Étiquette : label Harmonia Mundi

  • La magie de Raphaël Sévère et Adam Laloum transcrivant pour clarinette et piano des Lieder de Schumann, Brahms et Wagner, en un CD « Sing ! Songs without words »…

    Oui, c’est un bel exploit musical que de réussir à donner un équivalent vraiment splendide, radieux, de Lieder accompagnés de piano en remplaçant – la transcription est de Raphaël Sévère lui-même – les paroles chantées par le chant merveilleusement combiné de la clarinette et du piano, subtilement servi par le jeu magnifique de Raphaël Sévère – né à Rennes le 15 septembre 1994 – et Adam Laloum – né à Toulouse le 25 février 1987  – , dans le CD Harmonia Mundi HMM 902746 « Sing ! Songs without words – Schumann – Brahms – Wagner« , pour un choix de 10 Lieder de Robert Schumann, 13 de Johannes Brahms, et 3 des 5 « Wesendonk Lieder » de Richard Wagner – en un enregistrement réalisé à Mons au mois de janvier 2025 … 

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    Ce très beau CD étant dédié par Raphaël à Johanna sa fiancée, nous est-il discrètement confié à la fin du livret…

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    Ce CD de « Romances sans paroles » est né aussi et peut-être d’abord, ainsi que l’explique très bien Raphaël Sévère en 4 pages d’Entretien, aux pages 4 à 7 du livret de ce CD, d’un désir d’élargir le répertoire « un rien limité – une cinquantaine de pièces » de son instrument la clarinette, qui, par ailleurs, se trouve être « l’instrument idéal pour imiter la voix humaine«  – et déclarer sa flamme…

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    Et Raphaël Sévère et Adam Laloum sont deux musiciens dont j’apprécie beaucoup, beaucoup, et régulièrement, les très fines et déliées interprétations au disque… 

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    Ce magique CD « Sing ! » de très touchantes « Musiques sans paroles » – dédiées à Johanna… – est tout simplement magnifique. 

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    Ce samedi 22 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le chef d’oeuvre de Georges Enesco, son Octuor Op. 7, splendidement servi en une version pour orchestre à cordes par l’Ensemble Resonanz et Tabea Zimmermann…

    C’est une splendide interprétation de la transcription de l’Octuor en Do majeur, Opus 7, de Georges Enesco (1881- 1955)  viennent nous offrir au CD Harmonia Mundi HMM 902737 « Britten- Lachrymae – Enescu – String Octet (versions for string orchestra) » l’Ensemble Resonanz et l’altiste magicienne Tabea Zimmermann…

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    L’Octuor de Georges Enesco (de 1900) est un chef d’œuvre absolu,

    et les Lachrymae, Opus 48a (1976) de Benjamin Britten (1913 – 1976) une œuvre poignante absolument bouleversante…

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    Une splendide réalisation discographique, tout simplement.

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    Ce vendredi 21 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La bluette tragique et sucrée du « Piramo e Tisbe » de Hasse (en 1768), par l’Académie für Alte Musik Berlin…

    Le double CD Harmonia Mundi HMM « Piramo e Tisbe » (créé en 1768) de Johann Adolf Hasse (1699 – 1783), servi par l’Akademie für Alte Musik Berlin dirigée par Bernhard Forck – enregistré à Berlin au mois de mai 2024 – , n’a hélas pas soulevé mon enthousiasme, ni emporté ma conviction :

    une bluette sucrée et pas assez tragique – d’un compositeur de transition : entre les génies de Jan Dismas Zelenka (1679 – 1745), qu’il a supplanté à Dresde, et Wolfgang Amadeus Mozart (1756 – 1791)… – ,

    même si les choses s’arrangent dans la seconde partie : moins sucrée et davantage tragique…

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    Mais on est encore assez loin de la splendeur envoûtante de l’ »Idoméneo, re di Creta » (créé en 1781) de Mozart…

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    Ce vendredi 14 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Les limites d’une appropriation (par Bach), et l’écart entre deux univers » : celui, germanique, de Bach, et celui, follement poétique et envolé, des Vénitiens Alessandro et Benedetto Marcello et Antonio Vivaldi : hélas, hélas, hélas…

    En forme de confirmation de mon article – assez critique – « Vacances vénitiennes baroques avec Gli Incogniti d’Amandine Beyer, et le bien beau hautbois d’Emmanuel Laporte… On s’envole…«  en date du 20 octobre dernier,

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    cet article-ci « Ultramontisme » aujourd’hui de Jean-Charles Hoffelé – un peu moins critique que moi, mais allant cependant tout à fait dans mon sens... – :

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    ULTAMONTISME

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    Que cherchait Bach chez les Italiens qu’il entendit si souvent durant ses années de Weimar ? Amandine Beyer et ses « Inconnus », confrontant sept Concertos (dont trois Brandebourgeois) à quatre opus signés par Vivaldi ou les deux Marcello, ouvrent plusieurs pistes.

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    Celle de la polychromie est la plus courue, le transfert est évident dans l’effectif fourni du Troisième Brandebourgeois, mais plus que la palette, c’est la lumière qui envahit – superbement ! – les opus concertants, portés d’abord par cette soprano d’opéra qu’est chez Vivaldi le violon.

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    Ce que l’Italie infuse – mais pas assez ! – chez Bach, c’est l’effervescence – oui : jubilatoire de Vivaldi et des frères Marcello..! – le concerto masquant à peine la scène, la vitalité faisant exulter les polyphonies, les rythmes imposant une folie giocoso – voilà, voilà ! – tout cela Amandine Beyer l’envole – oui – de son archet, les allers et retours des deux versants des Alpes créant un vertige – au bénéfice enflammé des Vénitiens !

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    La virtuosité en est le fil conducteur, violons-castrats étourdissant dans le Concerto à 3 en ré majeur qui semble à peine se souvenir de son clavecin originel, à quoi répondent les paysages lagunaires du grand Concerto en mi mineur de Benedetto Marcello.

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    Les mises en regard sont aussi surprenantes qu’évidentes au long de ce voyage, mais comment ne pas entendre dans le Concerto pour hautbois d’Alessandro Marcello – le sommet enthousiasmant de ce CD ! – cette dimension poétique que Bach n’aura pas – trois fois hélas !!! – faite sienne ?

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    Ici s’illustrent les limites d’une appropriation – hélas, oui – , et l’écart – insurmontable par Bach… – entre deux univers, qu’Amandine Beyer et Gli Incogniti exposent avec autant de brio que de tendresse. Serait-ce leur plus bel album ? – pas pour moi…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Bach from Italy
    The Vivaldi & Marcello Influences

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750)

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    Concerto brandebourgeois
    No. 4 en sol majeur, BWV 1049

    Concerto brandebourgeois
    No. 3 en sol majeur, BWV 1048

    Concerto pour 2 violons, cordes et basse continue en ré mineur, BWV 1043
    Concerto pour hautbois d’amour, cordes et basse continue en la majeur, BWV 1055R
    Concerto pour 3 violons, cordes et basse continue en ré majeur, BWV 1064R
    Concerto brandebourgeois No. 5 en ré majeur, BWV 1050
    Concerto pour hautbois, violon, cordes et basse continue en ut mineur, BWV 1060R

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    Antonio Vivaldi (1678-1741)

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    Concerto pour 2 violons, violoncelle, cordes et basse continue en ré mineur, RV 565, Op. 3 No. 11
    Concerto pour 4 violons, violoncelle, cordes et basse continue en si mineur, RV 580, Op. 3 No. 10

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    Alessandro Marcello (1673-1747)

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    Concerto pour hautbois, cordes et basse continue en ré mineur, S. Z799

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    Benedetto Marcello (1686-1739)

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    Concerto pour violon, cordes et basse continue en mi mineur, S. C788, Op. 1 No. 2

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    Gli Incogniti
    Amandine Beyer, violon principal, direction

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    Un album de 2 CD du label harmonia mundi HM 902769.70

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    Photo à la une : la violoniste Amandine Beyer – Photo : © DR

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    Bach manque beaucoup de cette folle poésie jubilatoire de Vivaldi et des frères Marcello,

    à mon goût tout du moins…

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    Ce jeudi 13 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa