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  • Le CD des sublimes « Octuors » de Mendelssohn et Enesco des Ébènes et Belcea salué, à son tour, par la critique : un CD jubilatoire, pour l’île déserte…

    Presque en écho à mon article enthousiaste « Et voici maintenant ce jubilatoire chef d’œuvre absolu d’élan irrépressible qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 de Felix Mendelssohn, composé en 1825, à la perfection servi au disque en 2025 par le Quatuor Ébène et le Belcea Quartet, réunis en un admirable CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » : une irrésistible joie irénique pour l’éternité !.. » du dimanche 11 janvier dernier,

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    c’est ce 21 janvier 2026 Jean-Charles Hoffelé qui à son tour salue bien bas la réalisation musicale et discographique des Ebène et Belcea réunis en leur merveilleux CD Erato 5021732997296 « Octets – Mendelssohn – Enescu -Quatuor Ébène – Belcea Quartet » – enregistré du 6 au 11 juillet 2025 au Schloss Elmau – en son article lui aussi enthousiaste, mais un peu trop neutrement intitulé « Couplage classique » qui pourrait en atténuer l’indicible saveur et jubilation exaltantes, à mon goût du moins :

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    COUPLAGE CLASSIQUE

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    Deux œuvres de jeunesse qui n’ont rien à voir. Malgré ce hiatus les quatuors aiment se marier en ce couplage  – de deux superbes et transcendants chefs d’œuvre…
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    Pour les Ébène et les Belcea ce fut au Schloss Elmau l’été passé. Il faut lire le grand texte – oui ! – de Raphaël Merlin (L’épreuve par huit) qui assume la mise en regard des deux opus en soulignant d’ailleurs – certes – leurs distances multiples, temporelles, stylistiques, de propos.

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    Le Mendelssohn – Op. 20, de 1825  – est admirable de clarté, d’élégance, de boisé, cela respire – et jaillit ! – comme rarement et montre déjà le « sur les pointes » façon Songe d’une nuit d’été, la fusion entre les deux Quatuors parvenant à des équilibres funambulesques. Magnifique simplement – voilà !

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    Cette fusion allait-elle se retrouver dans l’Octuor – Op. 7, de 1899 – d’Enesco où le jeune homme étrangle non sans délice le Vieux Monde pour le dissoudre dans un Finale génial que Schönberg aurait pu écrire ? Pari gagné cette fois encore – voilà ! – , l’ardeur – oui, oui… – qui emporte les complexités contrapuntiques au long de l’ouvrage, l’espressivo empli de saveurs populaires savamment masquées, le ton d’orchestre fourni par la complexité des strates harmoniques, tout cela fusionne dans cette valse ivre, d’une folle intensité sensuelle – voilà, voilà ! – sous les huit archets prophètes.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Georges Enesco (1881-1955)

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    Octuor à cordes en ut majeur, Op. 7

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    Felix Mendelssohn
    Bartholdy
    (1809-1847)

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    Octuor à cordes en mi bémol majeur majeur, Op. 20, MWV R20

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    Quatuor Ebène
    Belcea Quartet

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    Un album du label Erato 5021732997296
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    Photo à la une : les deux Quatuors Ebène et Belcea sur la scène
    du Carnegie Hall – Photo : © Stefan Cohen

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    Un CD pour l’île déserte !

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    Ce mercredi 21 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et voici maintenant ce jubilatoire chef d’œuvre absolu d’élan irrépressible qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 de Felix Mendelssohn, composé en 1825, à la perfection servi au disque en 2025 par le Quatuor Ébène et le Belcea Quartet, réunis en un admirable CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » : une irrésistible joie irénique pour l’éternité !..

    Et voici maintenant – en suivant mon article mozartien d’hier 10 janvier « Réactiver le bonheur de la transcendante joie mozartienne, matinée d’une légère pointe de mélancolie : revenir écouter la Gran Partita pour vents KV. 361… » consacré ce chef d’oeuvre absolu qu’est la Gran Partita KV. 361… – que ce jubilatoire chef d’œuvre absolu – je le porte lui aussi au pinacle de mon panthéon musical ! – qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 (de 1825) de Felix Mendelssohn (1809 – 1847), se voit à la perfection servi au disque par le Quatuor Ébène et le Belcea Quartet, réunis en un admirable CD Erato 5021732997296 « Octets – Mendelssohn – Enescu«  – enregistré au Schloss Elmau du 6 au 11 juillet 2025…

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    Écoutez donc ceci de l’Octuor de Felix Mendelssohn, son premier mouvement : noté Allegro moderato ma con fuoco…

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    Une absolue joie irénique pour l’éternité !

    Wow !!!

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    Quant à l’Octuor à cordes Op. 7 (de 1899) de George Enesco (1881 – 1955), autre miraculeux et profond chef d’œuvre – écoutez donc cela : noté très fougueux... – ,

    ce n’est bien évidemment pas pour rien que tant au concert qu’au disque cet admirable lui aussi Octuor d’Enesco se trouve si souvent apparié – et pas les Octuors de « Spohr, Gade, Milhaud, Bargiel, ou même Chostakovitch« , comme le remarque à très juste titre Raphaël Merlin à la page 5 de son excellente contribution au livret de ce merveilleux CD Erato… – à l’éblouissant chef d’œuvre jubilatoire de Felix Mendelssohn !

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    Il me faut ainsi ajouter à cette brève présentation ici que cet admirable CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » bénéficie également d’une très remarquable présentation – infiniment  juste et magnifiquement sensible ! – de 4 pages, intitulée « Mendelssohn / Enesco – l’épreuve par huit« , signée par Raphaêl Merlin, qui fut de 2002 – à la création du Quatuor Ébène – à 2023 le violoncelliste du Quatuor Ébène ;

    et je me permets de citer ici seulement 4 de ses justissimes qualifications à propos de ce chef d’œuvre absolu qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 de Felix Mendelssohn :

    « un élan irrépressible : la marque de fabrique de Felix Mendelssohn » – on ne saurait en effet mieux dire ! – ;

    « con fuoco – « Allegro moderato ma con fuoco » est qualifié par Felix le premier mouvement de son Octuor… – : également très caractéristique de cet heureux Felix » – de feu : absolument ! – ;

    « Tout Mendelssohn est là – oui, oui ! – dans ce chef d’œuvre de jeunesse » – composé à l’âge de 18 ans… – ; 

    « C’est une œuvre éblouissante, de camaraderie – envers les 8 amis interprètes de l’œuvre… – et de jouvence » – et cela, pour toujours ; la preuve : ce nouveau superlatif CD « Mendelssohn – Enescu » des Ébène et Belcea enregistré en 2025, pour célébrer avec la ferveur amoureuse qu’il mérite l’anniversaire des 200 ans de cette composition si inspirée au jeune Mendelssohn de 18 ans, en 1825, offerte à son professeur de violon Eduard Rietz (Berlin, 13 octobre 1802 – Berlin, 23 janvier 1832), pour son anniversaire : Eduard Rietz avait à peine 7 ans de plus que son brillantissime élève…

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    Mozart, la Gran Partita ; Mendelssohn, l’Octuor à cordes, deux chefs d’œuvre absolus pour l’éternité :

    déjà, le très fin mélomane que fut Robert Schumann (1810 – 1856) n’avait-il pas, en son temps, baptisé son ami Mendelssohn : « le Mozart du XIXe siècle » ?.. – cf aussi l’intéressant article « Dossier Mendelssohn (1) le Mozart du romantisme ?«  de Jean-Marie André, paru sur le site du Magazine Crescendo le 18 mai 2020, que je viens de dénicher en recherchant la référence et la date de cette appréciation de Robert Schumann reliant Mozart et Mendelssohn ; je ne connaissais pas jusqu’ici ce très intéressant « Dossier Mendelssohn (1)« …

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    Le CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » des Ébène et Belcea : une sublime interprétation qui fait date !

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    Ce dimanche 11 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les beaux Dowland et Purcell de Thomas Dunford et Léa Désandré, avec l’Ensemble Jupiter, dans le double album « Songs of passion »…

    Ce sont de beaux Dowland et de beaux Purcell que Thomas Dunford et Léa Désandré, avec l’Ensemble Jupiter, viennent maintenant nous donner à partager dans un double album Erato 5021732828453 « Songs of passion«  – enregistré à Rouen du 23 au 29 septembre 2024 – ,

    qui, selon les mots mêmes de Jonathan Dunford et Sylvia Abramowicz – les parents de Thomas – à la page 15 du livret, « n’est ni une rétrospective, ni une vitrine d’exposition« , mais « un mode de vie reflété par une musique qui est toujours demeurée en toile de fond : une musique faite pour être jouée, partagée et transmise« …

    Voilà qui est bel et bien fait ici.

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    Sur cet album bi-frons à intense dominante mélancolique, on peut lire l’article bienvenu « Janus » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia…

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    Je note aussi la brève participation, pour « If Love’s a sweet passion » de Purcell – à la plage 1 du CD Purcell – , du remarquable baryton qu’est Huw Montague Rendall, qui m’a vivement impressionné naguère : cf mon article « La merveille How Montague Rendall, baryton d’exception, en un phénoménal CD carte-de-visite « Contemplation »… » en date du 26 octobre 2024…

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    Ce samedi 20 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Mon test Louis Couperin (et Johann-Jakob Froberger) : les interprétations du « Tombeau sur la mort de M. de Blancrocher » (ou Blancheroche) : quid des 4 plages que leur consacre, aux CDs n°1, 2, 3 et 7, le coffret Erato de 10 CDs « Louis Couperin – the complete works » de Jean Rondeau ?.. Jeux de tempi et maniérismes de Jean Rondeau…

    Mon test d’interprétation des musiques toutes deux sublimissimes de Louis Couperin (1626-1661) et de Johann-Jakob Froberger (1616-1667),

    c’est l’interprétation du « Tombeau sur la mort de M. de Blancrocher » de Louis Couperin et du « Tombeau fait à Paris sur la mort de Mr. Blancheroche » de Johann-Jakob Froberger :

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    quid, donc ici, des 4 plages que leur consacre, aux CDs n°1, 2, 3 et 7, le coffret Erato 5021732837196 de 10 CDs « Louis Couperin – the complete works » de Jean Rondeau ?..

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    À la plage 9 du CD n°3,

    l’interprétation du « Tombeau sur la mort de M. de Blancrocher » de Louis Couperin par Jean Rondeau, sur un clavecin Blanchet – Bruce Kennedy de 2011 – enregistré à Castelmuzio – , d’une durée de 8′ 32, est bien trop lente et surtout infestée d’insupportables maniérismes : écouter et regarder ici cette vidéo de 8′ 32…

    Et même chose pour l’interprétation de la plage 23 du CD n° 1, sur un clavecin Hans Ruckert II, de 1624 – enregistré à Colmar, au Musée Unterlinden.

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    Et à la plage 26 du CD n°7,

    l’interprétation du « Tombeau sur la mort de Mr. Blancheroche » de Johann-Jakob Froberger, autre sublimissime chef d’oeuvre, par Jean Rondeau, sur un clavecin Blanchet – Bruce Kennedy de 2009 – enregistré à Castelmuzio – , d’une durée de 9′ 38, est à nouveau et bien trop lente et surtout infestée de maniérismes : écouter ce podcast de 9′ 38…

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    L’unique interprétation audible et adorable à mon goût du « Tombeau sur la mort de M. de Blancrocher » de Louis Couperin présente en ce coffret, se trouve à la plage 27 du CD n°2 :

    il s’agit d’un transcription pour violes de gambe réalisée par l’excellent gambiste Philippe Pierlot, et interprétée par un consort de 4 violes réunissant Philippe Pierlot, Anna Lachegyi, Lucile Boulanger et Myriam Rignol – en un enregistrement réalisé à Castelmuzio – , d’une durée de 4′ 23 : un interprétation à nouveau peu lente peut-être, mais très poétiquement habitée, cette fois…

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    Voilà pour ce test de ces deux sublimissimes « Tombeaux » de 1652…

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    Et à suivre…

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    Ce mardi 2 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa