Étiquette : label Le Palais des Dégustateurs

  • De bien féconds échanges de courriels avec Eric Rouyer, le créateur du passionnant label de disques Le Palais des Dégustateurs : sur le travail de Manuel Cornejo et sur le brillant « Special Achievement Award 2025 » de l’International Classical Music Awards (ICMA) décerné au Palais des Dégustateurs…

    De bien féconds et fréquents échanges de courriels avec Éric Rouyer, le créateur du passionnant label de disques Le Palais des Dégustateurs, témoigne ce courriel de réponse ce matin, à 7h10, à son envoi d’hier matin à 8h00 ; 

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    Merci, cher Éric,

    pour l’envoi de ce bien intéressant article https://www.musicologie.org/26/maurice_ravel_correspondance_ecrits_et_entretiens.html sur le passionnant et indispensable colossal travail ravelien de l’ami Manuel Cornejo.
    Il existe donc encore quelques lecteurs patients et scrupuleux : passionnés, tel que Raphaël Sebaoun en cet article sien…
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    Et aussi, bien sûr, mes chaleureuses félicitations pour la très éclatante reconnaissance publique accordée au Palais des Dégustateurs
    pour la série de ses CDs consacrée à Carlos Païta :
    par l’ International Classical Music Awards (ICMA) et son Special Achievement Award 2025,
    que j’ai apprise par la lecture hier du site de Crescendo Magazine…
     
    Même si pareille brillante reconnaissance est loin d’être méritée seulement (!) pour cette réédition des enregistrements de Carlos Païta…
     
    Bien fidèlement,
    Francis, 
    à Bordeaux
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    Ce mercredi 14 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Poursuite de la passionnante publication des très marquants enregistrements symphoniques du grand Carlos Païta, par Le Palais des Dégustateurs d’Eric Rouyer…

    Avec la réception du CD PDD045 « Janacek-Dvorak« ,

    je m’avise que le Palais des Dégustateurs d’Eric Rouyer en est à son septième album d’interprétations symphoniques du chef argentin Carlos Paîta,

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    les CDs

    PPD036 « Chostakovitch – Bruckner« ,

    PDD037 « Tchaïkovky« ,

    PDD039 « Mussorgsky – Berlioz« ,

    PDD040 « Brahms – Beethoven« ,

    PDD041 « Shostakovich – Silvestrov« ,

    PDD043 « Bruckner« ,

    PDD045 « Janacek – Dvorak« …

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    Un très très beau travail… 

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    Ce lundi 22 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Entrer dans l’univers musical délicat et discret d’Anatoli Liadov (1855-1914) avec le tendre CD « Liadov  » du pianiste Billy Eidi, du Palais des Dégustateurs (PDD047)…

    C’est une entrée dans l’univers musical délicat de l’assez discret compositeur russe Anatoli Liadov (Saint-Pétersbourg, 12 mai 1855 – Borovitchi, 28 août 1914) que nous invite à esquisser le clair piano de Billy Eidi, dans le très beau CD « Liadov » PDD047  que vient de très amicalement nous adresser le cher Éric Rouyer ;

    un univers pianistique de Préludes, Mazurkas, Barcarolle, Berceuse, Idylle – dans un sillage épuré de ceux et celles de Chopin – , dans lequel ce CD – enregistré à Aix-en-Provence du 21 au 24 octobre 2024 – nous offre, pour notre doux ravissement, quelques tendres et délicates fines escapades…

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    Dont les 7 pages du livret, signées du compositeur Guy Sacre, nous tracent un élégant et très pertinent chemin d’écoute.

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    Merci, merci, de cette attentionnée initiation de l’oreille et du goût, par le CD, à l’œuvre subtil, très fin et discret, d’Anatoli Liadov…

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    Ce dimanche 14 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A cœur et à vif : quelques remarques sensibles à propos du saisissant CD « Anton Bruckner – Symphony n° 9 – Carlos Païta », PDD 043 du Palais des Dégustateurs, cette belle reconnaissance intitulée « Noir, c’est noir : Bruckner par Carlos Païta », dans Crescendo Magazine : une affolante éperdue course à l’abîme et à une totale effrayante déréliction, à la Egon Schiele, pour ce chef d’œuvre laissé inachevé par Bruckner, en une interprétation-incarnation diaboliquement juste…

    A propos du saisissant CD « Anton Bruckner – Symphony n° 9 – Carlos Païta », le tout récent CD PDD 043 du Palais des Dégustateurs – en un courriel en date du 3 mars dernier, j’en accusai réception auprès de l’ami Eric Rouyer par ce tout simple constat, complétant ma signature : ‘‘Francis, qui adore la Symphonie n° 9« … –,

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    voici tout simplement ce juste et éloquent article signé Pierre-Jean Tribot sur le site de Crescendo Magazine, joliment intitulé « Noir, c’est noir : Bruckner par Carlos Païta« , en date de tout juste hier mardi 11 mars – avec quelques brèves incises, au passage, de ma part – :

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    Noir, c’est noir : Bruckner par Carlo Païta

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    LE 11 MARS 2025 par Pierre Jean Tribot
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    Anton Bruckner (1824-1896) :  Symphonie n°9 en ré mineur, WAB 109. Philharmonic Symphony Orchestra, direction : Carlo Païta. 1992. Livret en français et en anglais. Durée 51’28’’. Palais des dégustateurs PDD043.

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    Dans le cadre de sa – passionnante et très nécessaire – série – de CDs – consacrée à Carlo Païta, le Palais des Dégustateurs propose un enregistrement de concert inédit – voilà ! – du chef d’orchestre dans la Symphonie n°9 de Bruckner. Cet enregistrement est particulièrement intéressant – oui !  et même davantage… -, car le chef n’avait pas laissé de témoignage de studio dans cette symphonie ; en effet, il n’a enregistré pour son label Lodia que les Symphonies n°4 et n°8.

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    Au premier examen du disque, on est  frappé – déjà ! – par le minutage annoncé : 51’28’’ ! Certes, comparaison n’est pas raison, mais c’est déjà un indicateur de la houle orchestrale – voilà : une houle ! ; et elle est proprement saisissante !!! – qui traverse – et porte et emporte – cette interprétation.

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    Carlos Païta prend la partition à bras le corps – on ne saurait mieux dire : c’est totalement physique !!! – , c’est sans répits, c’est brassé et tumultueux ! Le climat est sombre, crépusculaire – oui -, et le chef impose une noirceur – oui : c’est l’expression juste !  – sans pareille – voilà ! – au mouvement initial “Feierlich, misterioso” – qui nous empoigne et nous emporte, sans un instant rien relacher en intensité de cette terrible étreinte physique !.. Le célèbre “Scherzo. Bewegt, lebhaft – Trio. Schnell” , mené en 8”25’’ est ahurissant de tension – lui aussi -, avec un trio à l’urgence totale – oui, oui ! – ne laissant pas – en effet… – le moindre répit émotionnel. Quant à ‘l’Adagio. Langsam. Feierlich” conclusif _ où personnellement je me suis laissé noyer et asphyxier, tétanisé… -, il poursuit – par des moyens inverses – cette course à l’abîme, ne préservant pas la moindre pause de répit dans cet océan de variantes d’obscurité et d’orages des ténèbres – dans lequel nous nous enfonçons sans pouvoir en rien lutter, tétanisés que nous sommes… Carlo Païta préserve l’arc dramatique et ne ménage pas la moindre seconde de transition, galvanisant – voilà – les pupitres de son orchestre, le repoussant au-delà de ses limites.

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    Bien sûr, la prise de son de concert présente quelques limites en termes de restitution, mais la houle orchestrale de cette interprétation unique dans la discographie – voilà – en fait une version à connaître absolument – c’est certain ! Les brucknériens tant mystiques que métaphysiciens vont sans doute détester, mais les amoureux de l’art de la direction d’orchestre – mais de la musique aussi et surtout : il ne s’agit pas seulement, en effet, d’un simple tour de force de virtuosité de la direction d’orchestre de la part de Carlos Païta ; c’est beaucoup plus profond que cela ! Cela concerne l’essence même de l’œuvre en l’épaisseur et profondeur de sa chair musicale la plus à vif même… – vont se repasser ce disque en boucle ! – absolument… Et ce final est pour mon écoute ici par Païta une terrifiante déréliction (conduisant même à très court terme à la mort par tétanie et épuisement des forces vitales…) à la Egon Schiele (Tulin an der Donau, 12 juin 1890 – Vienne, 31 octobre 1918 ; je ne sais ce qu’aurait pensé de ce rapprochement-ci Anton Bruckner lui-méme (Ansfelden, 4 septembre 1824 – Vienne, 11 octobre 1896), compatriote autrichien de Schiele, certes, mais d’une toute autre génération : ils n’ont même pas pu se connaître ; et appartiennent aussi à des univers artistiques a priori très éloignés : nulle once de mysticisme, par exemple, en l’œuvre picturale, sublime elle aussi, d’Egon Schiele…

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    Son : 7 – Livret : 9 – Répertoire : 10 – Interprétation : 10

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    Pierre-Jean Tribot

     

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    Mes incises inserrées ici en ce très juste commentaire de Pierre-Jean Tribot, mettent donc l’accent sur la course à l’abîme affolante et effrénée des deux premiers mouvements de cette grandissime – sublime –  9e Symphonie d’Anton Bruckner, suivis de la terrible déréliction, alentie elle, jusqu’à immobilité, à la Egon Schiele, du 3e mouvement, de cette œuvre sublime, oui, laissée inachevée par le compositeur, comme effaré et bras coupés en cette ultime création, transcendante et immanente à la fois, de sa part, et qui le submerge…

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    Une interprétation-incarnation saisissante, j’insiste, de la part de ce chef singulier – et diaboliquement juste ! –qu’est Carlos Païta (Buenos-Aires, 10 mars 1932 – Buenos-Aires, 19 décembre 2015), et qui va infiniment loin et profond, donc, pour ce chef d’œuvre lui-même foudroyant d’Anton Bruckner…

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    Un CD du Palais des Dégustateurs qui marque donc à cœur et à vif !

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    Ce mercredi 12 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa