Étiquette : Jean-Marie Leclair

  • L’excellente Leila Schayegh dans les Concerti per violino Opp. 7 et 10 de Jean-Marie Leclair (1697 – 1764)

    L’excellente Leila Schayegh

    _ avec son ensemble La Cetra Barockorchester Basel _

    vient de nous offrir

    un second volume (sur trois) des Concerti per violino Opp. 7 et 10 _ publiés en 1739 et 1745 _ de Jean-Marie Leclair

    (Lyon, 10 mai 1697 – Paris, 22 octobre 1764)

    _ le CD Glossa GCD 924202 (avec les Concerti n°1 et 3 des deux Œuvres),

    après le premier volume Glossa GCD 924202 (avec les Concerti n°2 et 6 des deux Œuvres) ;

    cf à ce propos mon article du 10 novembre 2019 : … _,

    …

    magnifiquement réussi

    en son équilibre délié

    entre fougue italienne et élégance française.

    …

    …

    Peu d’intégrales de ces Concerti per violini de Leclair jusqu’ici :

    …

    celle de Simon Standage et du Collegium 90, chez Chandos _ en 1994 et 1995 _ ;

    et celle _ très récente _ de Igor Ruhadze et l’Ensemble Violini Capricciosi, chez Brilliant Classics.

    …

    Et pas vraiment satisfaisantes.

    …

    …

    Leila Schayegh et son Ensemble

    tiennent un merveilleux équilibre

    entre l’inspiration italienne _ auprès du virtuose Somis, à Turin _

    et le classicisme du Baroque français

    de ces Concerti

    _ un genre italien…

    …

    …

    Nous attendons donc

    avec gourmandise

    le troisième et dernier volume,

    avec les Concerti n° 4 et 5 des Opp. 7 et 10 !

    …

    …

    Ce lundi 9 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • Le très beau travail de Leila Schayegh (Vivaldi, Leclair) joliment salué

    Hier 9 novembre 2019,

    un article de Res Musica, signé Hervé Mestron,

    et intitulé De Venise à Paris, le violon voyageur de Leila Schayegh,

    salue joliment le très joli travail _ depuis des années, et avec une égale réussite ; cf mon article du 16 octobre dernier :  _

    de la violoniste Leila Schayegh,

    en deux CDs :

    …

    The Four Seasons d’Antonio Vivaldi (1678 – 1741), avec l’Ensemble Musica Fiorita dirigé par Daniela Dolci

    _ le CD Glossa GCD 924203 _,

    …

    et Concerti per violino de Jean-Marie-Leclair (1697 – 1764), avec La Cetra Barockorchester Basel, dirigé (du violon) par Eva Saladin

    _ le CD Glossa GCD 924202.

    …

    …

    Le voici :

    …

    De Venise à Paris, le violon voyageur de Leila Schayegh

    …

    …

    Antonio Vivaldi (1678-1741) : Les Quatre Saisons op. 8 ; Sonate en ré mineur « La Follia » op. 1 n° 12 RV 63 ; Ciaccona du Concerto pour violon en ré majeur RV 222. Leila Schayegh, violon ; Musica Fiorita.

    1 CD Glossa.

    Enregistré à Binningen (Heilig Kreuz Kirche), Suisse, en août 2018.

    Textes de présentation en français, anglais et allemand.

    Durée 54:14

    …

    Jean-Marie Leclair (1697-1764) : Concerti per violino op. 7 n° 2 et 6 et op. 10 n° 2 et 6. Leila Schayegh, violon ; La Cetra Barockorchester Basel.

    1 CD Glossa.

    Enregistré à Bâle (Martinskirche), Suisse, en mars 2018.

    Textes de présentation en français, anglais et allemand.

    Durée : 68:23

    …

    …

    Ce dimanche 10 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un superbe concert baroque de l’Ensemble Diderot (direction Johannes Pramsohler) à Saint-Pée-sur-Nivelle : Telemann et le concert français

    Me trouvant ce week-end à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, et m’apprêtant à prendre ma voiture pour rejoindre, à Ciboure, la Tour de Bordagain, où se tenait exceptionnellement une présence de l’Association Jakintza,

    je trouve, samedi matin, vers 10 heures trente, sur le pare-brise de ma voiture, à peine déposé, un flyer informant de la tenue _ le soir même _ d’un concert de l’Ensemble Diderot, avec son chef, le violoniste baroque Johannes Pramsohler _ excellentissime ! _, à Saint-Pée-sur-Nivelle, à la salle Larreko, à 21 heures,

    avec pour intitulé du programme : « Telemann et le concert français« , œuvres de Telemann, Leclair, Aubert, Corrette et Boismortier.

    …

    …

    J’en informe bientôt mes amis Sylvie et Bernard _ de Bidart _, fervents mélomanes, et abonnés au Kursaal de Saint-Sébastien : le concert _ je l’ai noté _ est placé sous les auspices de la Quincena Musical de San Sebastian _ Bernard va s’informer sur la réservation possible des places.

    …

    …

    Juste au sortir de La Cidrerie de Biriatou _ où j’aime venir déjeuner quand je me trouve à Saint-Jean-de-Luz ; et je n’en suis jamais déçu ! _, et allant reprendre ma voiture, coup de fil de Bernard qui m’informe avoir appris _ sur le site du Kursaal _ que le concert est déjà complet !

    …

    Je lui réponds que la loi française, à ma connaissance, impose qu’un certain volant de places doit demeurer disponible jusqu’au dernier moment pour tout concert, ou représentation de théâtre ou d’opéra ;

    et que de retour chez moi à Saint-Jean je vais à mon tour m’aviser de la réalité de la situation _ étonnante : pourquoi les organisateurs du concert de Saint-Pée auraient-ils pris la peine de venir déposer ces flyers ce matin même à Saint-Jean-de-Luz, sinon ?..

    …

    …

    Sur Internet, je découvre le nom et les coordonnées téléphoniques de l’organisateur, à Saint-Pée, Jean-François Clément ;

    et je lui téléphone aussitôt.

    …

    Bien sûr, le concert n’est pas du tout complet,

    et il m’avise qu’après le concert, la municipalité de Saint-Pée a prévu de fêter les musiciens comme il convient : pour la soif et une petite faim.

    Il est aussi très sympathique.

    …

    …

    Je rappelle aussitôt mon ami Bernard : nous nous retrouverons donc à Saint-Pée ce soir pour le concert de l’Ensemble Diderot _ dont je connais la plupart (excellentes ! toutes…) réalisations discographiques, chez Audax Records ;

    Audax Records dont je possède à ce jour onze CDs ; je suis très curieux de tout ce que produit la marque de CDs Audax, fondée par Johannes Pramsohler lui-même, musicien et producteur, d’une immense curiosité musicale et d’une qualité d’interprétation à chaque fois enthousiasmante : rien moins ! Et les disquaires de la librairie Mollat ne manquent pas d’approvisionner en ces CDS Audax leurs rayons !

    …
    …

    Le concert « Telemann et le concert français » a pour programme :

    …

    de Jean-Marie Leclair (1697 – 1764), un concerto pour violon en mi bémol majeur ;

    de Georg Philipp Telemann (1681 – 1767), le concerto pour 3 violons en fa majeur (TWV 53:F1) extrait de la Tafelmusik ;

    de Michel Corrette (1707 – 1795), le concerto comique Les Sauvages et La Furstemberg _ avec aussi des variations sur Quand on sçait aimer et plaire… _ ;

    de Joseph Bodin de Boismortier ( 16989 – 1755), un concerto pour violoncelle ; 

    et de Jacques Aubert (1689 – 1753), le concerto pour 4 violons op. 26 N°3.

    …

    En bis,

    les 7 musiciens de l’Ensemble Diderot,

    …

    soient Johannes Pramsohler, violon et direction,

    Roldan Bernabé et Simone Pirri, violons,

    Mario Konaka, alto et violon,

    Gulrim Choi, violoncelle,

    François Leyrit, contrebasse,

    et Philippe Grisvard, clavecin,

    …

    donneront Le Carillon, du même Jacques Aubert, et à 4 violons.
    …
    …

    Un superbe concert de concertos français du XVIIIeme siècle,

    à la jointure d’une forme italienne _ le concerto _ et d’une expression française ;

    …

    que le très curieux et très ouvert Georg Philipp Telemann a eu très à cœur de diffuser

    en ses admirables Ouvertures-Suites _ à la française : les chefs d’œuvre du genre, tout simplement ! très variés : quelle sublime inventivité chez le généreux Telemann _ comme en sa somptueuse Tafelmusik (publiée en 1733)…

    …

    Telemann effectuera en 1737-1738 un très fécond séjour à Paris de huit mois _ avec concerts de sa musique : à la cour comme au Concert Spirituel _ dont sortiront ses somptueux Quatuors parisiens… _ j’aime beaucoup la version, en 3 CDs, de l’ensemble Florilegium…

    …

    L’enregistrement Archiv de 1988 de la Tafelmusik par Reinhard Goebel et son Musica Antiqua Köln

    tient toujours magnifiquement la route.

    …

    …

    La réception par Jean-François Clément,

    comme par le maire de Saint-Pée, Pierre-Marie Nousbaum

    _ et la salle de concert Larreko est superbe _,

    a été très amicale et festive : avec un très fort goût de revenez-y…

    …

    En parfaite harmonie avec le festivité musicale

    de l’Ensemble Diderot 

    et le dynamisme et la musicalité de Johannes Pramsohler,

    et ses CDS Audax…

    …

    …

    Sur Johannes Pramsohler

    musicien-interprète ainsi que producteur des toujours passionnants Audax Records,

    …

    outre les nombreux articles de mon blog à son sujet,

    …

    lire son excellent entretien du 13 juin dernier avec Maciej Chizynski sur le site de Res Musica :

    Johannes Pramsohler, violoniste pour sortir des sentiers battus… 

    …

    On notera aussi que de puis 2008 Johannes Pramsohler joue un violon Pietro Giacomo Rogeri (1665 – 1740) de 1713 (Brescia)

    que lui a cédé Reinhard Goebel…

    … 

    …

    Une petite remarque néanmoins,

    à destination, non pas des organisateurs _ parfaits ! _ de Saint-Pée,

    mais des éditeurs _ guipuzcoans de Donostia, dans le cadre de leur Quinzaine musicale _ du programme distribué au début du concert :

    …

    le troisième violon, d’une très grande expressivité, ne se nomme pas Simone Perrin,

    mais Simone Pirri :

    …

    natif, en octobre 1994 de Pescara,

    cet excellent violoniste de vingt-trois ans est domicilié à Londres ;

    élève de Rachel Podger,

    Simone Pirri joue fréquemment avec l’excellentissime _ lui aussi _ Concerto 1704, de Vaclav Luks… 

    …
    …

    Ce dimanche 11 août 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Monsieur Michel » : en ouverture du très beau CD « Les Défis de Monsieur Forqueray » de Lucile Boulanger

    J’ai déjà dit

    tout le bien que je pense du compositeur d’origine napolitaine

    Michele Mascitti

    (Vila di Santa Maria, 1664 – Paris, 24 avril 1760),

    compositeur parti assez jeune d’Italie du Sud,

    passé en Allemagne et aux Pays-Bas,

    et installé, à partir de 1704, pour y briller _ au cours d’une assez longue carrière _ à Paris…

    …

    …

    Dans le livret du très beau CD

    que nous offrent

    Lucile Boulanger, viole de gambe,

    Pierre Gallon, clavecin,

    Claire Gautrot, viole de gambe,

    et Romain Falik, théorbe,

    …

    et intitulé Les Défis de Monsieur Forqueray

    _ le CD Harmonia Mundi HMM 902330 _,

    …

    le programme est très habilement construit

    autour d’Antoine Forqueray en tant qu’interprète

    _ et pas seulement compositeur.
    …

    …

    La France de la toute fin du XVIIéme siècle et début XVIIIème

    _ à la suite d’un Sébastien de Brossard, installé à Strasbourg, puis à Meaux,

    ou du François Couperin des Goûts réunis _,

    commence à découvrir _ et aimer de plus en plus _ la musique venue d’Italie.

    …
    …

    Outre des œuvres

    de Jean-Marie Leclair (1697 – 1764)

    et Arcangelo Corelli (1653 – 1713),

    …

    nous découvrons donc ici

    une fort belle sonate,

    la Sonata II a Violino solo e Basso (Opera prima),

    publiée en 1704,

    de Michele Mascitti. 

    …

    Et à cette occasion,

    nous apprenons _ même si c’est très vite, en passant… _ qu’à Paris

    Michele Mascitti,

    « violoniste napolitain installé à Paris,

    compositeur prolifique

    _ il publia à Paris 9 recueils de compositions, entre 1704 et 1738 :

    en 1704, 1706, 1707, 1711, 1714, 1722, 1727, 1731, et 1738 _,

    qui jouissait d’une immense popularité auprès du public français« ,

    …

    était aussi connu sous le qualificatif de « Monsieur Michel« 

    au concert…

    …

    …

    Ce CD, très réussi, est une bien belle chose…

    …

    …

    Sur ce méconnu compositeur Michele Mascitti,

    et pour les curieux d’érudition,

    …

    cette passionnante notice biographique

    par Guido Olivieri,

    en italien :

    …
    …

    MASCITTI, Michele

    di Guido Olivieri – Dizionario Biografico degli Italiani – Volume 71 (2008)
    …
    …

    MASCITTI, Michele. – Nacque a Villa Santa Maria, presso Chieti, nel 1664 circa. Trasferitosi a Napoli, iniziò lo studio del violino probabilmente con lo zio Pietro Marchitelli, primo violino (dal 1683) della Cappella Reale di palazzo.

    Sui primi anni di attività del M. esistono soltanto due documenti, risalenti rispettivamente al 26 genn. 1695 e al 5 marzo 1697: in essi il M. viene menzionato come violinista, ingaggiato insieme con Marchitelli, sotto la direzione di Francesco Provenzale (Fabris). Forse anche grazie all’appoggio dello zio ottenne un impiego come violino «soprannumerario» nella Cappella Reale (Prota-Giurleo).

    …

    Circa un presunto discepolato del M. presso Arcangelo Corelli, non esiste alcuna testimonianza documentaria; tuttavia, con ogni probabilità, i due ebbero modo di conoscersi durante la visita di Corelli a Napoli nel maggio del 1702.

    Una procura in favore dello zio Marchitelli, redatta nel dicembre 1702, lascia presumere che di lì a poco il M. si sia allontanato definitivamente da Napoli. Secondo Fétis il M. si stabilì a Parigi dopo un viaggio in cui aveva attraversato l’Italia, la Germania e l’Olanda.

    La prima notizia certa della presenza del M. a Parigi risale all’agosto 1704, quando gli fu concesso un privilegio di stampa della durata di otto anni. Nel novembre dello stesso anno un articolo del Mercure de France sottolineava come il M. avesse acquistato una notevole reputazione sin dal suo arrivo a Parigi, avendo avuto l’onore di esibirsi con successo alla presenza del re, del delfino e di tutta la corte (Dean, p. 97). Lo stesso articolo annunciava la pubblicazione della prima raccolta di sonate, che aveva avuto un eccezionale successo di vendite, tanto che l’intera prima tiratura era ormai quasi esaurita (ibid.).

    Nella dedica dell’opera il M. afferma che le sue sonate erano già state apprezzate dal duca Filippo d’Orléans, mecenate noto per la sua inclinazione verso la musica italiana, al cui servizio il M. fu occasionalmente attivo. Il gran numero di copie sopravvissute e le numerose ristampe, molte delle quali non autorizzate, realizzate da Étienne Roger ad Amsterdam e da John Walsh a Londra, confermano il successo dell’op. I.

    Fra il 1706 e il 1738 il M. diede alle stampe altre 8 collezioni di musica strumentale. Probabilmente il favore incontrato dalla sua musica presso il pubblico parigino permise al M. di vivere dei soli proventi ricavati dalle sue opere. La circostanza può spiegare l’assenza di dedica nelle due successive raccolte. Soltanto, infatti, con la pubblicazione delle 14 sonate op. IV (1711) il M. scrisse nuovamente una dedica, indirizzata all’elettore di Baviera, Massimiliano II, allora in esilio a Parigi. La dedica afferma che la raccolta – composta da 8 sonate per violino solo e 6 trio-sonate – era stata commissionata dallo stesso principe.

    Il 7 apr. 1714 il M. ottenne un rinnovo del privilegio di stampa per altri quindici anni (Brenet, p. 424). Nello stesso anno diede alle stampe la raccolta di sonate op. V, dedicata al cardinale Pietro Ottoboni.

    È possibile che con questa opera il M. provasse a ingraziarsi il famoso mecenate e, forse, aspirasse a occupare il posto lasciato libero da Corelli, scomparso nel 1713, già al servizio dello stesso cardinale. Tuttavia non va dimenticato che all’epoca Ottoboni rivestiva anche il titolo di cardinale protettore del Regno di Francia.

    Ben otto anni separano la pubblicazione dell’op. V dalla successiva. Sebbene non vi siano tracce della sua attività in questo periodo, si può supporre che il M. partecipasse come virtuoso di violino alla vivace vita concertistica della capitale francese. Alcune sue composizioni furono forse eseguite nella celebre serie del Concert spirituel o in quella del Concert des Mélophilètes. Una traccia indiretta di tale attività si trova nella raccolta dell’op. VII (1727), la cui seconda parte contiene quattro concerti grossi, ai quali si deve, almeno in parte, la fama del M., essendo questi i primi del genere pubblicati in Francia.

    In questi anni il M. entrò in contatto anche con i fratelli Pierre e Antoine Crozat, membri di una ricca e influente famiglia di finanzieri. Secondo Titon du Tillet, il M. fu ospitato nella ricca dimora dei Crozat, in rue Richelieu, e dunque è facile supporre che fosse attivo, sia come violinista sia come compositore, nei concerti organizzati da Pierre Crozat (Le Parnasse françois, 1743, suppl. 1, p. 756).

    Il 26 genn. 1731 il M. ottenne la proroga del privilegio di stampa per altri otto anni (Brenet, p. 433). Nello stesso anno pubblicò la raccolta op. VIII, nella cui dedica tesse le lodi di una «Madame Crozat» (probabilmente Marie-Marguerite Crozat moglie di Antoine). L’ultima raccolta di sonate del M., apparsa nel 1738, è dedicata a Louis-François Crozat, marchese du Châtel, figlio maggiore di Antoine ed erede di tutti i suoi beni. Nella dedica il M. accenna al suo ruolo di insegnante di musica della giovane figlia del dedicatario, Antoinette-Eustachie, a conferma del fatto che i Crozat erano ormai diventati i suoi principali mecenati.

    Il 30 dic. 1739 il M. ottenne la cittadinanza francese, adottando il nome Michel con il quale già da tempo era noto a Parigi. Pochi mesi dopo sposò Marie-Anne Labattue (circa 1693-1769) ed ebbe come testimoni di nozze numerosi membri della famiglia Crozat. Sebbene il 12 luglio 1740 gli fosse stato rinnovato il privilegio di stampa per altri dodici anni (Brenet, p. 441), il M. trascorse gli ultimi vent’anni della sua lunga esistenza lontano da ogni attività musicale.

    Il M. morì a Parigi il 19 apr. 1760, nella dimora dei Crozat, all’età di novantasei anni.

    Il M. occupa un ruolo di fondamentale importanza nella diffusione della musica italiana in Francia all’inizio del Settecento. Lo straordinario successo di pubblico ottenuto soprattutto dalle prime raccolte si basò sull’imitazione dell’op. V di Corelli che il M. prese a modello fino quasi alla esplicita citazione. La semplicità e il modesto contenuto tecnico delle sonate date alle stampe non riflettono le straordinarie qualità di virtuoso per le quali egli venne ammirato dal pubblico parigino, dal momento che esse furono destinate a un pubblico amatoriale. In qualche caso, tuttavia, le sonate mostrano un livello tecnico senza dubbio più avanzato rispetto al modello corelliano, come si vede, per esempio, nel Largo della sonata op. III n. 8, interamente condotto sulle doppie corde. Sebbene nella premessa dell’op. II il M. dichiari esplicitamente di aver tentato la riconciliazione del gusto francese con quello italiano, pochi sono in realtà i tratti riconducibili allo stile francese. L’unica chiara concessione alla musica a programma, tanto in voga in Francia, si trova nell’ultima sonata dell’op. V: un divertissement intitolato Psyché diviso in dieci movimenti, ciascuno con un titolo descrittivo.

    Nei primi decenni del XVIII secolo le composizioni del M. entrarono a far parte stabilmente del repertorio musicale in Francia: virtuosi, quali i violisti Antoine e Jean-Baptiste Forqueray, il celebre violinista Jean-Pierre Guignon e il flautista Michel Blavet, eseguirono spesso le sonate del Mascitti. Nel 1713 un articolo apparso nel Mercure galantconsiderava le sonate di Corelli, T. Albinoni e del M. fra gli esempi più sublimi del genere. Una ciaccona del M. venne inserita nell’intermezzo Serpilla e Baiocco di Giuseppe Maria Orlandini, rappresentato a Parigi nel giugno 1729. La fama del M. era ancora viva nel 1802 quando Jean-Baptiste Cartier incluse ne L’art du violon il Larghetto della sonata op. VIII n. 2.

    Opere (tutte pubbl. a Parigi): Sonate a violino solo e a due violini, op. I (1704); Sonate da camera a violino solo, op. II (1706); Sonate a violino solo e a due violini, op. III (1707); Sonate a violino solo e a due violini e basso, op. IV (1711); Sonate a violino solo e basso, op. V (1714); Sonate a violino solo e basso, op. VI (1722); Sonate a violino e basso e quattro concerti a sei, op. VII (1727); Sonate a violino solo e basso, op. VIII (1731); Sonate a violino solo e basso, op. IX (1738). Per un elenco dettagliato delle opere e del loro contenuto si veda il Catalogue des éditions françaises des sonates de M. M., a cura di Barbara Nestola, consultabile alla pagina web http: //philidor.cmbv.fr/catalogue/recueil-mascitti-1. Delle opere del M. si conoscono, inoltre, numerose ristampe apparse a Londra e ad Amsterdam. Un Air-Presto in fa maggiore per violino solo fu pubblicato in P. Prelleur, The modern musick-master, London 1731, pt. V, p. 18.

    Copie manoscritte delle op. II e III si conservano a Toulouse, Bibliothèque municipale, Mss., Mf.1744; inoltre 8 sonate per clavicembalo, a Berlino, Staatsbibliothek Preussischer Kulturbesitz (The New Grove Dict…., pp.26s.).

    Fonti e Bibl.: M. Brenet, La librairie musicale en France de 1653 à 1790, d’après les Registres de privilèges, in Sammelbände der internationalen Musikgesellschaft, VIII (1907), pp. 401-466; L. de La Laurencie, L’école française de violon, de Lully à Viotti: études d’histoire et d’esthétique, Paris 1922, pp. 132-143; U. Prota-Giurleo, Il teatro di corte del palazzo reale di Napoli, Napoli 1952, pp. 67-69; R.H. Dean, The music of M. M., diss., University of Iowa, Iowa City, IO, 1970; W.S. Newman, The sonata in the Baroque era, New York 1983, ad ind.; P. Allsop, Arcangelo Corelli, new Orpheus of our times, Oxford 1999, pp. 183-185; D. Fader, Musical thought and royal patronage of the Italian style at the court of Philippe II, duc d’Orléans (1674-1723), diss., Stanford University, Palo Alto, CA, 2000, ad ind.; G. Olivieri, The «fiery genius». The contribution of Neapolitan virtuosi to the spread of the string sonata (1684-1736), diss., University of California at Santa Barbara, Santa Barbara, CA, 2005, pp. 145-176; D. Fabris, Music in seventeenth-century Naples: Francesco Provenzale (1624-1704), Aldershot 2007, p. 209; F.-J. Fétis, Biogr. univ. des musiciens, VI, p. 16; Diz. encicl. univ. della musica e dei musicisti, Le biografie, IV, p. 703; The New Grove Dict. of music and musicians, XVI, pp. 26 s.; Die Musik in Geschichte und Gegenwart, Personenteil (2004), XI, col. 1256.

    Guido Olivieri

     

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    Ce mercredi 28 novembre 2018, Titus Curiosus _ Francis Lippa