Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • En appendice au concert d’éloges de cet été au merveilleux CD Fauré (Alpha 1177) pour violon et piano de Kerson Leong et Jonathan Fournel, un addendum d’automne (ou bien été indien ?), cette fois, de Jean-Charles Hoffelé…

    En appendice au concert d’éloges de cet été au merveilleux CD Fauré (Alpha 1177) pour violon et piano de Kerson Leong et Jonathan Fournel – cf mes articles des 28 juin « « Suivre le pouls d’une âme en perpétuel mouvement » : le touchantissime CD « Fauré – Sonatas for Violin and Piano – Transcriptions » des délicatissimes Kerson Leong, violon, et Jonathan Fournel, nous faisant accéder sublimement à la très riche intimité musicale de Gabriel Fauré… » et 24 août « Reconnaissance unanime du sublime CD « Fauré – Sonatas for violin and piano – Transcriptions » de Kerson Leong et Jonathan Fournel (CD Alpha 1177), un des sommets discographiques parfaits de cet été 2026… » 2026..  – ,

    paraît ce mercredi 14 octobre un – un peu tardif : pourquoi ? – addendum – de reconnaissance – d’automne (ou bien été indien ?), cette fois, de Jean-Charles Hoffelé, pour cet enregistrement Fauré qui fait date…

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    GRAND ÉCART

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    Un monde, et d’ailleurs l’espace d’une vie – la Sonate pour violon et piano n°1 Op. 16 a été créée le 27 janvier 1877, et la Sonate pour violon et piano n°2 Op. 108 a été créée le 10 novembre 1917 : à quasi 40 ans d’écart… – , séparent les deux Sonates que Fauré dédia au violon. Violon vraiment ? Kerson Leong sait bien que ce qui y chante, c’est un ténor, ou plus exactement un baryton-martin, du moins dans les élans de la Première Sonate, que Jonathan Fournel ébroue dans son clavier juvénile : le Finale est irrésistible – oui.

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    Œuvre de cette jeunesse qui accompagna longtemps – mais oui, sensible et sensuel, en effet, très longtemps… – Fauré, lui inspirait ces thèmes qui débordent de sensualité – voilà, voilà ! – , avant que soudain il passe de l’autre côté de la vie, ce dont les âpretés, les étranges brouillards soudain dispersés à coups d’angles qui emplissent la Deuxième Sonate témoignent, œuvre radicale et entendue ainsi – oui – par ce beau duo – de Kerson Leong et Jonathan Fournel.

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    Pour accompagner – et meubler un peu – l’écart – de ces 40 années de compositions – , les deux amis filent sept pièces brèves – transcrites – , commençant par l’éther du Nocturne de Shylock que Fauré arrangea lui-même, poursuivant par des mélodies nostalgiques, le violoniste s’appropriant avec sobriété Les Berceaux et Après un rêve – célébrissimes – , magnifiant l’archet filant qu’ – un Leopold – Auer aura ajouté à Fileuse. Mais écoutez d’abord la Berceuse prise Andante, on croirait une chanson de canotier. De l’art de surprendre.

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    Pour Kerson Leong, au chapitre Fauré tout aura été dit, pas pour Jonathan Fournel qui confesse dans le livret revenir souvent à Fauré : j’attends ses Barcarolles, ses Nocturnes, ses Préludes.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Gabriel Fauré (1845-1924)

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    Sonate pour violon et piano No. 1 en la majeur, Op. 13
    Shylock Suite, Op. 57 (extrait :
    V. Nocturne ; version pour violon et piano)

    Les Berceaux, Op. 23 No. 1 (version pour violon et piano :
    Kerson Leong)

    Pelléas et Mélisande, Op. 80 – Suite d’orchestre, N. 142b (extrait : II. Fileuse ; version pour violon et piano : Leopold Auer)
    Clair de lune, Op. 46 No. 2 (version pour violon et piano : Albert Périlhou)
    Berceuse, Op. 16
    Après un rêve, Op. 7 No. 1 (version pour violon et piano : Kerson Leong)
    Soir, Op. 83 No. 2 (version pour violon et piano : Albert Stoessel)
    Sonate pour violon et piano No. 2 en mi mineur, Op. 108

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    Kerson Leong, violon
    Jonathan Fournel, piano

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    Un album du label Alpha Classics 1177
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    Photo à la une : le violoniste Kerson Leong et le pianiste Jonathan Fournel – Photo : © Marco Borggreve

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    C’est beau, c’est beau, c’est très beau.

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    Admirez, par exemple, ce que nous offre cette vidéo de 2’59 de la splendide interprétation, plage 6 du CD, de la transcription pour violon et piano – par Kerson Leong – de la si belle mélodie « Les Berceaux » Op. 23 n°1…

    Mais aussi cette admirable interprétation-ci de la « Berceuse » Op. 16…

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    Merci, merci, Messieurs,

    de cette si magnifique réalisation musicale et discographique…

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    Ce mercredi 14 octobre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La tendresse désespérée, d’une douceur de miel à fondre, du jeune ténor tchèque Petr Nekoranec, dans l’admirable chef d’oeuvre de Leoš Janáček « Journal d’un disparu » en une magnifique version orchestrée et dirigée par Arthur Lavandier, pour le label polonais Dux…

    La tendresse désespérée, d’une douceur de miel – à fondre sur le champ de pure jouissance ! – , du magnifique ténor tchèque Petr Nekoranec – né à Nové Dvory Polna le 25 mars 1992 – , dans l’admirable chef d’œuvre de Leoš Janáček – Hukvaldy, 3 juillet 1854 – Ostrava, 12 août 1928 – « Journal d’un disparu » – « Zápisník zmizelého » en tchèque : une œuvre composée en 1917-1919 et créée à Brno le 18 avril 1921 – , en une bouleversante version orchestrée ainsi que dirigée ici par Arthur Lavandier – né à Clamart le 1er mai 1987 – , pour le label polonais Dux – le CD Dux 2208 : avec le Poznan Philharmonic Orchestra placé sous la superbe direction de Lukasz Borowicz, avec Monika Jägerova, alto ; enregistré Live à Poznan le 10 octobre 2025   – ,

    tel est le prodigieux CD qui nous fait extraordinairement fondre d’une très rare sublimissime émotion…

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    C’est l’article « Disparition » de Jean-Charles Hoffelé qui le 7 août dernier m’avait mis la puce à l’oreille sur l’excellence de ce disque, que j’avais donc pris soin de commander à mon disquaire préféré :

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    DISPARITION

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    Ajouter un orchestre, même aussi discret et aidant – en effet – que celui proposé par Arthur Lavandier, n’est-ce pas risquer un contre-sens ? Janáček avait voulu son Journal d’un disparu resserré à si peu – oui – : le protagoniste, une tzigane, un chœur de femmes à l’emploi minimaliste, un piano – et c’est tout.

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    Arthur Lavandier, compositeur qui aime mettre sa plume dans celle des autres – ses arrangements pour Le Balcon ont prouvé – oui – sa maîtrise – se garde bien – en effet – de phagocyter la trame minimaliste voulu par Janáček : son orchestre pastellise sans affadir, ouvre un peu plus les focales des sentiments et des paysages, le tout sans un faux pli – voilà – : il n’oblitère pas l’original – que Petr Nekoranec a enregistré pour Supraphon, disque toujours pas parvenu jusqu’ici – , ne le commente pas non plus, ne cherche pas à « sonner Janáček », proposition stylisée qui augmente simplement les mystères – voilà – de l’œuvre.

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    Łukasz Borowicz a eu raison d’enregistrer cette belle réalisation où la partie de piano demeure intacte, Tomasz Sośniak – le pianiste ici – en fait plus qu’un commentateur, un personnage supplémentaire. Elle a pour lui – cette réalisation-ci – le Disparu – exceptionnel ! – du moment : le jeune ténor tchèque – Petr Nekoranec – , de sa voix si longue, rappelle la veine schubertienne d’Ernst Haefliger plus que les débits plus rudes de ses prédécesseurs nationaux. Décidément Petr Nekoranec sait bouleverser – oui !!! – , et la Zefka tour à tour tentatrice ou énigmatique de Monika Jägerová fascine – voilà.

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    Dommage, on aurait pu avoir – en effet – sur le même CD et par les mêmes la version originale, j’attends donc avec intérêt – et moi aussi… – l’enregistrement de Supraphon.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Leoš Janáček (1854-1928)

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    Le Journal d’un disparu,
    JW V/12 (orchestration Arthur Lavandier)

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    Petr Nekoranec, ténor
    Monika Jägerová, contralto
    Tomasz Sośniak, piano
    Poznań Chamber Choir
    [Bartosz Michałowski, chef de chœur]
    Poznań Philharmonic Orchestra
    Łukasz Borowicz, direction

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    Un album du label DUX Records 2208
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    Photo à la une : le ténor Petr Nekoranec – Photo : © DR

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    Jusqu’ici, j’avais fait l’éloge, en mon article « Ecouter le tendre ténor slovaque Pavol Breslik dans les Mélodies moraves du râpeux et sublime Leos Janacek » en date du 10 mars 2020, de l’interprétation du brillant ténor slovaque Pavol Breslik – né à Kysucké Nové Mesto le 9 mars 1979 – en le CD Orfeo C981201 – enregistré à Vienne du 7 au 11 mai 2019 – ,

    mais Petr Nekoranec sans conteste ici le surpasse en magie de miel !!!

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    Admirez-donc ceci…

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    Et j’espère pouvoir prochainement me procurer aussi l’interprétation de ce même magique Petr Nekoranec dans un enregistrement, pour Supraphon cette fois, de cette même œuvre « Zapisnik zmizelého » – JW V/12 – de Leoš Janáček,

    mais avec l’accompagnement – original – de piano,  avec l’excellent Ivo Kahánek – né à Frydek-Mistek le 23 mai 1979 – au piano, et cette fois la mezzo-soprano islandaise Arnheiður Eiríksdóttir  – née à Reykjavik le 9 août 1990 – :

    écoutez donc aussi ceci...

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    Un chef d’œuvre d’œuvre, mais aussi un chef d’œuvre d’interprétation !

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    Ce mercredi 22 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Se bercer de l’hyper-classicisme du London Haydn Quartet dans leur intégrale Hyperion des 58 Quatuors de Joseph Haydn : une supérieure élégance…

    Pour se bercer à l’envi de l’hyper-classicisme du London Haydn Quartet,

    voici commodément réunie pour nous en un beau coffret de 10 doubles CDs leur intégrale Hyperion CDS 44651/70 des 58 Quatuors à cordes (Op. 9, Op. 17, Op. 20, Op. 42, Op. 33, Op. 50, Op. 51, Op. 54, Op. 55, Op. 64, Op. 71, Op. 74, Op. 76 et Op. 77) de Joseph Haydn (Rohrau-sur-la-Leitha, 31 mars 1732 – Vienne, 31 mai 1809),

    en une supérieure élégance, et qui nous fait, en ces temps incertains et troublés, un immense bien…

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    Voici que qu’en a brièvement dit, le 22 août dernier, le bon Jean-Charles Hoffelé en son article sobrement intitulé « Labour of Love » :

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    LABOUR OF LOVE

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    Tous les Quatuors – au nombre de 58 – de Haydn sur instruments anciens et dans des interprétations historiquement informées. Lorsque Catherine Manson et ses amis lancèrent le projet avec la bénédiction de Simon Perry, l’Opus 9 fut, à l’hiver 2007, le premier choisi, manière de commencer le voyage dans l’ordre – de composition-parution… – pour parvenir au terme de l’Opus 77 et des Sept dernières paroles du Christ en Croix – Op. 51, et un peu à part... – en mai 2022.

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    Au cours du périple – de réalisation discographique – , la formation changea – un peu – , mais pas le style si pur, les archets si élégants, si spirituels, la fraîcheur des couleurs, le naturel des phrasés, les rythmes subtils – voilà, voilà – , tout un monde dont la cohérence fut garantie par Catherine Manson – premier violon fondateur en 2006 de ce London Haydn Quartet, et constant depuis lors… – : elle veillait sur ce qui devenait à mesure le projet d’une vie et l’aboutissement de sa mission d’artiste.

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    Par où commencer ? Par les « Quatuors du Soleil », cet Opus 20 où Haydn se perd en pure poésie, si finement saisi dans leurs faux airs de sérénade par les Anglais qui savourent le ton populaire des Menuets – on gagnera à leur opposer le plein son des Hagen, autre version majeure – puis vous pourrez poursuivre par les Prussiens – Op. 33 – où s’invite le lyrisme plus opératique de Mozart.

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    Hypérion a eu mille fois raison de reprendre dans un coffret artistement réalisé ces gravures parfaites – d’un suprême classicisme – , le geste plus démonstratif des Festetics, lui aussi sur instruments anciens et historiquement informé, ne pouvant égaler – en classicisme, donc… – le classicisme si éloquent des présents Londoniens.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Joseph Haydn (1732-1809)

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    CDs 1-2
    6 Quatuors à cordes, Op. 9

    CDs 3-4
    6 Quatuors à cordes, Op. 17

    CDs 5-6
    6 Quatuors à cordes, Op. 20

    CDs 7-8
    6 Quatuors à cordes, Op. 33

    CDs 9-10
    6 Quatuors à cordes, Op. 50

    CD 11
    3 Quatuors à cordes, Op. 54

    CD 12
    3 Quatuors à cordes, Op. 55

    CDs 13-14
    6 Quatuors à cordes, Op. 64

    CD 15
    3 Quatuors à cordes, Op. 71

    CD 16
    3 Quatuors à cordes, Op. 74

    CDs 17-18
    6 Quatuors à cordes, Op. 76

    CD 19
    2 Quatuors à cordes, Op. 77 « Lobkowitz »
    Quatuor à cordes en ré mineur, Op. 42, Hob. III:43

    CD 20
    Les Sept dernières paroles du Christ en Croix, Op. 51

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    The London Haydn Quartet

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    Un coffret de 20 CD du label Hypérion Records CDS544651/70
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    Photo à la une : les musiciens du London Haydn Quartet –
    Photo : © DR

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    Et pour ma part, j’ai choisi de commencer mon écoute par le tout dernier CD de ce coffret, celui des « 7 Dernières paroles de notre Sauveur sur la Croix« , ce chef d’œuvre absolu, Op. 41,

    d’une sérénité à laquelle j’aurais peut-être aimé, pour ma modeste part, une pointe un peu plus acérée de tragique – même si Haydn n’est pas Mozart…

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    Un Quatuor certes un peu atypique…

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    Mais écoutez ici « Sitio » (10′ 41) : c’est vraiment admirablement beau !

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    Ce mardi 8 septembre 2026, Titus Curiosus- Francis Lippa

  • Le mystère et le rêve éveillé d’Ernest Chausson dans des lectures qui fascinent du « Concert » Op. 21 par Renaud Capuçon, Nicholas Angelich et le Quatuor Ebène et du « Poème » Op. 25 par Renaud Capuçon et le Brussels Philharmonic dirigé par Stéphane Denève…

    Ce sont le mystère et le rêve éveillé d’Ernest Chausson (Paris, 20 janvier 1855 – Limay, 10 juin 1899) qui sont idoinement servis dans des lectures qui fascinent du « Concert » Op. 21 par Renaud Capuçon, Nicholas Angelich – Cincinnati, 14 décembre 1970 – Paris, 18 avril 2022 – et le Quatuor Ebène, et du « Poème » Op. 25 par Renaud Capuçon et le Brussels Philharmonic dirigé par Stéphane Denève, dans un très séduisant et frémissant de vie CD Erato 502685456521 « Chausson – Poème – Concert«  – enregistré, le « Concert« , Live à Paris, à la Fondation Singer-Polignac, le 27 juin 2020 ; et le « Poème« , à Flagey-Bruxelles, du 19 au 23 novembre 2018…

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    Ernest Chausson est un compositeur singulier, pas forcément commode à servir pour les interprètes de ses chefs d’œuvre,

    tels que, ici, le « Concert pour violon, piano et quatuor à cordes » Op. 21 (de 1889-1891) – quelle œuvre stupéfiante !!! – et le « Poème pour violon et orchestre » Op. 25 (de 1896)…

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    Mais cc CD Erato vient magnifiquement saisir et nous faire ressentir l’esprit très singulier de ces deux très très belles œuvres de Chausson…

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    J’aime de fait depuis longtemps ces chefs d’œuvre de Chausson,

    mais c’est l’article du 13 août dernier de Jean-Charles Hoffelé « Doublé gagnant » qui m’a décidé à me procurer ce CD ;

    qui me plaît décidément beaucoup,

    avec tout spécialement le piano de Nicholas Angelich magnifiquement capté dans un admirable tout frémissant de vie concert à la Fondation Singer-Polignac le 27 juin 2020…

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    DOUBLÉ GAGNANT

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    Qui faut-il écouter d’abord dans le Concert de Chausson ? Le violon de Renaud Capuçon, capiteux et virtuose, interprète avec un grand I, concert de chambre certes, mais pensé pour un soliste, ce que la prise de son augmente mettant le violon au premier plan.

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    Ce que j’écoute pourtant d’abord – oui, et nous y sommes nous aussi éminemment sensible – au long de cette lecture si poétique – je crois bien la plus émouvante Sicilienne de toute la discographie – reste le piano coffre à couleurs de Nicholas Angelich, l’une de ses ultimes apparitions – le 27 juin 2020 ; et il décèdera le 18 avril 2022 – et une raison de plus – oui – de le pleurer. Il imprime le tactus, y laisse respirer les paysages des Ebène, porte le chant souvent ténébreux de Renaud Capuçon – oui, oui, tout cela, en effet nous transporte… – , merveilleuse version qui évoque un rêve éveillé – oui, et frémissant de vie… Le lyrisme d’Ernest Chausson s’y déploie dans cette plénitude sonore – oui, servie par le superbe enregistrement live de Kali Son… – qui manque à tant de versions.

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    À revers, les gris colorés du Poème fascinent dans une lecture comme suspendue – oui, oui – dont Stéphane Denève et les Bruxellois font les harmonies si proches de celles du jeune Debussy. Seize minutes, manière d’abolir le temps, de laisser tout l’espace pour cette autre alouette, merveilleuse proposition qui accroît le mystère – voilà – d’une œuvre unique – en effet : l’essentiel se trouve là bien cerné….

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Ernest Chausson (1855-1899)
    Concert pour violon, piano et quatuor à cordes, Op. 21
    Poème, Op. 25

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    Renaud Capuçon, violon
    Nicholas Angelich, piano
    Quatuor Ebène

    Brussels Philharmonic
    Stéphane Denève, direction

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    Un album du label Erato 5026854565521
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    Photo à la une : le violoniste Renaud Capuçon –
    Photo : © Simon Fowler/Parlophone Records Ltd.

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    Ce beau CD saisit très très bien tout le féérique de l’univers très singulier de Chausson,

    astre météorique marquant de la musique française au final du XIXe siècle…

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    Ce dimanche 16 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa