Étiquette : label Harmonia Mundi

  • Et jouir du quotidien le plus simple de la musique de chambre de Mozart : par exemple les Sonates pour piano et violon K. 296, 303, 380 et 481 par la magie merveilleusement déliée d’Alexander Melnikov et Isabelle Faust…

    Écouter la musique de chambre de Mozart, admirablement interprétée comme il le faut, fait un bien fou !!!

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    Ainsi, par exemple ici, des Sonates pour piano et violon K. 296, 303, 380 et 481 par la magie merveilleusement déliée de l’alliance idéale du fortepiano Christoph Kern (Staufen im Breisgau, 2014) d’après Anton Walter (Vienne 1795) d’Alexandre Melnikov et du violon Stradivarius « Sleeping Beauty » (1704) d’Isabelle Faust, dans le CD Harmonia Mundi HMM 902617 « Wolfgang Amadeus Mozart – Sonatas for fortepiano & violin – vol.4 / K. 296, 303, 380 & 481 – Isabelle Faust – Alexander Melnikov » – enregistré à Berlin du 24 au 26 juillet 2024 – :

    une grâce de simplissime élégance pour le plus simple quotidien des jours dont nous avons, par Dieu – ou bien la Nature, ou encore quelque somme de  hasards : c’est équivalent… – , à jouir de la vie…

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    Par exemple, ceci…

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    Ce dimanche de Pâques 5 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • Et la « Passion selon Saint-Jean » de Jean-Sébastien Bach, en la version révisée de 1749, par l’Ensemble Pygmalion, à l’approche de Pâques : un théâtre sacré de passions exacerbées…

    Et voici que l’Ensemble Pygmalion de Raphaël Pichon vient nous offrir, à l’approche de cette Pâques 2026, son interprétation de la « Passion selon Saint-Jean » de Jean-Sébastien Bach (BWV 245), composée en 1724, mais en sa version révisée par Bach en 1749, un an avant sa mort, en un double CD Harmonia Mundi HMM902774.75 – enregistré à Namur en avril 2025 – ,

    avec une bien belle équipe de chanteurs : Julian Prégardien, ténor, en l’Evangéliste, How Montague Rendall, baryton, en le Christ, Yin Fang, soprano, Lucile Boulanger, alto, Laurence Kilsby, ténor, Christian Immler, basse, en Pilate, et Étienne Bazola, basse, en Pierre…

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    En un article intitulé « Crucifixion » paru sur son site Discophilia le 20 mars dernier, Jean-Charles Hoffelé nous en a donné, comme à son habitude, un intéressant commentaire :

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    CRUCIFIXION

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    Ceux qui ont appris leur Saint-Jean chez Günther Ramin auront le souffle coupé. Là où le cantor de Saint Thomas faisait émerger – qu’est-ce-à-dire ? – l’appel au Sauveur, Raphaël Pichon et Pygmalion lancent des interjections fulgurantes, emportées dans un tempo fou.

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    Manière de faire surgir d’emblée un théâtre sacré qui est l’essence même de la Saint-Jean, Passion avec clous, couronne d’épines, lance, l’œuvre la plus violente – tiens, tiens ! – écrite au XVIII siècle que Raphaël Pichon fait entendre dans l’ultime version – de 1749 – . Bach, une année avant sa mort, continuait de rapprocher sa partition de la version princeps de 1724.

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    Trahison, Reniement, Jugement, Supplice, Mort, Mise au Tombeau, l’acuité visuelle déployée par les instrumentistes et les chanteurs déroule le drame – voilà – dans toute sa complexité, le discours preste qu’anime encore un prodigieux – oui ! – Évangéliste (Julian Prégardien osant le cri (Barrabas aber war ein Mörder et sa vocalise de fureur), atteint son acmé dans la comparution devant Pilate (terrible Christian Immler) et la flagellation, en fait un point de non-retour : ensuite l’œuvre va plonger dans la ténèbre jusqu’aux consolations finales du chœur, moment magique.

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    L’intensité du geste étreint Pygmalion autant que les acteurs du drame, au sommet – oui ! oui ! – le Christ d’Huw Montague Rendall  – quel merveilleux chanteur !!! – et Lucile Richardot – toujours terriblement magnifique !!! – aussi saisissante dans l’air d’outrage devant le Sauveur enchaîné que dans l’élévation spirituelle d’Es ist vollbracht, mais écoutez avec attention chaque mot du Servus de Laurence Kilsby(Erwäge, wie sein blutgefärbter Rücken), merveilleux ténor – oui, oui…

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    Cette Saint-Jean qui rebat les cartes d’une discographie fournie – elle s’approche singulièrement de celle de Peter Schreier par l’esprit sinon par les moyens – s’accompagne de la réédition d’une autre splendeur, la Musique funèbre pour le Prince Leopold d’Anhalt-Cöthen – ma version favorite avec celle de Gustav Leonhardt.

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    Déjà Aline Blondiau et Hugues Deschaux veillaient sur le Bach de ce jeune homme inspiré. Douze ans plus tard, ce disque n’a pas pris une ride.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750)

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    Johannes-Passion,
    BWV 245
    (version 1749)

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    Julian Prégardien,
    ténor (L’Évangéliste)
    Huw Montague Rendall,
    baryton (Le Christ)
    Ying Fang, soprano (Ancilla)
    Lucile Richardot, contralto
    Laurence Kilsby, ténor (Servus)
    Christian Immler, basse (Pilatus)
    Etienne Bazola, basse (Petrus)

    Pygmalion
    Raphaël Pichon, direction

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    Un album de 2 CD du label harmonia mundi HMM 902774.75
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    Johann Sebastian Bach(1685-1750)

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    Köthener Trauermusik,
    BWV 244a

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    Sabine Devieilhe, soprano
    Damien Guillon,
    contre-ténor
    Thomas Hobbs, ténor
    Christian Immler, basse

    Pygmalion
    Raphaël Pichon, direction

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    Un album du label harmonia mundi HMM 93221
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    Photo à la une : le chef Raphaël Pichon – Photo : © Fred Mortagne

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    Un article de Jean-Charles Hoffelé sur cette « Saint-Jean » de Bach à comparer avec celui, intitulé « Un monde en soi« , en date du 15 avril 2022, consacré à la précédente « Saint-Matthieu » de Bach par Pygmalion,

    soit le triple CD Harmonia Mundi HMM 902691.93 de Pygmalion – et je relève au passage que trois chanteurs seulement  sont communs à ces deux Passions enregistrées par Pygmalion :Julian Prégardien, Lucile Richardot et Étienne Bazola…

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    À méditer et ré-écouter, en cette approche de Pâques 2026, en une actualité hallucinée…

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    Ce lundi 23 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’exceptionnelle poésie de Pierre Gallon en un intense récital de musique anglaise de la Renaissance, « After Dark – A Midnight Fantasia », sur un virginal-muselaar, un clavecin flamand, un clavecin italien, ainsi qu’un toy piano…

    C’est avec une très vive et très profonde émotion musicale qu’il faut saluer bien bas l’exceptionnelle poésie – wow !!! – du magnifique – une nouvelle fois… – Pierre Gallon en un intense récital – excellemment composé – de musique anglaise de la Renaissance, le CD Harmonia Mundi HMM 902765 « After Dark – A Midnight Fantasia«  – le lieu et la date de l’enregistrement ne figurent pas sur le livret… – ,

    sur un virginal-muselaar (de Jean Tournet et Emile Jobin : 1973/2013), un clavecin flamand (d’Emmanuel Danset et Julien Bailly, atelier Marc Ducornet : 2020), un clavecin italien (de Philippe Humeau : 2015) ainsi qu’un toy piano (de Claire Berget : 2024) – les prises de son sont confondantes de pureté ! – ,

    avec des œuvres splendides de William Byrd (ca. 1640 – 1623), John Dowland (1563 – 1626), John Bull (ca. 1562 – 1628), Richard Edwards (1525 – 1566), Anthony Holborne (ca. 1545 – 1602) et Peter Philips (ca. 1560 – 1628), et quelques anonymes, aussi, ainsi qu’une pièce de Bernard Foccroulle (né en 1953), intitulée « Night« …

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    Une merveille de musique !

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    Ce samedi 7 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Se ré-enchanter aux sublimissimes « Sonates du Rosaire » (1678) de Heinrich Ignaz Franz Biber (1644 – 1704) en un sidérant double CD Glossa de Leila Schayegh et La Centifolia…

    Lors de nombreuses parutions d’enregistrements discographiques des merveilleuses « Rosenkranzsonaten » de Heinrich Ignaz Franz Biber (Wartenberg, 1644 – Salzbourg, 1704), depuis celui, éminemment marquant, de Reinhard Goebel pour Archiv Production – enregistré à Cologne au mois de janvier 1990 – , j’ai régulièrement  consacré divers articles sur mon blog à ces CDs,

    le plus récent de ces articles étant celui du 24 février 2023 « Une nouvelle enthousiasmante interprétation des fameuses Sonates du Rosaire, du grand Heinrich-Ignaz-Franz Biber, soit le double CD des « Mystery Sonatas », par Amandine Beyer et Gli Incogniti… » pour l’interprétation d’Amandine Beyer en son double CD Harmonia Mundi HMM 902712.13…

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    Et voici que la très excellente violoniste Leila Schayegh vient de nous offrir, avec de sublimes violons – au nombre de 4 : son Andrea Guarneri (Crémone, 1675) et son Dmitri Badianov (La Haye, 2023), et deux Jakobus Stainer (Absam, 1654 et Absam, 1655) qui lui ont été prêtés pour cet enregistrement… – , avec l’ensemble La Centifolia – constitué ici d’Alberto Gaspardo à l’orgue, Cristiano Gaudio au clavecin, Daniele Caminiti au théorbe et à l’archiluth, Brigitte Gasser au liront, et Federico Abraham, au G violone, intervenant selon les réquisits (et les choix de Leila Schayegh) des 15 Sonates réclamant la participation d’un continuo ; l’ultime 16e Sonate, Passagaglia, étant , elle, a violino solo… – , un sidérant double album Glossa GCD 924208 « Rosenkranzsonaten » – enregistré au Kloster Fischinger au mois de novembre 2024 – , d’une stupéfiante mystique intériorité – probablement pour satisfaire les goûts du très exigeant prince-évêque de Salzbourg, Maximilian Gandolf, comte von Kuenburg (Graz, 1622 – Salzbourg, 1687), distincts de ceux du précédent magnifique employeur, intensément mélomane, de Biber, à Olmütz et Kremsier, le flamboyant évêque Carl II von Liechtenstein-Castelcorn (Glatz, 1623 – Olmütz, 1695)…  – , dont Leila Schayegh s’explique superbement dans le détail passionnant du livret, aux pages 14 à 18…

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    Mais, ayant procédé à une écoute comparative de l’extraordinaire Passagaglia conclusive, a violino solo, par Leila Schayegh – ni podcast ni vidéo disponible pour le moment… – , d’une durée de 9′ 15, en novembre 2024, par Amandine Beyer – écoutez ici – , d’une durée de 7′ 50, en septembre 2022, et par Hélène Schmitt – écoutez ici – d’une durée de 10′ 35, en septembre 2014, en son extraordinaire double album Aeolus AE – 10256,

    il me faut avouer que ma préférence va à l’interprétation d’une sensualité mystique encore plus sidérante de la merveilleuse Hélène Schmitt…

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    Ce mercredi 25 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa