Étiquette : intimité

  • Annonce de la parution d’un magnifique album Mompou par le pianiste catalan Emili Brugalla, pout le label Llum : à découvrir toutes affaires cessantes…

    Hier 25 septembre, est paru sur le site de ResMusica un article de Jean-Marc Petit intitulé « Le sublime impressionnisme sans brumes » de Federico Mompou« ,

    un compositeur que tout simplement je vénère et porte au pinacle…

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    Le sublime « impressionnisme sans brumes » de Federico Mompou

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    Le pianiste catalan consacre un magnifique album à la musique poétique et intime – ô combien ! – de son compatriote .

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    Pas besoin de beaucoup de notes pour atteindre – voilà ! – l’expression la plus intense. Toute sa (longue) vie, le compositeur catalan aura essayé d’atteindre à l’essentiel – voilà ! -, à la profondeur la plus pure, sans excès, avec humilité et simplicité – absolument. Tout son œuvre de est ainsi constitué de miniatures – oui – , essentiellement pour piano, poétiques et intimes, mystérieuses et fascinantes – oui, oui, oui – , où l’essentiel – voilà, voilà – se trouve parfois dans le silence entre les notes – tout cela est de la plus parfaite justesse. Ce souci de l’épure verra son apogée avec le cycle de la Musica Callada (Musique silencieuse – je dirais plutôt « tue« , « retenue« … -), composé – en 4 cahiers – entre 1959 et 1967.

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    Le pianiste catalan a préféré s’intéresser – ici – aux œuvres de « jeunesse » de Mompou, sans doute moins austères, mais tout aussi fascinantes dans leur science des sonorités, leurs couleurs harmoniques fluctuantes, dans leur « impressionnisme sans brumes » comme le qualifie le pianiste dans son excellente notice (malheureusement seulement accessible aux anglophiles).

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    Paradoxalement, débute son récital par l’œuvre la plus « spectaculaire » et atypique de Mompou, les treize Variations sur un thème de Chopin de 1938. A partir du thème – déjà – très épuré du Prélude n°7 de Chopin, déroule une succession de variations rêveuses. Il y a même comme la sensation d’improvisations jazzy dans les intermèdes les plus lents des variations 4, 6 et 8. Emili Brugalla, sur un magnifique Steinway ayant appartenu à Arthur Rubinstein, saisit à merveille la subtilité – parfaitement humble en même temps que très raffinée – des différentes atmosphères. Le jeu est tout en finesse, avec un toucher subtil – oui ! – et un travail sur la pédale jamais – surtout pas ! – envahissant.

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    Le récital se poursuit avec les toutes premières œuvres éditées de Federico Mompou : Impresiones intimas (1911) et Cants magics (1919). Composées à l’âge de 17 ans – c’est dire… – , les Impressions intimes sont autant d’aquarelles subtiles. On y trouve des « Oiseaux tristes » (Pajaro triste), bien différents de ceux de Maurice Ravel. Pas plus qu’il n’y a d’exotisme dans l’humble Gitano. Tandis qu’un merveilleux Secreto nous est susurré à l’oreille, par la magie d’un Emili Brugalla tout en nuances. Les Cants màgics nous emmènent dans une autre forme de spiritualité. Mompou crée la musique d’un rituel imaginaire pour évoquer le mystère de la nature. Les cinq pièces de ces Chants magiques sont autant d’incantations païennes. Les mélodies, simples, sont soutenues par des accords sur un rythme délibérément répétitif qui souligne l’envoutante magie de ces pièces. Il y a aussi la présence inaltérable des cloches, dont le son a bercé l’enfance de Federico Mompou, fils d’un fondeur de cloches – en effet. Le « swing » naturel d’Emili Brugalla permet également de rapprocher cet univers sonore fluctuant de celui du jazz. Il y a du Bill Evans et du Thelonius Monk dans la mélopée envoutante du « Profond-Lent » (n°3 des Cants màgics).

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    L’introspection surnaturelle est également au rendez-vous du cycle Charmes, composé à Paris en 1920 – cf Paul Valéry… Ces Charmes envoûtants sont autant d’incantations (« Pour endormir la souffrance« , « Pour pénétrer les âmes« , « Pour inspirer l’amour« …) où Mompou est déjà en recherche de l’économie extrême dans la musique, sans jamais lasser – c’est du très grand art, et dans la plus parfaite humilité.

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    Et c’est sur la pointe des pieds, avec les merveilleuses Trois Variations de 1921, que s’achève ce disque, porte d’entrée idéale pour découvrir la musique hors du temps et des modes – d’éternité ! – de Federico Mompou.

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    Frederic Mompou (1893-1987) : Variations sur un thème de Chopin, Impresiones intimas, Cants màgics, Charmes, Trois variations.

    Emili Brugalla, piano.

    1 CD Llum.

    Enregistré à Zaragoza (Espagne) en juillet 2024.

    Notice de présentation en anglais.

    Durée : 63:31

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    Très vite à déguster !

    Après Mompou lui-même, et Josep Pons…

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    Ce samedi 26 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Superbissime Jean-François Heisser pour une sublimissime « Música callada » de Federico Mompou (1959, 1962, 1965, 1967) aux Récollets hier vendredi 4 septembre : une musique intense et profonde consubstantiellement retenue…

    Oui, c’est un superbissime Jean-François Heisser qui, merveilleusement inspiré, nous a donné, hier vendredi 4 septembre, aux Récollets à Ciboure, une sublimissime  « Música callada » de Federico Mompou (Barcelone, 16 avril 1893 – Barcelone, 30 juin 1987) : une musique consubstantiellement et splendidement retenue – ou musique tue (callar = se taire)…

    Une musique d’une complète intimité, seulement pour soi-même et ses proches, et comme en partie murmurée, et pas pour une salle de concert, destinée à être acclamée…

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    Un récital de Jean-François Heisser, d’une admirable profonde, intense, bouleversante, et justissime, sobriété-nudité, formidablement expressive, sur le piano,

    telle que Mompou expressément le désirait, en ce sommet absolu de son œuvre que sont ces 4 cahiers de « Música callada« , soient 28 miniatures publiées en 1959 (1 à 9), 1962 (10 à 16), 1965 (17 à 21) et 1967 (22 à 28)…

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    Déjà la présentation qu’en a donnée, à son micro, Jean-François Heisser était magnifique, et sans un mot de trop.

    Il nous a dit comment il avait rencontré Federico Mompou, en 1974, lors de l’Académie d’été de Saint-Jacques-de-Compostelle : « Ce fut une expérience bouleversante de voir cet homme maladivement timide, gêné par sa grande taille, vivre au quotidien sa propre musique : la recherche permanente du rubato naturel, du  balancement idéal, du ton juste, nous laissait entrevoir ce monde de la liberté absolue dont on n’ose imaginer qu’on puisse un jour y accéder.« 

    Mompou qui disait avec sa très profonde et idiosyncrasique humilité : « Je ne suis pas un compositeur ; je ne veux pas être un compositeur. je crois, tout simplement, que je suis une musique, une musique dont je suis convaincu que ce n’est pas moi qui la fais, car j’ai toujours la sensation qu’elle vient en moi du dehors.« 

    Et dans le livret de présentation de ce concert de ce vendredi 4 septembre 2026, Hélène Cao très justement commente : « Son langage harmonique, à nul autre pareil, exploite les moindres vibrations du son. Cette sensibilité à la résonance s’enracine dans son enfance – barcelonnaise – car ses grands-parents – maternels : Dencausse – possédaient une entreprise de fonderie de cloches dans la région de Tarbes« .

    Et Hélène Cao de conclure sa notice du livret de présentation de ce si beau concert : « Ravel aurait été sensible à cette musique sans compromis, en dépit de ce qui le sépare de son esthétique – singulière. Si les informations manquent quant à ses relations avec le musicien catalan, on sait du moins que Mompou figure dans son carnet d’adresses et, en juin 1926, sur la liste des invités à la création des Chansons madécasses« .

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    Jean-François Heisser n’a pas manqué de très justement encore recommander la lecture du chapitre intitulé « Le Message de Mompou« , aux pages 157 à 172 du beau recueil de Vladimir Jankelevich « La Présence lointaine – Albeniz, Séverac, Mompou » à qui voudrait pénétrer plus avant dans les arcanes de l’œuvre de Mompou…

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    Et quand avec mon amie Francine Aldin, grande amie de Jean-François Heisser, nous sommes aller le féliciter après le concert – je désirais offrir au magnifique ravélien qu’il est aussi mon « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz » – , je lui ai suggéré de découvrir l’extraordinaire musique de Manuel Blasco de Nebra (1730 – 1784), telle que l’a donnée au disque – Mandala MAN 4847, enregistré à Paris en 1995 ; cf mon article « Musiques de joie : la merveille absolue et irrésistible des Sonatas de Manuel Blasco de Nebra, par Josep Colom«  en date du 10 avril 2020… – l’excellent pianiste catalan Josep Colom – Barcelone, 11 janvier 1947 – , auteur aussi, après Mompou lui-même – indispensable coffret de 4 CDs Brilliant Classics, enregistré à Barcelone, en 1974… – , d’une intégrale de la musique piano de Mompou – coffret de 4 CDs Mandala 5021/24 « Mompou -L’Œuvre pour Piano« , enregistré en décembre 1991, février, mars et juin 1992…

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    Mais, et surtout (!), le 23 octobre 2013, est paru aux Éditions Actes-Sud le livre-disque « Musica callada – Federico Mompou » de Jean-François Heisser,

    qui manque hélas à ma discothèque personnelle : je n’avais pas encore rencontré cette sublime musique de Mompou…

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    Mais hier je l’ai admirée en ce concert émouvantissime de Jean-Francois Heisser aux Récollets de Ciboure !

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    Et sur cette sublimissime « Música callada » de Federico Mompou,

    cf, parmi beaucoup d’autres sur mon blog consacré à Mompou que j’aime tant,

    mon article « Musiques de joie : la Musica callada de Federico Mompou à l’écoute de la quintessence acérée et voluptueuse de l’intime » en date du 11 avril 2020…

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    Ce samedi 5 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter le lumineux jeu apollinien de Francesco Piemontesi dans les deux Concertos pour Piano de Johannes Brahms, Op. 15 (de 1859) et Op. 83 (de 1881), avec Manfred Honeck dirigeant le Gewandhausorchester Leipzig…

    Parce que j’aime beaucoup, beaucoup Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897),

    ainsi que le jeu du pianiste Francesco Piemontesi (Locarno, 7 juillet 1983) – auquel j’ai consacré jusqu’ici pas moins de 10 articles de mon blog encherchantbien.fr depuis celui en date du 26 décembre 2018 « Un pianiste très éminent, à suivre : Francesco Piemontesi, en un concert Liszt, à Lugano« … – ,

    il m’était difficile de passer à côté des deux récents CDs Brahms de celui-ci, avec Manfred Honeck (Nenzing, 17 septembre 1958) dirigeant le Gewandhausorchester Leipzig fondé en 1781 :

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    _ le CD Pentatone PTC 518 7461 « Brahms – Piano Concerto n°2 and Three Intermezzi Op. 117 » – enregistré à Leipzig les 10 et 11 avril 2025, et paru le 19 septembre 2025 – et sur lequel sont consultables les articles de Christophe Huss « «2e concerto de Brahms», Francesco Piemontesi et Manfred Honeck » (Le Devoir, 26 septembre 2025), David A. McConnell « Review: Brahms – Piano Concerto No. 2 – Piemontesi, Gewandhausorchester, Honeck » (The Classic Review, septembre 2025), Patrice Lieberman « Francesco Piemontesi et Manfred Honeck, Brahms aux sommets » (Crescendo Magazine, 27 octobre 2025), Salvatore Sciafani « Transparence et lyrisme : Piemontesi et Honeck font chanter Brahms au Gewandhaus » (ResMusica, 7 novembre 2025) et, en un avis dissonant, Dave Hurvitz « Basically Boring Brahms from Piemontesi and Honeck » (Classics Today.com , 21 mars 2026) ;

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    _ et le tout nouveau CD Pentatone PTC 518 7417 « Brahms – Piano Concerto n°1 and Six Pieces Op. 118 » – enregistré à Leipzig les 18 et 19 décembre 2025, et qui vient tout juste de paraître… – , pas encore critiqué en revues…

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    Eh bien, j’apprécie beaucoup ce jeu apollinien, fluide et si lumineux, du pianiste tessinois Francesco Piemontesi, qui appartient pour moi à la famille des pianistes auxquels vont mes préférences pour leur absolu naturel, si proche de l’intimité, sans esbroufe, tels un Steven Kovacevich (San Pedro, 17 octobre 1940), un  Aleksei Lioubimov (Moscou, 16 septembre 1944), ou encore un Ronald Brautigam (Amsterdam, 1er octobre 1954), parmi pas mal d’autres…

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    Et dans Brahms j’aime beaucoup aussi, bien sûr, l’immense Evgeni Koroliov (Moscou, 1er octobre 1949)…

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    De même que je me souviens avec toujours très vive émotion du CD Decca – enregistré à Londres du 20 mai au 1er juin 1962 – de Clifford Curzon avec George Szell dans le Concerto pour Piano n°1 de Brahms…

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    À suivre donc, avec très grand plaisir, 

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    Ce dimanche 30 août 2026, Francis Lippa – Titus Curiosus

  • Et découvrir avec profonde joie quelques lumineux Ravel de la grande Imogene Cooper (suite) : cette fois dans son CD « Iberia y Francia » (de 2019), à l’occasion de l’adieu à la scène de cette superbe pianiste…

    En quelque sorte en forme de suite à mon article « Et découvrir avec profonde joie quelques lumineux Ravel de la grande Imogene Cooper dans son CD « …Le Temps perdu… », de 2021… » du 25 juillet dernier,

    né de ma lecture de l’article « La latine » que sur son blog Discophilia, et à l’occasion de la récente annonce des adieux à la scène d’Imogene Cooper – née à Londres le 28 août 1947 – , le très fin Jean-Charles Hoffelé consacra à 2 excellents CDs de 2019 et 2021, « Iberia y Francia – Imogen Cooper plays Mompou Debussy Albéniz Ravel Falla » et « … Le Temps perdu… – Fauré Liszt Ravel Respighi« , de la pianiste britannique, qui m’ont fait commander ces 2 CDs Chandos CHAN 20219 et CHAN 20235,

    je prends ce vendredi mon écritoire pour présenter ma réception du CD de 2019, dans lequel Imogen Cooper ouvrait son récital discographique, aux plages 1 et 2 du CD, par la « Pavane pour une infante défunte » de 1899 – écoutez-la ici (6′ 24) – et  l’ »Alborada del gracioso » de 1904-1905 – écoutez-la ici (7′ 01) – de Maurice Ravel…

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    Eh bien, si Jean-Charles Hoffelé qualifie ces 2 Ravel-là d’Imogene Cooper de « Ravel espagnols parfaits« ,

    je dois proclamer que je lui emboîte assurément le pas : sereins, sans précipitation aucune, apolliniens dirai-je, ils sont d’une somptueuse délicieuse maîtrise sous les doigts parfaits d’Imogene Cooper…

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    Et j’ai aussi pris un très très grand plaisir aux deux merveilleux Mompou « Cancion y Danza N°1 » (de 1924) – écoutez-la ici (3′ 23) – et « Cancion y Danza N°6 » (de 1947) – écoutez-la ici (3′ 21) – dont Imogene Cooper nous gratifie aux plages 11 et 14 de ce magnifique récital franco-espagnol sur lequel ne manque pas de s’extasier Jean-Charles Hoffelé…

    Federico Mompou y Dencausse (Barcelone, 16 avril 1893 – Barcelone, 30 juin 1987 – ses grands-parents maternels, Dencausse, étaient tarbais… –), dont je vénère la musique aux franges moirées et impalpables, retenues, du silence lumineux…
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    Et je ne peux que reprendre à mon compte personnel la remarque de regret sur laquelle Jean-Charles Hoffelé conclut son article du 14 juillet dernier : « l’éther des deux Canciónes y danzas de Federico Mompou, lumière filtrée par ce toucher mystérieux dont la Música callada, la musique qui se tait – se retenant de parler… – , n’aura pas eu le temps de profiter – Imogene Cooper ne l’ayant pas, elle, enregistrée – … à moins qu’Imogen Cooper, pour retirée de la scène qu’elle soit, n’ait pas abandonné le studio d’enregistrement : je croise les doigts !« …

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    Imogene Cooper, dont l’art parfait sait très humblement se mettre au pur service des œuvres qu’elle nous donne, sous ses doigts, à partager...

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    Ce vendredi 31 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    P.s. :

    vendredi 4 septembre prochain, je me rendrai aux Récollets, à Ciboure, écouter Jean-François Heisser servir la si délicate et intime « Musica callada » de Federico Mompou, pour cette session 2026 du Festival Ravel…