Étiquette : lumière

  • Ecouter La Valse de Ravel dans l’interprétation purissime de Sakari Oramo est un régal de roi…

    Le CD « La Valse » de Maurice Ravel, du label Bis SACD 2438, est un régal de très grand choix,

    nonobstant la fine bouche faite par pas mal de critiques, probablemement désarçonnés par la marveilleuse finesse _ on ne peut plus ravélienne _ de l’interprétation délicatissime et nette, dénuée d’esbroufe, de Sakari Oramo, à la tête du très sensible Royal Stockholm Philharmonic Orchestra.

    …

    …

    Et je dois ajouter encore les parfaites précisions et parfaits commentaires sur les adaptations par Ravel lui-même des autres œuvres de ce CD _ « Le Tombeau de Couperin« , « Alborada del gracioso« , « Une barque sur l’océan« , « Pavane pour une infante défunte » et « Menuet antique« , orchestrées par Ravel respectivement en 1919, 1918, 1906, 1910 et 1929 _, initialement conçues, à la différence de « La Valse« , pour le piano seul, par l’excellent livrettiste de ce CD Bis, Jean-Pascal Vachon _ ainsi que François Monnard…

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    Alors que ce CD Bis « La Valse » n’a guère été distribué par les disquaires _ pour des raisons que j’ignore ! et me dépassent : il m’a fallu expressément le commander… _,

    c’est la très fine oreille de Jean-Charles Hoffelé qui m’a incité à m’y intéresser,

    en un très juste article _ en date du 19 mars dernier, déjà… _ très justement intitulé « Lumière« …

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    LUMIÈRE

    Le Prélude du Tombeau de Couperin fuse de pupitres en pupitres, le geste de Sakari Oramo, élégant, léger, modelant les timbres jusqu’au trait de la harpe et au dernier trille qui s’évapore, teinte d’un tendre mystère _ voilà, avec douceur _ cette échappée belle.

    …

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    Que de poésie dans cet orchestre, quelle lumière _ oui _ un peu fauréenne, captés avec un art invisible par l’équipe de Take 5, au point qu’on a le sentiment d’être devant les musiciens sans aucun filtre, quelle fête _ oui ! _ pour Ravel, pour son imaginaire si subtil _ oui _ que la plume de Kenneth Hesketh, orchestrant la Fugue et la Toccata, laissées de côté par le compositeur passant du piano à l’orchestre, ne trahit pas. L’enchaînement avec la Forlane est évident, et pour la Toccata l’incroyable mobilité de cette plume rappelle qu’Hesketh fut l’élève de Dutilleux, cela s’entend, ne fait pas hiatus, et donne envie d’en savoir plus sur ses propres œuvres.

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    Tout le disque est à chérir _ absolument ! _, Pavane émouvante à force de pudeur, Barque emplie de sortilèges (c’est l’une des plus belles réussites d’orchestre de Ravel, l’entendre aussi pleinement comprise est rare), Menuet antique stylisé, seule l’Alborada manque un peu de pointe sèche. Mais La Valse extralucide, dont chaque rumeur, chaque coup de griffe, chaque feulement s’entendent, est simplement inouïe dans son éclairage de nuit américaine.

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    Disque qui frôle le génie _ c’est dit ! _, j’espère que Sakari Oramo et son orchestre de Stockholm (qu’il vient de quitter), auront gravé les autres œuvres d’orchestre, à commencer par _ cet absolu sommet ravélien qu’est _  Daphnis et Chloé, je l’entends déjà, aérien et coupant, net et évocateur, inondé de cette même lumière _  et tout est dit ici…

    ..;

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Le Tombeau de Couperin, M. 68a (Fugue et Toccata, orch. Kenneth Hesketh)
    Alborada del gracioso,
    M. 43/4

    Une barque sur l’océan,
    M. 43/3

    Pavane pour une infante défunte, M. 19 (version orchestrale)
    Menuet antique, M. 7 (version orchestrale)
    La Valse, M. 72

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    Royal Stockholm Philharmonic Orchestra
    Sakari Oramo, direction

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    Un album du label BIS Records 2438
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Sakari Oramo – Photo : © Benjamin Ealovega

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    Un CD SACD indispensable pour écouter le plus pur de Ravel !

