique piano de James Baillieu…

    …

    Quelle enchanteresse incarnation, donc, ici,

    lumineuse de douce, légère, méditative, claire, et tendre gravité _ à fondre on ne peut plus sereinement d’infiniment délicat plaisir : la « grâce«  même ainsi attrapée et restituée… _, de ce sublimissime « À Chloris« … 

    …

    …

    Et demain,

    après pareille toute simple mise en bouche auditive enchanteresse,

    je reviendrai me pencher, cette fois en détails, sur l’originalité remarquable de ce véritable bijou discographique assurément singulier (!) _ ce qui permet probablement de comprendre (mais pas justifier !) la longueur du délai (de trois années !) écoulé entre l’enregistrement, en juillet 2020, et la parution de ce  CD, en juin 2023 : lors de leur enregistrement de juillet 2020, à Lugano, Benjamin Appl et James Baillieu avaient tous les deux 38 ans… _ qu’est tout ce CD « Forbbiden Fruit » _ Alpha 912 _, de Benjamin Appl et son compère pianiste, excellentissime lui aussi, James Baillieu…

    …

    …

    Ce samedi 29 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Admirer le CD « Beauteous Softness » du contreténor Tim Mead, autour du génie musical de Henry Purcell (1659 – 1695)…

    L’excellent contreténor anglais Tim Mead (Chelmsford, Sussex, 1981) vient de nous proposer un délicatissime superbe CD « Beauteous Softness«  _ cf cette vidéo de 5′ 23 _ pour le très remarquable label Pentatone,

    soit le CD Pentatone PTC 5187 047,

    avec l’ensemble La Nuova Musica, placé sous la direction, et avec l’orgue, de David Bates…

    …

    …

    À propos du talent d’interprète de Tim Mead,

    …

     

    jeter un coup d’œil à mes précédents articles du 23 janvier 2023 « « 

    et du 6 octobre 2018 « « , déjà, cette fois-là, à propos du so delightful Henry Purcell,

    au génie inégalé…

    …

    …

    Ce vendredi 28 juillet 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa