Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • Et dans l’ordre-désordre complexe de ma discothèque personnelle, le cadeau d’avoir retrouvé un coffret Decca-Eloquence comportant les sublimes « Chansons madécasses » de Ravel par la radieuse miraculeuse musicalement parfaite Irma Kolassi…

    C’est bien sûr en recherchant tout autre chose que m’est tombé sous la main, dans les ordres-désordres complexes de ma discothèque personnelle, l’inespéré coffret de 4 CDs Decca – Eloquence 482 4637 « Irma Kolassi – The Decca Recitals« ,

    comportant de radieuses »Chansons madécasses » _ en un enregistrement à Londres, au studio Decca, du 27 septembre au 1er octobre 1954, avec le violoncelle de William Pleeth, le piano d’André Collard et la flûte de Geofffrey Gilbert… _ :

    un trésor d’intelligence et musicalité… 

    …

    …

    Une interprétation exceptionnelle _ dont je n’ai hélas pas trouvé de liens à un podcast à partager ici... _,

    vers laquelle m’a tout récemment aiguillé celui qui fut un temps son élève et avec les commentaires discographiques duquel je me trouve rarement en désaccord _ un guide par conséquent très précieux (de confiance !) pour ma curiosité discographique passionnée… _, Jean-Charles Hoffelé…

    …

    …

    Ce jeudi 6 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le très dynamique délicieux régal de valse sur le volcan du « Vienna – Joyful Apocalypse » d’Aurélien Pontet au piano…

    C’est d’une merveille de récital de pièces magnifiquement choisies sur le thème de « Vienne : l’apocalypse joyeuse » que le parfait pianiste qu’est Aurélien Pontier vient présentement nous régaler avec son jubilatoire CD « Vienna – Joyful Apocalypse« , le CD Warner Classics 5054197633492 _ enregistré Salle Colonne à Paris du 5 au 7 juillet 2021…

    …

    …

    Ce mardi 4 juin 2014,

    l’excellent écouteur de musique (et de disques) qu’est Jean-Charles Hoffelé a consacré un bel et très juste article, intitulé « Vertiges« , à ce superbe magistral CD « viennois » d’Aurélien Pontier,

    qui comporte en son final _ écoutez et regardez cette vidéo… _ une très belle incarnation, vertigineuse _ et juste comme il faut : sans pathos ni surcharge de graisse ; y compris en son final, un tout simple arrêt vital, le raptus implacable d’une rupture absolument muette d’anévrisme, sifflet coupé net, à l’échelle de la valsante civilisation viennoise ainsi interrompue d’un coup sec sans réplique, ni possible moment de répit (à l’« encore un instant, Monsieur le bourreau » de la viennoise, elle aussi, Marie-Antoinette sur l’échafaud)… _, de « La Valse » de Ravel _ et cela faisait un moment que cette « Wien« -là lui trottait dans la tête… Et, pour Ravel, c’est seulement l’œuvre qui fait le tombeau qui durera (et survivra ainsi jouée) un peu… Et il me faut ajouter aussi que c’est à Vienne, en 1938, qu’est décèdée ma grand-mère Fryderika, la mère de mon père…

    …

    …

    VERTIGES

    …

    …

    L’Apocalypse joyeuse, celle que célébra en son temps l’exposition _ de l’ami Jean Clair _ Vienne à Beaubourg, exista aussi en musique, Aurélien Pontier se délecte _ absolument : c’est un régal de délices… _ à en composer un portait imaginaire où son brio naturel se pimente d’une pointe de génie _ oui… _, transformant la paraphasse d’Alfred Grünfeld en une folie fantasque, occasion de fabuleux raptus de clavier. Quelle ivresse dans le contrôle, quel mordant et quel délié, comme cela piaffe et vole sans jamais taper _ c’est cela… _, rappelant l’âge d’or des pétrisseurs d’ivoire, leur art de timbrer, leurs clavier alertes !

    …

    …

    Les opus de fantaisie seront tous irrésistibles _ voilà ! _, et pour l’Alt-Wien de Godowsky, transcendant _ oui. Au centre du disque une parenthèse Schubert nous invite soudain à une dimension élégiaque, avant que ne résonne le grand apparat déployé par Schulz-Evler autour du Beau Danube bleu, joué avec un goût qu’on y aura rarement mis _ oui… Aurélien Pontier y est funambule en diable, s’amusant avec élégance du clavier si preste à répondre de son splendide Steinway capté à la perfection par Jiri Heger _ tout cela est excellemment perçu.
    …

    …

    Une transcription minimaliste, mais si poétique, de l’Adagietto de la 5e Symphonie invite dans cette guirlande d’opus pianistiques les cordes en songe de Gustav Mahler, avant de saisir tout l’orchestre que Ravel fait tenir dans le piano : cette version _ pour piano seul _ de La Valse, vertigineuse, prodigieuse de détails et d’élan _ oui, oui _, file vers son apocalypse dans un clavier fuligineux _ c’est-à-dire de suie... Sidérant _ rien moins ! _ après la proposition tout aussi saisissante _ voir aussi par exemple mon propre article «  » du 16 février 2024… _ offerte chez le même éditeur _ Warner Classics _ par Martin James Bartlett voici peu (voir ici).

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Vienna : Joyful Apocalypse

    …

    …

    Alfred Grünfeld (1852-1924)

    …
    Soirée de Vienne, Op. 56. Paraphrase sur des motifs en forme de valse extraits de « La Chauve-souris » et autres ouvrages de Johann Strauss fils

    …

    …
    Leopold Godowsky (1870-1938)

    …
    Triakontameron (extrait : No. 11. Alt-Wien)

    …

    …
    Otto Schulhoff (1889-1958)

    …
    3 Bearbeitungen nach Motiven von Johann Strauss, Op. 9 (extrait : No. 2. Pizzicato-Polka)

    …

    …
    Sergei Rachmaninov (1873-1943)

    …
    Polka de W. R.. Allegretto

    …

    …
    Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893)

    …
    6 Pièces, Op. 51, TH 143 (extrait : No. 6. Valse sentimentale en fa mineur. Tempo di Valse)
    Valse-Scherzo en la majeur, Op. 7, TH 129. Tempo di Valse

    …

    …
    Fritz Kreisler (1875-1962)

    …
    3 Alt-Wiener Tanzweisen (extrait : No. 2. Liebesleid ; version pour piano seul : Rachmaninov)

    …

    …
    Franz Schubert (1797-1828)

    …
    An die Musik, D. 547 (version pour piano seul : Pontier)
    38 Walzer, Ländler und Ecossaises, D. 145 (extrait : Valse No. 6 en si mineur)
    Valse en sol bémol majeur, D. Anh.I/14 « Kupelwieser-Walzer ». Ruhiges Walzertempo (version élaborée par Richard Strauss)

    …

    …
    Adolf Schulz-Evler (1852-1905)

    …
    Arabesques sur des motifs de « An der schönen blauen Donau » de Johann Strauss fils

    …

    …
    Franz Liszt (1811-1886)

    …
    4 Valses oubliées, S. 215 (extrait : No. 2 en la bémol majeur)

    …

    …
    Gustav Mahler (1860-1911)

    …
    Symphony No. 5 (extrait : IV. Adagietto ; version pour piano seul : Aurélien Pontier)

    …

    …
    Arnold Schönberg (1874-1951)

    …
    6 kleine Klavierstücke, Op. 19 (extrait : No. 6. Sehr langsam)

    …

    …
    Maurice Ravel (1875-1937)

    …
    La Valse, M. 72b (version pour piano seul)

    …

    …

    Aurélien Pontier, piano

    …

    …

    Un album du label Warner Classics 5054197633492
    …

    Photo à la une : le piano Aurélien Pontier – Photo : © Paul Montag

    …

    …

    Un régal !!!

    …

    …

    Ce mardi 4 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A la troisième écoute : savourer la performance magnifique d’Alain Planès et Stéphane Degout, tout de sobriété éloquente, dans les mélodies de Gabriel Fauré…

    Vient de paraître un tout nouveau CD « La Bonne Chanson – L’Horizon chimérique – Ballade – Mélodies« , le CD Harmonia Mundi  HMM 902382, d’une percutante sobre justesse de la part de ces deux parfaits interprètes que sont Alain Planès, pianiste _ né à Lyon le 20 janvier 1948 _, et Stéphane Degout, baryton _ né à Bourg-en-Bresse, le 9 juin 1975.

    …

    …

    Une réalisation saluée comme il se doit par Jean-Charles Hoffelé, ainsi que je le découvre ce matin, après m’être procuré tout juste hier _ les seuls noms d’Alain Planès, comme de Stéphane Degout, suscitant mon immédiate très vive curiosité, et tout particulièrement en un semblable répertoire… ; et au passage, une petite question : pourquoi jusqu’ici pas de CD Ravel d’Alain Planès ?.. _ ce très fin CD, en un article intitulé « Mirages« .

    …

    …

    MIRAGES

    Quel baryton pour Fauré _ Pamiers, 12 mai 1845 – Paris, 4 novembre 1924 _, les aèdes façon Camille Maurane ou Gérard Souzay (jeune, de préférence) ? Stéphane Degout a choisi l’autre camp, celui des diseurs chenus, Endrèze, Panzéra (Genève, 16 février 1896 – Paris, 5 juillet 1976 ; dédicataire et créateur, le 13 mai 1922, de « L’Horizon chimérique« …) surtout, avec lequel il partage cette diction gorgée d’harmoniques _ oui _, ce timbre sombre _ oui _ qui sait s’emporter à l’aigu (écoutez leur Horizon chimérique respectif _ Charles Panzéra : podcast (de 6′ 59) disponible dans le double CD « Charles Panzéra – Gabriel Fauré – Henri Duparc » du cofffret LYS  00 3/4, paru en 1992, d’enregistrements de 1927 à 1937, avec, aux pages 5 à 19 du livret, un très détaillé texte de présentation intitulé « La voix intérieure« , de Jean-Charles Hoffelé, rédigé à Lainville, le 18 septembre 1991 ; et Stéphane Degout : podcast (de 1′ 48) ; podcast (de 2′ 30) ; podcast (de 1′ 47) ; podcast (de 2′ 16) _), cette ardeur du mot _ oui _ qui ignore l’affectation _ et c’est fondamental ! _, mais sait débusquer la poésie si difficile du Jardin clos, propriété habituelle des mezzos, de Claire Croiza à Noémie Pérugia, cette voix si naturellement noire qui saisit toutes les ambiguïtés _ verlainiennes déjà _ de La Bonne Chanson.

    …

    …

    Sommet du disque – autant que L’Horizon chimérique dont La mer est infinie laisse espérer qu’un jour proche Stéphane Degout s’immergera dans le cahier _ sublime, en effet _ des Duparc – Mirages, musique immobile sur les poèmes blancs de Renée de Brimont, jamais mieux compris depuis Irma Kolassi _ (Athènes, 28 mai 1918 – Paris, 27 mars 2012), que Jean-Charles Hoffelé a fort bien connue : il a été son élève…

    …

    …

    Merveille ! _ ô que oui ! peut-être même le sommet de ce CD ! Ecoutez-ici le podcast (de 15′ 16)… _, la Ballade où Alain Planès, si éloquent tout au long de ce disque admirable, ose un _ sublimissime _ discours ému porté par ce Pleyel diseur, ah!, si, sur ce beau clavier, il enregistrait tout le piano de Fauré, quelle joie _ mais oui ! _ ce serait.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Gabriel Fauré (1845-1924)

    …
    Poème d’un jour, Op. 21
    La Bonne chanson, Op. 61
    Ballade en fa dièse majeur,
    Op. 19

    Le Jardin clos, Op. 106
    Mirages, Op. 113
    L’horizon chimérique, Op. 118

    …

    …

    Stéphane Degout, baryton
    Alain Planès, piano

    …

    …

    Un album du label harmonia mundi HMM902382
    …

    Photo à la une : le baryton Stéphane Degout – Photo : © Lucien Fortunati

    …

    …

    Un CD dont toute la beauté se révèle à la troisième écoute…

    …

    …

    Ce mercredi 22 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le goût de l’alto à l’anglaise : un superbe Timothy Ridout sur les traces de l’excellent Lionel Tertris (1876 – 1975) : un voyage chantant de l’alto, qui fait du bien…

    L’excellent altiste anglais Timothy Ridout (né à Londres en 1995) nous régale avec ses CDs _ pour Harmonia Mundi _ sur les traces de son excellent confrère altiste Lionel Tertris (West Hartlepool, 29 décembre 1876 – Londres, 22 février 1975),

    avec d’abord le CD « Elgar, Viola Concerto – Bloch, Suite for viola and orchestra » _ le CD HMM 902618 _, avec Martyn Brabbins dirigeant le BBC Symphony Orchestra _ enregistré à Londres au mois d’avril 2022 _,

    suivi du double CD « Timothy Ridout – A Lionel Tertris Celebration – original works and transcriptions for viola and piano of works of  Lionel Tertris, Ludwig van Beethoven, Felix Mendelssohn, Robert Schumann, Johannes Brahms, Gabriel Fauré, William Wolstenholme, Cecil Forsyth, Ralph Vaughan Williams, Fritz Kreisler, William Henry Reed, Frank Bridge, John Ireland, York Bowen, Rebecca Clarke et Eric Coates » _ le double CD HMM 905 376.77 _, avec les seuls pianistes Frank Dupree et James Baillieu _ enregistré à Londres aux mois de janvier et d’avril 2023…

    …

    …

    Sur Timothy Ridout, sur Lionel Tertris et l’alto, et plus précisément sur ces deux (ou trois) passionnants CDs,

    …

    Jean-Charles Hoffelé, à l’excellente oreille musicale, a bien su focaliser notre attention avec ses articles « Timothy » du 7 janvier 2023,

    et « Portrait complet » du 16 mai 2024 :

    …

     

    …

    TIMOTHY

    Passons à pieds joints sur le tour de force parfois pénible des Nuits d’été selon Michael Spyres : si son « baryténor » lui permet d’offrir chaque mélodie dans sa tonalité originale, les dotant d’un français plus étudié que naturel, comment ne pas entendre que les notes lui résistent pourtant, plus que les sentiments d’ailleurs : Sur les lagunes est vraiment bien senti, et évidemment John Nelson met à son orchestre une poésie, un art d’évoquer qui suffisent à rendre l’écoute attractive.

    …

    …

    Pourtant, lorsque l’alto de Timothy Ridout murmure la première méditation de Byron de son archet diseur, soudain ce personnage qui manquait aux Nuits d’été parait. Il ne quittera plus l’auditeur au long de cet Harold en Italie débarrassé de toute grandiloquence jusque dans les tonnerres de l’orgie de brigands, voyage dans des paysages dont l’orchestre de peintre rêvé par Berlioz s’incarne enfin avec toutes ses subtilités : décidément les Strasbourgeois y sont étonnants, tout comme hier dans la Messe Glagolitique de Janáček. Mais c’est d’abord la sonorité ambrée du jeune altiste anglais qui vous cueillera _ voilà.

    …

    …

    Cet ambre des cordes, ce fluide de l’archet, quel altiste les aura possédés avant lui ? Lionel Tertis, et comme Tertis Timothy Ridout sait ce que chanter suppose _ voilà ! _, le phrasé, les mots imaginaires derrière les notes, les couleurs pour les émotions. Justement, il grave la transcription que Tertis réalisa à son usage _ d’altiste ! _ du Concerto pour violoncelle d’Elgar, le compositeur l’ayant adoubée jusqu’à diriger la création de ce que l’altiste espérait _ avec sa transcription du violoncelle à l’alto… _ comme un ajout majeur _ oui !  _ au répertoire de l’instrument.

    …

    …

    Las, cette mouture singulière ne s’imposa pas, affaire de sonorité certainement, l’alto de Tertis était un mezzo haut et sa transcription tire à l’aigu, mais justement la sonorité claire de Timothy Ridout retrouve l’esprit _ voilà ! _ de celle du transcripteur et dans l’orchestre savamment allégé par Martyn Brabbins donne à l’œuvre une couleur nostalgique émouvante _ qui nous touche très en profondeur, en effet…

    …

    …

    Contraste total _ oui… _ avec la Suite pour alto et orchestre aux couleurs extrêmes orientales que Bloch composa en 1919. C’est l’univers balinais qui ouvre le voyage (initialement Bloch avait intitulé le premier mouvement « Jungle »), le compositeur emportant son alto dans un orchestre hautement évocateur.

    …

    …

    L’œuvre est demeurée rare, même au disque, elle culmine dans les lacis vénéneux d’un Nocturne ténébreux, moment magique où le jeune altiste déploie une incantation inquiète, phrasée pianissimo, d’une poésie fascinante, hypnose et sortilèges. Quelle œuvre ! _ absolument ; Ernest Bloch est un immense compositeur…

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Hector Berlioz (1803-1869)

    …
    Les nuits d’été, Op. 7, H. 81
    Harold en Italie, Op. 16, H. 68

    …

    Timothy Ridout, alto
    Michael Spyres, ténor
    Orchestre Philharmonique de Strasbourg
    John Nelson, direction

    …

    Un album du label Erato 5054197196850
    …

    …

    Sir Edward Elgar (1857-1934)

    …
    Concerto pour violoncelle et orchestre en mi mineur, Op. 85 (arr. pour alto : Lionel Tertis)

    …
    Ernest Bloch (1880-1959)
    Suite pour alto et orchestre, B. 41

    …

    Timothy Ridout, alto
    BBC Symphony Orchestra
    Martyn Brabbins, direction

    …

    Un album du label harmonia mundi HMM902618
    …

    Photo à la une : l’altiste Timothy Ridout – Photo : © Kaupo Kikkas

    …

    …

    …

    PORTRAIT COMPLET

    …

    …

    Qui connaît encore Lionel Tertris _ 1876 – 1975 _ ? L’alto solo de Sir Thomas Beecham, dont la sonorité légendaire produite par le grand instrument (43 cm de long) inspira tant de compositeurs _ voilà _ possédait d’abord un art du chant _ voilà ! _ comme venu d’un autre temps. Un altiste ? Une mezzo-soprano quasiment _ et c’est cela qui nous touche….

    …

    …

    C’est à ce vocaliste des cordes _ belle expression _ que Timothy Ridout rend un hommage aussi éloquent que parfait _ oui, oui, vraiment ! _, n’hésitant pas à éditer voir à compléter certaines partitions, illustrant le répertoire romantique que Tertis remit au goût du jour, piochant dans les nombreux arrangements pour son instrument que Tertis réalisa durant l’entre-deux-guerres, période féconde qui verra aussi la floraison d’œuvres suscitée par son art.

    …

    …

    Pure merveille _ oui ! _, la Sonate de Bowen qui ouvre l’album, les deux pièces brèves de Bridge, la Suite en folksongs de Vaughan Williams où l’archet du jeune homme chante à tue-tête, nuance les phrasés, arde les rythmes _ voilà, voilà…

    …

    …

    On goûtera sa touche subtile dans les deux Kreisler, son art diseur dans la splendide Rhapsody de William Henry Reed, dans tant d’autres pages qui seront autant de révélations, mais courrez à la géniale _ oui, oui ! _ Sonate de Rebecca Clarke qui referme ce voyage dans une alliance subtile, entre l’archet véloce du jeune homme et le piano orchestre de James Baillieu _ que j’ai personnellement découvert accompagnant Martin James Bartlett…

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    A Lionel Tertis Celebration

    …

    CD 1

    …
    York Bowen (1884-1961)

    …
    Sonate pour alto et piano
    No. 1 en ut mineur, Op. 18

    …
    Lionel Tertis (1875-1975)

    …
    Sunset

    …
    Frank Bridge (1879-1941)

    …
    Pensiero, H. 53/1
    Allegro appassionato, H. 82

    …
    Johannes Brahms (1833-1897)

    …
    Minnelied, Op. 71 No. 5 (version pour alto et piano : Lionel Tertis)

    …
    Robert Schumann (1810-1856)

    …
    Romance en fa dièse majeur, Op. 28 No. 2 (version pour alto et piano : Lionel Tertis)

    …
    Gabriel Fauré (1845-1924)

    …
    Élégie en ut mineur, Op. 24 (version pour alto et piano : Lionel Tertis)

    …
    William Wolstenholme (1865-1931)

    …
    Allegretto en mi bémol majeur, Op. 17 No. 2

    …
    Fritz Kreisler (1875-1962)

    …
    Liebesleid (version pour alto et piano : Timothy Ridout)
    Praeludium et Allegro dans le style de Pugnani (version pour alto et piano : Alan Arnold & Timothy Ridout)

    …

    …

    CD 2

    …
    William Henry Reed (1876-1942)

    …
    Rhapsody

    …
    Eric Coates (1886-1957)

    …
    First Meeting (Souvenir)

    …
    Ralph Vaughan Williams (1872-1958)

    …
    Six Studies in English Folk Song

    …
    Cecil Forsyth (1870-1941)

    …
    Chanson celtique

    …
    John Ireland (1879-1962)

    …
    The Holy Boy (No. 3, extrait des « Preludes for Piano » ;
    version pour alto et piano : Lionel Tertis)

    …
    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)

    …
    Lied ohne Worte, Op. 19b No. 1. Andante con moto, MWV U 86
    (version pour alto et piano : Lionel Tertis)

    …
    Lionel Tertis (1875-1975)

    …
    Hier au soir

    …
    William Wolstenholme (1865-1931)

    …
    The Question, Op. 13 No. 1 (version pour alto et piano : Lionel Tertis)

    …
    York Bowen (1884-1961)

    …
    Obbligato to Beethoven’s « Moonlight » Sonata

    …
    Rebecca Clarke (1886-1979)

    …
    Sonate pour alto et piano

    …
    …

    Timothy Ridout, alto
    Frank Düpree, piano (CD 1)
    James Baillieu, direction (CD 2)

    …

    …

    Un album de 2 CD du label harmonia mundi HMM905376.77
    …

    Photo à la une : l’altiste Timothy Ridout – Photo : © Jiyang Chen

     

    …

    …

     

    Un voyage chantant de l’alto qui fait beaucoup de bien…

    …

    …
    Ce lundi 20 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa