Étiquette : label Erato

  • Une seconde superbe mise en bouche à mon approche du coffret de 10 CDs que Jean Rondeau consacre à sa mise à l’honneur de l’œuvre musical de Louis Couperin : le CD « Blancrocher : L’Offrande – Froberger – Couperin – Dufaut – Gaultier » de Pierre Gallon (en 2019), d’une délicatesse infinie…

    En une sorte de seconde mise en bouche – superbe ! – à mon approche du coffret de 10 CDs « Louis Couperin – une complète works  » que Jean Rondeau consacre, chez Erato, à sa mise à l’honneur de l’œuvre musical de Louis Couperin (1626 – 1661) :

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    le superbe CD L’Encelade ECL 1901 « Blancrocher : L’Offrande – Froberger – Couperin – Dufaut – Gaultier » de Pierre Gallon – enregistré à Alfortville du 8 au 11 janvier 2019 – , sur un clavecin Philippe Humeau (Barbaste, 2016) d’après différents modèles italiens de la deuxième moitié du XVIIe siècle, et un clavecin Emile Jobin (Boissy-l’Aillery, 2009) d’après Tibaut de Toulouse (1691)…

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    Autour de 4 superbissimes « Tombeaux de Monsieur de Blancrocher » – décédé en novembre 1652 des suites d’une chute dans l’escalier de son domicile, rue des Bons-Enfants, paroisse Saint-Eustache, à Paris… – ,

    une magnifique réalisation d’approche de l’œuvre de Louis Couperin !!!

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    Lire ici le bel article que Philippe Ramin à ce magique CD de Pierre Gallon dans Classica, le 25 octobre 2021,

    dans lequel Philippe Ramin met à très juste titre l’accent sur « la délicatesse infinie » de l’interprétation merveilleuse de Pierre Gallon – et admirez le ici en cette vidéo de 4’49…

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    Ce mercredi 26 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A la recherche de CDs de Lieder de Mozart présents en ma discothèque personnelle : seulement deux jusqu’ici, par le ténor Guy de Mey (et Johan Huys, au piano-forte) enregistré en 1985, et Barbara Schlick (et Tini Mathot, au piano-forte), enregistré en 1990…

    Afin de comparer les interprétations de ce CD marquant « Mozart’s  Clavichord » de Lieder de Mozart par le baryton Georg Nigl (et Alexander Gergelify, au clavicorde),

    je me suis mis en recherche de CDs de Lieder de Mozart déjà présents en ma discothèque personnelle…

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    Et à ma surprise, je n’en ai trouvé que deux, passablement anciens déjà :

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    _ le CD Ricercar 035009 « Wolfgang Amadeus Mozart – Lieder – Kantate KV 619 » du ténor Guy De Mey et Johan Huss au Piano-forte – enregistré à Gand du 21 au 23 novembre 1985 – ;

    écoutez ici leur « Abendempfindung an Laura«  , sur piano-forte, en 1985 ; et celui de Georg Nigl et Alexander Gergelify, sur clavicorde, en 2024…

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    _ et le CD Erato 2292- 45645 – 2 « Mozart – Lieder / Sonata KV 332 » de la mezzo-soprano Barbara Schlick et Tini Mathot au fortepiano – enregistré à Utrecht du 20 au 25 mai 1990…
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    8 des Lieder de Mozart sont communs au CD de Georg Nigl et à celui de Guy De Mey ;

    et 4 au CD de Georg Nigl et à celui de Barbara Schlick…

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    Alors que de Mozart ne manquent pas les CDs d’Arias et Airs d’Opéra, plus spectaculaires et grand public : pour la scène…

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    Ce jeudi 28 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comment réaliser un bel hommage à Ravel qui soit aussi assez original : l’exemple à relever du CD « Bertrand Chamayou – Ravel fragments », en son regard renouvelé sur sa modernité…

    Comment réaliser un hommage à Ravel qui soit assez original ?..

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    Un excellent exemple à relever est celui du très intéressant CD Erato 5021732601230 « Bertrand Chamayou – Ravel fragments«  – enregistré aux Studios Miraval du 19 au 21 décembre dernier (2014) – ; que j’ai commencé à effleurer en appendice – « Autre ravelienne chose, mais musicale et discographique celle-là…« , écrivais-je alors – à mon article en date du 7 mars dernier « De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)…« …

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    Et l’article bien détaillé de Jean Lacroix intitulé « Bertrand Chamayou célèbre les 150 ans de Ravel par un hommage kaléidoscopique » paru le 19 mars dernier sur le site de Cescendo Magazine, m’en fournit une très bonne occasion :

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    Bertrand Chamayou célèbre les 150 ans de Ravel par un hommage kaléidoscopique 

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    LE 19 MARS 2025 par Jean Lacroix
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    Fragments. Maurice Ravel (1875-1937) : Extraits de Daphnis et Chloé, La Valse, transcriptions de Maurice Ravel ; Trois Beaux Oiseaux du paradis, Chanson de la mariée, Pièce en forme de habanera, transcriptions de Bertrand Chamayou. Joaquín Nin (1879-1949) : Mensaje a Ravel. Salvatore Sciarrino (°1947) : De la nuit. Alexandre Tansman (1897-1986) : Prélude n° 5 (Hommage à Maurice Ravel). Frédéric Durieux (°1969) : Pour tous ceux qui tombent (Hommage à Maurice Ravel). Ricardo Viñes (1875-1943) : Menuet spectral (à la mémoire de Maurice Ravel). Xavier Montsalvatge (1912-2002) : Elegia a Maurice Ravel. Betsy Jolas (°1926) : Signets (Hommage à Ravel). Arthur Honegger (1892-1955) : Hommage à Ravel, extrait des 3 Pièces. Bertrand Chamayou, piano. 2024. Notice en français, en anglais et en allemand. 61’ 17’’. Érato 5021732601230.

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    Bertrand Chamayou a travaillé au Conservatoire de Paris avec Jean-François Heisser, un élève de Vlado Perlemuter, qui fut proche de Ravel. Il y a une dizaine d’années, il signait, déjà pour Érato, une – excellente – intégrale de la musique pour piano seul de Maurice Ravel, dont on avait aimé, entre autres qualités, la maîtrise technique, la lisibilité et le souci des détails. Dans la notice qu’il signe lui-même – aujourdhui -, Chamayou précise qu’il avait alors laissé de côté l’un ou l’autre inédit, des travaux d’étudiant et des pages de jeunesse, ainsi que des transcriptions de la main du compositeur. Sous le titre Fragments, qui évoque la brièveté, il réunit ici des pages adaptées par Ravel, d’autres qu’il a arrangées lui-même, ainsi qu’un florilège d’hommages par huit compositeurs, du temps de Ravel jusqu’à notre époque. Tout cela forme un kaléidoscope riche et original que Chamayou domine avec facilité et un sens affirmé des différents climats – en effet. On y retrouve – oui – les qualités énoncées pour caractériser l’intégrale de 2015.

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    Transcrits par Ravel lui-même, Chamayou propose plusieurs moments issus de Daphnis et Chloé. On retrouve les sensations presque picturales de l’œuvre symphonique, avec son lyrisme sensuel, sa dimension mystérieusement raffinée et cette ivresse qui naît de la mise en évidence de la lumière et de l’esthétique liée aux rythmes. Le pianiste y insuffle une vie intense, qu’il porte à son comble – voilà ! voilà ! probablement l’acmé de cet hommage-ci… – dans La Valse – cf ce que j’en disais (et surtout donnais à écouter) en ajout terminal à mon propre article du 7 mars dernier « De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)… » : « Ecoutez donc ici le podcast (de 12′ 58) de cette un peu anguleuse – ici – « Valse », notamment – ça dépote !! « … -, version solo impressionnante et envoûtante – oui – de virtuosité – et de modernité, aussi, qui en renouvelle, et de façon très bienvenue, l’approche… _ , à la sonorité généreuse, mêlée à un parfum d’irréalité qui lui confère une aura où la tension est permanente. Chamayou apporte sa propre contribution en transcrivant des mélodies : les Trois beaux oiseaux du paradis, tirés des 3 Chansons de 1915, écrites en temps de guerre, la Chanson de la mariée, l’une des 5 Mélodies populaires grecques de 1904/06, et l’obsédante Pièce en forme de habanera de 1907. Ce sont de petites pièces suggestives et expressives, jouées avec un raffinement sans ostentation.

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    L’idée d’intercaler, entre les pièces ravéliennes, une série d’hommages à lui adressés par d’autres compositeurs, au fil des années, est ingénieuse. Nous faisons nôtres les termes utilisés par Chamayou pour caractériser les accents hispaniques du Mensaje de Joaquín Nin, la douceur énigmatique de l’Elegia de Xavier Montsalvatge, le néo-classicisme lumineux d’Arthur Honegger, ou les cloches envoûtantes d’Alexandre Tansman. – un compositeur que personnellement j’aime beaucoup. Il s’agit, à chaque fois, de brefs morceaux dont l’entrelacement avec les pages ravéliennes crée un climat de complicité, qui trouve, dans le Menuet spectral de 1938 de Ricardo Viñes, proche du compositeur, l’émotion la plus profonde suscitée par la disparition de son ami.

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    Une belle place est réservée aussi à des pages plus contemporaines – accentuant par là une certaine modernité de Ravel, et qui, sans nul doute, lui aurat plue. Elles sont signées Betsy Jolas, qui utilise dans Signets des motifs de la fantasmagorie de Gaspard de la nuit, ou Frédéric Durieux, qui a étudié avec Betsy Jolas et Ivo Malec, et livre en 1997, dans Pour tous ceux qui tombent, un message au climat glacial et blafard – oui – qui fait allusion au Gibet. De son côté, le Sicilien autodidacte Salvatore Sciarrino offre, en 1971, un impressionnant collage de plus de six minutes qui, comme l’explique Chamayou, met bout à bout des bribes d’« Ondine » et de « Scarbo », se jouant de notre mémoire et nous donnant l’impression d’une hallucination.

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    Ce programme original et inédit, conçu avec imagination, est joué par Chamayou avec une fluidité – oui – que l’on trouvait déjà dans son intégrale, à savoir une dimension pointilliste, mêlée à une clarté des lignes – un trait éminemment ravelien ! – et un souci des détails. Une belle manière de saluer cette année dédiée au souvenir de Ravel.

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    Son : 9    Notice : 9    Répertoire : 10    Interprétation : 10

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    Jean Lacroix

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    Un bel hommage ravelien, qui séduit,

    et nous aide aussi, de façon très intéressante, à porter nous-même un autre regard, un peu de biais, sur le génie même, à la fois singulier, mais aussi très français, de Ravel, dans la ligne de son sublime « Tombeau de Couperin« – même si Bertrand Chamayou, en cet hommage, prend plutôt l’angle de son « Gaspard de la nuit« …

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    Ce dimanche 23 mars 2025, Titus Curiosus – Franncis Lippa