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    Ce samedi 18 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Et en venir à proposer son choix, principalement méditerranéen, ici …

    Hier,

    j’ai commencé à répondre bien plus précisément, enfin !, à ma question initiale, du 3 novembre dernier _ … _,

    …

    en me résolvant, en trois _ bien difficiles ! _ étapes successives, à des choix plus drastiques,

    …

    d’abord de 12 images _ à comparer aux 13 de ma première liste d’images préférées du 5 novembre (in l’article …) _,

    …

    puis de 4 _ « Palerme, Italie, 2008« , « Port-Cros, France, 2011« , « Purroy, Espagne, 2018 » et « Giverny, France, 2010« , aux pages 18, 53, 68 et 80, de l’album… _,

    …

    et enfin l’image ultime de « Purroy, Espagne, 2018« , à la page 68 _ une page de gauche, pourtant, de l’album _ de ce sublime recueil de 80 « Tirages Fresson« .

    …

    …

    Avec ce bref commentaire d’image-ci, de ma part :  » « Purroy, 2018 » :  une image merveilleusement  pure _ ce bleu (d’une première porte, de face, et du ciel), ce rose (d’un toit de tuiles), ce blanc lumineux (des murs des diverses maisons), ce beige (d’une haute paroi, jusqu’au ciel : un clocher ? une tour ?..) _, en même qu’assez structurée, mais de guingois _ avec la pente, au centre, de quelques marches, à peine perceptibles, qui descendent et aspirent la dynamique du regard ainsi que du mouvement (nous aussi allons descendre ces quelques marches), vers une porte sur laquelle flotte au vent un rideau de protection ; avec le contre-champ, au premier plan et sur la gauche, du noir de l’ombre qui vient illuminer ce qui est ensoleillé, et qu’accompagnent, aussi, les amorces, courbes, d’un sentier montant vers la gauche ; et, de l’autre côté, l’oblique de ce très haut et massif mur beige (d’une tour ?), sur la droite et jusqu’en haut… Une image sublime !« …

    …

    …

    De même que je me suis demandé

    si ce sublime « Tirages Fresson » de 2020, ne consistait pas,

    après les merveilleux « Plossu couleurs Fresson » de 2007, et « Couleurs Plossu _ séquences photographiques 1956 – 2013« , de 2013,

    en un  simplement nouveau choix récapitulatif, en 2020, par Bernard Plossu, de ses extraordinaires _ vraiment ! _ « tirages couleurs » par trois générations de Fresson, Pierre, Michel, Jean-François, à Savigny-sur-Orge.

    …

    …

    Comme si ce nouveau superbissime album venait tout simplement « remplacer » _ en tenant compte, bien sûr aussi, de quelques nouvelles superbes images réalisées entretemps, tel par exemple ce « Purroy, Espagne, 2018 » d’il y a deux ans ; 14 nouvelles images, d’entre 2014 et 2019, sont en effet ici présentes, parmi la sélection des 80…) _, les deux précédents albums récapitulatifs, désormais épuisés en librairie, et donc indisponibles… 

    …

    Et je profite de cette remarque pour rappeler, au passage, le lumineux article, sur son blog, de Fabien Ribéry, en date du 24 octobre dernier : « Michel Fresson, le traducteur, par Bernard Plossu, photographe« …

    …

    …

    L’opération de choisir est, et bien sûr en la moindre de ses occurrences _ et cela dès le règne animal ; j’ignore si les végétaux ont eux aussi, ou pas, à opérer des choix : la question est à creuser par les étiologues… _, cruciale, voire vitale :

    vivre, c’est forcément choisir ;

    avoir à opérer, et en permanence, des choix _ à commencer par vers où se déplacer, où mettre son prochain pas, pour tout individu animal qui se déplace…

    …

    Et c’est donc opérer des préférences…

    Celles-ci étant particulièrement difficiles à réaliser en situations _ comme ici _ de très grand embarras du choix…

    …

    …

    D’autant que les images ici en concurrence _ de prédilection _ présentent déjà une merveilleuse réjouissante variété ;

    que je me suis efforcé de classer un peu en la répartissant, cette « variété plossuienne« , en divers « genres » d’images :

    …

    les images « d’extérieurs » (« de nature«  _ plus ou moins vierge et sauvage, ou cultivée _ ; « de villages«  _ Bernard aime y percevoir (et comme ressusciter, re-soudre) des traces lumineuses de vie ! pas encore complètement définitivement tarie… _ ; « de villes et métropoles«  _ entre agitation débridée et oasis de silence… _ ; ainsi que de « avec vue sur la mer« …) ;

    les images « d’intérieurs«  _ marquées par une très profonde poésie d’étrangèreté du plus banal et quotidien, qui touche au cœur le simple banal spectateur que nous sommes… _,

    ainsi, aussi, que des images « tendant vers l’abstraction«  _ qu’apprécie tout spécialement Bernard Plossu lui-même, tel un étai quasi invisible (cf son « L’Abstraction invisible« , aux Éditions Textuel) de la fabrique complètement intériorisée de la moindre de ses images…

    …

    …

    Après,

    il revient bien sûr à chacun

    d’opérer son propre choix de préférences _ un choix plus ou moins idiosyncrasique, bien sûr, aussi ; et idéalement à rebours de « clichés« … _

    parmi le richissime compendium proposé ici par les 80 images, si variées _ donc _, de ce somptueux « Tirages Fresson« …

    …

    …

    Et en y réfléchissant,

    j’ai fini par écarter en mes propres choix _ terminaux ? pas vraiment : tout regard peut s’enrichir et s’affiner, devenir plus perspicace… _ les « images d’intérieur » qui me touchent tant, elles aussi, pourtant,

    au profit de 4 « images d’extérieur » _ « Palerme, Italie, 2008« , « Port-Cros, France, 2011« , « Purroy, Espagne, 2018 » et « Giverny, France, 2010« … _

    …

    probablement parce que le regard de Plossu constitue d’abord pour moi, regardeur,

    une fastueuse ouverture sensible _ et sensorielle ; que servent, bien évidemment, aussi, les si extraordinaires opérations de tirage, en leur atelier artisanal, de rien moins que trois générations de Fresson… _ sur les beautés _ d’abord visuelles, et comme en avant-goût de sensations de plaisir des autres sens… _ que viennent possiblement nous offrir nos sorties physiques _ hors de nous et nos étroits égocentrismes narcissiques _ « dans le monde » ;

    et tout particulièrement, pour moi, le monde éminemment chaleureux de la civilisation de la Méditerranée,

    avec les exemples, ici, de Palerme, Port-Cros, Purroy.

    …

    Un monde, même comme ici, quasi vierge de personnes ;

    et pourtant la vie y est omni-présente, portée et sublimée en ces silences lumineux et colorés comme à son comble…

    …

    …

    J’attends, aussi, toujours _ et avec la jubilation qu’on peut deviner ! _, l’album fabuleux que sera « Les Îles de la Méditerranée (Grèce, Italie, Espagne, France)« 

    dont m’a parlé maintes fois l’ami Bernard Plossu

    _ ici, en ce « Tirages Fresson« , nous disposons de 3 images d’îles méditerranéennes : « Palerme, 2008« , « Port-Cros, 2011 » et « Ventotene, 2010« , aux pages 18, 53 et 68 : soient 2 îles italiennes et une île française…

    …

    J’espère ardemment, bien sûr, que ce projet idéal de publication est bien toujours présent, sinon déjà dans les pré-tuyaux _ mentaux… _ de quelque éditeur, au moins en quelque recoin, bien ferme et assuré, de la tête de Bernard Plossu !..

    …

    Surtout après l’éclatant succès parisien, chez Artazart _ 83 Quai de Valmy, Paris 10e _, ce récent 12 novembre,

    de la signature par Bernard d’un somptueux Collector _ à tirage limité _ du magazine De l’Air :

    …

    cf ici la vidéo (de 7′ 46) de cet événement réjouissant…

    …

    …

    Un tel album des « Îles de la Méditerranée » par le regard unique (!) de Bernard Plossu

    ferait un événénement à la fois iconique et éditorial somptueux et considérablement marquant !!!

    …

    Et je veux croire qu’un des divers _ et assez nombreux _ éditeurs-amis de l’œuvre photographique de Bernard Plossu,

    se laissera convaincre d’entreprendre la réalisation

    de pareil chef d’œuvre !

    …

    …

    Ce dimanche 22 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Retour sur la question du choix de l’image de couverture

    Ce nouveau double retour rétrospectif

    à la fois, et surtout,

    sur l’ensemble des 80 images de cet admirable « Tirages Fresson » de Bernard Plossu,

    …

    mais aussi sur l’ensemble de mes 15 _ et même, ce jeudi matin, 16 _ articles, tous titrés « Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?..« ,

    …

    me permet de revenir aussi, au passage, sur la passionnante question que je m’étais posée _ le samedi 7 novembre : « « ) _ du choix de l’image de couverture de ce superbe et si varié album…

    …

    Bernard Plossu : tirages Fresson

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    …

    l’image effectivement choisie par l’auteur et son éditeur n’ayant pas rencontré,

    en le regardeur passionné que je suis de l’œuvre photographique de Bernard Plossu,

    l’adhésion enthousiaste

    qu’avaient immédiatement _ et définitivement : pour jamais ! _ suscitée

    et l’image sublimissime _ Wow !!! _ du « Sofa rouge de Carlos Serrano, à Madrid, en 1975« , pour l’album _ somptueux _ « Plossu couleurs Fresson » de 2007, pour le Théâtre de la Photographie et de l’Image, à Nice ;

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    et l’image superbissime des « Clés de Zanot, à Milan, en 2009 » , pour l’album _ merveilleux _ « Couleurs Plossu : séquences photographiques 1956 – 2013 » de 2013, aux Éditions Hazan…

    …

    …

    …

    …

    Cette fois-ci,

    l’image _ saisie aux environs du Mont Mézenc _ légendée « Ardèche, France, 2012« , présente sur la couverture et en page 13 de ce nouveau _ sublime _ « Tirages Fresson » de 2020, aux Éditions Textuel,

    …

    008027293

    …

    …

    a commencé, d’abord par sa difficulté-étrangeté d’identification immédiate, par rencontrer mes interrogations _   _ ;

    …

    renforcées, quant à son choix pour la couverture de l’album, par les plaisirs supérieurs, procurés _ du moins at first sight ! _ par plusieurs autres images,

    listées

    et dans ma première liste de « 13 images préférées« ,

    et dans ma liste complémentaire de 22 autres

    _ pour rappel de ces 2 listes : ...

    …

    …

    Ma toute première appréciation de cette image des environs du Mont-Mézenc

    _ une montagne de 1 753 mètres de hauteur située à la limite des départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire _

    …

    …

    …

    a probablement pati, en effet, d’une première difficulté d’identification _ d’évidence immédiate _ 

    de ce que donne précisément à regarder _ et identifier _ cette plossuienne image,

    …

    notamment par rapport à la fulgurance des si poétiques entrées

    qu’offrent

    et l’éblouissement du rouge _ un filtre merveilleux de la magicienne Circé !.. _ du sofa madrilène de Carlos Serrano, en 1975, à Madrid ;

    …

    …

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    …

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    …

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    …

    …

    …

    …

    comme par rapport à la douceur _ tranquille et quotidienne, mais puissante _ du charme poétique très efficace des toutes simples clés milanaises de l’appartement de Francesco Zanot, en 2009, à Milan.

    …

    …

    …

    Cependant, après ce premier recul d’adhésion de ma part,

    et en revenant regarder un peu mieux cette image,

    …

    …

    …

    j’ai fini par reconnaître _ et apprécier _ la formidable finesse des innombrables tiges d’herbe frissonnantes, et jaunissantes _ un motif déjà apparu dans de précédentes somptueuses images de Plossu _, à la lumière d’un probable soleil d’automne, s’agitant sous les caresses un peu rudes du vent probablement glacé balayant ces sommets de montagne…

    …

    De même que je me suis à nouveau penché sur le mystère _ tout iconique, lui _,

    au centre de l’image,

    de cette toute ronde touffe vert sombre,

    telle l’aréole d’un beau sein de la montagne même…

    _ en pensant aussi à ce vers de Lorca, en 1928 : « Verde, que te quiero verde« …

    …

    …

    Demain,

    je re-regarderai avec la plus grande attention le détail des images qui auraient pu concurrencer celle-ci pour figurer en couverture de l’album ;

    en me demandant ce qui a bien pu plaider, éditorialement, pour celle-ci

    et contre celles-là…

    …

    …

    À suivre, donc…

    …

    …

    Ce jeudi 19 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Le critère décisif de la joie iconique…

    Ce mardi,

    je viens poursuivre la réflexion rétrospective entâmée de rédiger hier

    en mon article : ,

    …

    au final de ma proposition d’un nouveau choix de 12 images supplémentaires

    _ en plus des 13 + 22 de mon choix du 5 novembre dernier : … ; je crains toujours de ne pas retenir assez ce qui mérite d’être vraiment conservé, ne serait-ce qu’au souvenir… _,

    afin de pouvoir « rattraper » in fine les images que j’aurais peut-être à tort un peu trop vite écartées,

    que j’aurais un peu inconsidérément refusé de retenir,

    …

    lors de mes choix de 13, puis de 22 images « préférées« , le 5 novembre dernier,

    en mon article 

    …

    …

    Je reprends donc ici, pour amorcer la réflexion d’aujourd’hui,

    les lignes finales de mon article d’hier.

    …

    …

    Et à la réflexion,

    ce troisième parcours d’images (de rattrapage !) _ en fait, un contrôle d’épreuve a posteriori du degré de fiabilité de mon propre jugement de regardeur… _ afin de vérifier rétrospectivement que je n’avais surtout pas fait de tort à nulle image en l’ayant injustement écartée de mes « préférées« ,

    en fait me rassure,

    en venant conforter, mais oui !, mes deux précédents choix (de 13, puis 22 images) _ cf mon article du 5 novembre : … _ ;

    …

    c’est là que je m’étais arrêté hier ;

    je vais donc poursuivre et accomplir maintenant ma réflexion rétrospective…

    …

    …

    Oui,

    même si il est tout à fait possible, et peut-être même à l’infini, de trouver quelque véritable agrément à chacune, sans exception, de ces 80 images proposées par le choix même _ forcément raisonné _ de publication de son auteur, par ce « Tirages Fresson » de l’ami Bernard Plossu,

    …

    il faut bien admettre aussi que le goût _ plus ou moins riche et complexe _ du regardeur

    dispose, lui aussi, de sa marge, non certes _ heureusement pas tout à fait ! _ d’arbitraire, mais d’une part incompressible de subjectivité _ pouvant, mais surtout devant (!) viser, à certaines conditions (de visée), à une légitimité incontestable, à dimension d’universalité ; et ici je suis parfaitement Kant en ses lumineusement décisives analyses du jugement esthétique de goût en sa « Critique de la faculté de juger«  !.. _ ;

    …

    une part incompressible de subjectivité, voilà,

    liée à l’idiosyncrasie, plus ou moins singulière _ et très souvent, hélas, bien peu personnelle… _, et forcément partielle _ à suivre, ici, « La Monadologie » de Leibniz… _ de la propre formation, histoire personnelle, culture,

    et pas seulement culture iconique,

    du regardeur…

    …

    Et donc le regardeur a bien le droit, et surtout le devoir !, lui aussi _ forcément ! _, de hiérarchiser _ réflexivement, s’il le faut _ ses propres préférences,

    et donc, a fortiori, ses propres réticences _ quand elles lui sont véritablement propres !.. et non, comme le plus souvent, paresseusement panurgiennes… _,

    à condition expresse, bien sûr, de pouvoir les justifier,

    et avec un maximum d’exigence de vérité _ c’est-à-dire de justesse de son acte de juger, de goûter _ : le mieux possible…

    …

    …

    Et donc dans mon cas,

    et pas seulement en matière de goût iconique,

    par exemple aussi en matière de goût musical _ cf la significative série à cet égard de mes articles de 106 « Musiques de joie » du premier confinement : … ;

    et le critère spinozien (de « L’Éthique« ) de la joie étant à mes yeux, ici comme partout, existentiellement fondamental ! _,

    ou de goût littéraire,

    …

    j’ai peu à peu apppris à comprendre que je privilégie _ à l’instar aussi du passionnant constat de Jean-Louis Chrétien en son remarquable essai, en 2007, « La joie spacieuse _ essai sur la dilatation« … _ ce qui vient, par la joie, la vraie joie, augmenter véritablement notre puissance existentielle _ heureuse _ fondamentalement dynamique d’être,

    c’est-à-dire de devenir,

    de vraiment nous accomplir _ à dimension d’éternité : « Deviens ce que tu es !« , le formulait Nietzsche _ ;

    …

    et donc,

    en ces sublimes « Tirages Fresson » de l’ami Plossu,

    …

    je privilégie le jeu subtil, naturel, fluide, et toujours discret, chez lui en son œuvre, mais formidablement libérateur de puissance heureuse,

    de la lumière et de ces fabuleuses couleurs

    que Bernard Plossu,

    en tout premier lieu _ et tout premier moment, sur le vif, Kairos aidant… _ et là-même, hic et nunc, « sur le motif » que vient lui offrir de formidablement bonne grâce _ « aide-toi, et le Ciel t’aidera«  !.. _ la générosité du réel _ tout le réel (presque sans exception) rencontré ! sans vraiment presque nul reste, ni déchet, à jeter à la poubelle… _,

    a appris à savoir si bien, dans le réel offert, rencontrer, reconnaître ;

    et puis, en ses images photographiques _ à quelque dimension d’éternité, ici aussi _, capter, fixer, retenir _ sur la pellicule _ ;

    …

    et que, au final, il possède !

    _ à moins que ce ne soit lui qui soit génialement possédé par ce jeu si riche et subtil de lumière et couleurs naturelles du réel quasi à l’infini offert à lui… _ ;

    …

    cet art d’instantanément repérer à saisir photographiquement, oui,

    parmi ce réel divers, furtif, mobile, parfois évanescent, et à peine visible à la plupart

    _ mais que lui sait tout spécialement se donner une totale liberté de percevoir, immédiatement, à la seconde (quelle vista ! quel œil !), et en sa vérité, en le croisant, à l’aventure, n’importe où, n’importe quand, mais assurément pas n’importe comment ! _,

    de très judicieuses potentielles images ;

    …

    puis, ensuite, cet art _ complémentaire et absolument indispensable _ de conforter à « réaliser » pleinement (et accomplir !) de telles images, hors de la pellicule initiale ;

    puis diffuser, par le choix crucial, à sa table de travail, des images qui vont être « à tirer » _ en l’occurrence, ici, par les merveilleux bienveillants sorciers Fresson, en leur antre magique de Savigny-sur-Orge _ parmi le labyrinthe invraisemblablement touffu et emmêlé, si divers, des images encore dormantes (et encore inaccomplies) sur ses planches-contact ;

    …

    se placera alors, ensuite et complémentairement, le nécessaire accomplissement _ à dimension d’éternité _ de l’opération _ fondamentale, bien sûr, elle aussi ! _ du tirage,

    et par d’autres mains que les siennes, mais des mains de fées, envers lesquelles l’ami Plossu a totale confiance ! ;

    …

    puis, encore, par la mise en place – réalisation de l’exposition _ avec le commissaire de l’exposition, lors de l’opération d’accrochage sur les cimaises… _

    ainsi que par l’organisation – réalisation _ avec l’éditeur, pour l’opération tout aussi essentielle, elle aussi, et à son tour, de mise en pages _ du beau  livre,

    qui _ exposition et beau livre _ seront proposés aux futurs regardeurs que nous sommes ;

    …

    pour nous offrir, à notre tour, à nous les regardeurs un tant soit peu attentifs, qui ne voudront pas, nous non plus, laisser échapper notre chance,

    je veux dire la chance insigne _ émerveillée _ de pouvoir, de ces images, partager un peu quelque chose du splendide bonheur iconique

    propre, de ces images devant nos yeux réalisées.

    …

    Soit,

    et à chacune de ces étapes,

    tout un merveilleux parcours complexe et coordonné d’extrêmes exigences, pour chaque opération, de regards _ de chacun des participants-intervenants de cette chaîne… 

    Par un enchaînement quasi miraculeux et cohérent _ à chacun de ces stades _ de grâces !

    …

    …

    Par conséquent,

    et pour en revenir plus précisément à mon propre cheminement de regardeur

    de ce si riche volume de ‘‘tirages Fresson » des Éditions Textuel,

    …

    ce troisième choix-ci _ de « rattrapage » de ce que mes premiers regards auraient éventuellement pu manquer _ de 12 images,

    après celui du choix des premières 13, et celui du choix complémentaire de 22

    _ et même si d’autres feront, selon leur propre idiosyncrasie, d’autres choix, encore, que les miens : à chacun le prisme de sa palette… _,

    …

    vient, au final, conforter mon attitude de regardeur aimant privilégier en son regard

    la joie…

    …

    La joie spacieuse.

    …

    …

    Ce mardi 17 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa