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  • Un vrai bon bain frais de jouvence musical, à la découverte de jubilatoires Ouvertures et Concertos de divers Collèges de musique de Leipzig (avant l’arrivée de Bach en 1724, et dans l’élan festif du très joyeux Telemann), entre 1700 et 1720 : le vent frais du délicieux CD « The Leipzig Collegium Musicum – Vol. 1 : Music before Bach », du Neues Bachisches Collegium Musicum, sous la baguette aérienne, véloce et très inspirée de Reinhard Goebel…

    C’est un vrai bon bain frais de jouvence musical – écoutez donc ceci, de Georg-Philipp Telemann qui clôt le CD…  – , à la découverte de jubilatoires « Ouvertures » et « Concertos » de divers Collèges de musique de Leipzig (avant Bach, et dans l’élan du bon et généreux Georg-Philipp Telemann (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 25 juin 1767), activement présent à Leipzig quatre années durant, de 1701 à 1705 – nous apprend la notice du livret, signée Reinhard Goebel, à la page 9 du livret – ), entre 1700 et 1720, que vient nous apporter le vent frais et virtuose du délicieux CD Pentatone PTC 5281 592 « The Leipzig Collegium Musicum – Vol. 1 : Music before Bach » du Neues Bachisches Collegium Musicum, sous la baguette véloce et riante du plus jeune que jamais – il est né à Siegen le 31 juillet 1952 – Reinhard Goebel – un superbe CD enregistré à Leipzig du 6 au 9 mai 2024…

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    Ce sont en effet divers Collèges de Musique qui cohabitèrent et se succédèrent – et un peu difficiles à démêler les uns des autres… – en la dynamique ville universitaire de Leipzig, toutes ces années-là, avec un puissant rayonnement dans toute l’Allemagne, et faisant face à une certaine hostilité, sur place, du plus sévère Cantor de l’église Saint-Thomas à partir de 1684, Johann Kuhnau (Geising, 6 avril 1660 – Leipzig, 5 juin 1722), arcbouté, lui, sur la défense des traditions musicales germaniques, et très hostile aux influences musicales en provenance d’Italie et de France…

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    Et parmi les noms présents en ce délicieusement très festif récital, figurent en bonne place ceux de Georg Philipp Telemann, Johann Friedrich Fasch (Buttelstädt, 15 avril 1688 – Zerbst, 5 décembre 1758) et Christoph Graupner (Kirchberg, 13 janvier 1683 – Darmstadt, 10 mai 1760) que j’adore tout particulièrement et dont je collectionne depuis longtemps les CDs qui leur sont consacrés ! Dans l’esprit follement inventif et jubilatoire, qui emporte et transporte !, de leur ami Telemann…

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    Mais le vivier d’œuvres, Ouvertures à la française et Concertos à l’italienne, et de compositeurs tous liés à Leipzig – en l’occurence ici Johann Beer (Sankt Georg im Attergau, 28 février 1655 – Weissenfels, 6 août 1700 : il a fait des études de théologie à Leipzig à partir de 1676), Johann David Heinichen (1683 – 1729 : élève de Johann Kuhnau, il a fait des études de droit à Leipzig), Johann Friedrich Fasch (Buttelstädt, 15 avril 1688 – Zerbst, 5 décembre 1758 : enrôlé par le maître de musique (le Kapellmeister) Johann Kuhnau dans le chœur de la célèbre Thomasschule (l’école municipale de l’église Saint-Thomas de Leipzig, dirigée plus tard par Jean-Sébastien Bach), il étudie ensuite à l’université de Leipzig de 1708 à 1711), Georg Melchior Hoffmann (Bärenstein, 1679 – Leipzig, 6 octobre 1715 : entre 1704 et 1714 environ, il dirige le Collegium Musicum de Leipzig à la suite, voilà !, de Georg Philipp Telemann, ainsi que l’opéra de Leipzig ; il est surtout connu pour être l’auteur de la radieuse Aria pour Alto Schlage doch, gewünschte Stunde (longtemps attribuée à Bach : BWV 53) ; écoutez-la sublimement chantée ici par Henri Ledroit…), Christoph Graupner (Kirchberg, 13 janvier 1683 – Darmstadt, 10 mai 1760 : il fait des études de droit, comme beaucoup de compositeurs de son temps, à l’université de Leipzig. Il achève ensuite son éducation musicale sous la houlette de Johann Schelle, puis de Johann Kuhnau, titulaires successifs du poste de cantor de la Thomaskirche de Leipzig), Georg Philipp Telemann (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 25 juin 1767 : il connut ses premiers grands succès de compositeur pendant ses études de droit à Leipzig, où il créa un orchestre amateur, monta des spectacles d’opéra et prit la direction musicale de l’église de l’université)… – dans lequel Reinhard Goebel a été puiser pour ce très beau CD, est très riche, et comporte bien d’autres belles œuvres qui auraient pu figurer elles aussi dans le programme de ce récital du CD « The Leipzig Collegium Musicum – Vol. 1 : Music before Bach » si bien composé par Reinhard Goebel : que nous réserve donc le volume 2 à venir ?..

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    Et un spécial bravissimo à la flûte à bec virtuosissime et délicieuse de Max Volbers – né à Münster en 1994 – moulte fois superbement mise en valeur en ce merveilleux récital tout de bonne humeur allègrement contagieuse… Wow !!!

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    À suivre…

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    Ce mercredi 19 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La merveille d’intense spiritualité incarnée authentique de la parfaite Passion selon Saint-Jean (de Johann Sebastian Bach, à Leipzig, le 14 avril 1724) par Lars-Ulrik Mortensen et son Concerto Copenhagen…

    C’est en jetant un rapide coup d’œil au rayon des CDs soldés de mon disquaire préféré que je suis tombé, presque par hasard, sur le double CD Berlin Classics 03020716 de la « St John Passion » de Johann-Sebastian Bach – enregistré à Copenhague du 6 au 10 Avril 2021 et paru le 24 février 2023 – par Lars-Ulrik Mortensen – né à Esbjerg le 9 novembre 1955  – et son Concerto Copenhagen – fondé et dirigé par lui depuis 1999 – , et avec les chanteurs, remarquables, Joanne Lunn, Alex Potter, Nicholas Mulroy et Peter Harvey, que voici à écouter ici en podcast en son entièreté de 111′ 23  :

    une merveille d’intense spiritualité incarnée, authentique, fidèle à la spiritualité profonde de Bach,

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    à cent lieues de la version opératique sur-dramatisée  -« un théâtre sacré de passions exacerbées«  avais-je résumé… – récemment donnée par Raphaël Pichon et son Ensemble Pygmalion – cf mon article « Et la « Passion selon Saint-Jean » de Jean-Sébastien Bach, en la version révisée de 1749, par l’Ensemble Pygmalion, à l’approche de Pâques : un théâtre sacré de passions exacerbées… » en date du 23 mars dernier…

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    Pourtant, bien peu d’articles de reconnaissance de cette splendide réalisation discographique de Lars-Ulrik Mortensen, parue il y a 3 ans, le 24 février 2023, sont accessibles, à ma connaissance, du moins en français… Même si la qualité de Lars-Ulrik Mortensen, tant comme claveciniste que comme chef d’orchestre baroque, est unanimement reconnue… Un fait un peu étrange… Comment la critique a-t-elle pu ainsi passer ici à côté ?..

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    Écoutez donc cette perfection d’incarnation de la spiritualité de Bach, en 1724 à Leipzig…

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    Ce dimanche 10 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour une histoire ré-évaluée d’une certaine surestimation de Bach vis-à-vis de Vivaldi et de Telemann, installée depuis 1830…

    C’est la re-découverte, en 1830, à l’aube du succès européen du romantisme, de la sublimissime « Passion selon Saint-Mathieu » de Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750) par le grand Felix Mendelssohn (1809 – 1847), à un moment du revival religieux du christianisme après le Congrès de Vienne de 1815, ainsi qu’un développement en Europe du nationalisme germanique, qui a placé au premier rang des compositeurs admirés et joués en concert, le nom de Bach, bien oublié  pourtant alors depuis le décès de celui-ci en 1750 – et accaparé, ce nom de Bach, à la fin du XVIIIe siècle par deux de ses fils : le Bach de Hambourg, Carl-Philipp-Emanuel Bach (1714 – 1788) et le Bach de Londres, Johann-Christian Bach (1735 – 1762) – , et qui a bientôt fait triompher son renom, d’abord dans l’Allemagne pré-bismarckienne, et puis dans toute l’Europe, durablement marquée par le règne sociétal de la musique de Wagner (1813 – 1883)…

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    Le nom (et tout l’œuvre musical) d‘Antonio Vivaldi (1678 – 1741) étai(-en)t complètement passé(s) aux oubliettes, avant leur re-découverte récente – dans les années 30 du XXe siècle, à partir de la redécouverte des manuscrits dits de Turin de Vivaldi... – , et le revival du baroque musical – aux 2/3 du XXe siècle… – , mais en un genre de musique – de divertissement – estimé moins sérieux, et un poil trop hédoniste pour tenir le plus haut du pavé… 

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    Et il en va de même du nom et du renom posthume – après son décès à Hambourg le 25 juin 1767  –  de Georg-Philipp Telemann (1681 – 1767), pourtant bien plus célèbre de son vivant non seulement en Allemagne, mais dans l’Europe tout entière ; et alors que son œuvre orchestral a servi de modèle, à Leipzig, au Café Zimmermann, à son ami et successeur – à Leipzig,donc – Johann-Sebastian Bach…

    Ici encore en un genre de musique – orchestral : les Suites, les Concertos pour concerts publics… – estimé moins sérieux et digne de respect que la componction – solennelle – de la musique pour l’église…

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    Et c’est cette longue histoire de la hiérarchie des renoms des divers compositeurs qui continue ainsi de peser, tant sur la connaissance-méconnaissance du grand public des mélomanes, mais aussi sur l’économie – décisive ! – de la production tant de concerts que de disques diffusant la musique auprès des mélomanes,

    et cela, en dépit même du succès désormais avéré du Baroque musical…

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    Bach avant Vivaldi et avant Telemann : une affaire de hiérarchie de réputation des noms…

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    J’en veux pour preuve ces deux très significatifs CDs – tous deux publiés par le même label Harmonia Mundi – que je me suis très récemment procurés – cf mes deux articles des 30 septembre, il y a tout juste un mois, et 29 octobre derniers, c’est-à dire hier même : « L’inventivité prodigieuse et superlativement jubilatoire de Georg Philipp Telemann servie comme jamais par une éclatantissime Isabelle Faust et l’Akademie für Alte Musik Berlin : un CD diaboliquement à feu et à vif ! Quelle merveille !!! » et  » Vacances vénitiennes baroques avec Gli Incogniti d’Amandine Beyer, et le bien beau hautbois d’Emmanuel Laporte… On s’envole…« … – , qui viennent splendidement confirmer les injustices de l’ordre des réputations trop bien installées, entre Johann-Sebastian Bach, d’une part, et Antonio Vivaldi et Georg-Philipp Telemann, d’autre part, dans le genre de la musique orchestrale la plus jubilatoirement  jouissive : celle des Suites et Concertos pour ensembles orchestraux…

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    Avec un tout spécial très grand remerciement, ici, à Isabelle Faust et l’Akademir für Alte Musik Berlin, et leur étincelant formidablement jouissif CD Harmonia Mundi HMM 902756 « Georg Philipp Telemann – Violin Concertos – Overture – Suite – Fantasie« , rendant merveilleusement et pleinement justice, et avec quel brio, à l’humaniste que fut, sa longue vie durant, l’immensément généreux Georg-Philipp Telemann, organisateur de brillants et jouissifs concerts, tant à Leipzig – avant Johann Sebastian Bach –  qu’à Hambourg – avant son filleul, Carl-Philipp-Emanuel Bach : son successeur choisi par lui pour Hambourg… 

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    Ce jeudi 30 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une entrée magique et délicieuse dans la Hausmusik de la famille Bach à Leipzig : le merveilleux parfait volume 10 du « Johann Sebastian Bach – The Complete Works for Keyboard » (en 3 CDs) du magicien Benjamin Alard, avec, en Anna Magdalena Bach, la bouleversante de simplissime fraîcheur Gerlinde Sämann, soprano : le bonheur pur du quotidien familial des jours musicaux des Bach en leur domicile de Leipzig…

    C’est bien une magique et délicieuse entrée dans la très intime Hausmusik de la famille Bach à Leipzig – de 1725 à 1745 environ… – que nous offre le merveilleux volume 10 du « Johann Sebastian Bach – The Complete Works for Keyboard » (en 3 CDs HMM 902495.97) du magicien Benjamin Alard – cf mon article du 14 octobre 2024 : « Le fabuleux concert Bach (BWV 593, 528, 530 et 564) de l’exceptionnel Benjamin Alard à l’orgue Dominique Thomas de l’église Saint-Vincent de Ciboure le dimanche 6 octobre dernier… » … – , avec, en justissime incarnation d’Anna Magdalena Bach chanteuse, la magnifique, bouleversante en son absolue simplicité-pureté d’incarnation, Gerlinde Sämann, soprano – et en consultant la notice Wikipedia la concernant  (je ne la connaissais pas jusqu’ici), je découvre, tout à la fin, cet ultime détail : que Gerlinde Sämann, née en 1969 à Nuremberg, est aveugle…

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    Le premier de ces 3 CDs est consacré aux Sonates en trio BWV 525 – 530,

    interprétées ici pour moitié sur un clavecin Philippe Humeau (Barbaste, 1993) d’après un Carl Conrad Fleischer (Hambourg, 1720), avec un pédalier de Quentin Blumenroeder (Haguenau, 2021), et pour moitié sur des clavicordes assemblés par Emile Jobin (Boissy-l’Aillerie, 2018) d’après un Christien Gottfried Friederici (Gera, 1773), et Jean Tournay (Noville-les-Bois, 1996) d’après un David Tannenberg (Lititz, fin du 18e siècle), avec un pédalier de Quentin Blumenroeder (Haguenau, 2021) :

    le clavicorde, tout de délicatesse et de limitée amplitude sonore – et de petite taille – , étant l’instrument par excellence du travail à domicile et pour soi, pas pour le concert, du claviériste

    – et je garde un souvenir très ému de Pierre Hantaï jouant (merveilleusement !) de son doux clavicorde, dans le large couloir de l’abbaye, à la porte de la cellule, à l’étage, où chacun de nous résidions, en le monastère de Saint-Michel-en-Thiérache, au mois d’août 1995, pour les séances d’enregistrement du CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » de La Simphonie du Marais, pour EMI ; et que je tournais, en bas dans l’abbatiale où avait lieu l’enregistrement, les pages de la partition d’Elisabeth Joyé : Pierre veillant ainsi sur le sommeil et les réveils et les biberons de leur bébé ; c’était magique…

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    Et les deux autres CDs de cette intime Hausmusik de la maison Bach à Leipzig, sont consacrés à une merveilleuse et confondante de simplicité – comme vraiment jamais jusqu’ici ! – interprétation du « Notenbüchlein für Anna Magdalena Bach« , par Benjamin Alard sur un clavicorde de Johann Adolf Haas (Hambourg, 1763), de la collection du musée instrumental de Provins, avec la voix pleine de charme quasi rustique de Gerlinde Sämann, soprano : 

    nous voici – bien loin, et très heureusement, des salles de concert – invités dans le plus intime de l’intérieur familial des Bach à Leipzig…

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    Et tout, dans ce magique coffret, est de la plus parfaite précision et justesse, et poésie, par les soins minutieux jusqu’aux moindres détails de Benjamin Alard,

    jusqu’à son texte de présentation, page 8, de son choix – extrêmement minutieux – des instruments, et au texte de présentation ultra-précis et passionnant de Peter Wolny, aux pages 9 à 17 du livret…

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    Je relève aussi, à la page 67 de ce livret, la dédicace de ce volume 10 « à la mémoire de Caroline Budan-Gautrot (3 juin 1951 – 4 décembre 2024), musicienne passionnée et co-fondatrice de l’Académie Bach d’Arques-la-Bataille aux côtés de son époux Philippe Gautrot » – dont je me souviens de l’accueil très chaleureux chez eux, lors de mon passage, invité à Arques par l’ami Jean-Paul Combet pour une petite conférence, au presbytère, de ma part – ;

    ainsi que les « Mille mercis à – la chère – Elisabeth Joyé et Daniel Gianinazzi pour leur généreuse mise à disposition du clavecin de Philippe Humeau« …

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    Nous voici conviés à partager – comme jamais jusqu’ici au disque ! il me faut le souligner… – le merveilleux et simplissime quotidien musical du domicile – lumineux de toutes sortes de musiques, très diverses, telles que conservées, manuscrites (et de plusieurs mains de membres de la famille), en ce préciosissime « Notenbüchlein » offert par Johann-Sebastian en 1725 à sa chère épouse Anna-Magdalena (Zeitz, 22 septembre 1701 – Leipzig, 27 février 1760) : un document unique et irremplaçable sur la pratique familiale de la musique au second quart du XVIIIe siècle en Allemagne, à Leipzig… – des Bach, entre 1725 et 1745 :

    un pur bonheur pour nous aussi qui pouvons le partager ainsi, ce quotidien musical des Bach, par notre écoute de petites souris, hôtes en catimini – on s’y croit tout à fait ! – , de ce logis des Bach à Leipzig,

    grâce à ce travail parfait de réalisation dans les moindres détails – tant proprement musicaux qu’organologiques : le choix des instruments, ce clavecin, ces clavicordes ! mais aussi le choix extraordinaire de la voix fraîche et si juvénile (!) de Gerlinde Sämann, bouleversante de simplissime humanité, pour incarner si merveilleusement Anna-Magdalena Bach… – de Benjamin Alard…

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    Ce dimanche 18 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa