Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • Une très impressionnante très puissante interprétation de « Eine florentinische Tragödie » d’Alexander von Zemlinsky sous la direction de Marc Albrecht…

    C’est une très impressionnante très puissante interprétation de « Eine florentinische Tragödie » d’Alexander von Zemlinsky, sous la direction ultra-pertinente de Marc Albrecht que l’excellent label Pentatone vient nous proposer avec son CD PTC 5186 739, enregistré live au Dutch National Opera & Ballet d’Amsterdam, au mois de novembre 2017, en 4 journées de prises,

    avec trois excellents chanteurs assumant à la perfection la tension qui enflamme de part en part cette œuvre magnifique…

    …

    …

    Sur la très grande pertinence et efficacité de l’interprétation de cette œuvre _ créée en 1917 _ en ce CD Pentatone, je ne peux qu’endosser le pas du très juste commentaire de Jean-Charles Hoffelé en son article « Doublé tragique » en date du 26 août dernier :

    …

    …

    DOUBLÉ TRAGIQUE

    …

    …

    Au cœur de la Grande Guerre, Alexander von Zemlinsky choisit non pas l’épique mais l’intime, un huis clos déduit de la pièce aux infinies ambiguïtés d’Oscar Wilde, confrontant un trio amoureux à la conclusion détonante : une fois son amant occis par son époux, Bianca enlace Simone dans un élan érotique où l’assassinat de Guido Bardi n’est pas anodin.

    …

    …

    Ce meurtre comme puissance sexuelle tisse entre l’amant et l’époux un lien trouble que Wilde s’est bien gardé de souligner, contrairement à Zemlinsky : son opéra en un acte est d’abord celui de deux hommes, ce que font entendre avec leurs chants saillants John Lundgren et Nikolai Schukoff.

    …

    …

    Ne barguignons pas, puisque paraissent aujourd’hui deux nouvelles versions de ce chef-d’œuvre (que le disque aura illustré à ce jour sept fois _ et c’est bien sûr à relever : l’œuvre marque… _), la gravure de Marc Albrecht l’emporte par la puissance dramatique _ voilà _, la tension accumulée qui éclate dans un meurtre saisissant _ à l’avant-dernière plage du CD _, le chef n’hésitant pas à souligner les liaisons dangereuses que Zemlinsky entretint à cette occasion avec le vérisme.

    …

    …

    Ce que la scène transcende chez Marc Albrecht (et aussi chez la Bianca d’Aušrine Stundyte) manque à la lecture admirable d’exactitude, de fluidité menée grand train par Patrick Hahn : pas un détail de la spectaculaire machine orchestrale mise en place par Zemlinsky n’échappe, mais manquent les poisons, le délétère, l’étrange _ oui _ emplissant de maléfices le geste de Marc Albrecht qui rappelle celui d’Armin Jordan.

    …

    …

    Lecture réductrice ? Je n’irai pas jusque là, elle pâlit simplement face au drame implacable _ voilà _ montré par sa rivale, mais la Bianca de Rachel Wilson, admirablement chantée, le Simone très Golaud de Christopher Maltman, même le Guido Bardi plus lyrique qu’à l’habitude de Benjamin Bruns (auquel un beau clairon ne manque pourtant pas), valent d’être entendus, et puisque Patrick Hahn ajoute en postlude la version de concert de l’Ouverture, ne boudons pas l’autre volet de ce diptyque.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Alexander von Zemlinsky(1871-1942)

    …
    Eine florentinische Tragödie, Op. 16

    …

    Nikolai Schukoff, ténor
    (Guido Bardi, prince de Florence)
    John Lundgren, baryton
    (Simone, un marchand)
    Aušrine Stundyte, soprano
    (Bianca, sa femme)

    …

    Netherlands Philharmonic Orchestra
    Marc Albrecht, direction

    …
    Un album du label Pentatone PTC5186739
    …

    …

    Alexander von Zemlinsky(1871-1942)

    …
    Eine florentinische Tragödie, Op. 16

    …

    Benjamin Bruns, ténor
    (Guido Bardi, prince de Florence)
    Christopher Maltman, baryton (Simone, un marchand)
    Rachel Wilson, soprano
    (Bianca, sa femme)

    …

    Münchner Rundfunkorchester
    Patrick Hahn, direction

    …
    Un album du label BR-Klassik 900347
    …

    Photo à la une : le ténor Nikolai Schukoff –
    Photo : © ARSIS Artist Management

    …

    …

    Zemlinsky : un compositeur à beaucoup mieux ré-écouter…

    …
    …

    Ce jeudi 29 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le plus qu’admirable art de dire (et chanter) de Julian Prégardien, avec l’admirable art de l’accompagner au piano de Kristian Bezuidenhout, en un admirable très marquant CD Harmonia Mundi « Die schöne Müllerin » de Franz Schubert…

    Ne manquent certes pas d’innombrables interprétations au CD de « Die schöne Müllerin » de Franz Schubert D. 795 ;

    et je n’énumérerai pas, pour commencer ici, celles de ma  discothèque personnelle…

    …

    …

    Mais il me faut absolument insister, d’entrée, sur le niveau de choc d’admiration éprouvé dès la première écoute de cet extraordinaire CD Harmonia Mundi HMM 902739, par la grâce de Julian Prégardien, ténor, et Kristian Bezuidenhout à un fortepiano de Christoph Kern, de 2019, d’après un Conrad Graf, à Vienne, en 1825, en un enregistrement réalisé à Stuttgart en novembre 2023…

    …

    …

    A-t-on déjà joui d’un tel degré de perfection de l’art du dire et du chanter, et du jouer, dont font ici preuve et Julian Prégardien et Kristian Bezuidenhout ?..

    …

    …

    Je ne peux donc qu’abonder pleinement dans ce qu’en commente en son article de Discophilia le cher Jean-Charles Hoffelé en son article de vendredi 23 août dernier « Aède« ,

    que voici :

    …

    …

    …
    …

    AÈDE

    Julian Prégardien le sait bien, le narrateur-acteur de La Belle meunière _ de Franz Schubert, D. 795, sur un poème de Whilhelm Müller… _ est un poète, qualité qui le destine plus encore aux ténors qu’aux barytons, Aksel Schiøtz, Ernst Haefliger, Fritz Wunderlich l’ont prouvé chacun dans leurs nuances. Celles du nouveau venu sont emportées par cet élan _ oui _ que le timbre, toujours juvénile _ Julian Prégardien est né à Francfort le 12 juillet 1984 _, autorise : la passion le brûle, la désillusion le détruira, tant de drame qui font le mot égal de la note _ voilà, voilà ! _, et la note elle-même soumise à un espressivo qui pimente le texte, dans le soutien exact et lui aussi très orné de la belle copie d’un Graf que touche _ admirablement, lui de même _ Kristian Bezuidenhout _ né, lui, en 1979, en Afrique du Sud _ avec cet alliage de brio et de sensible _ oui _ qu’il mettait déjà à ses autres Schubert pour Mark Padmore.

    …

    …

    Voyage fascinant, et qui renouvelle _ vraiment, en effet ! _ une œuvre courue, écoutez seulement le récit _ sublimissime, oui _ de Morgengrüss _ à défaut, regardez ici la vidéo (de 0′ 58) de cet extrait de « Der Neugierige« , à la plage 6 du CD… _, cet art de faire entendre différemment, plus encore par une volonté artistique que par le simple recours aux ossias.

    …

    …

    Troublant au possible, comme le sera son Possente spirto où il ose la même intensité, le même espressivo, mais d’un chant à revers des virtuosités voyantes d’un Nigel Rogers. La prière au bord des Enfers se déploie à la lisière de l’espoir et de la fureur, cette fureur qu’il aura laissé exploser dans un Tu sei morta d’anthologie. Musique de mort, quel contraste avec son ivresse encore si proche qui lui faisait oser un Vi ricorda o bosch’ombrosi d’une folle insolence.

    …

    …

    De Schubert à Monteverdi, il n’y aurait donc qu’un pas pour cette voix dont l’art est tout espressivo ? Cela pourra sembler vertigineux à certains, mais offre un portrait du poète monteverdien saisissant, rappelant l’audace mêlant chant noble et douleur humaine qu’y avait osé Eric Tappy, posant alors un modèle inaltéré.

    …

    …

    Autour de Julian Prégardien, Stéphane Fuget dresse plus que des décors : la narration est dans son orchestre sombre, intense, qui, atteint au sublime pour les Enfers, et ose toutes les fantaisies des deux premiers actes. Il sait marier les fêtes madrigalesques des bergers à leurs lamentations, encorbelle les amours d’Orfeo et Euridice avec des myriades de timbres subtils, détaille les débats des Enfers (la Proserpine de Marie Perbost proche du sublime, mais tous font un quatrième acte exceptionnel), conduit à l’élévation finale dans cette alliance de la douleur et de la consolation qu’apaise le dialogue déchirant entre le père (Cyril Auvity, quel Apollon) et le fils.

    …

    …

    Gravure magique, portée par une équipe de chant qui magnifie le second volume de cette trilogie Monteverdi de première force. Que nous réservera L’incoronazione di Poppea ? En attendant, je vais reprendre leur version d’Il ritorno d’Ulisse in patria.

    ..;

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    ..;

    …

    Franz Schubert (1797-1828)

    …
    Die schöne Müllerin, D. 795

    …

    Julian Prégardien, ténor
    Kristian Bezuidenhout,
    pianoforte
    Un album du label harmonia mundi HMM902739

    …

    …

    Claudio Monteverdi (1567-1643)

    …
    L’Orfeo,
    SV 318

    …

    Julian Prégardien, ténor (Orfeo)
    Gwendoline Blondeel,
    soprano (La Musica, Euridice)
    Marie Perbost, soprano (Ninfa, Proserpina)
    Eva Zaïcik, mezzo-soprano (Messaggiera, Speranza)
    Cyril Auvity, ténor (Apollo, Eco, Un pastore, Un spirito)
    Luc Bertin-Hugault, baryton-basse (Plutone, Un pastore, Un spirito)
    Luidi De Donato, basse (Caronte, Un spirito)
    Vlad Crosman, baryton (Un pastore, Un spirito)
    Paul Figuier, contre-ténor (Un pastore)

    …

    Les Epopées (Chœur & Orchestre)
    Stéphane Fuget, direction

    …
    Un album du label Château de Versailles Spectacles CVS103
    …

    Photo à la une : le ténor Julian Prégardien – Photo : © DR

    …

    …

    Tout simplement admirable !

    …

    …

    Ce mardi 27 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’adorable récital de Lieder avec orchestre « Im Arm der Liebe » de Juliane Banse, en un CD BR Klassik paru en 2017 : Joseph Marx, Walter Braunfels, Erich-Wolfgang Korngold, Hans Pfitzner…

    Découvert une fois encore, en cherchant bien, parmi la malle au trésor des CDs soldés cet été 2024 par mon disquaire préféré,

    …

    c’est un absolument adorable récital de Lieder avec orchestre titré « Im Arm der Liebe » de la soprano Juliane Banse, avec le Münchner Rundfunkorchester placé sous la direction de Sebastian Weigle, que le CD BR Klassik 900322 « Im Arm der Liebe » paru en 2017 _ enregistré à Munich les 26 et 27 mars et du 10 au 12 décembre 2015 _ nous offre à découvrir,

    avec des Lieder rares et jusqu’ici très peu enregistrés des compositeurs Joseph Marx (Graz, 11 mai 1882 – Graz, 3 septembre 1964), Walter Braunfels (Francfort, 19 décembre 1882 – Cologne, 19 mars 1954), Erich-Wolfgang Korngold (Brünn, 29 mai 1897 – 29 novembre 1957), Hans Pfitzner (Moscou, 5 mai 1869 – Salzbourg, 22 mai 1949)…

    …

    …

    Sur ce délicieux et très délectable CD « Im Arm der Liebe » _ écoutez-en ici le podcast… _ paru, donc, en 2017,

    j’ai pu dénicher un bel et très juste article, intitulé « Im Abendrot« , en date du 5 février 2018, sous la plume de l’avisé Jean-Charles Hoffelé, sur son toujours excellent blog Artamag – Discophilia :

    …

    …

    IM ABENDROT

    Marx, Korngold, Pfitzner, Braunfels : ce disque qui embaume _ voilà ! _ serait-il un manifeste ? Juliane Banse y dore de son soprano miellé _ oui, oui… _ le chant postromantique allemand _ voilà… _, ouvrant l’album par le grand rêve éveillé des Lieder und Gesänge de Joseph Marx, avec son orchestre éperdu, aux teintes d’automne _ oui. Si ce n’est pas entré d’emblée au cœur de cette veine dont l’acmé fut les Vier letzte Lieder de Richard Strauss qui étrangement manquent ici : le minutage assez court (52 minutes) les aurait pourtant autorisés _ certes.

    ..;

    …

    C’est le seul bémol que je peux porter, mais Juliane Banse et Sebastian Weigle auront certainement voulu en rester au rare, au quasi inédit au disque _ voilà ! _, exhumant les Chants chinois de Braunfels, à l’orchestre si évocateur, à l’univers de petite comédie des _ éminemment délicieux ! _ Einfache Lieder d’un Korngold encore gamin (et qui sait son Richard Strauss).

    …

    …

    Cinq Lieder de Pfitzner concluent ce voyage d’émotion, plus sombres, plus secrets, véritable fin d’automne _ oui _ où peuvent se lire déjà les orages de l’hiver. Venus mater fut assez célèbre, mais les autres plus guère courus depuis le temps où la Radio du Reich les donnait à Michael Raucheisen et à ses chanteurs. Magiques _ oui ! _ surtout incarnés comme cela _ absolument ! _, avec cet art des mots à fleur de lèvre _ oui _, dans cet orchestre profond comme la nuit _ oui, oui. Disque d’une sombre magie _ en effet… _ dont il est impossible de se déprendre _ et c’est aussi mon cas.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Im arm der Liebe

    …

    …

    Joseph Marx (1882-1964)

    …
    Lieder und Gesänge (6 extraits : No. 2, Waldseligkeit ; No. 24, Und gestern hat er mir Rosen gebracht ; No. 17, Marienlied ; No. 3, Der bescheidene Schäfer ; No. 9, Selige Nacht ; No. 22 Sommerlied)
    Italienisches Liederbuch (extrait : No. 2 Ständchen)

    …

    …
    Walter Braunfels (1882-1954)

    …
    Drei Chinesische Gesänge, Op. 19

    …

    …
    Erich Wolfgang Korngold (1897-1957)

    …
    6 einfache Lieder, Op. 9 (4 extraits : No. 1, Schneeglöckchen ; No. 3, Das Ständchen, No. 4, Liebesbriefchen ; No. 6, Sommer)

    …
    Hans Pfitzner (1869-1949)

    …
    Venus mater, Op. 11 No. 4
    Trauerstille, Op. 26 No. 4
    Gretel, Op. 11 No. 5
    Untreu und Trost, Op. 26 No. 4
    Nachts, Op. 26 No. 2

    …

    …

    Juliane Banse, soprano
    Münchner Rundfunk Orchester
    Sebastian Weigle, direction

    …

    …

    Un album du label BR-Klassik 900322
    …

    …

    Photo à la une : Julian Banse, au Theater an der Wien, dans une représentation de « Das Tagebuch der Anne Frank », de G. Frid – Photo : © Herwig Prammer

    …

    …

    C’est principalement le nom d’Erich-Wolfgang Korngold, mais aussi celui de Juliane Banse, qui m’ont conduit à enrichir ma discothèque personnelle de ce merveilleux récital de 54′ 40…

    …

    …

    Bravissimo, Madame…

    …

    …

    Ce lundi 26 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découverte ce jour d’une interprétation nouvelle des merveilleuses Symphonies hambourgeoises Wq. 182 du cher Carl-Philipp-Emanuel Bach : le CD Bis « Instrumental theatre of affects – CPE Bach – Hamburg Symphonies & Fantasias » de l’Ensemble Arte dei Suonatori sous la direction de Marcin Swiatkiewicz…

    C’est l’article d’hier 22 août « Naissance de la symphonie » de l’avisé Jean-Charles Hoffelé qui m’a fait découvrir l’existence d’un CD assez étrangement demeuré inaperçu jusqu’ici de ma part, d’un compositeur que j’apprécie énormément, Carl-Philipp-Emanuel Bach, le CD Bis 2459 – SACD « Instrumental theatre of affects – CPE Bach – Hamburg Symphonies & Fantasias« , enregistré à Varsovie du 7 au 10 août 2022 par l’Ensemble Arte dei Suonatori, sous la direction de Marcin Swiatkiewicz…

    …

    …

    J’aime énormément ces fantasques et très dynamiques « Symphonies hambourgeoises » du très cher CPE Bach, dont ma discothèque personnelle possède d’assez nombreuses interprétations ;

    cf par exemple mes articles «  » du 17 mars dernier,

    et «  » du 21 mai 2020…

    …

    …

    Et voici donc l’intéressant article d’hier de Jean-Charles Hoffelé « Naissance de la symphonie » :  

    …

    …

    NAISSANCE DE LA SYMPHONIE

    Le coup d’œil de l’Akademie _ en le CD Harmonia Mundi HMM 903317 « From Berlin to Hamburg » de l’Akademie für Alte Musik Berlin, en registré à Berlin en janvier 2023 que Jean-Charles Hoffelé chroniquee ici pour commencer… _ est large, englobant les années Berlin, où le langage de Carl Philipp Emanuel Bach mêle encore les styles, balance entre galant et Empfindsamkeit, ce que l’ensemble étoffé fait entendre avec une foule de nuances, et l’atelier des Six Symphonies hambourgeoises, qui reste toujours aussi surprenant _ oui _ par ses imaginations, ses foucades _ fantasques…

    …

    …

    L’Akademie les replace dans une perspective où l’on voit à l’horizon Haydn lui-même, façon de clore en majesté leur intégrale du corpus symphonique, même si l’on devra chercher l’ultime œuvre du cahier dans un volume précédent.

    …

    …

    Marcin Świątkiewicz et ses Suonatori _ eux, chroniqués à la suite… _ envisagent l’ensemble hambourgeois sous un autre angle et le propose au complet _ des 6 Symphonies Wq. 182 _ : non plus l’orchestre conséquent _ de 27 instrumentistes _ choisi par l’Akademie, mais une formation chambriste, en fait un quatuor élargi, six violons, un alto, un violoncelle à quoi s’ajoute une contrebasse _ soit 9 instrumentistes seulement ici.

    …

    …

    Les œuvres y gagnent une volatilité, une fantaisie, une clarté _ indispensables, les trois ! _ dans les audaces harmoniques qui soulignent leur caractère expérimental. Fascinant _ oui _, par la qualité du son, la précision des attaques _ qualités (chambristes) qui me vont personnellement droit au cœur ! _, l’aspect novateur des inventions de Carl Philipp jaillissant littéralement.

    …

    …

    Entre certaines des symphonies, Marcin Świątkiewicz retrouve clavecin ou pianoforte pour quatre « Fantaisies » dont le discours est placé pour faire miroir, célébrant le théâtre des affects _ voilà _ qui nomme leur spectaculaire album.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    From Berlin to Hamburg

    …

    Carl Philipp Emmanuel Bach (1714-1788)

    …
    Symphonie en ut majeur,
    H. 649, Wq. 174

    Symphonie en ré majeur,
    H. 651, Wq. 176

    Symphonie en mi mineur,
    H. 652, Wq. 177

    Symphonie en sol majeur,
    H. 657, Wq. 182/1

    Symphonie en ut majeur, H. 659, Wq. 182/3
    Symphonie en la majeur, H. 660, Wq. 182/4
    Symphonie en si mineur, H. 661, Wq. 182/5

    …

    Akademie für Alte Musik, Berlin

    …
    Un album du label harmonia mundi HMM902317
    …

    …

    Instrumental Theatre
    of Affects

    …

    Carl Philipp Emmanuel Bach (1714-1788)

    …
    Symphonie en si mineur,
    H. 661, Wq. 182/5

    Sonate pour clavier en fa mineur, H. 75, Wq. 63/6
    Symphonie en ut majeur,
    H. 659, Wq. 182/3

    Fantaisie pour clavier en fa majeur, H. 279, Wq. 59/5
    Symphonie en si bémol majeur, H. 658, Wq. 182/2
    Symphonie en la majeur, H. 660, Wq. 182/4
    Symphonie en mi majeur, H. 662, Wq. 182/6
    Fantaisie pour clavier en sol mineur, H. 225, Wq. 117/13
    Symphonie en sol majeur, H. 657, Wq. 182/1

    …

    Arte dei Suonatori
    Marcin Świątkiewicz, direction, clavecin, pianoforte

    …
    Un album du label BIS Records 2459
    …

    Photo à la une : le claviériste Marcin Świątkiewicz – Photo : © DR

    …

    …

    Mais j’adore aussi et surtout la virevoltante et presque folle vie que l’Orchestra of the Eighteenth Century a su mettre dans son interprétation sublimissime (!!!) de ces 6 Symphonies hambourgeoises WQ 182, sous la dirction d’Alexander Janiczek, en son miraculeux CD Glossa 921134 « Carl-Philipp-Emanuel Bach – The Hamburg Symphonies Wq 182 » _ enregistré à Amsterdam en mai 2021 et septembre 2022 _ qui m’enthousiasme toujours autant depuis l’écoute dont témoigne l’enthousiasme de mon article «  » du 17 mars 2024…

    …

    …

    Une musique parfaite de joie !!!

    …

    …

    Ce jeudi 22 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa