Étiquette : Julien Chauvin

  • Tâcher de s’orienter dans la foisonnante « Vivaldi Edition » de Naïve, à propos des « Concerti per violino » non réunis en recueils publiés par Vivaldi lui-même…

    Bien trop longtemps,

    la bien malheureuse trop fameuse boutade de Luigi Dallapiccola (Pisino, Istrie, 3 février 1904 – Florence, 19 février 1975), bien malheureusement reprise par le presque vénitien pourtant Igor Stravinsky (Oranienbaum, 17 juin 1882 – New-York, 6 avril 1971), selon laquelle Antonio Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741) n’aurait fait que ré-écrire 500 fois le même concerto,

    a contribué à décourager trop aisément hélas la curiosité des musiciens et des mélomanes envers l’œuvre foisonnante et profuse _ plus de 450… _ et admirable du génial prêtre roux…

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    En conséquence de quoi,

    il est encore un peu difficile de s’orienter, même avec les intentions les meilleures du monde, dans le lacis encore demeuré confus _ dédalesque, à l’image du lacis des calli de Venise ?.. C’est pour se protéger des vents… _  sinon des œuvres elles-mêmes, du moins de leurs très nombreux enregistrements discographiques, surtout depuis l’assez phénoménal retour en grâce du Baroque musical, et de la musique même d’Antonio Vivaldi…

    …

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    Cependant,

    depuis le lancement de la « Vivaldi Naïve Edition«  _ dont le volume 1 a, semble-t-il, été le CD « Concerti da camera« , par l’ensemble L’Astrée, paru le 12 décembre 2000 ; puis le volume 2, la « Juditha Triumphans » d’Alessandro De Marchi, avec l’enchanteresse voix de Magdalena Kozena… Patrick Zelnick (qui avait fondé son label « Naïve«  fin 1997) emboîtant l’excellent pas qu’avais pris Yolanta Skura pour cette « Vivaldi Edition« , avec son label Opus 111, fondé, lui, en 1990 (les volumes 1 à 17 de cette collection, qui en est à ce jour au volume 68, ont été en effet publiés par ce label Opus 111, avant que le volume 18, celui des « Concerti per vari strumenti«  de l’ensemble Zefiro et Alfredo Bernardini, paraisse, lui, sous le label cette fois de Naïve, le 15 mars 2005) ; en s’appuyant sur les travaux musicologiques d’Alberto Basso, et Susan Orlando, à Turin… _,

    voici qu’une bonne piste _ parmi d’autres bien sûr : je pense notamment aux admirables prestations du violon magique de Giuliano Camignola… _ de recherche discographique s’offre, prioritairement, à notre curiosité : je veux parler de ce monument discographique de la plus grande qualité que constitue  la magnifique et passionnante « Vivaldi Edition » de Naïve…

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    Il semble qu’à ce jour, ce 27 février 2022, cette « Vivaldi Naive Edition » comporte 68 volumes, dont les tous derniers parus sont, pour mémoire, les suivants :

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    _ volume 65 : « Il Tamerlano« , par l’Accademia bizantina dirigée par l’excellent Ottavio Dantone, paru le 25 septembre 2020

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    _ volume 66 : les « Concerti per fagotto V« , par L’Onda Armonica et Sergio Azzolini _ ce bassonniste magicien dont j’ai suivi les 5 volumes jusqu’ici parus de ces merveilleux Concerti per fagotto de Vivaldi ; et attends impatiemment le 6e et dernier… _, paru le 16 avril 2021

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    _ volume 67 : les « Concerti per violino IX _ Le Nuove Vie« , avec Boris Begelman et le Concerto italiano dirigé par Rinaldo Alessandrini, paru le 16 juin 2021

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    _ volume 68 : les « Concerti e cantate da camera« , avec Laura Polvorelli et l’ensemble L’Astrée dirigé par Giorgio Tabacco, paru le 12 novembre 2021.

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    S’il m’a été facile de ne pas manquer les successives parutions des 5 premiers CDs de « Concerti par fagotto » de Sergio Azzolini _ et cela, sans perdre de vue, non plus, bien sûrs, les successifs enchanteurs CDs de l’Ensemble Zefiro, sous la direction du parfait hauboïste qu’est Alfredo Bernardini, avec le bassoniste Alberto Grazzi _,

    la situation est bien plus compliquée pour ce qui concerne les enregistrements _ au nombre de 9 à ce jour : du premier d’entre eux paru le 1er juin 2005, au 9e, paru le 11 juin 2005 _ des plus nombreux encore « Concerti per violino » _ non assemblés en recueils _ d’Antonio Vivaldi, confiés par cette « Vivaldi Naive Edition » à divers ensembles orchestraux et à divers violonistes solistes virtuoses… 

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    Je les passe donc ici en revue :

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    _ volume I « La Caccia« , par Enrico Onofri et L’Accademia Monti Regalis, dirigée par Allesandro De Marchi, paru le 1er juin 2005 

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    _ volume II « Di Sfida« , par Anton Steck et Modo Anriquo, dirigé par Federico Maria Sardelli, paru le 10 juillet 2007

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    _ volume III : « Il ballo« , par Duilio Galfetti et I Barrochisti, dirigés par Diego Fasolis, paru le 2 mars 2009

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    _ volume IV : « L’Imperatore« , par Riccardo Minassi, à la tête de l’ensemble Il Pomo d’Or, paru le 17 avril 2012

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    _ volume V : « Per Pisendel« , par Dmitry Sinkovski, à la tête d’Il Pomo d’Oro, paru le 1er janvier 2012

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    _  volume VI : « La Boemia« , par Fabio Biondi, dirigeant son Europa galante, paru le 28 septembre 2018

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    _  volume VII : « Per il Castello« , par Alessandro Tampieri et L’Accademia bizantina dirigée par Ottavio Dantone, paru le 25 novembre 2019 

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    _  volume VIII : « Il Teatro« , par Julien Chauvin, dirigeant son Orchestre de la Loge, paru le 11 février 2020

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    _  volume IX : « Le Nuove Vie« , par Boris Begelman et le Concerto italiano dirigé par Rinaldo Alessandrini, paru le 11 juin 2021

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    Bien sûr, je ne saurais oublier les divers merveilleux et absolument sublimes _ et donc indispensables !!! _ CDs (Sony SK 51352, 87733 et 89362, parus en 2000, 2001 et 2002) du parfait Giuliano Carmignola _ né à Trévise le 7 juillet 1951 _, avec le Venice Baroque Orchestra, sous la direction d’Andrea Marcon, comportant des « Late Violin Concertos » de Vivaldi inédits jusqu’alors au disque, les Concertos RV 177, 191, 211, 222, 235, 251, 257, 258, 273, 295, 296, 375, 376, 386, 389 ;

    ainsi que, pour Archiv Produktion cette fois, les CDs 474 5172 et 477 6005 , parus en 2005 et 2006, comportant les Concertos RV 190, 217, 278, 303, 325, 333 et 583…

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    Bref, il m’a été un peu difficile de suivre assez fidèlement, année après année, ces diverses parutions discographiques du violon vivaldien, dans la « Vivaldi Naive Edition » tout particulièrement ;

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    ce violon vivaldien dont l’inventivité est pourtant si diverse, si riche, si brillamment renouvelée, et véritablement enthousiasmante !..

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    Et merci tant aux musicologues qu’aux musiciens-interprètes, et aux maisons de disques, qui amènent régulièrement à nos oreilles un peu souvent distraites de si belles musiques !

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    Ce dimanche 27 février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La tendresse sublime de l’accompagnement au violon de Théotime Langlois de Swarte, d’Adèle Charvet, dans l’air « Sovvente il sole » de l’Andromeda liberata d’Antonio Vivaldi, aux Victoires de la musique 2020

    Un autre aspect de l’éclatant talent musical de Théotime Langlois de Swarte :

    …

    la tendresse sublime de son accompagnement au violon d’Adéle Charvet dans le splendide air « Sovvento il sole«  _ avec Le Concert de la Loge, dirigé par Julien Chauvin _ de l‘Andromeda liberata de Vivaldi, au concert des Victoires de la musique 2020,

    accessible en vidéo (de 5′ 16) sur le web.

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    Ce mardi 1er juin 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un très intéressant nouveau volume des Symphonies Parisiennes de Joseph Haydn, avec la n° 87, « L’Impatiente »

    Le projet

    de Julien Chauvin,

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    à la tête de son superbe Concert de La Loge _ Olympique… _

    …

    d’associer

    aux Symphonies parisiennes de Joseph Haydn

    …

    des œuvres contemporaines

    données elles aussi à Paris,

    …

    est très riche ;

    …

    ne serait-ce, déjà, que pour une connaissance plus pointue

    _ et surtout musicale _

    de l’histoire de la musique alors donnée à Paris.
    …

    …

    Ce jour,

    …

    après La Reine (la n° 85, en Si bémol Majeur ; de 1785-86),

    La Poule (la n° 83, en sol mineur ; de 1785),

    L’Ours (la n° 82, en Do Majeur ; de 1786),

    …

    nous arrive

    L’Impatiente (la n° 87, en La Majeur ; de 1785).

    …

    Associée à des Airs

    d’Antonio Sacchini,

    Christoph Willibald Gluck,

    Jean-Baptiste Lemoine,

    Johann Christoph Vogel

    et André-Ernest-Modeste Grétry

    _ qu’interprète la soprano Sophie Karthaüser _,

    …
    ainsi qu’à une Symphonie de Louis-Charles Ragué (1744 – après 1793).

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    Ce dimanche 6 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • la calamiteuse diction du chant français de Sandrine Piau

    Enfin un article osant révéler la calamiteuse diction du chant français de Sandrine Piau !

    …

    Y compris en ce CD -ci, Si j’ai aimé,

    tout spécialement pour les deux mélodies des Nuits d’été de Berlioz,

    dont ne comprend pas un traître mot !…

    …

    …

    Qu’elle aille prendre quelques conseils de diction française

    auprès du merveilleux Stéphane Degout !!!

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    L’AMOUR DE CONCERT POUR SANDRINE PIAU ET LE CONCERT DE LA LOGE

    ……

    Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Extase ; Papillons ; Aimons-nous ; L’Enlèvement. Charles Bordes (1863-1909) : Promenade matinale. Hector Berlioz (1803-1869) : Les Nuits d’été H. 81, au cimetière, villanelle. Jules Massenet (1842-1912) : Le Poète et le Fantôme ; Valse très lente. Gabriel Pierné (1863-1937) : Album pour mes petits amis op. 14, chanson d’autrefois. Théodore Dubois (1837-1924) : Si j’ai parlé… Si j’ai aimé ; Musiques sur l’eau, promenade à l’étang ; Chansons de Marjolie, sous le saule. Louis Vierne (1870-1937) : trois mélodies op. 11, beaux papillons blancs. Henri Duparc (1848-1933) : Aux étoiles. Alexandre Guilmant (1837-1911) : Ce que dit le silence. Benjamin Godard (1849-1895) : Symphonie gothique op. 23, grave. Jean-Paul-Egide Martini (1741-1816) : Plaisir d’amour, orchestration d’Hector Berlioz.

    Sandrine Piau, soprano.

    Le Concert de la Loge, direction : Julien Chauvin.

    1 CD Alpha.

    Enregistré en mars 2018 à l’Arsenal-Cité musicale de Metz.

    Notice en français, anglais et allemand.

    Durée : 59:25

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    CD_PiauPour son second opus discographique chez Alpha, Sandrine Piau a choisi la mélodie française du XIXᵉ et du XXᵉ siècle « de concert », accompagnée par un orchestre particulièrement convaincant, celui de Julien Chauvin.

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    Dans Chimères _ son précédent CD chez Alpha _, la qualité du timbre de la soprano et la volupté de sa ligne de chant au service de l’expressivité magnifiaient une programmation musicale très intéressante. Celle conçue pour ce disque, en partenariat avec le Palazzetto Bru Zane, se révèle déséquilibrée avec quelques pages musicales certes rares, mais assez convenues (telles Si j’ai parlé… Si j’ai aimé de Théodore Dubois  ou Promenade matinale de Charles Bordes). Pour parler d’amour, on peut évidemment compter sur Saint-Saëns (Extase, Papillons, Aimons-nous) dont la subtilité sentimentale bouleverse dans L’Enlèvement, ou bien Berlioz et ses deux extraits des Nuits d’Été que Sandrine Piau incarne à la perfection _ un avis que je ne partage hélas pas du tout ! Quelle bouillie verbale !

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    Au-delà de la poésie de la mélodie et des intentions portées avec bonheur par l’artiste, il reste regrettable que dans un répertoire où le texte a une place majeure, la diction ne permette pas suffisamment _ et c’est un euphémisme bien gentil ! _ d’atteindre une bonne compréhension des vers de Victor Hugo, Verlaine et Théophile Gautier pour ne citer qu’eux.

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    La véritable satisfaction de ce disque reste l’interprétation foisonnante en couleurs et en sensibilité du Concert de la Loge mené d’une main de maître par le violoniste Julien Chauvin. Si la prise de son les dessert en les positionnant au second plan, c’est bien l’intensité de chaque teinte orchestrale sur instruments d’époque qui est la plus savoureuse, notamment dans les œuvres instrumentales de Gabriel Pierné (Chanson d’autrefois), Henri Duparc (Aux étoiles), la Valse très lente de Massenet initialement pour piano, ou la Symphonie Gothique de Godard, magnifiant les amours vivaces de ce romantisme « de concert ».

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    Il est rare que je prenne la plume pour critiquer un CD ou un livre,

    mais, là, je n’en peux plus de la désinvolture endémique de la chanteuse…

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    Massacrer Les Nuits d’été, c’est trop !

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    Qu’on le lui dise enfin !!!

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    Ce mercredi 31 juillet 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa