Étiquette : label Pentatone

  • L’expérience marquante d’aborder l’œuvre impressionnante du formidable Alberto Ginastera (1916 – 1983) par ses trois splendides et singuliers quatuors à cordes Op. 20 (1948), Op. 26 (1958-1968) et Op. 40 (1973-1978), par le Miro Quartet et Kiera Duffy : une musique singulière absolument enthousiasmante !..

    C’est une expérience assurément très forte d’aborder l’œuvre tout à fait impressionnante du formidable Alberto Ginastera (Buenos-Aires, 11 avril 1916 – Genève, 25 juin 1983), immense compositeur du XXe siècle, par ses trois splendides et singuliers quatuors à cordes Op. 20 (1948), Op. 26 (1958-1968) et Op. 40 (1973-1978), dans l’interprétation au disque du Miró Quartet – constitué de Daniel Ching et William Fedkenheuer, violons, John Larges, alto, et Joshua Gindele, violoncelle – et Kiera Duffy, soprano, en le splendide CD Pentatone PTC 5187 412 « Ginastera – String Quartets » – enregistré à Austin du 2 au 7 décembre 2024…

    …

    Et regarder ici cette brève vidéo (de 0′ 54) d’un trop court extrait du stupéfiant Quatuor n°3 Op. 40, avec la participation de Kiera Duffy, soprano…

    …

    …

    Sur ce tout à fait marquant CD,

    lire l’article « Ginastera – String Quartets- album review – compelling and colourful » du Guardian du 24 juillet 2025 sous la plume d’Andrew Clements, qui va en peu de mots à l’essentiel :

    …

    …

    Lire aussi la précise recension de ce CD par Andrew Farach-Colton parue dans Grammophon au mois de septembre 2025  :

    …

    Chamber Review

    GINASTERA String Quartets

    September 2025

    1 min read

    Andrew Farach-Colton

    …

    Each of these three quartets comes from a distinct stylistic phase – c’est important – in Alberto Ginastera’s output. The First (1948), from the end of the Argentine composer’s self-described period of ‘Objective Nationalism’, abounds with rhythmic energy, swinging syncopations and blunt, folk-like melodies. Initially, I thought the Miró Quartet’s tempo for the opening Allegro violento ed agitato a bit slow, but checking the score it seems they’ve hit the suggested metronome mark spot on. Not only that, but the scherzo-like Vivacissimo that follows has exactly the same marking (with more notes per beat, so it seems faster), linking the movements in an illuminating way.

    The language of the Second Quartet (1958), from the period of ‘Subjective Nationalism’, is considerably more dissonant – voilà – and its emotions far more febrile – listen, say, to the fever dream at 2’30 » in the Adagio angoscioso – but this work often retains its predecessor’s syncopated drive, too, as if Ginastera had taken many of the sounds and techniques developed by Schoenberg et al – voilà – and made them his own. And even in the modernist, or ‘neo-expressionist’, world of the Third (1973), the terrain of the Argentine pampas is still faintly recognisable. This final entry in the genre employs a soprano (modelled after Schoenberg’s Second Quartet – en effet – ) who sings settings of poetry by Jiménez, Lorca and Alberti in four of the five movements.

    Benita Valente sang the premiere of the Third with the Juilliard Quartet in 1974 but didn’t record it until 2000 (Bridge) – again with the Juilliard – when her voice had lost some freshness. It’s a terrific performance nonetheless, but this new one is even better. Kiera Duffy negotiates the Drammatico movement’s high-wire vocal act with aplomb and is warmly expressive, even romantic, in the yearning Amoroso at the quartet’s centre and in the other-worldly finale.

    There have been satisfying recordings of the three Ginastera quartets by the Latinoamericano (Brilliant), Lyric (ASV, 10/96) and Enso¯ (Naxos) quartets, but the Miró give the most technically polished accounts yet – voilà – of these extraordinary works – assurément ! Il faut vraiment les découvrir !!! – , and the foursome’s scrupulousness in no way inhibits the sheer gusto with which they dig into them. All in all, then, a stunning achievement – and gorgeously recorded, too – parfaitement…

    …

    Et surtout regarder la vidéo enthousiaste (de 6′ 05) de Dave Hurvitz, en date du 24 août 2025…

    …

    Cf aussi mon précédent article « Revenir explorer avec intense plaisir l’oeuvre d’Alberto Ginastera (1916 – 1983) : le beau CD cpo « Alberto Ginastera – String Quartet N°1 – Piano Quintet Op. 29 – Maurice Ravel – String Quartet Op. 35 » du Minguet Quartett et Michael Korstick… » en date du 16 avril 2026, qu’on peut relire ici…

    …

    …

    Ces trois Quatuors à cordes d’Alberto Ginastera, magnifiquement interprétés ici par le Miró Quartet, sont des chefs d’œuvre puissants, éblouissants en leur éminente singularité !

    Enthousiasmants à un degré rare !!!

    …

    L’immense Alberto Ginastera mérite toute notre attention-affection-admiration infiniment reconnaissante…

    …

    Ce dimanche 21 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Apprécier l’ultime Quatuor de Beethoven, l’Op. 135, le n°16, par les Diotima : son humour magistral…

    Le brillant Quatuor Diotima, constitué de Yun-Peng Zhao et Léo Marillier, violons, Franck Chevalier, alto, et Alexis Descharmes, violoncelle – la formation même que j’ai pu admirer le 1er mai dernier dans les Quatuors n°2 de Lucien Durosoir et Leos Janacek au château Mombet à Saint-Lon-les-Mines, en Chalosse (cf l’enthousiasme de mon article du 2 mai : « Immense concert Janáček – Durosoir hier soir au château Mombet à Saint-Lon-les-Mines, en Chalosse, par un Quatuor Diotima au plus haut inspiré, avec deux éblouissants et étourdissants chefs d’œuvre sublimes, le Quatuor à cordes n°2 « Lettres intimes » (de 1928), et le Quatuor en Ré mineur n° 2 (de 1922) : la puissance et la gloire…« … – , vient nous offrir un passionnant coffret de 3 CDs Pentatone PTC 5187 604 « Beethoven – The Late String Quartets » – soient les n°12 Op. 127, n°13 Op. 130, n°14 Op. 131, n°15 Op. 132, la Grande Fugue 0p. 133, et n°16 Op. 135 ; enregistrés à la Ferme de Villefavard du 11 au 16 juillet et du 17 au 20 décembre 2024 – , pour 3h 17′, de musique sublimissime, Ecoutez-en ici dont j’ai choisi de commencer l’écoute par le merveilleux ultime Quatuor n°16 Op. 135 – sur ce sublime Quatuor, plein d’humour, cf mon article en date du 23 juin 2020 : « Musiques de joie : la sérénité vibrante de vie du dernier Quatuor à cordes op. 135 de Beethoven« , comportant le podcast de l’interprétation splendide en 1981 de l’Alban Berg Quartet (24′ 34)…

    …

    Écoutez-en ici le magique magistral 4eme et dernier mouvement, plein d’humour…

    …

    Ce samedi 20 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La magie des métamorphoses magnifiques d’Anna Lucia Richter : de son Schubert (enregistré en 2018) à son Brahms (en 2022) et maintenant son Mahler (en 2024) !!!

    Oui,

    ce sont bien de magiques métamorphoses magnifiques d’Anna Lucia Richter que nous offrent les splendides CDs « Heimweh – Schubert Lieder » – PTC 5186 839 – , « Brahms Lieder » – PTC 5186 986 – et « Malher – Songs of Fate » – MYR 036 – enregistrés à Hilversum en mai 2018 pour le label Pentatone ; à Raiding en février – mars 2022 pour Pentatone ; et à Cologne en octobre 2024 pour le label Myrios Classics,

    par une chanteuse qualifiée de soprano en 2019 pour son CD Schubert, puis de mezzo-soprano en 2022 pour son CD Brahms et en 2025 pour son CD Mahler…

    …

    C’est assez stupéfiant !

    …

    De plus,

    la blonde jeune-fille de la pochette du CD Schubert – cf l’image qu’en donne l’article de Jean-Charles Hoffelé « Mélancolie » du 18 août 2023  – est devenue une jeune-femme châtain pour le CD Brahms – cf l’image donnée dans l’article de Jean-Charles Hoffelé « Liedersängerin » du 9 juin  2023  – , et maintenant une très belle dame brune pour le CD Malher – cf l’image de l’article de Jean-Charles Hoffelé « Mutters Stimme » du 5 novembre 2025…

    …

    Écoutez-la ici dans le sublime « Der Hirt aux dem Felsen » (12′ 25) de son CD Schubert ;

    puis dans cette vidéo en concert de « Der Tod, das ist die kühle Nacht » (3′ 02) de Brahms, avec Ammiel Bushakevitz ;

    et dans ce podcast du bouleversant « Urlicht » (5′ 24) de son CD Mahler…

    …

    …

    Anna Lucia Richter :

    une chanteuse dont nous guettons assurément désormais avec impatience la prochaine métamorphose d’accomplissement…

    …

    Ce lundi 17 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un vivant tropisme tchèque qui m’est cher : les Danses slaves de Dvořák par Simon Rattle, maintenant bien chez lui en cette Prague si musicale…

    J’ai personnellement un fort tropisme tchèque, et pas seulement musical : j’aime Prague.

    …

    Je me réjouis donc de la fort juste appréciation, qu’en son article « Paysages de l’empire » de ce jour, la très fine oreille de Jean-Charles Hoffelé vient de percevoir et proclamer sur son blog Discophilia à propos du marquant très beau CD Pentatone PTC 5187414 « Dvorak – Slavonic Dances » que Sir Simon Rattle, parfaitement chez lui à Prague, a enregistré, à la tête du Czech Philharmonic, dans la salle Dvořák du Rudolfinum, au cœur si chaleureux de la ville de Prague – du 29 au 31 janvier, et du 9 au 11 avril 2025… 

    …

    Voici donc cet article :

    …

    PAYSAGES DE L’EMPIRE

    …

    Des suites de danses ? Sir Simon Rattle, de plus en plus incliné vers la musique tchèque, et enfin chez lui – oui – à Prague, est plus sensible aux paysages – de cette Bohème de Dvorak.

    …

    Ce qui chez certains aura poussé les fantaisies de Dvořák vers l’unité symphonique ne le frôle pas pour autant : les rythmes sont vifs, et si l’orchestre reste toujours très plein, les couleurs chatoient – oui – mais sont capables soudain de cet automne – voilà – qui sera au long des deux cahiers la seule expression un peu nostalgique – oui, oui.

    …

    Dans les splendeurs – oui – des Tchèques, Rattle fait entendre quantité de détails, d’accents, d’équilibres – oui, très fins – qui disparaissent souvent dans la furia des danses sous d’autres baguettes moins aiguisées, il infuse aussi ici où là quelques notes d’humour qui rendent le giocoso piquant, et ne parle pas seulement l’idiome national : il y a des reflets de Brahms dans son Dvořák, et même parfois un peu de Johann Strauss – des Viennois de l’Empire…

    …

    J’entends déjà les puristes crier à l’hérésie, mais ceux qui n’ont pas de bouchons d’oreilles se régaleront – parfaitement !!! C’est ce que je me dis moi aussi…

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    Antonín Dvořák (1841-1904)

    …
    Danses slaves, Cahier I,
    Op. 46, B. 83

    Danses slaves, Cahier II,
    Op. 72, B. 147

    …

    Orchestre Philharmonique Tchèque
    Sir Simon Rattle, direction

    …

    Un album du label Pentatone PTC 5187414
    …

    Photo à la une : le chef d’orchestre Sir Simon Rattle –
    Photo : © Petra Hajska

    …

    Un bain mordoré et vivant de fraîche poésie tchèque…

    …

    Ce samedi 15 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa